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nature, de l'état de broie à celai d'être parbai el raisonnable ; mais un système philologique est loin d'être on dogme ; el ceux qui uni voulu soutenir celte théorie n'en ont pas moins clé condamnés par les traditions ei "l'enseignement de leur propre pays ; il n'en est pas moins vrai que l'homme, supposé à l'état de brute, ne saurait inventer la parole sans avoir auparavant la faculté de Mitonner; que, d'un autre côté, il ne peut avoir celle faculté sans la parole ; qu'il faut •o conséquence que l'une cl l'autre lui soient tonnées, ou par une révélation directe, ou jjr la société qui en est l'organe. Quelques odividus, trouvés accidentellement à l'état Je brute, ont pleinement confirmé celle véïté; plusieurs étaient parvenus à l'âge tdulie, et aucun n'avait, pas plus que les inimaox, la faculté de raisonner el de se aire comprendre. Foye*Co8MOGoiiiB,auSup- )lemenl.
foc autre question agitée par les philosophes et les naturalistes est l'unité d'oriîoc de l'espèce humaine. Les livres saints, accord en cela encore avec la plupart des aires cosmogonies, fonl remonter 1 université des hommes à un seul couple; mais es savants modernes se sont hardiment prooncos pour la pluralité, sans pour cela a'en- .•ndre entre eu* ; car les uns admettent deux oaches différentes (les blancs el les noirs) ; autres en demandent une troisième pour Amérique, d'autres une quatrième pour la laî.iisie et la Polynésie ; d'autres, pour sasfaire à toutes les exigences, en réclament re cinquième, une dixième, une quatorze. Mais ces systèmes, émis par des natalistes superficiels et passionnés, sont for- H de céder devant la science et une étude ite sans prévention ; ils sont en désaccord rec les recherches profondes des maîtres de
science, tels que les Buffon, les Cuvier, s niamenbach, les Lacépède, les Virey, etc. Nous ne nions pas qu'il y ait dans la race auiaine des types qui se reproduisent plus équemment dans la même contrée, et qui il leur cause dans la nature du sol, l'iuîence de l'air, la différence de nourriture, » habitudes locales, etc., etc. Mais celte ihélé de types ne constitue pas un ordre à <rt. Les individus appartenant aux races unsole,malaie, éthiopienne, américaine, ont même nombre d'os, de vertèbres, de dents,
muscles, la mémo organisation physique ie ceux qui font partie de la race cauca- |ue. N'est-il pas vrai que l'on peut trouver
France, à Paris même, des individus et îme des familles qui, par les traits de la ure, la capacité du crâne, la conformation terieure, diffèrent plus de leurs compactes que les Malais, les Australiens ou les >u en lots ?
Quant aux nègres, Buffon dit expresséint : * La différence des nègres d'avec les ancs serait une forlo preuve d'une diffénce d'origine entre les uns el les autres, présentement, on n'était pas assuré que les aocs peuvent devenir noirs, cl les noirs venir blancs, el si l'on ne connaissait pas Diction*, ues Religions. II.