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rt d'Italie; et il s'étendit depuis par tout l'empire romain. Ils regardaient ce droit comme une partie de leur religion. Jupiter, dit-on, y présidait. La personne do l'hôte, et la tahle où l'on mangeait avec lui, étaient sacrées. Quelques auteurs rapportent que lorsqu'un étranger demandait l'hospitalité, le maître du logis, avant de le recevoir, lui faisait mettre un pie<l sur le seuil de la porte ; il en fdift.nl aulaut de son côté ; et, dans celte posture, ils s'engageaient tous deux, par le serment le plus solennel, de ne se nuire l'un a l'autre en aucune manière : c'est pourquoi l'un menait au rang des scélérats et des parjures « eux qui violaient les droits sacrés do l'hospitalité. La fable de Philemon et Bauris, si élégamment écrite dans les Metainorfho- »e« d'Oviile, fait voir que les anciens regardaient l'hospitalité comme une des vertus les plu» agréables aux dieux. »
Dans les temps héroïques, les droits de l'hospitalité, circonscrits plus lard entre certaines f.imiiles, était communs à tous. A la ?oi\ d'un étranger, toutes les portes s'ouvraient, tous les soins étaient prodigués; et, pour rendre à l'humanité le plus beau do tes hommages, on ne s'informait de son éw et de sa naissance qu'après avoir prévenu ses besoins.
3. ■ Il ne faut pas s'étonner, dit encore l'abbé Fleury, si, dans les premiers siècles de l'Eglise, les chrétiens exerçaient l'hospitalité, eux qui se regardaient tous comme amis et comme frères, el qui savaient que Jésus-Christ Ta recommandée entre les «rovres les plus méritoires. Pourvu qu'un étranger montrât ju'il faisait profession de Il foi orthodoxe, el qu'il étaU dans la communion de l'Kglise, on le recevait à bras outerl*. Qui eût pensé à lui refuser sa maison eût craint de rejeter Jésus-Christ même ; nuis il fallait qu'il se fil connaître. Pour cet effet, les chrétiens qui voyageaient prenaient des lettres de leur évéque ; et ces lettres avaient certaines marques qui n'étaient connues que des chrétiens. Elle< faisaient voir létal de celui qui voyageait ; s'il était catholique ; si, aprèa avoir été hérélique ou excommunié, il était rentré dans la paix de l'Elise; s'il était catéchumène ou pénitent; s'il Hait clerc, el eu quel rang ; car les clercs le marchaient point sans le dimissoire de leur évéque. Il y avait aussi des lettres de recommandation pour distinguer les personnes de mérite, comme le- confesseurs ou les iocteurs, ou ceux qui avaient besoin de qucl- ]ue assistance particulière.
« La première action de l'hospitalité était le l aver les pieds aux hôtes, cl ce soulagement était nécessaire, vu la manière dont es ancien* étaient chaussés ; de là vienl nue, fans saint Paul, l'action de laver les pieds ■l jointe à l'hospitalité. Si l'hôte était dans •I pleine communion de l'Eglise, on priail ivec lui, et on lui déferait tous les honneurs le la maison -de faire la prière, d'avoir la première place à table, d'instruire la famille. )n s 'estimait heureux de l'avoir ; le repas *ù il prenait part était es limé plus saint. On
HOS mi
honorait les clercs à proportion de leur rang; el, si un évéque voyageait, on l'invitait partout à faire l'olfice et à prêcher, pour montrer l'unité du sacerdoce de l'Eglise; c'est ainsi que le pape saint Anicet en usa envers saint P.ilycarpe. Il y a eu aussi des saints a qui 1 hospitalité, exercée envers «les clercs ou d'aulres qui venaient prêcher l'Evangile, a été une occasion de martyre, comme on dit du fameux saint Alhan, en Angleterre, elde saint Genlion.à Amiens. Les chrétiens exerçaient l'hospitalité, même envers les infidèles. Ainsi ils exécutaient «avec grande charité les ordres du prince, qui les ohligcaioul à loger les gens de guerre, les officiers el les autres qui voyageaient pour le service de l'Etal, ou à leur fournir des vivres. Sainl Pacôine, ayant été engagé fort jeune à servir dans les troupes romaines, fut embarqué avec sa compagnie, et aborda en une ville où il fut étonné de voir que les habitants les recevaient avee autant d'affection que s'ils eussent été leurs anciens amis. Il demanda qui ils étaient, et on lui dit que c'étaient des gens d'une religion particulière» que l'on appelait Chrétiens. Dès lors il s'informa de leur doctrine ; el ce fut le commencement de sa conversion. »
k. On ne connaît point dans l'Abyssinie les hôtelleries ni les auberges. Lorsqu'un voyageur arrive dans un village, s'il doit y faire un séjour de plus de trois heures, on lui fournil un logement convenable pour lui et pour sa suite. Le maître de la maison où il est entré donne aussilôl avis à loul le village qu'il est descendu chez lui un étranger. Alors chacun s'empresse de contribuer à la dé— peuse. L'un fournit du pain, l'autre de la bière ; un plus riche lue une vache, on s'ingénie à bien traiter l'étranger, afin de le renvoyer satisfait, car s'il avait lieu do se plaindre, le village serait condamné à une grosse amende. Malheureusement, une foule de vagabonds, qui infestaient le j ays, ont fait dégénérer en abus une si pieuse coutume.
5. L*'S Arabes du désert ont conservé dans l'exercice de l'hospitalité des coutumes toutes patriarcales. A quiconque pénètre sous leur lente ils présentent le pain et le sel, el dès que l'élraugery a touché, il devient l'hôte de la famille, il devient un être sacré que chacun s'empressera de def ndre el de protéger au péril de sa vie. On ne lui demandera pas son nom avant l'expiration du troisième jour, el, eu ce moment-là même, si l'on déc >uvro que l'hôte est un ennemi de la tribu ou de la famille, fut-il le meurtrier dont on a juré la mort pour venger celle d'un proche ou d'un père, on lui laissera au mo us un quart de jour de distanc •, depuis sa sortie de la lente, avant de se remettre à sa poursuite. Cite touchante hospitalité est surtout remarquable dans l< s tribus nomades qui ne vivent que do pillage el de déprédation. « Ce même guerrier, dit M. Desvergers, en pariant n'es anciens Arabes, que la soif du pillage, le désir de la vengeance, l'amour-propre offensé, portaient à des actes d'une cruauté inouïe, devenait» sous sa teote|
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un bote libéral cl plein do courtoisie. L'opprimé qui recherchait sa protection ou se confiait à son honneur était reçu non-seulement comme un ami, mais comme un membre de la f.miille. Sa vie devenait sacrée, et sou hôte l'eût défendue au péril «le la sienne, quand même il eût découvert que l'étranger, assis à son foyer, était l'ennemi dont il avait cent fois désiré la perte. Peul-étre ne se lût-il pas lait scrupule d'enlever par force ou par adresse le chameau de son voisin, pour offrir à son bote une hospitalité plus
grande et plus généreuse Non-seulement
les anciens Arabes accueillaient avec empressement, dans leur libéralité, le voyageur que le hasard conduisait .sous leur lente, mais souvent des feux étaient allumés pendant la nuit sur les hauteur», et servaient de phares pour guider l'étranger vers le lieu où l'attendaient repos et protection. Cette protection s'étendait même au delà du trépas. <>
tî. « L'hospitalité, dit Chateaubriand dans se* Mémoires d' outre-tombe, est la dernière vertu resiée aux sauvages américains au milieu delà civilisation européenne; ou sait quelle était autrefois celle hospitalité : le lover avait la puissance de l'autel. Lorsqu'une tribu était ch ass os de ses bois, ou lorsqu'un homme venait demander l'hospilaliie, l'étranger commençait ce qu'on appelait la danse du suppliant: l'enfant touchait le seui! de la porte et disait : Voici ï< '-franger ! et le chef disait : Enfant, introduis ï homme dn\s lu hutte L'étranger, entrant sous la protection de Poufau!, s'allait asseoir sur la cendre du foyer. Los femmes disaient le chant de la consolation : L'étranger a retrouvé une mère et une f<mme; le soleil se lèvera et se couchera pour lui comme auparavant. »
HOSTIE. Omol est synonyme de victime, et désigne l'objet sacrifié et offert à la divinité. Ce mot vient, suivant Ovide, du mot ftoslis, ennemi :
Ilosiihus a domitis lioslia noinen babet;
comme victima peut venir de rictus, vaincu, ou ùvvinclus, enchaîné. Serait-ce ; arce que les anciens auraient offert en sacrifice aux dieux les ennemis vaincus , ou les captifs faits à la guerre? ou bien, parce que l'on offrait des sacrifices d'animaux, afin d'obtenir la victoire contre les ennemis,- au en action «le grâces de les avoir mis on déroute? Feslus pense que le mon d'//*WiV' vient d'un sacrifice que l'on offrait aux Lares pour éloigner h s ennemis, d'où les Lares étaient appelés husiioli. Knfin, il y a des auteurs qui pensent que ce mot dérive de l'ancien verbe 1a< in hostire, que l'on trouve dans l'active , avec la signification de ferire, frapper. Celle dernière clymologie nous semble la plus naturelle.
1. Les Romains donnaient le nom tl'hostie à l'animal qu'un gênerai d'armé- immolait au\ dieu\ avant la bataille, afin <i obtenir la victoire sur les ennemi»- ; celui qu'il sacrifiait, après en avoir triomphe , eiail appelé vie-
l»Lb ItKLH.IONS. Ils
time; telle est la différence que mel Is^rc entre ces deux mois. Le même éceva-a ajoute que les victimes étaient pour les sacrifices solennels el qui se faisaient avec cran i appareil, el les hosties pour les sacrifices d-? moindre importance; que les première*prenaient du gros bétail, et les secondes, 1> troupeaux à laine. Si l'on en croit Aula- (iclle, toute sorte de prêtres pouvaient inùifféremment sacrifier Vhostie; mais le droit d'immoler la victime était réservé au gênerai vainqueur. Les anciens distinguaient plusieurs sortes d'hosties, dont nous allons ducner la nomenclature.
Ilostiœ para' : celaient des agneaux el de petits cochons qui n'avaient que dix jours.
Ilostiœ prœ* idaneœ : hosties immolées U veille «les fêles soP-rrvIles.
// st'.v bidmtrs : h .stie, de deux an-, le • quelles, à cet âge. a- a;eul deux dents p.u élevées que les autres.
Ho>tiœ tnjuges : animaux qui n'avaieo: jamais subi le joim.
Ilostiœ eximi't : hosties choisies cotre. plus belles d'un troupeau, et mises à firt comme les plus dignes des dieux.
// ostiœ suceedaneœ : hosties qui se surc^ daienlles unes aux au>res. Lorsque la première n'était pas favorable, ou lorsque l'immolant, ou avait manqué à quelque cérémonie essentielle, on en sacrifiait une autre. Si ou ne réussissait pas mieux, on posait à une troisième, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il s'en trouvât une favorable.
Ilostiœ iiiidmrvules : hosties qu'on promenait, avant de les immoler, autour des champs ensemencés , afin d'obtenir des dieux uoe heureuse recolle.
Ilostiœ amburbiules : hosties promeoees de la même manière autour des murs delà ville.
Ilostiœ cavernes, ou caviares : hosties qin étaient présentées au sacrificateur par a queue , parce que cette partie de l'aiiiiui! s'appelait caviar.
Ilostiœ pro licœ: hosties qui étaient entièrement consumées par le feu.
Ilostiœ piaculares: hosties expiatoires qoe l'on immolait pour se purifier de quelqoe souillure.
Ilostiœ am'œgnœ ou nmhiegna : brebis on vaches qui avaient mis bas deux açneaui ou deux veaux, el que l'on sacrifiait à Juooa avec leurs petits.
Ilostiœ harvigœ ou harugœ : hosties do»! on examinait les entrailles, pour en lirer de» présages.
Ilostiœ médiates : hosties noires, que !•» sacrii;ait en plein midi.
■2. l es chrétiens donnent le nom à'B^ à Jésus Christ, (ils de Dieu fnil homme, qj par sa mort, est devenu une véritable lime e\|)ialotre pour la rémission des f ches de lous les 1iomm.es. Par une cun:<queuce naturelle, on appelle du méuu* i^j* le pain et le vin consacrés au sacrifice de ^ ni' s e, el qui sont, non point une bo»t",,:"" fere.:te, mais la même hostie qui i été ,a" molee sur la crois. Les espèces sont apP*"
lées hotiit , même avant la consécration , lorsqu'elles sont offertes à Dieu. Enfin, on donne abnsive.nent le nom d'ho$lie au pain confectionné, comme celui qui sert à la consécration, lors même qu'il est employé à des usages profanes.
HOSTILINK, déesse des Romains, qu'on invoquait pour la fertilité des terres, et pour obtenir une moisson abondante : son nom rient d'AosJire , égaler ; hostimentum, égalité. A proprement parler, on Iniattribuait le soin du ble, dans le temps que les derniers épis s élevaient à la hauteur des autres, et que la surface de la moisson était partout égale. Selon d'autres, en invoquait Hostiline quand l'epi et la barbe de l'épi étaient de nitem.
HOTOUA. Les habitants de l'archipel Tonga donnent le nom à'Hotouas à des dieux
00 êtres supérieurs, peut-être éternels, dont les attributs sont de répartir aux. hommes le bien et le mal suivant leurs mérites. Lear Hotooa ressemble assez à VAtoua des Taïliens ; mais son symbole est entouré d'une plus grande obscurité qu'à Taïli.
HOTOUA-HOUS , divinités malfaisantes des Iles Tonga ; ces dieux sont très-nombreux; mais on n'en connaît que cinq ou six qui résident à Tonga pour tourmenter les hommes plus à leur aise. On leur attribue toutes les petites contrariétés de cette vie. Us égarent les voyageurs, les font tomber, les pincent, leur sautent sur le dos dans l'obscurité ; ce sont eux qui donnent le cauchemar, qui envoient les songes affreux , etc. Us n'ont
01 temples, ni prêtres, et on ne les invoque lamais.
HOTRA , personnification hindoue de la îarole qui accompagne l'offrande consumée >ar le feu; on en a fait une épouse d'Agni , lieu du feu.
nOTRI. Dans les temps les plus anciens de a théologie hindoue, le récita leur, ou chanredes hymnes sacrés, portait le nom de //ori, celui qui invoque, l'auteur de l'invocaiou. « Sa présence, dit M. Nève.étail indispenable à l'accomplissement légal de tout sacriice, comme l'hymne sacré lui-même l'étaità oo efficacité. Le rôle de Hotri était attribué u ditu du feu, porteur des offrandes, mesager du sacrifice auprès de l'assemblée des levas. Agni n'est pas seulement loué dans lusieors stances du Rig-Veda comme le onlife , comme le prêtre resplendissant du acnfice, il IVst encore en qualité de Hotri, 'est-à-dire de chantre sacré, de récilaleur de invocation. »
HOU , pronom arabe de la troisième personne du singulier, lui ; mais, d'après le péic des langues sémitiques, il emporte souenl uvec lui l'idée du verbe substantif, '/ est. .es musulmans en ont fait, en conséquence, n des noms de Dieu, qui correspond assez ien au Jéhoia des Hébreux, et a la définiun que le Tout-Puissant a donnée de Unième à Moïse : Je suis celui qui suis. Us iscrivent ordinairement ce mot au com-
mencement de tous leurs ouvrages, et en tête de tous les rescrits, passeports, lettres patentes des princes et des gouverneurs , missives particulières, etc. Ceux qui font
[irofession d'une vie plus dévote et plus reigieuse, en font l'entretien de leur piété, et le prononcent souvent dans leurs prières, leurs contemplations et leurs élévations spirituelles. Il en est qui le répèlent si fréquemment et avec tant de force en criant sans in termission : Houl houl hou! qu'à la fin ils s'étourdissent, et tombent dans des syncopes qu'ils appellent extases. Dans les communautés de derwischs, lorsque le prétident des assemblées religieuses a lu quelques passages du Coran, ou psalmodié les prières indiquées par la règle, les autres répondent en chœur, tantôt Hou, tantôt Allah. Les derwischs danseurs exaltent encore leur fanatisme en répétant le même monosyllabe, jusqu'à perdre haleine.
HOUA, nom des adeptes de quatrième classe de la société des Aréoïs, chez les Taïtiens; ils portaient, comme marque dis— tinctive, deux ou trois petites figures tatouées sur chaque épaule. Voyez Anéoïs.
HOUAM , société infâme parmi les musulmans. Thévenoten parle comme de gens vagabonds, qui logent sous des tentes eomme les autres Arabes. Ils ont une loi toute particulière qui les oblige ù se rendre toutes les nuits sous un pavillon, sans aucune lumière, pour y faire des prières et pratiquer certaines cérémonies ; après quoi, plus déréglés que les adamites, ils assouvissent leur passion brutale sur la première personne qui se trouve à leur portée, père, mère, soeur ou frère. Théveoot ajoute qu'on trouve des nouants cachés dans les villes, entre autres à Alexandrie; mais quand ils sont reconnus pour tels, ils sont brûlés vifs.
HOUAN-TÉOU, génies fabuleux, dont parlent les livres chinois. Ils font leur séjour à l'extrémité du la mer du Sud; ils ont le visage d'un homme, les ailes et les pattes d'un oiseau; ils se nourrissent des poissons qu'ils pèchent, et ne craignent ni la pluie, ni les vents.
HOUCHA , dieu des Tapuyas, ancien peuple du Brésil; c'était, un génie malfaisant, qui commandait à d'autres génies de même nature que lui, et qui voulait être imploré avec mystère. Toutefois il semblait se jouer des prières et des vœux qui lui étaient adressés, et le caprice seul était le mobile des faveurs et des grâces qu'il accordait. Les prêtres de Houcha étaient les confidents et les exécuteurs de ses volontés suprêmes. C'était au milieu d'horribles convulsions qu'ils se mettaient en communication avec lui, et qu'ils transmettaient ses ordres au peuple. En conséquence, bien que les Tapuyas eussent des chefs politiques auxquels on obéissait aveuglétiieul, ces prêtres n'en étaient pas moins les arbitres souverains de tous les actes de la nation. C'étaient eux qui décidaient de la paix et de la guerre, qui formulaient les Ira lés, «jui fixaient les époques des
fêtes religieuses on civiles, qui présidaient à toutes les transactions privées, à toutes 1rs pratiques du colle. Ils s'occup tient aussi de divination et de médecine, e( leur méthode curative passait pour d'autant plu* certaine, qu'ils la devaient aux inspirations mystérieuses d'Houcha. Le principal instrument de leurs conjurations consistait en une gourde creuse, appelée maraca, qu'ils portaient constamment avec eut. Dans Tinterieur décrite vourde,ils introduisaient quelques cailloux, et produisaient, en les agitant, un bruit sourd qu'ils donnaient pour la voit de la divinité. Etaient-ils appelés dans une cabane pour faire parler l'oracle, ils plaçaient le maraca s >us une couverture de coton, y souffla:ent des bouffées de tabac par l'orifice supéiieur, l'agitaient violemment, et démêlaient fa volonté d'iioucba dans le son confus résultant du choc des cailloux contre les parois de l'appareil mag que. Le plus souvent, a^ant de se livrer à leurs opérations, ils attachaient le maraca à l'extrémité d'une perche plantée dans le sol de la cabane; ils l'ornaient de belles plumes, et ordonnaient aux consultants de lui offrir des mets et des liqueurs, afin de le mieux disposer à répondre aux questions <|ui lui seraient adressées. Celte espère de tabernacle était en grande vénération chez tous les peuples qui habitaient le Brésil.
HOUD, ancien prophète des Arabes, le même que la Bible nomme Heber. Il a plu à Mahomet de l'appeler ainsi, parce que, pensant, ainsi que n usieurs auteurs l'ont cru, que le nom à'Hébreu était dérivé de celui du patriarche Heber, l'analogie le porta à conclure que celui de Yahoud, qui signifie Juif, devait être formé de celui de Houd ; en conséquence, Houd et Heber étaient pour lui le même nom. Mais si la Bible se lait sur la via et les actions de cet ancien patriarche, il est l'objet de plusieurs légendes musulmanes, dont nous allons rapporter la principale.
Houd était donc fils de Saleh, fils d'Arphnxad, fils de Sem, fils de Noé; il naquit dans l'Arabie, parmi les Adites, tribu qui descendait d'Ad, fils de Hus, fils d'Aram, fils de Sem, fils de Noé. Dieu le destina à prêcher aux tribus d'Ad et de S< hédad l'unité de son essence et la vanité des idoles. Ces idoles étaient Sakia, invoquée pour obtenir de la pluie; llaféda,à qui on recourait pour être préservé de mauvaises rencontres pendant les voyages; Raxeca, qu'on croyait fournir les choses nécessaires à la vie; et SaUma% qu'on implorait dans les maladies, pour recouvrer la santé. Ces tribus habitaient dans I Arabie Heureuse, en une contrée nommée Ahkaf Houd prêcha inutilement a ce peuple pendant plusieurs années, jusqu'à ce que Dieu se lassa enfin de les atlendre à la pénitence.
Le premier châtiment que Dieu leur envoya fut une famine île trois ans consécutifs, pendant lesquels le ciel fut fermé pour eux! Cette famine , joinie à beaucoup d'autres maux qu'elle causa, emporta une grande
DES RELIGIONS. m
partie de ce peuple, le plus fort, le plus riche et le plu» puissant de to ite l'Arabie. Les Adites se voyant réduits à une telle extrémité, et ne recevant aucun secours de leurs fausses divinités, résolurent de faire on pèlerinage en un lieu de la province de Hedju, où est située présentement la Mecque. H s'élevait pour lors en cet endroit une colline de sable rouge, autour de laquelle on voyait toujours un grand concours de divers peopies; et toutes ces nations, tant fidèles qo'iafidèles, croyaient obtenir de Dieu, en ta tisitant avec dévotion, tout ce qu ils lui demanderaient concernant les besoins et les nécessités de la vie.
Les Adites, ayant donc résoin d'entreprendre ce voyage religieux, choisirent soixantedix hommes, à la téle desquels ils mirent Mortadh et Kil, les deux personnages les plus recommandables du pays, pour s'acquitter au nom de tout le peuple de ce devoir religieux, et obtenir du ciel, parée moyen, la pluie, sans laquelle tout était perdu chez eux. Ces gens, étant partis, arrivèrent auprès de Moawia, qui régnait alors dans le Hedjaz, et en furent très-bien reçus. Ils lui cxpo>èrenl le sujet de leur voyage el lui demandèrent la permission d'aller faire leurs dévotions a la colline rou^e, pour obtenir de la pluie.
Mortadh, qui était le pins saze de celte troupe et qui avait été persuadé par le» prédications du prophète Houd, remontrait souvent à ses compagnons qu'il était inutile d'.tller faire des prières en ce lieu-la, si auparavant on n'adhérait aux vérités que If prophète leur prêchait et si |\,n ne faisait une aéri use pénitence du péché d'incrédulité. « Comment voulez-vous , leur disait- il , que Dieu répande sur nous la pluie abondante de sa miséricorde, si nous refusons d'écouler la voix de celui qu'il a envoie pour nous instruire? > Kil, qui était des p us obstinés dans l'erreur, et par conséquent des plus contraires au prophète, eoteiidaul les discours de son collègue, pria aussitôt le rot Moawia de retenir Mortadh prison uier, pendant que lui et les siens iraient faire leurs prières sur la colline. Moawia se rendit a sus instances, et, retenant celui-ci prisounier, permit aux autres de poursuivre leur voyage et d'accomplir leur vœu.
Kil, demeuré seul chef de ces fourvoyés, étant arrivé avec eux sur le lieu saint, prononça celle prière : « Seigneur, donnez i» peuple d'Ad de la pluie telle qu'il »ou< plaira. » Il ne l'eul pas plutôt achevée; qu'il psrut .m ciel trois nuées, l'une blanche, l'autre rouge, et la troisième noire; en même temps oncnlcndil retentir au plus haut des airicc.t* parole : « Choisis celle des trois que la veux. » Kil <h )i>il la noire, la croyaot plos chargée cl p!us abondante en eau; et, après avoir f ui ce choix, il reprit la roule de Wf pavs, s'.ipplaudissant de l'heureux succès é» son voyage.
A son arrivée dans la vallée de Moghaith, au pays des Adites, Kil fit part à ses compatriotes de la réponse favorable qu'il a»*»t
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reçue, et lear annonça la nuée qui devait Bientôt .irroser leurs terres. Ces peuples insensés sorlirent tous de leurs habitations pour 1.1 recevoir; mais cette nuée, qui n'était pro«.sc que de la vengeance dhine, ne prodaisit qu'un vent très-froid cl très violent, appelé tnrtar par les Arabes, lequel , soufflant pendant sept nuits et sept jours entiers, eilermina tous les infidèles du pays, et ne laissa m vie que le prophète Houd , avec le pdit nombre de ceux qui l'avaient écouté et qai avaient embrassé la vraie foi. Houd se relira avec eut à la Merque, suivant les uns; dans la province d'Hadrumaul, suivant les autres: et il y 6nil ses jours.
HOUDKorZ, géant célèbre parmi les Dires de la mythologie persane, sur lesquels il eut l'autorité après la défaite d'Ardjcnk et de De nrousch, tués parTah.imourath. Ce prince lui déflan la guerre, à l'instigation de la péri Merdjane ; mai9 le prince di s Divcs le défit et vengea par sa mort celle de ses deux prédécesseurs.
HOl'LIS, les Muses hindoues. La légende rapporte que Krichna étant descendu sur la lerre, il y rencontra les neuf Houlis jouant de divers instruments, chantant et se div,-rtt«nnt entre elles ; le dieu fut assez galant pour multiplier sa forme et leur présenter neuf Krirhnas , qui leur donnèrent la main pour danser. Cette aventure est rappelée dans les fêtes indiennes en l'honneur de Krichna ; on y exér ut> des danses mêlées de cfi.ints. dont le refrain est Houliî houlit h'jnli! Voyez Holi.
I10UMANI, génie fomelle de la mythologie hindoue; il gouverne le ciel et la région des
,utr s.
HOURA-HOURA , fête célébrée par les habitants de l'Ile Vaitohou, dans l'Océan io >rienlale. Les femmes, couvertes de longues •obes Manches, marchent les premières sur Ion rangs; à leur suite, et dans le même 'rdre, s'avancent les hommes, d'un pis lent t grave. Quand la procession est parvenue u lieu de la réunion, les prêtres se rangent o cercle autour de quelque tronc d'arbre rrnx, qui leur sert de tambour, le frappent
0 mesure, en y joignant leurs voix et des ailements de mains. D'autres , ornés de lûmes df coq, exécutent une danse bizarre ; t de temps en temps l'assemblée pousse des ris prolongés , de manière à être entendus e fort loin, en prononçant de temps à aue le mol Atoua, nom de la Divinité. Alors oe voit à pou près semb'ablc leur répond u m lieu de la montagne, et cet effet ttatu-
1 de la répercussion de la voix humaine est (s par eux. pour la voix de leur dieu. Cendant les hommes seuls se livrent à ces 'oionslralions cl à ces clameurs; les fe nies demeurent tranquilles, réunies en groupe une certaine distance des hommes, parce ie le lieu de la cérémonie est tapou ou saé pour elles.
IlOt'KIS, vierges célestes, aux yeux noirs >mrne ceux des gazelles, que la doctrine usulmane promet aux voluptés des musul- .
raans dans le paradis. On lit en effet dans le Coran , ebap. lv : « Là (dans les jardins du paradis) seront de jeunes vierges au regard modeste, que jamais n'a touchées ni homme ni gi'nie, semblables à l'hyacinthe et au corail. Là il y aura des vierges jeunes et belles, des vierges aux yeux noirs, renfermées sous des pavillons; ja nais homme ni génie n'attenta a leur pudeur, etc. » Les traditions musulmanes enchérissent encore sur ces peintures volup'ue< ses : Un ange , d'une beauté ravissante, viendra présenter à chacun des élus, dans un ba*sm d'argent, une poire ou une orange des plus appétissantes; l'heureux musulm.m prendra ce fruit pour l'ouvrif, et il en sortira aussitôt une jeune fille dont les irràces et les charmes seront au-dessus de l'imagination, nv-me orientale. Il y a dans le paradis quatre sortes de ces filles : les premières sont blanches, les secondes vertes, les troisièmes jaunes, les quatrièmes rouges. Leurs corps sont composés de safran, de musc, d'ambre et d'encens; et si par hasard une d'entre elles venait à cracher dans la mer, ses eaux n'auraient plus d'amertume. Elles ont la face découverte, et sur elles on lit ces paroles engageantes, écrites en lettres d'or : « Quiconque a de l'amour pour moi, qu'il accomplisse la volonté do Créateur, qu'il me voie el me fréquente : je m'abandonnerai à lui et le satisferai. » Tous ceux qui auront observé exactement la loi du prophète, et surtout les jeûnes du ramadhan , se marieront à ces charmantes filles, sous des lentes de perles blanches, où chacune des ces vierges trouvera 70 planches de rubis, sur chaque planche 70 matelas, et sur chaque matelas 70 esclaves, lesquelles auront encore chacune une autre esclave pour les servir, cl revêtiront les houris de 70 robes magnifiques, si légères et si transparentes, que les regards pénétreront à travers jusqu'à la moelle de leurs os. Les bons musulmans resteront mille ans dans les embrassements de ces célestes épouses, qui se retrouveront encore vierges. Les dix premiers apôtres de Mahomet, et surtout les quatre premiers khalifes, seront encore mieux partagés que les autres : placés dans les régions les plus élevées et les plus ravissantes du ciel, chacun d'eux jouira de la possession de 70 pavillons tout éclatants d'or et de pierreries; chaque pavillon sera garni de 700 lits éblouissants, et chaque lit sera entouré de 700 Houris.
HOUSCAN'AWER. Les anciens habitants de la Virginie nommaient ainsi les cérémonies de l'initiation de ceux qui étaient destinés à être prêtres el devins, et l'espèce de noviciat qu'on leur faisait subir. Ces cérémonies avaient lieu tous les quinze ou seize ans, é moins qu'un certain nombre de jeunes gens ne se trouvassent en étal d'y être admis avant celte époque. G était une discipline par laquelle ils devaient tous passer, avant d'être reçus au nombre des grands hommes de la nation. Les chefs du lieu où devait se faire la cérémonie, choisissaient les jeunes hommes les mieux faits el 1er plus intelligents qu'ils pussent trouver,
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pour iitrc houscanawés. Conx qui auraient refusé île subir l'épreuve «In celte discipline, n'eussent osé demeurer nu milieu de leurs compatriotes. On peignait les candidats de blanc, et on les conduirait devant une assemblée nombreuse de pi ètres et de peuple, présidée par le werowanec ou chef: lotis ceux qui la composaieni tenaient à la main des gourdes et des brandies d'arbre. Le peuple passait toute la matinée à danser et à chanter autour des jeunes gens ; l'aprèsmidi, on les plaçait tous sous on arbre, et L'on faisait cnlrc eux une double baie de gens armés tic faisceaux de petites cannes. < mi choisissait alors des individus qui allaient prendre tour «1 -tour un de ces garçons, le conduisaient à travers la baie, et s'efforçaient de le garantir à leurs dépens, et avec une patience merveilleuse , des coups ne baguettes qu'on faisait pleuvoir sur eux. Cet exercice était si cruel, qu'il arrivait quelquefois que les enfants eu mouraient; c'est pourquoi leurs mères apprêtaient en pleurant et en se désolant, des nattes, des peaux, de la mousse et du bois sec, pour servir aux funérailles de leurs enfants, le cas échéant. Cependant, ceux-ci n'étaient encore qu'au commencement de leurs douleurs. On les enfermait ensuite pendant plusieurs mois dans un lieu de retraite isole, sans avoir, dans leur solitude, d'autre nourriture que l'infusion ou la décoction de quelques ra< ines qui leur bouleversaient le cerveau, lin effet, ce breuvage qu'ils appelaient ut-ocenn, joint à la sé\énlé de la discipline, rendait ces novices fous à lier. Ils continuaient quelque temps en cet ctat ; cependant on les gardait dans un enclos bien fermé ei fait exprès pour cet usage. Cet enclos avait la ligure d'un pain de sucre il était ouvert en manière, de treillis, pour donner passage à l'air. C'est là que ces nouveaux inities, perdaient le souvenir de toutes choses, oubliant biens, parents, anus, cl même leur propre langue. Lorsque les prêtres trouvaient que les novices avaient assez hu de wisoccau. ils en diminuaient peu a peu ia dose, jusqu'à ce qu'ils les eussent ramenés a leur premier bon sens; mais avant qu'ils fussent rétablis, ils les conduisaient à leurs différents villages. Après celle cruelle fatigue, les jeunes gens n'auraient ose dire qu'ils se souvenaient de la moindre chose, dans ia crainte d'être bouseanawés de nouveau. Vax ce cas, le traitement est si rude, qu'il en i-l peu qui en réchappent. Il faut qu'un nnvitc devienne sourd cl muet, et qu'il rapprenne tout à nouveaux frais. (Jue l'oubli de ces jeunes gens fût feint ou réel, il est sûr qu'ils ne voulaient rien reconnaître de ce qu'ils avaient su autrefois, et que leurs gardiens les accompagnaient jusqu'à ce qu'ils fussent censés avo r tout appris de nouveau, liu un mot ils recommençaient à vivre, après être morts
1 n quelque manière, et dev « ua'ent bovines en oubliant qu'ils avaient été autrefois < nfinis. La peine q-e les gardiens tic ces jeunes e.eu . se Animaient était si extraordinaire, <••; i à aient o'-rr. >«r • Uir.-ni tout le cours
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de cette rude discipline un secret si r, i. gieux. que c'était la chose du monde h méritoire, que de se bien acquitter de cw> charge. C'était aussi un moyen sûr de p3rvenir aux grands emplois.
L'auteur de l'Histoire de la Virginie ajoute que ( eux qu'on avait houscanawés de 501 temps étaient de beaux garçons bien toornés et pleins de feu, de l'âge de 15. 20 et 25 ans, et qui passaient pour riches. Cela, cootiniie-l-il, me faisait croire d'abord, que « vieillards avaient trouvé celle inventiua pour s'emparer des biens des jeunes gcn«, puisqu'en effet ils les distribuent entre eui, ou les destinent, disent-ils, à quelque osât* public. Les indigènes cependant prétendaient qu'on n'employait ces moyens violents, que pour délivrer la jeunesse des mauvaises impressions de l'enfance, et de tous les pré> gés qu'elle contracte avant que la raina puisse agir. Ils soutenaient que, remis ri pleine liberté de suivre les lois de la nalarr, ils ne risquaient plus d'être les dupes «V U coutume ou de 1 éducation, et qu'ils éUiçtrt plus en état d'administrer la justice, uns avoir aucun égard à l'amitié ni au parenlaw.
IIOUSCIIKNG, fils de Siameck, et pciili de Kaïoiimaralb, second roi de la dynastie dos l'isch lailiens. On prélend qu'il régna sur les Péris, après la mort de son aïeul, *>es peuples le surnommèrent Pischdad, quUignilie le juste elle législateur, parce qu'il fit l'auteur des plus anciennes lois de 1 Orient suivant lesquelles il gouverna ses sujets, ri régla admirablement la police de ses Etats. Ce lilrc honorable passa à ses successeur», qui furent appelés de son nom Pischdadiens. bien qu'ils ne fussent pas tous aussi bonsjuilic ers que lui.
Houscheng fut le premier qui apprit à fouiller les mines, et à en tirer les metaoi pour le service de l'agriculture et de la guerre. Il creusa des canaux dans toute leleudue de l'empire, fonda la ville de Sous, ou ïMize, celles de B.hylone et d'Isparno, et ou le dit auteur d'un livre intitule i» Sagesse éternelle, que l'on a surnommé daos la ÎVrse et dans tout l'Orient, le Te»tam'*> il' Ita ischeng. Ce prince fut aussi l'un d« I lus célèbres conquérants de son temp*: accomplit t<ius ses exploits monté sur oc animal à douze pieds, nomme Rakhseh, at de l'accouplement d'un crocodile cl de U femelle d'un hippopotame. Il le trouu dans l'ile Sèche ou nouveau continent, ou ii se nourrissait de chair de serpents et > dragons. Houscheng cul beaucoup de mal a s'en rendre, maitre et à le dompter; d lui fallut pour cela joindre l'adresse à la fon*- Mais après l'avoir soumis, il ne trouvi pa* de géant si terrible, île monstre si épouvantable qu'il ne terrassât. Il passa n é-e. moire m r ce monstre, jusqu'au pays if* }fa''i- r, peuples ainsi nommés parce qu >I» oui une tétr *!e poisson; ce sont peol-*r* ceux que nous nommons Ichlhyop^'J'-*- 1 a* lin, ce monarque invincible, apres au» r étendu se, conquêtes jusqu'aux etlrena-vs
le la terre, et fait fleurir dans tea Biais la ustice et l« art*. ful lué ou Plul^1 écrasé iar un énorme quartier de roche, que les l.inii «es ennemis mortels, lancèrent sur ai du haut des montagnes de Dama vend u'ils occupaient.
UUACAS, Moles des anciens Péruviens; $ donnaient aussi ce nom à leurs emblèmes acrés, aux offrandes qu'ils f lisaient au sont , aux génies et aux héros immortalisés, ux Ogures d'hommes et d'animaux, aux arres, aux rochers, aux cavernes, aux tomeaux et aux temples, que la divinité sancliiaii par sa présence, ou par lesquels elle codait ses oracles. Voy. Guacas.
HUAN, Télé que lea Muysca» de Sogamoao elcuraienl à l'anniveraaire du jour où Raliriqui, leur premier roi, élail monté an tel pour devenir le aoleil. Douze hommes, élus de rouge et coiffés d'une mitre qui se crmiiiait en croix, ainsi que douze autrea élus de bleu, répétaient en chœur des vera ui disaieot que tous les hommes étaient wrtels, que leurs corps se convertiraient en >ou»cière, mais qu'on ne savait pas ce que (viendrait leur âme. lia chantaient d un »o si lugubre, qu'ils faisaient venir lea taries aux yeux de loua ceux qui les entenaicnl; mais la féle ae terminait par une or- ;ie qui ne lardait paa à ramener la gaieté.
RTAYNA-CAPAC, ancien roi du Pérou, ni passait pour l'enfant le plus chéri du oleil, dont tous lea incaa prétendaient deseodre. Ses vertus éminentes, et les qualités ignés d'un grand roi qui avaient éclaté en ni dés sa plus tendre enfance, lui avaient lérilé les adorations des hommes pendant sa ie même. Aussi son corps embaumé était-il lacé, dans le temple de Cusco, vis-à-vis l'i- >age du soleil, tandia que ceux des autrea ois de la même race étaient placés sur lea ôtes.
HUBÉRIANISME, aecte issue du lulhéraisme ; elle lire son nom d'Huber, natif de lerne, et professeur en théologie a Wittemerg, vers l'an 1592. Il ne put s'accommoder e la doctrine de Luther, qui avait enseigné ue Dieu déterminait les hommes au mal omme au bien, et qu'ainsi Dieu seul prè- «linait la créature au salut ou à la damnaion. Hubert trouva ces principes contraires
l'idée de la justice, de la bonté et de la miséricorde divine. Il chercha à prouver par Ecriture, que non-seulement Dieu voulait • salut de tous les hommes, mais encore que esus-Christ les avait en effet tous rachetés , l qu'il n'y en avait point pour lesquels le ils de Dieu n'eût satisfait réellement et de lit; en sorte que les hommes n'étaient aranés que parce qu'ils tombaient de cet Lit de justice dans le péché par leur prore volonté, et en abusant de leur liberté, lober fut chassé de l'université pour avoir irofetsé cette doctrine.
HUBKHT (Chevaliers n:: Saint-), ordre niliiaire institué par Gérard V. duc de Clèn et de Gueldrea, en mémoire de la vic-
Dictiosn. dbs Religions. II.
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toire que ce prince remporta en 1U4, le jour même de saint Hubert, sur la maison d'Egmnnt, qui lui disputait ses Etats. Les chevaliers portaient un collier d'or, orné des attributs des chasseurs, cl auquel était suspendue une médaille représentant saint Hubert, laquelle tombait sur leur poitrine. Aujourd'hui les chevaliers portent le collier d'or, avec une croix et une image du saint.
HUGUENOTS. On s'est souvent demandé pourquoi on a donné en France le nom de Huguenot» aux calvinistes. D'anciens auteurs, notamment Pasquier et Guy Coquille, ont donné à ce mot de vaines origines. On lit dans les recherches de Pasquier, que Huguenot dérive de Huguet ou Hugon, nom d'un lutin que les habitants de Tours honoraient du litre de roi, et qui, disait-on, courait perdant la nuit les rues de la ville, comme les premiers protestants qui allaient de nuit à leurs assemblées, ce qui les aurait fait appeler les disciples du roi Hugon, Uugoneti ou Huguenots. Suivant Coquille, on appelait ainsi les calvinistes, parce qu'ils soutenaient les droits des descendants de Hugues Capct contre les Guise , qui se disaient Gla de Cbarlemagne.
Le père Maimbourg, dans son Histoire de la Réforme, parait être le premier auteur français qui ait donné la véritable origine du nom. Les partisans de la liberté à Genève, s'étant fait admettre parmi les confédérés suisses, se nommèrent Èignots ou Huguenots, du mot allemand eidgenossen, confédérés, et de Hugues, nom du citoyen qui avait négocié l'alliance avec les cantons. Le terme d'Huguenot s'introduisit eu France, et, vers le temps de François 11, commença l'usage de l'appliquer aux calvinistes, coreligionnaires des Genevois. Sismondi donne la même origine, en expliquant, avec citation d'autorités, la transformation A' Eignots en Huguenots. Quant à la doctrine des Huguenots, Voy. l'article Calvinisme.
HUILES SAINTES, ou SAINTES HUILES.
Sous ce nom général on comprend l'huile des catéchumènes, l'huile des infirmes et le saint chrême. Les deux premières sont de l'huile d'olive pure, et n'ont de différence que leur destination et la bénédiction particulière qui a été prononcée sur elles. Le saint chrême est un composé d'huile et de baume. Comme elles ont reçu une sorte de consécration solennelle par les cérémonies de l'Eglise, il n'y a que les ecclésiastiques engagés dans les ordres sacrés qui puissent y toucher : on les tient soigneusement renfermées dans des boites d'argent ou d'autre métal.
1. La cérémonie de la bénédiction des saintes huiles so fait, dans l'Eglise latine, avec beaucoup de solennité; elles ne peuvent être consacrées que par un évêque, et seulement le jeudi saint. On a choisi originairement ce jour plutôt qu'un autre, parce que anciennement on en avait besoin pour le baptême solennel et général qui avait lieu le samedi suivant. Or, comme on n'offre point le sacrifice de la messe le vendredi saiot, et
DICTIONNAIRE DES RELIGIONS
que ces sortes de bénédictions et conséeralions avaient lieu à la messe, on ne pouvait pas placer celle-ci plus commodément que le jeudi s.iint. Sans décrire ici les longues cérémonies prali. niées en cette c rco siance, nous ii'Mi-s c nientenuis <!e remarquer qu'après la récom ili ili.in des ; énile ts public-, Eévéque cou.» eerateur procède à la c let ration -'u sain! sacrifice de la tresse, accompagné de lioti/c prêtres, de sept diacres et de sept sous-diaci es, outre ««es minisrcs nrdiniire-^ et !<• reste du clergé; les prélr* s représentent les douze apô'ies , et les diai,r ,> les sepl premiers dia< res. Le prélat juilte plusi-urs fois l'autel pendant la ceration de la inesse, et se rend au milieu u < liu'tir, où sont placres sur une table les ■mil- S qui doivent è re bénites ; et la, sans parler des génuflexions, «les antiennes, des orai-ons, des processions, et .unes cérémonies accessoires, il exorcise, hcnit et consacre le> trois sortes d'huiles : après quoi il les s. ilue, ainsi que tou> le-, ministres qui ont cône- uni à la bénédiction, par une i ri f>tc geuuHexion accompagnée de ces parole,:
Av. S'iuctum uleum. Je vous salue, huile sainte, ou Av< , smiclum chri>u n, Je vous salue, saint chiéme. Les saintes huiles sont p liées avec pompe à la sacristie, et ou •ichc\e I ' saint sacr lire. Immédiatement après on envoie de ces huiles consacrées dans toutes les paroisses du tiio >e, pour servir à la béued.clion des fonts baptismaux le samedi s inl, à la collation d. s sacrements, et à d'au'res céiémouies sacrées pendant le reste de l'année. On brûle ce q i rôle des s ;sintes huiles > c l'année précédente.
L huile des inlii uns ne sert que pour donner le sacrement de l'exl: éme-ouction aux malades, et à la bénédiction de> cloches.
L'huile des catéchumènes s'emploie dans le baptême, à l'ordination des prêtres, au sacre des refis, eic.
Le saint chrême est employé dans les sacrements de baptême ■ l de coiifn malion. à !a consécration desevéques. â c< Ile des é^lis^s, des au els, des calices, à la bénédiction des Cloches, etc.
2. Chez les tîrecs, e'ot aussi l'évoque qui consacre les huiles saintes, le j.-udi saint. .Mais le saint chrême est composé d'une multitude de substances aromatiques qui lui donnent la cmi ostanec du beurre; ii y entre, parmi d'autres substances, du vin, du val'imiig nromaticu», du baume, de l'échinanie, du poivre, de la myrrhe, de la jci/Iocissia. des f lia in lien. etc. Le prêtre ayant à ses côtes deux diacres qui lienncnl l'éventail à fa main, et précède du domestique et d'autres diacres qui marchent avec des I topes, porte cette composition dans une boite d'albâtre, ou plutôt dans i n petit vase qui porte ce nom , parce qu'autrefois il était d'albâtre, quoique aujourd'hui il soit de verre ou de cristal. Arrivé à la porte du sanctuaire, il présente le vase couvert d'uu
M) Selon M. «te llumboldl , ce nom est lormé de Rniiulin, . d.l.ri, et o;<ottitli, i gauche ; parce qu'il
voile à l'évèque qui le pose sor la saint» tableau côte gauche. Alors un diacre cil: « Acquittons-nous de nos prières au Seigneur. » Ensuite le pontife s'avance an bori de celle sain'e table, et après avoir de, vert le voile, i! le consacre et le bénit fur un triple signe de croix, suivi d'une a>5?t longue prière.
3. Dans plusieurs communions orienta';*'* les prêtres bénissent l'huile des infirme» nr,. mé datent ni avant de donner l'cilréaie-on • tion. Votf. Kxiri:ub-oncs io*.
IIWTACA , app dée aussi AV'r/n*?^ .:, ancienne divinité des Muvscas d'Ati:en<|ur, elle s'efforça de pervertir les hommes n leur préchant une mauvaise doctrine, H :<s engagea à se livrer à fous les vires. C'est pourquoi Cliitninzigagua la chanta <i chouelle, et ordonna qu'elle ne pourrait paraître que la nuit. Ou la confond quelque^ avec Ihich if.
III ITZILOPOCH TLI, dieu des Meiia/w, appelé communément par les anciens tovageurs î*i/ zlipulzli : son culte fut iœjiont ilans le Me\i |ue par les Aztèques, loriot ceux-ci s eiabiirenl dans la contrée.
Le Mexique fut peuplé par diverses Dations sorties, d'après la tradition, d'an rodroii nommé Chicomo/loc, ou les sept cavernes. Ce line.it les Mexicains qui se mirrot en rou'e les derniers, et qui vinrent, après avoir erre Ion: temps de coté et d'autre, s etald r dans une petite île du lac de Mcuco. Ih s ciaient mis en route sous le commande meni d'un vaillant chef nommé //ui/ii/ n.qai remporta de gramles victoires contre les nations qui s'opposa enl à I ur passade, rl mourut enlin chargé de gloire et d'aoïie*. Le» prêtres racontèrent qu'après sa mort il leur était apparu à la gauche du dieu lacallipnca, d'où il fut appelé HuitzHopotkih, de sou nom Huitziton et Opoc iiti, a çj»che(l). Il» ajoutèrent qu'il avait promis de continuer à les proléger et à les guider, et qu'après avoir renfermé ses ossemenls daos une urne précieuse, ils les consultaient ojaé toutes les occasions importantes. Celle origine, racontée par Veilia, paraît à M. TVrnaux-Compans bieu plus sensée que les legeudes racontées par Torquemada et Sahag'in, et qui sans doute n 'étaient admises *}« par les classes inférieures. Nous allon» cependant les ra[>porter ici.
Ces derniers racontent qu'il y avait à C<*lepec une femme nommée Coallicue, qu' était très-dé^ ouce au culte des dieui t« jour qu'elle était dans le temple, suivant »ot habitude, elle vit une balle faite de diverses espèces de plumes, qui descendait du ctei Elle la ramassa et la plaça daus son s»-*, projetant d'eu employer plus tard les plus*» à la décoration du temple. Elle fut très-stirprise, eu rentrant chez elle, de ne plos la retrouver, cl bien plus surprise encore es * voyant enceinte. Ses cufanls l'ayant deco»-
étaii peint avec des plumes de colibri kw» *«H
gauche.
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cri résolurent de la mettre à mort. Coa-
licoe ayant deviné leur dessein était plongée Uns la plus sombre tristesse, quand ello enendil une voix qui sortait de son ventre, et [oi lui disait de ne rien craindre, et que oui tournerait à sa gloire.
Cependant ses fils, guidés par leur méfiante sœur CojoUauqui, persistaient dans eors mauvais desseins. L'un d'eux pourtant, (ommé Quavitlicac, éprouva des remords, et TtTtit Coallicue de ce qui se passait. Cellei s'était réfugiée sur une montagne où ses nfanis étaient sur le point de la surprenre, quand Huitzilopochtii vint au monde, e bras gauche armé d'un bouclier, tenant m javelot de la main droite, la téte couverte
une couronne de plumes vertes, et le corps a)é de bleu. 11 saisit un serpent de résine olb ramée, et le lança autour du corps de sa léchmle sœur qui fut consumée en un jiiani. Il attaqua ensuite ses frères, et mal» ré leur opin;âire résistance, il les tua tous 1 présenta leurs dépouilles à sa mére. Il se lit ensuite à la tête des Mexicains, et ce fut ui qui les guida pendant leurs longues marne», eljcs conduisit dans l'endroit où ils mdèrent plus tard leur capitale.
Son idole était gigantesque, et représenlil un homme assis sur une pierre bleue, fs qui ire coins de laquelle sortaient quatre rrp'-nts; c'était au m «yen de ces quatre irpents, qui tenaient lieu de bâtons, quo •\ sacrificateurs portaient l'image du dieu ur eurs épaules, quand on devait la pro- >en» r en publie. Son front était aussi peint nl>l« u; mais sa figure et le derrière de sa 'tenaient couverts d'un masque d'or, bille •ait a téte surmontée d'uu casque de pluies de diverses couleur", en figuie d'oiseau, icc le bec et la eréle d'or bruni. Le dieu »ait au cou un collier composé de dix plauesd'or en forme de cœurs Inimains. Il teait dans la main droite, en gui-e de mas- Q \ une couleuvre ondoyante peinte en bleu, t portait au bras gauche un bouclier sur 'quel on voyait cinq balle* de plumes dispoé"s en forme de croix. Au-dessus du boulier un voyait un étendard d'or, et quatre èch s que les Mexicains préleiidaieui leur ▼'»< r ele envoyées du ciel. Un grand seretiid'or servait de ceinture à l'idole, et son orps était orné de diverses figures d'amiaui en or cl en pierres fines, qui toutes raie t une signification.
Celle idole était placée dans un temple a>le et magnifique. Voici la description u'en donne l'auteur de ta Conquête du ifti'jue.
* On entrait d'abord dans une grande place arrèe, et fermée d'une muraille de pierre, ù plusieurs couleuvres eu relief, entrelacs de diverses manières au dehors delà nuraille, imprimaient de l'horreur, princi- •alemeul à la vue du frontispice de la pre- "ifr«î porte qui en était chargé, non sans luelque signification mystérieuse. Avant 'arrivera celle porte, on rencontrait une •j| èce de chapelle qui n'était pas moins afrcose; elle était de pierre, élevée de trente