‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 339 sur 365 · IAM · texte numérisé non relu

IAM

choniaton , était 61s d'an des premiers

géants, et inventa l'art de construire des cab ines de roseaux et l'usage du papyrus. Après sa mort, ses enfants lui consacrèrent des pièces informes de bois et de pierres, qu'ils adorèrent , et ils établirent des fêles annuelles en son honneur.

HYSIOS. Apollon avait sous ce nom un temple à Hysie en Béotie, dans lequel il rendait des oracles no moyen d'un puits dont l'eau mettait le prêtre en état de donner des réponses sûres.

HYST, dieu des Finnois. Il protégeait les hommes contre les bêles féroces ; divers lieux en Finlande doivent leur nom au culte qu'on lui rendait, et il parait que, dans tons ces lieux, cet être divin, mâle ou femelle, était adoré.

HYSTÉRIES, fêtes grecques consacrées à Vénus, ainsi appelées, parce que dans les sacrifices qu'on offrait à la déesse on ne mettait sur son autel que le» cuisses ou la parlie postérieure (C»tc/>ov) des victimes.

HYSTÉROPOTMES (d'^rreo,-, dernier, et kotuoç, fin, mort); chez les Grecs on donnait ce nom à ceux qui revenaient dans leur famille après un voyage si long qu'on les avait cros morts. On ne leur permettait d'assister A la célébration d'aucune cérémonie religieuse qu'après avoir été purifiés ; ils devaient alors se revêtir d'une espèce de robe de femme, afin que , de celte manière, ils parussent comme nouvellement nés.

HYYTAMOJNEN, dieu des Finnois, père do l'Hiver et de Pakkanen, personnification du froid.

HYYTO, déesse du froid, épouse du précédent ; elle était fille de Puburi ou Pupuli.

[Chercbei par J ou par Y les mou qui ne se trouvent pas tei par I.]

IACCHOGOGUES, ministres de la religion, ii, aux fêtes d'Eleusis, portaient en procesm la statue d'la< chus; ils avaient la tête uronnée de myrte.

IACCHUS, un des noms de Baccbus; on le t dériver du grec tax^m, crier; il est reirquable que le mot Bacchut lui-même a

plus grande analogie avec l'oriental naa 'i/ta , pleurer, 1-2 békhi, pleurs; mais iiseit possible que le verbe «i-x»<> v*nl lui- 'fue des clameurs que l'on poussait commentent dans les mystères anciens, en anl lacehe! Quelques auteur» distinguent chu* de ilacchus, et le disent fils de Cérès. te déesse l'ayant pris avec elle pour aller rcher Proserpiue, quand ils furent arri-

à Eleusine, chez la vieille Raubo, il-ditit sa mère, et lui fit oublier un moment louleur, en lui donnant à boire une liqueur ntrtée kikéon. C'est pour cela que, dans

sacrifices appelés Eleusiuiens, on l'huait avec Cérès et Proscrpinc D'autres le •ni tlls de Baubo, et le même que le héros

Cyamite. Des neuf jours destinés à la célébration annuelle des mystères de Cérès, le sixième était consacré à lacchus.

I A ES, dieu des anciens habitants de la Silésie et de la Pologne; c'était une personnification du soleil.

IAH, un des noms de Dieu, assez souvent mentionné dans la Bible. On lit, entre autres, dans le po.iume vi, v. k : Uu «si «on

nom. Jl entre encore dans la formule si connue Hallilou-lah! Louez lah ou Dieu. Ce nom parait être un abrégé de lao ou Jébova Yvy. Iao.

IALÈME, fils de Calliope ; il présidait aux funérailles el à tous les devoirs funèbres que les vivants rendent aux morts. On donnait le même nom aux chants lugubres.

1ALYSIENS, nom des dieux Telchfnes, adorés à L.hsus, ville de l'Ile de Rhodes.

IA.MHE, divinité champêtre, fille de Pan et d'Echo, et suivante de Métanire, femme de Celée , roi d'Kleusiue. Personne ne pouvant

mCTIONXAIRE I

consoler Cérès afflipôc de la mort de sa bile, Ïambe sut la faire rire cl adoucir sa douleur par les coules plaisants donl elle l'eni retenait. On lui allribuc rinvenlion des vers iambiques.

IAMIDLS, famille grecque, spécialement destinée aux fonctions d'augures dans le temple de Jupiter à Olympie; elle descendait d'Iamus, qui passait pour lils d'Apollon; on disait que son père lui avait accordé le don de prophétie, avec le privilège de le transmettre a ses descendants.

IANA , premier nom de Diane; on l'aura appelée d'abord Dealana, et, par contraction, I) latin; c'est ce que rapporte Nigidius.

IAO, nom de Dieu chez les Syriens; il n'est autre que le lélragrammc biblique ~W /ehora. qu'on peul lrè*-bicn prononcer Jaholt, d'autant plu» qu'on le trouve souvent écrit VT leho, laiton, Jalm. On le retrouve encore dans le luve des étrusques, le lovi el le Ju-juter des Latins. Ce nom a pu être connu dans les temps les plus reculés de la (irèce. Marrobe cite un oracle d'Apollon Clarius, dont le ver9 suivant fait partie :

« Songe que laho csl le dieu suprême de toutes choses. » Cet oracle était forl ancien, carConon el Slrabon disent qu'il fut rendu quand vivait le fameux devin Mopsus, contemporain du siège de Troie. L'abbé Barthélémy n'a vu dans ce vocable qu'uMe désignation de la puissance du soleil ou de la chaleur. L'I chez les tirées élail la lellre symbolique de l'astre du jour ; l'alpha et l'oméga qui venaicnl ensuite, dont l'un cominenee l'alphabet grec et l'autre le termine, indiquaient que l \n, ou la chaleur, était le principe et la fiu de toutes choses.

Jno elail aussi le nom que les habitants de Claros donnaient à l'iulon.

IBADIIIS , sectaires musulmans qui font partie des kharidjis. Ce sont les disciples d'Abd-Allah, lils d'Ibadh ; ils déclarent la guerre contre les infidèles qui ne sont pas idolâtres proprement dits. Ils disent que le pays qu'ils habitent est le vrai pays de I islamisme, à l'exception du camp de leur sultan ; que celui qui commet un grand péché est cependant encore momcalud, c'esi-à-dire professant l'unité de Dieu, quoiqu'il ne soit plus mouinin, c'est-à-dire vrai croyant ; que l'action du serviteur a été créée par Dieu; que les pécheurs sont des infidèles, parce que l'infidélité esl de l'ingratitude envers l'ieu. ils se subdi* isent en quatre sectes : les llafsiyës, les Yézidis, les limétlus el les Ibudhis proprement dits, qui soutiennent en outre que tout ce qui se f.iil conformément aux ordres de Dieu esl obéissance, quand même Dieu ne serait pas le bul d« s actions.

IBBA, c'est-à-dire le réftactairr, Ir désobéissant; nom que les musulman*- donnent à Kblis ou Salan, prince des ange.-, apostats, parce qu'il refusa avec opiniâtreté d'adorer Adam . immédiatement après la création de celui-ci. nonobstant le commandement e\-

RELIGIONS. w

près qu'il en avait reçu de Dieu. loba p illait sa désobéissance en soutenant qu? 1: cl ses compagnons ayant été tirés Je IV!.. ment du feu, il ne convenait pas qu'ils lu.sent assujettis à une créature formée de Trament de la terre ; ce qui a fait dire à un poêle persan ; « Le feu, qui est l'origine de la nature el de l'orgueil d'ibba, sera élernelUmenl l'instrument de sa peine. » Yay. Emis

IBIS, oiseau sacré chez les Egyptiens; il ressemble à la cigogne. Quand il met «a tilt et son cou sous ses ailes, il offre, dilEli c, une figure qui rappelle celle du corps hoinain. Les Egyptiens lui rendaient de grands honneurs ; il y avait peine de mort contre ceux qui tuaient un Ibis, même paru*.

garde;aprèssa morlon l'embaumait aveesuin, et il nous esl venu de l'Egypte une quantité considérable de momies de cet oiseau. Le» anciens ont attribue celte espèce dccull< rendu à l'ibis au service qu'il rendait au pays m le purgeant des serpents ; mais il est corna aujourd'hui que l'ibis ne fait point la guerre à ces reptiles; il se contente des chenilbtl des sauterelles, ce qui u'est pas un mince bienfait. Cet oiseau ne niche point en Egypte . il y arrive dès que le Nil commence à croître, et disparaît avec l'inondation.

L'ibis était consacré au grand dieu Thotb. le second Hermès, inventeur des sciences et des lettres ; on ajoute que ses plumes bl.iiches el noires représentaient lune et l'autre parole, l'extérieure ou articulée, et l'intérieure qui s'adresse à nous-mé mes, c'est-àdire la réflexion ou la voix de la conscience. 11 est figuré sur un grand nombre de monornenis ; on le voit entre autres sur la t«b'e Isiaque. On allribuc aussi à cet oiseau l iavention des ely stères; ou raconte que, Jusqu'il est malade, il s'injecte de Pcju dans l'anus au moyen de son bec et de sou cou qui sont fort longs.

IBMLL, le souverain des dieux chez les Lapons idolâtres; on trouve encore son nom éci il lubmel. Jumala. Les Lapons convertis ont conservé ce vocable pour exprimer le vrai Dieu ; ils appellent les trois personne de la Trinité, Ibtnelen-Atzhié, Dieu le Père. lbmilcn-lt trnëy Dieu le Kils ; et Jbmélen-A\- Irs-W'uoi'jn, Dieu Espi it-Sainl. Yoy. Jmui-

lBOl'M, mot hébreu qui signifie ipown $n bclte-s<i ur; c'esl le nom que les Joils modernes donnent au mariage qu'on homme contracte avec la veuve de son frère défunt , lorsque celui-ci esl mort sans enfants. Unie! mariage, qui aujourd'hui est contraire ani lois des chrétiens, était autrefois recommande aux Juifs par la loi de Moïse. Celui w refusait de se conformer à cette presc/ip^11 était regardé avec mépris, comme un nom ^ sanscreur, qui s'embarrassait peu de lai>*f périr le nom de son frère; car les enfants c" n tissaient de ce' mariage héritaient des Info» du défunt el continuaient sa généalogie. l> veuv e se rendait aux portes de la ville; ('■'>* y faisait assembler les vieillards et b'ur disait : « Le frère de mon époux ne *eut f*,'nl perpétuer la postérité de son frère en lsn«'i->

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