‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 340 sur 365 · M5 IBO · texte numérisé non relu

M5 IBO

J.rs rieillards faisaient alors venir le beaufrère, et lui demandaient s'il était vrai qu'il ri'fimâl d'épouser la veuve de son frère; après qu'il avait manifesté son refus, la veuve ('approchait de lui, le déchaussait et crachait forant lui, en disant : « Ainsi fera-t-on à l'homme qui n'édiGe pas la maison de son frère; et sa maison sera nommée, dans Israël, la maison du déchaussé. »

Les juifs modernes nomment cette cérémon ie khalitsa, ce qui signifie extraction du soulier. Il est rare maintenant qu'ils se chargent des veuves de leurs frères; ils préfèrent les mettre en liberté ; ce qu'ils font avec des cérémonies à peu près semblables à celles qui sont indiquées dans la loi. Trois rabbins et deux témoins vont, la veille, choisir un lieu où ils puissent procéder à ces prescriptions. Le lendemain, après les prières du matin, ils se rendent, suivis du peuple, au lieu déterminé. Là, les rabbins s 'étant assis font comparaître devant eux la veuve et son beaufrère; ils font plusieurs questions à celui-ci et l'exhortent à épouser sa belle-sœur, et sur son refus, ils lui font chausser on certain soulier propre à tous pieds; la femme s'approche de lui, et, aidée par le rabbin, elle dit en hébreu le verset 7 du chapitre xxv du Deotéronome : « Le frère de mon époux ne teut point perpétuer la postérité de son frère ?n Israël , et il ne veut point m'épouser :omme beau -frère. » A quoi le beau-frère epond par le verset suivant : « Il ne me plaît >as de la prendre. » Alors la femme se baisse, lénoue le soulier, le retire, le jette à terre, t crache devant lui, en disant en hébreu : Ainsi fera-t-on à l'homme qui n'édifie pas i maison de son frère, et sa maison sera apelée, dans Israël, la maison du pied nu. » -lie dtt ces paroles par trois fois, et les assism<$ répètent trois fois : pied nu! pied nul itdnu! Le rabbin lui déclare alors qu'elle eut se remarier et lui en donne acte.

Quelques juifs abusent de cet usage pour itisfaire leur avarice; car leurs belles-sœurs e pouvant redemander leur dot, ni se remaer qu'après avoir été affranchies par cette rrémonie, ils les font attendre longtemps, in de tirer d'elles de l'argent. C'est pourloi, lorsqu'un juif mariesa fille à un homme li a des frères, on stipule quelquefois dans contrat que, si le mari meurt sans laisser enfants , le frère du défunt l'affranchira atuitement. D'autres obligent le mari , rsqu'il est sur le point de mourir, d'affran* ir sa femme, afin qu'elle ne tombe point i pouvoir de son beau-frère.

Le Talmud fait plusieurs questious imitantes au sujet de ce déchaussement. Il mande d'abord comment une femme qui rail privée de la main droite pourrait l'efloer;elil répond qu'elle pourra retirer soulier avec les dents. Les docteurs exanent encore si l'action est légitime, lorse le soulier est trop grand ou trop petit, «qu'il est cousu avec du ligneul contraireni à l'usage ; s'jI suffit de prononcer les rôles sans déchausser, ou de déchausser is prononcer le* paroles, etc.

Dictioxx. nesRELiaiONs.il

ICI! Hifi

IBRAHIM, épellation arabe du nom du patriarche Abraham. Voy. Abraham

ICA DES (du motrixaooc, vingtaine), féte que les philosophes épicuriens célébraient tous les mois en l'honneur d'Epicure. le 20* jour de la lune, époque de sa naissance. Ils ornaient, ce jour-là, leur demeure, portaient le portrait de leur maître de chambre en chambre, et lui faisaient des sacrifices et des libations. On appelait Icadistee ceux qui célébraient celle féte.

1CARR, Athénien, fut honoré comme un dieu par ses compatriotes; il était fils d'OEbale et père d'Brigone, et vivait sous le règne du second Pandion. Bacchus, pour le récompenser de l'hospitalité qu'il avait reçue de lui, lui enseigna l'art de planter la vigne et de faire du vin. 11 en fil boire à quelques bergers de l'Altique, qui s'enivrèrent, et, se croyant empoisonnés, se jetèrent sur lui et le tuèrent. Bacchus vengea celte mort en inspirant aux femmes de l'Altique une fureur ui les tourmenta jusqu'à ce qu'on eût oron né des fêtes expiatoires conformément aux ordres de l'oracle. On dit qu'après sa mort, Jupiter le plaça parmi les astres, où il forma la constellation rie Bootès. En conséquence il fut mis au rang des dieux, et on lui offrait en sacrifice du vin et des raisins.

11 ne faut pas confondre cet Icare avec le prétendu fils de Dédale, qui s'échappa avec son père de l'île de Crète où il était retenu prisonnier. Oubliant les sages conseils de son père, il s'approcha trop près du soleil, dont la chaleur fil fondre la cire qui agglutinait les plomes de ses ailes, et il fut précipité dans la mer appelée de son nom Icarienne. Ce mythe indique probablement qu'un certain Icare ayant voulu naviguer au moyen de voiles, récemment inventées par Dédale, gouverna maladroitement ou malheureusement, et fit naufrage.

ICHNEUMON, espèce de rat, qui, en Egypte, était consacré à Latohe, et auquel les habitants d'Héracléopolis rendaient les honneurs divins comme à un être bienfaisant, parce que ce petit animal cherche sans cesse les œufs des crocodiles pour les casser.

ICHONOUPHIS, dieu des Egyptiens, le même que Chnef ouChnouphis.

ICHOR; ce mol, qui signifie en grec roeée, vapeur légère, est le nom de la substance qui, suivant Homère, coule dans les veines des dieux au lieu de sang; car, dit ce poêle, les dieux ne se nourrissant ni des dons de Cérès, ni des présents de Bacchus, n'ont pas un sang terrestre et grossier comme le nôtre.

1CHTHYOCENTAURE, demi-dieu marin, moitié homme et moitié poisson. Oo donno ce nom à Triton , fils de Neptune.

1CHTHYOMANCIE, divination que pratiquaient les anciens en examinant les entrailles des poissons. Pline rapporte un autre genre d'ichthyomancie : à Myre en Lyt ie, on jouait de la flûte à trois reprises pour faire approcher les poissons de la fontaine d'Apollou ; si ces poissons dévoraient la viaude

DICTIONNAIRE DES RELIGIONS

qu'on leur jetait, c'était un bon augure; mois s'ils la refusaient et la repoussaient avec la queue, c'était un mauvais présage.

Athénée décrit ce dernier procédé avec plus de détails. 11 dit qu'il y avait en Lycie, assez prés de la mer, une fontaine appelée Dina, consacrée a Apollon. Ceux qui voulaient consulter l'oracle du dieu, offraient aux poissons qui venaient de la mer les prémices des victimes attachées à des broches de bois, tandis qu'un prélre assis auprès observait attentivement ce qui se passait pour en tirer des augures. — suivant le même écrivain, on croyait trouver des présages dans la nature, la forme, le mouvement et la nourriture des poissons de la fontaine Phclley.

ICHTHYS.ou ICHTHL'S (>»:,-, c'est-à-dire poisson), an des plus ancien» symboles du christianisme; c'était pour les premiers fidèles comme un mot de passe qui servait à les distinguer, et par lequel ils pouvaient se reconnaître sans livrer les mystères sacrés à la curiosité indiscrète et profane des païens. Ce symbole se rattache aux idées les plus pures du christianisme, aux faits évangéliques les plus populaires, les plus fréquemment commentés. Les apôtres étaient bateliers et pêcheurs ; Jésus - Christ leur avait annoncé qu'ils seraient pêcheurs d'hommes: les eaux, les scènes de pêche, figurent dans les premiers et les derniers récits de l'Evangile; la vocation des apôtre*, les multiplications de

{tains, les apparitions de Jésus ressuscité, es pêches miraculeuses, rappelaient cet emblème.

Le chrétien, comme le poisson, trouvait la vie dans les eaux du baptême, et regardait le Christ comme descendu dans les graudes eaux du monde pour les féconder cl les bénir. Les premiers fidèles, exiles, persécutés, se comparaient tantôt au poisson captif dans l'élément des tempêtes, retiré de l'abîme par l'appât de la gr ice; tantôt au jeune Tobie, errant le long du fleuve <tc l'exil, aux prises avec un poisson qui l'effraie d'abord, puis le sauve et guérit la cécité paternelle. L'imaginaiion populaire trouve une foule d'analogies pittoresques; Tut écrit , fut sculpté sur les anneaux, sur les vases, sur les urnes, sur les tombeaux, sur les baptistères, sur le parchemin des manuscrits. On retrouve le poisson jusque sur les sculptures de nos pères, au moyen â^e, dans la plupart des tableaux anciens de la cène, et dans les lettres ornées de plusieurs manuscrits.

Il y a plus; le poisson était pour les ebrétiens un symbole non-seulemcnl quant à sa figure, mais aux lettres qui composaient son nom grec. S m\s le premier point do vue, il distinguait les fidèles des païens; sous le second , il les séparait des hérétiques. La grande hé>ésie des deux premiers siècles était le gnoglicisine. qui scindait Jésus -Christ, te partageait en plusieurs éons, et établissait une absurde distinction entre le Chris i , le i ils de Dieu et le Sauveur des hommes. Les apôtres et lus fidèle* répondaient que Jésus, le Christ, le Fili

de Dieu, le Sauveur, ne sont qu'un ; or, tout cela était dit en , un seul root ixoyi, pir la réunion des initiales de 'u»»o,-, Xtfr:*, fiiw Y'!)';, ïmip. Jé$us-Chritt9 t'iUdtùitu, Sauveur. Ce symbole est donc exclussement catholique; car il présente un groupe d'idées orthodoxes qui ne peuvent appartenir à aucune secte gnoslique, et qui réfute surtout le système des marciooites.

On a découvert, il y a quelques années à Autun, une inscription grecque , dans laquelle Jésus«Christ est constamment oomiw Ichthys ; de plus les cinq lettres de ce mot forment les initiales des cinq premiers ier$ (la pièce, composée de onze vers, est acrostiche, et présente cette formule : 'lytv,- « ivr, ; le Poisson est venu dans la souffrance). En voici les six premiers vers, suivant U restitution qui nous parait préférable; le reste est malheureusement fort délabré, et ouvre un champ plus large aux conjectures.

'I^flûof ovectvto-j Otiov yho; ■ ropt cftxvû, Xf>r,at )-5t;.i'iv Jwïïv â-tCforov tv jS^orict,-.

StiTifo; d ayiiuv /mxr.3ta Aa^Cacvi Spûun, "Eff&U, irïïj, Aafiwv, 'l/6\r» IXU* ««mumuç.

Le céleste Ichthys, fils de Dieu, du Tond de ion i<wr sacré,

A rendu des oracles , et pris su milieu des mortel*

une vie immortelle.

Ami, rajeunis ton àuie dans les eaux divines, Aux sources intarissable» de la sagesse prodiguées

trésors.

Prends l'aliment doux comme le miel du Sauveur *m saints ;

Prends, mange et bois : Icbibys est dans le* ouios

Outre les dogmes signalés plus haut, on remarque dans ce petit nombre de vers la mention du baptême, de la présence réelle de Jésus-Christ dans l'eucharistie, de la coin* munion sous les deux espaces, etc. Nom avons extrait la plus grande partie de ces documents d'un savant mémoire sur l'inscription d'Autun, iuséré dans les Annula dt philosophie chi étienne.

ICONOCLASTES.» Quoi de plus naturel, dit M. Uonnctty, dans les Annale» o> philoupkit chrétienne , que le désir de posséder uue image qui rappelle une personne qui nous est chère? et, si nous l'avons, quoi de plu permis, de plus simple, de plus involontaire presque, que de lui accorder quelque part de la vénération et du respect que nous porleasa l'objet qu'elle représente? Il ne saurait dose y avoir rien de plus étroit, de plus mesquin, de plus déraisonnable, que de vouloir proscrire les images, ou interdire les ruarq e»dfl respect qu'on leur porte. Mais il faut cooie* nir qu'a côté de ces pratiques avouées par la saine raison, et consacrées par la tradition générale des peuples, se trouve le dis* ger, lorsqu'il s'agit d'images faites pour nom rappeler Dieu ou les purs esprits v 1' de dm croire que Dieu ou les purs esprits peuvtal être représentés sous une forme corporelle; 2* de porter le respect et l'amour resiw à ces images jusqu'à l'adoration è* est

im ico

objet* matériel!. Aussi doit • on enseigner t qu'il faat garder et retenir, surtout dans les temples, les images de Jésus-Christ, de la sainte Vierge et des autres saints, et leur rendre l'honneur et la vénérai iou qui leur sont dos; non que Ton croie qu'il y a en elles quelque divinité ou quelque vertu pour laquelle on les doit honorer, ou qu'il faut leur df mander quelque cliose, ou qu'il faut met- Ire sa confiance en elles, comme les paie us la menaient dans leurs idoles ; niais parce que l'honneur que l'on rend aux images se rapporte aux originaux qu'elles représentent, de manière qu'eu les baisant, en nous dérouvrant et en nous prosternant devant elles, nous adorons Jésus-Christ, et nous honorons les saints dont elles sont les figu-

« Telle est la croyance catholique exprinèe dans le décret du concile de Trente; elle a toujours été la fui de l'Eglise. Ccpenlanl on ne saurait croire combien des idées i simples ont eu de contradicteur*, ont causé e troubles, de persécutions et de massacres ans les siècles qui nous oui précédés.

« Uu soldat ignorant et grossier, devenu mpereur, Léon Isaurieu, poussé par quelues conseillers qui paraissaient avoir emrunté leur haine pour les images aux maometans et aux juifs, défendit par un édit culte des images, comme une idolâtrie, et 'donna de les abattre dans toutes le» églis. Depuis l'an 72i jusqu'en 741, il perséila les pasteurs et les peuples de l'Eglise vcque par des massacres et des cruautés croyables, pour les forcer à obéir à ses dres. Les mêmes rigueurs fureut çonliiées par Constatai u Coprouyiue , son ûls. tliti, un concile d'évôqucs, gagnés par mpereur, condamna le culte des images ; les chrétiens. grecs, déjà 6i divisés, furent cure partagés eu Iconomagues, ennemis des âges, Iconoclastes, briseurs d'images d'un le, et i co'i adules , Jconoldtres , serviteurs , dateurs d'images de l'autre coté.

« Celle fureur dura encore sous le règue Léon IV, cl ne fut réprimée que sous t elui Constaniiu Porphyrogéoùle, grâce au bon is de l'impératrice livnc, sa mère. Alors tint, en 787, le second concile œcuménique Ni* ee, qui annula la décision du c>»ucitmlede Coiislaulinople, cl les catholiques eut honorer en paix les images. M is.vers ', C nslautiu s'élanl soupirail a l'autorité sa mère, défendit d'obéir au concile, de ée. La fureur des Icouoclaiies se ral- »a, et dura sous les règnes de Nicéphore, I e u V, Uo Michel le ltè«ue et de ibeo- I»'. Mais, eu 852, une fem ne encore, l'iiuklrice Théodore, lit cesser celle iguotde ieculiou , et dispersa les rcsles de ce ti.

Dans le xir siècle, l'empereur Alexis mène, pour piller les églises, déclara de veau la guerre aux images. » Vers la tic époque, plusieurs hérétiques renou-r rent (a même erreur en Occident. Eudans le mi» siècle, les différents secproleetanles, et urloul Us calvinistes,

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montrèrent la même animosité contre le culte des images, et renouvelèrent tous les scandales donnés par les premiers Iconoclastes.

ICONODULESrtICONOLATRFS. Ces noms, qui signifient serviteurs el adorateurs d'images, étaient donnés dans le vm* siècle aux catholiques qui vénéraient les images. Le second surtout ne leur étail pas applicable, car les chrétiens éclairés ne doivenl pis rendre aux images un culte d'adoraimn. Celle qualification, au<si bien que celle d'/dWdfrrs, est encore fréquemment donnée par les protestants aux catholiques. Voyez Iconoclastki.

ICONOM AQfJES , c'est-à-dire ceux qui combattent le culte des images. On a appelé de ce nom les iconoclastes du vnr siècle. Voyez

ICOXOCt.ASTF.S.

ICONOSTASE, nom que Ton donnait, dans les premiers siècles, aux iraag s placées audessus de la balustrade du sanctuaire, dans les basiliques chrétiennes.

IDA, vallée qui, daus la mythologie Scandinave, est située au milieu du fort d'Asgard, ville des dieux. C'est là que se lient l'assemblée des douze juges établis par AlIfaoVr, le père universel, au commencement du monde.

IDACANÇ AS, personnage divin desMuvscas d'Amérique, que l'on croit être le même que Bochica.

IDÉE, oc IDÉENNB, surnom de Cybèle, honorée sur le mont Ida en Crète. Tous les ans on y célébrait sa fête par des sacrifices et des jeux, et l'on promenait sa statue dans les rues, au son de la flûte cl do tyrnpanun. Ses préires étaient un phrygien el une phrygienne ; ils parcouraient la ville portant ses images sur la poitrine, et ramassant des aumône* pour l i grande mère des dieux.

Jupiter était également appelé Irféen, parce qu'il avait été nourri été cvésurlc mont Ida, qui pour cela lui était spécialement consacré. — On dounait aussi ce nom aux Dactyles.

1D EL-ADDHHA, fête des sacrifices chef

les musulmans. Voyez Auuu*.

1D EL-COHBAN, fêle du sacrifice chez les musulmans. Voyez Cohbaw, n. 2.

1D EL- FIT H, fêle de la rupture do jeûne, chez les musulmans. Voyez Fitr.

IDES. Les Ides étaient chez les Romains une des trois divisions lu mois ; elles arrivaient le 15* jour dans les mois de mars, de mai, de juin ei d\>cto!>re, et le 13* dans les au 1res mois. Quelques-uns croient que le mot Mes, en latin /</u«, vient de l'ancien verbe Jduare, qui sign fie diviser, parce que les Ides part agent Te moi> en deux parties presque égales. Varrou pense que ce mot a sou étymologie dans les langues sabine ou étrusque.

Ou faisait pendant les Ides des sacrifices qu'on appelait ldulies;on y immolait à Jupiter une brebis qui prenait le nom à'Idulis. Les Ides de mars étaient consacrées à Mercure, parce qu'on prétendait qu'il était né ce jour-

là ; dans la suite, plies furent mises au nombre des jours malheureux, parce que Jules César avait été assassiné ce jour-là. Les Ides d'août étaient consacrées à Diane, et les esclaves les célébraient coume une fêle. Voyez au Calendrier des anciens Romains, les féles célébrées aux ides de chaque mois.

IDIOMElES, nom que les chrétiens grecs donnent aux cantiques propres à une fête. On en attribue l'invention à un archevêque de Candie, nommé communément André de Crèle ou le Jérosolymitain, qui vivait dans le vnr» siècle.

IDOLATRES, on donne ce nom à tous ceux qui adorent de faux dieux, et qui rendent aux idoles fabriquées de la main des hommes le culte qui n'est dû qu'à D eu.

IDOLATRIE, IDOLES. La religion primitive de tous les peuples de la terre était pure et exempte des mensonges que l'ignorance ou la corruption du cœur y apportèrent par la suite. Basée sur la tradition conservée par les anciens patriarches , elle consistait dans l'adoration du vrai Dieu, dans le repentir de la déchéance primordiale , et dans l'attente du suprême réparateur. Leur culte était simple, reposant sur la prière et sur le sacrifice sanglant. Le père de famille, à la fois ponlife et roi, régissait les membres avec une sage équité; il offrait au Très-Haut, comme médiateur choisi, les prières et les victimes ; il terminait les différends, et sous ce régime patriarcal, tous jouissaient d'une paix profonde.

Mais les enfants de la race maudite de Cham, qui perpétua la race mauvaise cl antédiluvienne de Gain, troublèrent bientôt l'harmonie qui régnait parmi les descendants de Sem et de Japhct. Ayant rejeté de bonne heure la tradition de leurs pères, ils suivirent la voie perverse de l'orgueil et de la concupiscence; ils substituèrent au culte du vrai Dieu des honneurs rendus aux êtres secondaires de la création. Ayant perdu l'idée nette et précise de Dieu, la connaissance de ses attributs essentiels, ils ne purent cependant oublier qu'il y avait au-dessus d'eux un être souverain et nécessaire ; ils en sentaient instinctivement le besoin. Incertains et flottants, ils levèrent les yeux vers le ciel ; ils y virent briller cet astre radieux qui produit les jours et dispense la lumière, qui, par sa chaleur féconde, ranime la nature languissante, qui fait mûrir les fruits, qui réjouit l'univers par sa présence, et le plonge par son absence dans la tristesse et dans la nuit, qui parait élre en un mot l'âme do l'univers. Cet astre dont ils recevaient tant de biens leur parut, comme il était en effiM, un des principaux, organes de la providence divine, comme l'image du souverain Etre. Comme tel, ils lui rendirent un culte qui avait en lui-mémo quelque chose d'eleve et de grand ; il est possible même que, dans le principe, une pensée coupable n'en altérât pas la majesté, et que l'idée du Dieu unique, inondant de ses clartés tous ces pâles miroirs de sa puissance, semés avec profusion dans l'espace, dominât l'ensemble de ces conceptions, fruit d'uu noble effort de l'intelligence. Mais bientôt ils

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confondirent la «réature avec le Créateur; leur esprit étroit et ignorant ne put s'élever au delà de l'astre qui roulait sur leurs têtes dans toute la splendeur de sa gloire, et dont leurs faibles yeux ne pouvaient soutenir l'éclat. Us l'appelèrent Dieu, se prosternèrent en tremblant devant lui et l'adorèrent. La lune et les étoiles, qui leur semblaient être les ministres du soleil, eurent aussi parti leurs hommages. De h le sahéitmt qui prit naissance dans les plaines de laChallee,d<>nl le peuple manifesta toujours un guût irrésistible à lire dans l'eo ilure mystérieuse da astres les secrets du ciel et ses propres destinées terrestres.

Mais comme les hommes ne pouvaient pas toujours voir ces corps lumineux, ils cherchèrent quelque chose qui pût les dédomm*gerenquelqucmanièredes moments auxquels ils se 'iérobaient à leurs yeux, et qui fût un symbole de ce* prétendues divinités. Le les leur parut l'image la plus sensible des corps célestes ; ils trouvèrent quelque choie de divin dans cet élément si pur, »i noble, si impétueux , répandu dans presque tous les corps ; ils le vénérèrent d'abord comme una représentation ou une émanation de l'astre qu'ils adoraient ; mais peu à peu ils en vinrent à l'adorer aussi lui-même. De là la pjrolâlrie, professée particulièrement parle* Perses et les Chaldèeus ; peut-être même ce nouveau culte prit-il naissance dans une ville de cette dernière contrée, qui en prit le nom de Ur (tin), c'est-à-dire la vilU du feu.

L'apothéose des grands hommes fut aussi une des causes priucipales de l'erreur. Ceoi qui pendant la vie s'étaient distingués par des exploits extraordinaires, par de grande» conquêtes, par quelque invention utile à l'humanité, furent regardés comme de« hommes divins, animés d'un esprit supérieur, et envoyés sur la terre par le Dieu suprême pour le bonheur des mortels : lorsqu'ils mouraient, on cultivait leur mémoire, on établissait en leur honneur des fêtes commémoralives ; on leur érigeait de* statues. Les rhapsodes rappelaient leurs actions mémorables dans des récils et des chants ornés de loot l'attrait que pouvait y ajouter la pompe de l'imagination orientale. Leurs actions véritables se trouvèrent ainsi dénaturées, à une époque où il n'y avait d'autres historiens que les poètes ; d'années en années, leur hiograpbies'enlourail d'une nouvelle auréole de merveilleux ; on attribua à ces héros tout ce qui s'était fait de beau, de grand, d'exlnordi* naire ; on y ajouta tout ce que l'esprit pouvait concevoir de prodigieux ; enfin, oo leor bâtit des temples, on leur consacra des autels, ou les invoqua, on leur offrit des sacrifices. De la les fables inextricables de la my hologie grecque , car la plupart des personnages atiorés par les Grecs n'étaient point des êtres absolument chimériques ; c'eMi"*1 des hommes déifiés, dont l'histoire altérée par la superstition, par l'ignorance et p* l'amour du merveilleux est devenue telle que uous la connaissons . uaâroas d'uop" liueuces et d'absurdités.

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Mais ce ne fui pas là le dernier degré de l'erreur. Les statues qu'on avait érigées à ces héros déifiés, autour desquelles on se ras* semblait, devant lesquelles on brûlait de l'encens et on offrait des sacrifices, parurent à quelques-uns être réellement la Divinité. D'auires avaient, au moyen de la pointure et de la seul lu re, exposé des symboles de la Divinité qui résidait dans le ciel , et l'avaient représentée sous la Forme humaine ; ils avaieut aussi taillé des figures d'animaux comme emblème* des attributs divins ; le peuple gnmier et charnel, ne comprenant point ces symboles, finit par les adorer jet c'est la l'idolâtrie proprement dite.

L'auteur sacré <1u livre de la Sagesse décrit ainsi l'origine de l'idolâtrie : « Le premier essai de fariner des idoles a été un commencement de prostitution, et leur perfection a été l'entière corruption de la vie humaine. Les idoles n'étaient pas au commencement, et elles ne subsisteront pas toujours. C'est la vani'é des nommes qui les a introduites dans le monde ; c'est pourquoi on en voit bientôt la fin. Un père, désolé de la mort prématurée de son fils, s'avisa, pour charmer sa douleur.de fabriquer une représentation de l'objet qui lui était si cher ; puis il se mil à adorer comme Dieu celui qui comme homme était mort peu auparavant, et il établit en l'honneur de cette vaine image un culte et des saerifi es. Cette coutume criminelle s'accrédita par h suite des temps. L'erreur devint une lui, et les idoles furent adorées par le commandement des princes. — De même encore les hommes, ne pouvant honorer ceux qui étaient bien loin de leur pays, firent apporter leur image du lieu où ces personnages se trouvaient, el ils exposaient devant tout le monde la représentation du héros à qui ils voulaient rendre hommage, pour faire ainsi révérer comme présent, avec une soumission religieuse, celui qui étail éloigné. — Le génie el l'habileté de l'ouvrier contribuèrent beaucoup à tromper les ignorants et à leur inspirer le dessein de leur rendre un culte. L'artiste, jaloux de plaire à celui qui l'occupait, épuisa son art à bien rendre les traits de celui qu'il voulait représenter. Lamullilude, entraînée par la beauté de l'ouvrage, adora comme un dieu celui qui auparavant avait clé honoré comme houime. Tel fut ( égarement déplorable des hommes. Les hommes , poussés par leur affection particulière, ou trop complaisants pour les rois, ont donné à la pierre el au bois le nom incommunicable. »

Plusieurs nations trouvèrent moyen de descendre encore un échelon plus bas, en prodiguant leurs hommages à des objets informes, tels qu'une pierre, un os, une plume, une figure grotesque , un Ironc d'arbre , eic. ; c'est ce que nous appelons le fétichisme, religion de la plupart des nègres de l'Afrique.

Dans l'uiage habituel, on appelle idolâtrie, c'est-à-dire adoration des images, tous les systèmes dont nous venons de parler, parce que tous en effet transportent à un objet sensible et matériel le culln d'adoration qui est dû à Dieu seul. Les peuples qui adorent les

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génies, sans les représenter par des figures, comme les anciens Chinois, ne doivent point être appelés idolâtres.

Nbus allons maintenant parcourir les principaux peuples idolâtres de la terre, et voir quelle est l'idée qu'ils se forment de leurs idoles, el quel est le culte qu'ils leur rendent; cependant nous examinerons moins la doctrine i>otérique que la formule exotérique, la seule qui soit accessible au gros des populations ; car nous conviendrons volontiers que dans la plupart des nations civilisées , les savants , les penseurs et les gens instruits savaient établir une différence entre la Divinité et ses images ou ses emblèmes. Mais nous n'admettons pas, romme le voudraient entendre quelques écrivains modernes, que le commun du peuple ait eu assez de lumières par lui-même ou ait été suffisamment éclairé, pour élever son esprit au-dessus d'une image grossière. Il n'est pas rare de trouver aujourd'hui de prétendus penseurs qui, tout en soutenant d'un côté que les catholiques qui vénèrent les images sont de vrais idolâtres, elque leur culte a l'image pour objet direct, voudraient faire croire que le peuple ignor nt des anciens âges avait assez de science et de philosophie pour élever ses vœux el son cœur jusqu'à l'Etre infini et incompréhensible dont les attributs auraient été exposés à leurs regards d'une manière sensible. Ceux qui soutiennent ce malheureux système méconnaissent l'histoire et n'ont pas lu les philosophes. Il y a plus ; c'est que bien des gens qu'on pouvait supposer instruits el éclairés , ne voyaient rim au delà de l'idole ; nous n'en voulons pas apporter d'autre preuve que ces vers d'Ovide.

Felices illi qui non simulacra, sed ipsa Quique deum coratn coipora ver» vident.

Quod quoniam nobis invidet inutile fatum, Qiios dedil ars vultus eltigiemque colo.

Sic domines imvere deos, quos arduus xther Occuhl, el colilur proJove forma Juvis.

(Lib. ut de Ponto. Eleg. 8.) « Heureux ceux qui contemplent la ce à face non les simulacres, mais la substance même des dieux ! Ce n'est que parce qu'un destin jaloux les dérobe à mes regards, que j'adore une effigie due nu ciseau d'un art ste. Les hommes ne connaissent qq,c par leurs images les dieux cachés dans la prorondeur du ciel, et ils adorent la figure de Jupiter, au lieu de Jupiter lui-méme.t»

1. Les Babyloniens paraissent être les premiers qui se soient livrés à l'idolâtrie proprement dite. Bien que le sabéisme ail été la première hérésie dans laquelle ils soient tombés, il est certain que, dès la plus haule antiquité, ils érigèrent des statues a leurs divinités et qu'ils les adorèrent comme étant la divinité elle-même. Ou connaît leur temple fameux, élevé sur les ruines de la tour de Babel, ou peut-être la tour de Babel ellemême, dans lequel on adorait Bélus, soit que ce Bélus fût le fondateur de leur empire, soit plutôt que ce Bélus (ou Ban!, mot qui signifie dieu) lût la personnification du soleil. Au sommet de l'édifice était la statue du

i-r,5 nicrioNNAim;

dieu, cachée dan*, une chapelle intérieure; elle était d'or, ainsi que les toiiM s (M les ao'.els l'onlonr îimi'. Oo're eelie premier si.i'iiea^ i-e, il \ en avait une nuire

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lit:;' (lie, et avili doi: 7 •''"«> "l i s de M' . — I , \ plus impur v<- ,\-\ mil ■ île : ! « -v t im <• : » - , aprè- bel, él ' I !/-• •'/ I de -se nature; Son Min- 'acre c il as i» m;.' Un -ie'e 1 ;i !;c, Velu d'baïul- >| l< ;r'i 'oi. a*, r les bu I- du pav I ci de la ■ '• hIc en-' !c c, de s 1 i-coud.ié. LVn irosume divinité c1 .il ,\ < ."1 mi A«er>, médiateur cuire le ■ r i nti ^ > du ! Vu et celui du mal. Kei o«.e n • :;< . n fait roni! «t i t r- une qu In inc. 1" i 1 ■ • r ul .San w'v. Ou confierait a ces d vînmes di s -laluc, c los- S.ilc - en rr; ci'', dan*, le-, .de rs île r M — [>les, IV\ i-jei al mi îles t' unies et la m de-:delà matière rendaient visM s la p 1 1 > s.» f . <• 1; et la çr.r ilcili ih dieu. |yes h 1 > I " l" c it s tîie.s. pleins des ier.1; de. preliv<. cl IV.) ]• - de la inagndicciicc de 1 es le i,p r- , u< craignent pas d'aKirnier tjne ces slalms -oui d'ur i.uassif. el de leur al'n! uet un p • K iimnrnse. Mais mois ne devoes pas aecai I r Pair lenoujinapo sans en Iro e ca> sous le coup d'un speOaelc Or. mire, ils exprimaient , -|ulùl une admiration naiveel codiile-je 'e résulta! d'un examen éclaire ; ils racontaient ce qu'ils avaient «mi l- ntl 11 , sans son-er ù ie voilier, sans p^ul-clre lu p uvoir. l'enie ascuicnl nous, mois des contemporains dont les ren-ei ihmiu-ii^ ■ uni in ecusa Ides, des observateur- que leur po>iti n Te-ervail des prç.iiue d'un -pec acle i:.t i \ ci I» it\ , des témoins auxquels | ur it'ijhvi inlerd sait un enthousiasme ir- «'ilecîii ; e( 1 es c->ntcmpo'ains. n s -duei \ atcurs <c- témoins, ce sont les pmp-n' les hein eux , don! plusieurs ont habile Bahvln e, cl tpti regardai e.<l ■.ans extase des divinité- qui n'étaient | our 1 i\ que «les ou * ra;jes d'arli -(e-. Or, ils ii"us ont laissé, lanl sur I 1 fahri. a! io > de ces id des que sur leur ronl'orniatio . des de' nl> circonstanciés. Jsaïe nous raconie par quel-, procèdes et de quelle ma ni rc elle* c ai iil laites, et avec l'aide des a il os pi'or h ..-> nous pc.uv. lis ro 'p'ii r icsdelaiN. I -ie d t doue, en se im m liant lm l sj in lue II on eut des ailor leur, d'idoles :

Ouel c^t cenii qo, a taiifii| tî.- i;i| 1 ! : . u, <•[ londu eue idole r ; 1 j i n'> >t pr (<•(• rien ?... I/oiim ie eu me la nx rinji'ur i.i i" . ■ ; il inel ie 1er dans m i u. o .1 i 1: i: du • .tic .n. il loriro 1 ce idoic : ,,r I 1 I- r <!•>•- 1 r .,> ; il stmiyre la l,n .« i'isq'i' 1 n - n ; ou uir , In : il endure I;: . if | s p:'a imn c, »• ,] ;' :iil.mc- ■- !.e c arpeniiei cl u -I > 1 re^'le sur le Nois, il le dessine ■ ht ds la 1 ",r . il le li\;\a'ii." a M e le 1 a "l, 'r i >t me .1 1 oui as, O v\\ | 1 ) nue fiyurc t). r. n, <• ma-tuli ;u • si Un.' pour 1.1 ;da < dans un I ;i:|i| •. ~ |.*<ui •. nec a ha t 1 n c • d 1 •• , < . ; ! :-'a ; : - 1 1 >| ;; : r -, ou un clien.- . ni .! , : M ; armi i a • lu . > île la Une! , ou em 01 c i>n p.:- n t jduie a lui pousser; cl arhre Uoil servira l'Imumm

1 s ju i.ir.ioNS. «315

pour hr 'iler; il en a pris lai-mê :,p p.iur w i:'i;! i(T-i\ il en a mis au feu pour niir- smi pain; de ce qui reste H Tait un 'li'-ti inV

li.re, une statue d vaut 1 iqur> le il s- pn.lerne. li a nus au fe i une partie de cp 1 n.; il < n a pr is une autre pour cuire si \i,i,i^; il 1 fiil un rôli, il s'esi r.s-asié, il .',.; eh inlTe, I il a d t: Hou 1 je me suiv «■Inn'.T-, i'ii fi'î l:on Ici; do resl- de ce bas, il . I. > • u i dieu, une id de, i! se pro-ternp ■ 1 il ie. disant : r;\ u ve-nioi ; tu es mnii ili-y, I' iiU i's ius-'iises, q i ne compreniPiil ri.-n! L ' • ! t ■ S eanils et 1) oicîié . loirs \> u\ «s » 1 r . 1 pa'iv s de li oie, et h ur i.«pur d'int'dliîi'iic»'.

ul d'riitiv e X ne rentn1 en Soi - mi'' :ic : lui n'a de ronaaissance ou d'intelli.'C 'ri- p>ur dire : l'.ai la il do feu de la nv iliede ce lm..:*.] braire :n'a servi â eu rc du pain, à rôtir I la viamle. que j'ai nonces, el du re.ii ip tarais un fe i< he ! e me prosternera i<k\m une îai: lie ! » [C*>n:). \1.1v.)

Jererme nous fournit des rcnseiirnptnpnis sur les orne.nents »-t , s itirilnt's qu'^n r ail à ce- idoles. Nous les Ironvatu .l,in« «1 I I; e insérée da s la [«roplulie dcB>radt • '■'//). vi :

« r.otame on ' are nue jeune filb qui a ne a orner -on visage, ainsi l'«?i revêt ces i-iulci d' r. t-'es dieux ori> des couronnas J r sur la léie; mais il arrive quelquefois que >s préîies leur dérohent l'or et l'argenl le di lourne-it à I ur profil ; ils le prêtent a <i •* femmes entretenues il à des prosliln- as, ft aprôs que celles-ci le leur ont rendu, ib n liai ent de nom eau leurs dieux. Mais ceux-ci ne -.auraient se prés rver delà rouille ni :s vers. Après le- avoir revêtus d'un<* nr»J> |Muii jtre, les prêtres muiI obligés etu't'ia'r leur lace à 'Tiil-f de la pot|s. tè' P qui s'tl^f du lieu où ils sont. L'un porte n 11 «c-fitiv. 1 ::ia un hoinm ' qui a le pouvern ne t d'une province, niais il n>% saurait ) unir r«lui qui l'niTen.e : l'autre a une epee m\im ! 1 he à la m ain, niais il ne peut se defe-n ir? à I : oierre ou contre les voleurs; ce n *i i ■ f > >i • ous convaincre que ce ne sont pas de* dieux. »

Daniel, en plusieurs endroits desonlhr*.

conlirm- el développe ces lenioigniï^- N uts pouvons donc conclure de ces Joe j p s a^, (|(le le- simulacres çi^inloip « des lempli-s h 1 ''«. Ioniens étaient de* lr-v.c$ d'arbre- equatris et sculpté* en forme lm* noiiie. pu s revêtus de lame* d'or pt J'-T- ; eut d'une a sez grande épaisseur.

Telle, e ,iieiu les divini és qui ét n 'i' ^ plus souvent dans les leoip'es r<»hj' t de V doraiion des (;iialdéeus. Nous d.:s«:i- ^'•',»' (:<>n dans le sens si net du mol; c.ir, tiiilre 1 e que nous vonsdil plus haul, nous vin r-* pu Ji s lina-s saint, que les peuples rc-;ard i ni les idoles coinmr des di\ mites reil.'"' dieu q'ie ces prétendu- dieux p iru-seu -i ■ voi» >" a f u e 'a <s la même al nul-* ' 1.; ■'•V ils n'en croy lient pas main* •'"•' al la nuit, ou durant le j uir, â ev r 1 = 1 s heares, lis descendaient de leur a 1 -m le ieur p edesljl pour mander, b 1 «*• prendre du repos, etc., comme non* le?*»»»:1»

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