‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 34 sur 365 · HUM · texte numérisé non relu

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LIFC I)E 1.A MOflT.

Alep.

Ouisi.uilifiople.

Le flaire.

Magnésie Cunscuilinuple.

Hrmisse.

<:oiisi:iniinople- Midine.

El. .

LeinniK.

Cuiisi:uitinople.

f.onsiainiiin|il*.

Ciu,sl:iniiie>p!e.

Vengeur! Ces paroles font allusion aux sept firmaments et aux sept lumières divines, d'où émanent , selon eux , les sept principales couleurs : le blanc, le noir, le rouge, le jaune, le bleu, le vert foncé et le vert clair.

C'est par le moyen de ces paroles mystérieuses que l'on procède à l'initiation des Pervischs dans 1 1 plupart de ces ordres. Le sujet qui s'y desline est reçu dans une assemblée de frères, présidée par le Scheikh qui lui louche la main, el lui souffle à l'oreille trois fois de suile les premières paroles: La il'ihi iii' Allah, en lui ordonnant de Ici repéter cent une. cent cinquante- un*», ou trois cent une Fois par jour. Le récipiendaire, docile aux ordres de son chef, s'oblige en même temp^ à vivre dans une retraite parfaite, et à rapporter exactement au Scheikh les visions el les songes qu'il peut avoir dans le cours de son noviciat. Ces songes, outre qu'ils caractérisent cl la sa'n'eté de sa vocation et son avancement spirituel dans l'ordre, sont encore autant de moyens surnaurel* qui dirigent le Scheikli sur les époques où il peul encore souiller à l'oreille du néophyte les secondes paroles Va Al'ah! et successivement toutes les autres jusqu'à la dernière. Le complément de ret exercice demande sis, huit ou dix mois, quelquefois même davantage, suivant les dispositions plus ou moins heureuses du candidat. Parvenu au dernier grade de son noviciat, il est pour lors censé avoir pleinement rempli sa carrière, et acquis le degré de perfection nécessaire pour être aggrégë solennellement dans le corps auquel il s'est dévoué. Il y a des ordres dans lesquels les épreuves sont beaucoup plus rigoureuses. Voy .Mai lawis, et Gara Coct-

LOl KDJI.

Chaque institut impose à ses membres l'oMigation de réciter certaines prières à différentes heures du jour, tantôt en commun, t. nlot en particulier. Plusieurs ont encore des pratiques qui leur sont pro; res, el qui consistent en danses, ou plutôt en évolutions religieuses. Pans chaque couvent il y i une s;il!e, lout en hois, consacrée à ces exercices, d'une construction extrêmement simple; on n'y voit aucune espèce d'orne— iio iiIn ; le u ilieu du mue, du cote de la Mecq e. i m n e nue espèce »te niche qui inJique u ',.'.//.! v,u direcli m saoee; le devait! est ta. m d'un petit tapis, I,. plus souvent

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d'une peau de mouton, où se place le Scheikh le l.i communauté ; au-dessus de la niche, on lit le non. du fondateur de l'ordre. Dans quelques sal es, celte inscription est surmonter de deux autres, dont Ut première contient |g profession de foi, et la seconde les paroles du Hamété (Au nom de Dieu clément et miirricordieux !). Dans d'autres on voit sur le mur, « droite et à gauche de la niche, des tibl Iles où sont écrit» en gros caractères le o>m de Dieu. Allah, celui de Mahomet et cui de» quatre premiers khalifes. Ailleurs, on lit encore les noms de Hasan et de Ho- «e n. • u «les versets du Coran, ou des sen- \t\\ es morales.

Les exercices qui se font dans ces salles vont de différents genres, suivant les règles de chaque institut; mais dans presque tous on commence par la réc talion que fait le itbcikb des sept paroles mystérieuses dont sou» a»ons parlé plus haut; il chaule ensuite divers pa>sages du Coran, et a chaque pju»e,lrs Dervischs, placés en cercle au iniliru île la pièce, répondent en chœur, tantôt par le mot à' Allah, tantôt par celui de //ou. Djus quelques-unes de ces sociétés, ils restes! astis sur les talons, les coudes bien serres le» uns con re les autres, et en faisant tooi dans 1 1 même mesure de légers mou- Tentent* de la téte et du corps. Dans d'autres, le mouvement consiste à se balancer lentement de droite à gauche, el de gauche à druie, ou bien à incliner méthodiquement tout le corps en avant el en arrière. Il y a de> société» où ces mouvements, commencés im>», se continu ont debout, toujours à pas raéencés, l'air contrit, et les yeux fermés ou »iè» ssrb terre. Vuy. Damsb, n* 3; Rofays,

SiOUrlUtVUWIS.

.Vti» en pratiques communes el obligatoires poor les Deir schs de tous les insliu>fi, se sont pas les seules qui exercent leur «Jttoium. Les plus zélés d'entre eux se toneot encore volontairement aux actes les p oiao«ièies; les ans s'enferment dans leurs cilulfs poor y vaquer, pendant des heures «iière», à la prière et à la méditation ; les astres passent souvent loote une nuit à proférer les mois de Hou et d'Allah, ou bieo ceux de La ilahi UV Allah. Les sepls nuits réputées saint**», ainsi que celles du jeudi au ternir di, et du dimanche au lundi, sancliGées cbex eux par la conception et la nativité du Prophète, sont spécialement consacrées a ces actes de pénitence. Pour se dérober au sommeil, quelques-uns se tiennent, durant ces nuits, dans des positions trèsincommodes ; assis les pieds posés sur terre, et les deux mains appuyées sur les genoux, il"» »e tuent dans celle «illilude par une lanière de cuir qui leur embrasse le cou et les jambes; d'autres lient leurs cheveux à une corde attachée au plafond.

Il en e»t aussi qui se vouent à une retraite aI»olue el à une abstinence des plus rigides, »e «ifanlque de pbin el d'eau pendant douze Hirs consécutif» , eu honneur des douze laiaos <ie la race d'Ali. Les plus dévots ob- Kneol quelquefois ce pénible régime peo-

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dant quarante jours de suite. Chez tons, ces mortifications ont pour objet 1'etpiation des pé« hés, la sanctification des âmes, la gloire de l'islamisme, la prospérité de l'Etal, el le salut général du peuple musulman. Chaque fois ils prient 1 • ciel de préserver la nation de toutes les calamités publiques, t lies qne la guerre, la famine, la peste, les incendies, les tremblements de terre, etc.

Généralement toutes ces sociétés de moines se trouvent répandues dans les diverses contrée» musulmanes ; elles ont partout des couvents qui sont habités chacun par vingt, trenti' ou quarante Dervischs subordonnés à un Scheikh, et presque tous dotés par les bienfaits elles legs continuels des personnes pieuses. Chaque communauté ne donne cependant à ses Dervischs qu<* la nourriture et le logement. La nourriture ne consiste qu'en deu\ plats, rareoient ils en ont trois. Chacun dine dans sa cellule ; il leur est permis néanmoins de se réunir trois ou quatre elde manger ensemble. Ceux qui sonl mariés ont la liberté d'.ivoir une habitation particulière, mais ils sont obligés de venir coucher au couvent uue ou deux fois la semaine, surtout la nuit qui précède leurs danses ou leurs exercices publics. Quant au vêlement et aux autres besoins de la vie, c'est à eux à y pourvoir ; et c'est pour cela que plusieurs d'entre eux exercent un art ou un métier quelconque. Ceux qui ont une belle main s'appliquent à transcrire les livres ou les ouvrages les plus recherches. Si quelqu'un manque de ressource en luimême, il en trouve toujours ou dans l'humanité de ses parents, ou dans la bienfaisance des grands, ou dans les générosités de son Scheikh.

Quoique tous ces instituts soient réputés ordres mendiants, il n'est cependant permis à aucun Dervisch de mendier, surtout en public; il faut toutefois excepter de celle prohibition les Beklaschis, qui se font un mérite de ne vivre que d'aumônes.

Bien que nullement engagés par les liens du serment, tous étant libres de changer de communauté, el même de rentrer dans le monde el d'y embrasser le genre d'occupation qui leur plaît, il est rare cependant de voir quel ju un parmi eux user de cette faculté. Chacun se fait un devoir sacré de terminer ses jours dans «on habil de religion. Us ont généralement un extérieur modeste. On ne les rencontre nulle pari qu'ils n'aient la (été inclinée el la contenance la plus respectueuse. Jamais ils ne saluent» particulièrement les Maulawis et les Beklaschis, que par le mol de Ya-Hou, O Dieul elles plus dévols ou les plus enthousiastes ne parlenl que de songes, de visions, d'espriis célestes, d'objels surnaturels, etc. Plusieurs Dervischs, el surtout les Scheiks, s'arrogent aussi le pouvoir d'interpréter les songes, de guérie les maladies, de prédire l'avenir, de charmer l«^s serpents, de conjurer les démons. Leur insuccès n'em éi lie pas le petit peuple d'avoir en eux la plus grande conliauce , mais il les discrédite sou-

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