hlCTKANAIHF
vont d.ins l'esprit dp-; erns s.m-es Ce qui ajoute en orc ;i relie défaveur |iers<n:elle, c'est l'iiiiiii'ir ill.' 'c |» Ksi .lus .î'.iiiiv p ;\. On en voit qui allie: I la débauche ,nn' I s pratiques les pl is au-leres dp Ϋ»H r pl al, et qui donnent ni | » 1 1 1 » ■- : i ■ !<• seund ! exemple (le I': vi <»^n< rie, de la d^s lut on et des excès les plu* ii mieux. Les moins vescrves dp tous <-unt |ps !)<> rv i - 1 hs voyau urs, que l'on appelé Scyahs. Voy. Sr.vvus, Soin-: k»,
FAI.'! |>|s.
DlltV A-DASIS, classe de religieux hiudoys qui apparlieunenl à l'ordre des Dairaguis. I '>//. B ou \<;i is e! Vviituiiis.
DlîSOU, le dieu du Ciel, « liez les Né -jrt :* du Congo: ils rapjielleut encore l)< us~c>ii<(. le Dieu unique
DKSPOINA, mot grec qui si-juille .wreru/m» foiT-M-.'J. On donnait pp Ulre à Venus dans la Créée, à Cérès en Arca lie, et à l'roserpiue adorée à Cy/iqup.
DCSPOTi S, ni grec •*,-*. — -'r,?. (> mut, qui a perdu sa sig.ilicalion primitive, n'est r 'us employé mainte ant ipie putir désigner un mailip, un souverain lemporpl. Le leime même dp dmpot • empo • e du z nous 1 i * 1 1 - de tjran, ou du mo us d'un chef qui rt'vjil ses snjp s suivant miii Ion plaisir, cl qui n'a pas d'autre loi que sa volonté. .Mais il n'en lui pas ain-i dans le principe, e I •. r ^ • dp Dcapitt'i ne s'attribuait qu'à Dieu seul ; nous en trouons un témoignage frappas! dan-» la tragédie d'/// puhjtc, où F.uripidc me! dans la h m lie d'un scr\ leur de ce prince tes paroles mémorables :
a O R «.'car le nom de Despote n'appartient qu'au* Dieux. "
Kn effet, pp mol grée esl indien d'origine ; nous le retrouvons en sanseril sous la tonne de l)<>s-pnli , c'esl-à-dire littéralement, te S'ionenr de la n'iji-m. Or. parcelle locution, l< s Hindous entendent genéralemenl le Sci- U'neiir ou le Mailre de la région céleste. l,e grec !>ispo:è< a la plus grande analogie avec le latin Dirsptter, qui ùe s'attribue qu'a la Divinité. V u. Diti-rm n.
Dl SSFUTL. On donne cntnmnnémenl ee ntun au service qu'un pp. té-iasiique (ilulairp d'une piru>se lait dans une .-ulre parusse qui n'a |> is île pasieur. < >n appelle aussi liessrr'r une paroisse gouvernée par un pasleur amovible, à la dillér nce di s Cures, dont Ips pasteurs sont inamovib es.
I>I>SI U\ \M. On donnait autrefois ce nom à un erelesi astique chargé >'e d -servir par intérim un h. m liée dev enu vacml. on doni |i hiulairc et ait interdit. Ce desservant étail i elrihué sur les revenus de a ni. i> un du lu iiPiu e auquel il dmmaii ses » uns.
M.culenant on appelle Ifr-snr uf, en France, I err <-si,»slique eh -i-jp ..'iSiie r •roiss rur île ou de «.econd >rd e. e'e i-a-ilire dont !e pasteur esl ati-ovil>le au trre de l'eve- <jue. Cependant ce I in e c mouipik c ,i lu nlier en désuétude; on le lenr 'aee e<>i,,r it: ie- Oient par celui de Curé, et avec raison ; car
les Desservant»: ..et la mémo rnsrf>ni;i|:,,i o Ct les j'.cmes devon s a remplir eue ee \ fi uq< el l. s ai c'es o;gani(jue> av„i. ni rest-.'é le no u d<- ('m e*.
!)I> ! IN. C i - l'rp.irt de nuCio <>: e ^ des y1' | .s.q-lfs mo "-:;es, s:- eor'i.nif e< mus (■•s .uiTes . -i vi !)<•.• ni qn 1 !e- ;inei. i-- :mdera-enl le deshu connue unp ,'.\\ nul,' ,v ( '^\<-, al)'<olue. inllevi Ip, dont I s ;irr<'is .•: i>>al in -'vol . |»|ps , «pu p\en ail ">n ;e> \ >ir :iihu Ide sur les dieux comme sur !:'S Iliiq. mes; de sorte que loul se l'iisail pu une nép s - il •• la aie d ns le monde e! e.ms |i- ciel païens. Wais M. l onaelty démoutrp, dans le IV Viduine des .\mi(ih.< Je p i'osrm'it r/ir'7i>u»f,quece1ie !p*i nlio1; a e|p f >r niij'.pp, il n'y a i as p us de deux ou lro;s siècles, par ceux <|ui ont les premiers donne un ^wème d . du. ali >n putdique. et qu'eiip a induil erreur tous ceux qui ne pens ni que J ,i|ir^s li»s livres classiques, pour déinmiirer e lie erreur, 'e même savant examine i'ei\ t; nlojie des d.lYerpnls Veciililes employés par losaii- < i ns | ou>- desi , ncr ce que nous ap; elon» le d s ia. C'' soul :
1 M • y. qui vienl de la racine •» > ..,, p rtajer. diviser, el qui exprime proprement a poriion. le sort desiim-s a cli.ieun . <i U>olni.icut eomin • Ips mois 4 , p n <t « /r>. d ■ h i iliie. Il sign (i.iil au si le Deslin, e>.iis alors même il ne renlermail p is l'itlee de cause avpu:;|p «*t falale. D.ias les uiteurs erecs, y. <•/, fut mu 'I / iiunn , él n! Ij inètne chose aue l'roruh-nre tltriiie. A ristole l'op? »»sp i la F •. lu ie, div.nité aveiiu'"e,(J.îOi celle phrase de si s Ethimirs : Il **:/ est .:i» 51 -y ô-//, i, *■>'. 'M-/ T,.'»/..v -v.yj.4 1.—»', « Ce'aarrut' ou par l'effet de l,i l'rov idem e divine, o« yar l'effet du h isard. >• ICéroelès dit quo/<i(/rl (\| i:,y) ilrpen /, ù h /in, de l i Proviitnicr, dt l'ordre tht monde e! d In vo; onte divine.
2 \ ry, d'après Arislote, vient des mots vi'i 'Sjju, ce (fui est {oujout'f. Dans ce sens, A:T7. serait précisément ce que l'on appel* les décrets iininu ible> de D^eu. Il esl si |fu vrai que ee sori. ou ee deslin fussent aveugles, qu'Homère dit que le m imai* tort est envoyé par Ju nier. Plusieurs auteurs se servent i cme île ce mol puur exprimer \'Esp(ranc.
.1° K- . n'esl ja nais pris ni par les philosophes, ni par les poêles, dans le sens a i s«»lu que nous attachons au mot destin. Achille s'exprime ainsi au moment de la morl d'Ile 'tor : « Je subirai mon sort ( ■>]■,) lorsque Jupiler et les autres dieux voudront qu'il s ac- Complisse.
'» \ ; signifie proprement une d'tte , tl par -xl esi n la m»rt. Ce poet • Aleiphrei dil : •< |! nous a éle échu pu partage de vivre el de Mm 1 1 jr. el il no s et imp 's^dl • d fvi'' r cell- ee- -ile (/' fj, ' d..lis le mène sens ■ e . i:n i'.uil a .III : • Il est échu à tout I... noie de i'io r r une Los. *
.*i u - sijuiiip proprement les rh"*e«
(■r,tiiin'< >• fini' a; < esi dus pe sp s qu 'Aihéne • is.i 1 : <Juel esl celui de nous qui ronu .i; ee «lui «1 - itt a river ct ce qui a été pf<-
i* DES
pin', déterminé pour être souffert par charnu de nos amis? » Or c'est ce que nous pouvons l->u« dire de nou«-méuies.
(i* Llj*ç.-ii->K vient «lo la même racine que ^tis .''le < io-j. pirtager), et indique ainsi la yj\ dirsee à chacun par Oieu. a L<* D'-stin ft ^.i» vt.), dit Thalès, est la plu* forte de loote I»» puissances : elle gouverne le Dun'lr: elle est le jugement et te pouvoir im- KsMtde la Frovi encr. » — Heraclite pensait que In De*lin était le Logos* la Raison o« le Verbe pénétrant l'extérieur du monde; çoe ce Destin était l'Esprit universel , la Râisno suprême. Suivant Platon , le Deslin «I. comme action, l'ordonnance immuable, ressemble des lois de Dieu; comme sublimée, il esl l'âme de l'univers. L'école platonicienne admettait un ordre fatal qu'elle appelait Ame, Esprit, Dieu, Loi divine, Proî'Jrnc, Sagesse parfaite, Prudence univeritUtt dont l'empire embrasse la lerre et les neo\. Toute* ces dénominations, nous pouions les donner à Dieu, elles énoncent ses tr i(.it>!es attributs.
7* Fatum, m latin, vient de farit fatu$t sérier, et signifie, ce gui a été dit, la parole. C>*l le Logos d'Héra<-l-di', le Vtrbum de nos U»re- sacrée; aussi Robert Etienne expliq«M-il ce mot par ceux-ci r « Jussum et diffum Dei, or ire et parole de Dieu. ■
8* Enfin, le «lesiin se rend encore en latin p§r Stcrssitas fa'alis ; or Cicéron va nous e\pliqo r ce qu'on entend par ces exprès- «t>n» : • La nécessité du Destin, dit-il (en panant ensemble les deux mots les plus durs 4e ta langue), la nécessité du Desin est ce qui s é'c établi et désigné de Dieu, pour arrit r; c'est la série éternel le des causes; c* tonlles muses éternelles des choses future» ; ce »oot le* causes renfermées dans la 0!/m>ifVj choses. » Et . illeurs : « La raison noas oblige de convenir que toutes choses se font par le Fatum (nous, nou* disons : Toutes cb<H« ont été faites par le Verbe). Or, j'appelle Fatum ce que les Grecs nommaent il-iiyji,T.% c'est -à -dire l'ordre et la série des cao*e«, lorsqu'un)* cause étant jointe à une autre ca«'e, produit d'elle-même un effet. C'rtt l i lérilé é'ernelle, se répandant sur ce nioftde de toute élerniié; ce qui fait qu'il t arrive rien qui ne dot advenir, et que de a»érae il n'e*t tien qui doive advenir dont la n tare necont enn ■ la cause qui doit le produire. ■ D-ns on autre endroit, il dit qu'un personnage était devenu consul par l'elïei du litum, et il ajoute aussitôt, cett-ù-dire, par nie certaine volonté et une certaine faveur de bien.
La thèse précitée contient une multitude d'autres témoignages qui prouvent jusqu'à l'évidence que les anciens ne considéraient point le Destin comme une puissance su péri-are à Dieu, mais qu'il* le regardaient ou ewntne I expression de la providence cl de la volonté divine, ou comme l'enchaînement •éclaire des causes.
Hésiode en fait nn dieu, fils de la Nuit et te Chaos.
DESIOl'R , ministre do la religion chez
DFU I2G
les Parsis. Ce mot signifie r/o/e, loi. Les Deslours correspon lonl à peu piès à nos doct urs en théologie. O i donne re nom à reus qui étudient la loi et cher, henl à en approfondir le sens, sans exeicer les fonctions du ministère public.
Le De>t'>ur-D' stouran on Docteur dos Docteurs portail autrefois le titre de Mnhed- Mt.hédnn: c'est le chef des Destours d'une viile ou d'une province; c'est lui qui éclaircil les points de la loi et derde les cas de conscience. Son nom, qui signifie règle des règles, indique qu'il est aux docteurs ce que ceux-ci sont aux autres hommes, savoir, une règle vivante de la doctrine qu'il faut croire, et de la conduite que l'on doit tenir. Au temps de Chardin, le Destour-De*(ouran, résidant à Yezd, villo à l'est de d'Ispahan, était le chef de toute la religion des Parsis. On l'appelle encore Destour an- Destour et Destour-i- Destour.
Les Destours- M obeds sont ceux qui nonseulement ont étudié la loi, mais l'enseignent au peuple, et exercent les fouctions du ministère public. Voy. Parsis.
DESTRUCTIONISTES, sertateurs de l'Anglais Samuel Bourne, qui, sur la fin du siècle dernier, soutenait que les enfants des pécheurs, qui mouraient avant l'âge de raison, étaient anéantis Voy. BouitNéàNs.
DÉSULTEUR, nom que les païens donnaient à ceux qui révélaient les mystères des orgies de Bacchus, lesquels ne devaient point être connus du peuple.
DEUCALION , fils de Promélhee et mari de Pyrrha, roi de Thes*al e. Ce fut sous son règne qu'arriva le déluge, auquel il échappa seul avec sa femme, el devint le restaurateur du genre humain. Voy. Dki.igk, n" 2.
Nous ajouterons ici que le mythe de Deucalion pourrait être d'origine indienne : en effet, nous trouvons dans l'Inde un Deva- Kala-Yavnna (Deo-Kal-Youn% suivant la prononciation vulgaire), dont le nom pourrait se traduire par Déva-Kala le Grec. Ce Dookalyoun, ayant attaqué Krichna à la tète des peuples septentrionaux (des Scythes, tel qu'était le Deucalion grec, suivant Lucien), fut repoussé par le feu et par l'eau. La ressemblance va jusqu'à son père Garga, dont l'un dos surnoms est Pramathrsa (Promélhee), et qui, selon une autre légende, esl dévoré par l'aigle Garouda.
M. de Humboldt a retrouvé la fable de Deucalion et de Pyrrha sur les bords de rOrénoque. Les indigènes racontent qu'un cataclysme ayant détruit le genre humain f il n'échappa qu'un homme cl une femme qui repeuplèrent le monde, en jetant derrière eux, non des pierres , mai* les fruits d'un palmier.
DEUIL, témoignage extérieur de tristesse et d'aflliclion, q e les hommes ont coutume de donner à la mort de leurs parents el do leurs proches. Le deuil ayant presque partout quelque chose de roligi- ux, en ce qu'il lait parlie des funérailles, nous allons parcourir ce que les usages des différents peuples offrent de plus saillant sur ce sujet.
127 DIOTIONNAIHK I
1. « Los marques du deuil die/ les Israélites, dit l'abbé Kkiirv, étaient de dc< hirer ses habits, sitôt que l'on apprenait une mauvaise nouvelle, ou que l'on se trouvait présent à que que grand mal. comme un blasphème, ou un .nitre erime contre IVeu , se battre la poitrine, mellr- ses mains <nr la léle, se la découvrir, niant la coiffure, et y jeler de la poussière ou de la cen'Ire. au lieu de parfums qu'ils y niellaient dans la joie... Tant que le deuil durait, il ne fallait ni s'oindre, ni se laver, mais poricr d. s babils sales et déchirés, ou des sacs, c e l-à-diic des habits élioits ou sans i li-, et par con^éqneiil de-agréah'es ; ils les numinaient aussi ciiiwit, parée qu'ils étaient faits de gros camelot, ou de <|ii> Iq n'étoffe semblable, rude et grossière, lis avaieui les pieds nus aussi bie » ipie la tele . mais le vi-nge couvert. Quelquefois ils s'enveloppaient «l'un manteau pour ne p dut voir le jour, et cacher leurs larmes. Le deuil était accompagné de jeûne, c'esl-à-dire que, t nt qu'il durait, ou ils ne mangeaient point du mut , ou ils ne mange lient qu'après le soleil couché, et des viandes fort commun -s, comme du pain, quei^ues légumes, et ne buvaient que de l'eau, lis de.uenraienl enfermé-, assis à terre, on cou. liés sur la cendre, gardant liu piolond silence, et ne pariant que pou • se plam ire. ou pour chanter îles cantiques lugubres. Le de il pour un m »rt et ail d'ordinaire de sejii jours. Quelquefois on le continuai) pendant un muis, comme pour Aaron et Moï<e. Quelquefois il allait jusqu'à soixantedix jours, comme pour le patriarche J icoh. Jl y avait des veuves qui continuaient leur deuil tou'e leur vie, comme Juditli et Anne la protdiélesse. » Le même amour fait cette réflexion au sujet du deuil des Ju î> : « Ko général les Israéliies et lous les : nci- ns étaient plus naturels que nous, et -c contraignaient moin* sur les démonstrations extérieure* des passions. Ih chaulaient et d rusaient d.ins la joie; dans 1 1 tristesse, ils pleuraient et gémissaient à h nie vux : quand iisavaie t pe t, ils l'a vouaient franchement ; quand ils étaient en colère, ils se disaient des injures, etc. »
2. Les Juifs modernes portent ordinairement les habits de deuil en u>agc danslcs pays où ils vivent ; mais ils oui quelques us i. es particule rs que nous trouvons consignés dans Léon do Modèue: ainsi lorsque les pioches puren s sont de retour des funérailles , ils se renferment dans leurs maisons, oient leurs souliers et s'asseyent à terre; en cet e situation ils font un repas qui consiste en pain, en vin et en œufs durs. Olui qui prononce la bénédiction de la table, y |oinl quelques paroles de consolation, bans le Levant, et on plusieurs autres lieux, 'es parents et ies anus en voient pendant sept jours aux parents du morl , de quoi faire de grands repas, auxquels ils viennent eux-méoi'-s prou Ire part pour les consoler. Aoss !,»i que le morl '"si emporte du lo^is, on ploie eu deux son inaieias, ei on r mie ses . ou» < ; dires, qu'on laisse sur lu paillasse; uuis ou
S RELIGIONS, lis
allume une lampe au chevet du lit, où file doit brûler sans interruption durant sept jours. Pendant cet espace de temps, les proches parents ne peuvent sortir de |., maison mortuaire, excepté le jour du sabbat, auquel ils se rendent à 'a svuagogue, ni prendre leurs repas autrement qu'assis à lerrp, ni vaquer à aucun travail, ni s'occuper d'aucune affaire temporelle. Les personnes mariées doivent garder la continence ; soir et malin il doit se trouver avec eux une dizame de personnes pour faire les prières orilinunair. s en leur compagnie, et prier pour l'âme du défunt. Au bout des sept jours les proches parents sortent de chez i>ux et vont <i la synagogue, où plusieurs font allumer des I im:a s. I s y l'ont des prières et promettent des aumônes ; ce qui se renouvelle.! la fin du iiio s et à la lin de I année. Si le morl ed un rabbin nu un personnage considérable, on prononce ce jour-là son oraison funèbre. Pendant le reste du mois, l-s parents iju défunt ne doivent ni se raser, ni couper leurs ongles et les cheveux. L'usage «lu bain et dos par i uns leur est intordit. Le fî!s a coului.e d • dire tous les jours, mit et malin, -Ijus la synagogue la prière Citdisc'i (foy.ee mot), pour l'àme «le son père onde s j mère, et cela peu. tant onze nio s de suite: quelques-uns jeûnent lous les ans, le jour que l'un ou l'autre est m i l.
.1. f.hez les tirées, le neuvième el le trentième |our après les funérailles, les pareoU du défunt, habilles de blanc el couronnes de fleurs, se réunissaient pour rendre da nouveaux honneurs à ses mânes ; et tous les ans, au jour anniversaire de la naissance Je celui dont on pleurait la p- rte, on se ra$semblail encore pour se livrer aux regrets cl à la douleur. Il était encore d'un usage asser général de se c»upor les cheveux el de les déposer sur la tombe du défunt ; un y faisait aussi des libations d'eau, do vm, de lait et de miel
à. Le deuil des Romains durail dix moii; mais il pouvait chc abrégé pour quelque réjouissance publique; peu I mt ce temps les parents rendaient de fréquents honneurs a l'urne où el aient déposées les cend es <lu défunt. Au reste il appartenait aux ponlifei de décider quelles cérémonie* il fallait observer dans les funérailles, et combien de temps dev ait durer le deuil.
o. Nous ne parlerons pas ici de la manière de porler le deuil parmi les chrélie s occidentaux ; nous n'apprendrions là-dessus rieo de nouveau, ni de fort intéressant ponrpersonne. Mais le» usages des Orientaux noi> fournir ml plusieurs particularités. Le deuil des chrétien* grecs est beaucoup plus brillant cl plus fasi ueiix que celui des Latins. L s premiers oui retenu l'usage de* pl<*uie ses, qui, nu rapport des voyageurs, étourdissent par leurs lamentations alteCléei tous ce ux qui assistent aux funéraires. Pendant les h .iî premiers jours du demi, le* pvir, e, . arenis lu mort ne font point fie eu ^'ne < h ■/ eux. Ils sont een és trop abîmés dans icur douleur pour songer à la causer*
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talion de .enr vie ; leurs amii ont soin de leor envoyer à manger. Le troisième jour, Mitant Touroefurt, on fait porter à l'église oo sur la fosse du défunt des co'y'e», espèce de poudding de froment et de fruits secs {l*0y. Colybbs) , et on fait célébrer la messe pour le défunt. Les autres jours, jusqu'au neuvième, on dit seulement la messe ; le neuvième jour on fait la même cérémonie qoe le troisième. Le quarantième jour après le décès, à la On du troisième mois , du sixième, do neuvième et au bout de l'an, on répète l'envoi des coltbes et la célébration des messes, avec Jes larmes et avec les marques de la plus grande afiliction. Tous les aos, les héritiers font porter les colybes à l'église, le jour anniversaire du décès ; mais alors la cérémonie a lieu sans lamentations. Tous les dimanches de la première année du décès, et quelquefois même de la seconde, oo donne à un pauvre un grand gâteau, du tio.de la viande et du poisson ; le jour de Noël, ou fait la môme charité. Plusieurs doaoeot soir et matin aux pauvres la portion deti.mde, de vin, de pain et de fruits, que le moi t eût mangée s'il eut vécu, et cela pendant la première année du deuil.
6. Le deuil des Géorgiens est, selon Char* dit, on deuil de désespérés. Lorsqu'une femme perd son mari ou un proche parent, elle déchire ses habits, se dépoui le nue jusqs'i la ceioture, s'arrache les cheveux, s'eolèvelvic les ongles la peau du corps et du tisafe.se bat le sein, cric, hurle, grince les dents, écorne, fait la furieuse et la possédée dans sa excès épouvantable. Les hommes témoignent leur douleur d'une manière aussi linçuiière ; ils déchirent leurs habits, se font rater la tète et le visage, et se frappent la poitrine. Le deuil dure quarante jours. Duraot les dix premiers, les parents du mort et grdad nombre d'hommes et de femmes de foutes conditions viennent le pleurer. Ces personoes se rangent en cercle autour du cadavre, et, déchirées, comme nous venons de le dire, elles se frappent la puilrine des deux mains, en criant : Vaihl vaih! Les cris et les eoopa sont mesurés et rendent un son effroyable. Tout cela forme une affreuse image de désespoir, qu'on ne peut regarder sans frémir. Il arrive tout d'un coup qu'on n'entend rien ; le deuil s'arréle, tout le monde se tient dans on profond silence, puis tout d'un coup il s'élève un cri général et on retombe dans les premiers emportements.
7. Chez les Coptes, la perte d'un parent est tool autrement célébrée qu'en Europe. Les femmes vont prier et pleurer sur la sépulture des morts, au moins deux jour- de la semaine; et la coutume est de jeter alors sur les tombeaux une sorte d'herbe que les Arabes appell' ut nhan, < t qui est notre basilic. On les couvre aussi de feuilles de palmier. Il paraitrait que par celle offrande on cherche a soulager les délunls, et qu'en les couvrant do celle verdure, on a intention de les rafraîchir et de leur prucurer de l'ombrage. Outre cela on s'assemble tous les ans le jour anniversaire de la mort d'une j ersounc ; on se
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rend à l'église où elle est inhumée, pour la pleurer, et là, le deuil dure deux ou trois jours consécutifs, sans que l'on quitte la place.
8. Pendant le deuil des Russes, qui est de quarante jours, on fait trois festins mortuaires, savoir, le troisième, le neuvième el le vingtième jour après la sépulture. On fait venir un prêtre, qui doit employer ces quarante jours à prier soir et matin pour la personne défunte, dans une lente dressée à cet effet près du tombeau.
9. Le deuil est inconnu aux Musulmans, d'après un principe de résignation oui leur interdit toute marque extérieure de douleur, ils disent que, pour punir une personne qui s'arracherait les cheveux en signe de deuil. Dieu lui bâtirait autant de maisons dans l'en* fer qu'elle se serait arraché de poils sur la tête. D'autres prétendent que Dieu rétrécira le tombeau de tous ceux qui auront porté des habits noirs pendant leur vie, el qu'ils ressusciteront aveugles. Cependant, en certains pays musulmans, on prenait autrefois le deuil à la mort des souverains; dans l'empire ottoman il était au plus de trois jours; mais cet usage a été aboli depuis.
10. Les Persans, bien que musulmans, ont un deuil de quarante jours. 11 ne consiste point à porter des habits noirs, mais à jeter des cris, à être assis immobile, à demi vêtu d'une robe brune ou pâle, à se refuser la nourriture huit jours durant, comme pour dire qu'on ne veut plus vivre. Les amis envoient porter leurs compliments de condoléance, ou viennent eux-mêmes pour chercher à consoler. Le neuvième jour on mène les hommes au bain, on leur fait raser la léle el la barbe, on leur donne des babils neufs ; après quoi le deuil e«t passé quant à l'extérieur, et l'on va rendre des visites. Mais les lamentations continuent dans la maison jusqu'au quarantième jour, non pas sans cesse, mais deux ou trois fois la semaine, surtout aux heures que le défunt a rendu l'esprit ; ce qui va toujours en diminuant, jusqu'au quarantième jour, où on n'en parle plus.
11. Chez les Hindous, le deuil dure un an, pendant lequel on pratique un grand nombre de cérémonies, dont voici les principales. — Le lendemain des funérai les, celui qui a présidé uu deuil, se rend au lieu où le corps a été consumé, accompagne de ses parenls, de ses amis et d'un certain nombre de Brahmanes; il prend un bain dans la rivière ou l'étang voisin, fait des libations d'huile et d'eau, répand des herbes sacrées, fait cuire ensemble du riz et des pois qu'il jette ensuite aux corneilles; le tout est accompagné de nombreuses formalités; l'omission de la moindre d'entre elles compromettrait le salut du défuni, et obligerait de recommencer toutes les cérémonies ; puis l'héritier fait des présents de bétel, de vivres et de toile neuve aux brahmane*. — Le troisième jour, il dresse une teuiedans sa cour, y lailcuire du riz, des pois, sept espèces de légumes, des gâteaux, etc., et les recouvre d'une toile, lise rend au lieu funéraire, y lait ses ablutions, récite des
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f<tii.i! b s s.v rérs, r •■ <"ii fi Mo les M'iMir's ot les o- -■ m < n I <1 i ' iT > .1 ' , • ii ,>•! '■ ui.i' partie dans l i ri \ i p. I < l I a > ><; nu I' I : . 1 1 < n i i (•«■
«J i : . ; l - - I ■ U • ii f > .1 ■ i ' 11 I , Ui r • • !•<• ['!'-
lit but! >!<• (■ r r e su i i. ,.!.iCi un il <ii. bùi In r , v [■!.!<•' Ir j i ' r r , • - qui! , <n- ic p.r
itl s • I| • j lis |- de t ■ . ! !:• I! I .'- s al" e >. b ur offre le ' «Uidja, '(• n i.vi-lbs pn p i .lion- I H ! i II t M'<' s :-u |hi il île i'e' l u. e| pie ■ j 1 1 i' r< S
m ,ni\ Irois pierre» <|iii r j t • i . I o: i i I âme ihi dé uni, « ! deux divinlie- pro'iu triées des mnrS ; |. s il (.ut ;i un brahmane u > uou- Voa i r;:ii«> ni do 1 il- c' 'V pi 'visions. de ln.ijrbe. I i- ioill sr piJsse ,1V o ili s i i' x fort o .iu-
pli<|iu''s, qui .s*' r< |. i( ni <| itoli liennemeul ju-qu'.-.u ui'iivi me j u r. Leur continu le a pou; lui», l <iYn pè< lier le ili • Tu ut d'endurer la I' ni .m la soif, no de reste r nu ; ± ' * i ■ ■ prociiri'i' su promp'e el lirunM.si* re-ji-néi -;r ion spiiihi' 'le c> n>i (> »rrl c. — Li* dixième jour, im r v< aux appré il. m». la maison, nouvi II . cérémonie- .i I • rn|i ;i <vu rut du bûcher ; :u :is cotte f..i> li viivr, s'il y "u a une, . i i > r * * . avoir tait ses ah' .lions, m- pot ,1 lo t. u. res a> . 0 dr I" nliinoior , o I: a. ' a\ oc il . V : : in Hou, I- ro : avec de la pondre do s .;. :ai, li*-. lias ci les j in!)' s ,'tv.i- du sili.iu; cil • S*' |> tir (!.• 'i - vêlement- 1rs ..us il. ' ■ i • - , i! ' Se- joV.lUX il s | llls M' iwlcu\, 0: Il I.ICC l! s
flouis rmi'j s dans .ses i lii". . ii \ c! s.isju n ; à sou r u <lrs f m rlri ti>ir s de llours odor >, tantes, l'.ll.- se rend u fii i;it|i i'nuoraire cnlotin c île l'euuues mariées qui pb • » ro: • ! ;in c elle cl I I ininhlcnl de (ouioiuataues d'à Ile e- I i i » : i . Ses parent-, -e- amis cl do bahtnaaos s'y rendent avec elle; là on renchérit encore 6ur les niôinei ies qui ont eu In u les jours précédents : on fail cm oie de. libations, des adorations; un prend des bains; on p li.» à l'eau I' s trois piencs sacrées : on f.iit des pro ies cl des vieux poui ■ l'iuiio Mil lion du il. l'uni iS.lii- 1er ri. c!»-. A : >i • s -ie i .ou v e.: u v pr» seuls f.nls aux 1-i .di inc>, les lio onn'S olilieui.eiil enfin la perin ssnm tir se f.ire raser, *re <|(ii leur clan luleidll peu anl les di\ pi i iniers |nurs. Ivuliu on l'ail une rouclie de len ecpaisM* de »jual i e do :;l>, -nr l.ujuelliî on inei une peiile Iniule au»s de line, ijuj reçnii le nom dud' lunl; al rs li veive, entourée 'e s, s compagnes, i l s uis lonnrr aucun Kjiiir de Irisies-e, se «loj»' m . i u* île m'-. jov aux el lie m?» paru e>, eii.ice 1 s 'ouie. i s a i il'n icIIcmIoiiI elle s'était lai de o*s ami rentes parités du c 'i |>>. el plan- sa dépouille auprès e la boule de l. rre <| ;l n pi. se. le son ma i, en prononçant ces parole- : a Je les qui. le pour le témoigner :> ou amour < l mou dévouement. » I e bralimane ofli. tant benil de l'eau, eu fa il boire un peu aux ass sauts et leur en répand quchiucs çouties sur t.i lètc pour les p. rilier îles so liion s qu'ils ont couhaclees en pirii inl [>ar> à des ceiemoni.s lu élues. I.'liei iti.r lait pte-ent à eli.ioii n d e mx d'une noix d'are, et d'une le file de l e el. put- il donne mie iode Id.tncîi - à la \ci:vo qui s on revêt aiiss'lo . I.. lia on se 1 1". i i a >.. lo.iisou du delunt,a'ou.apr«'«» avoir v • ' : »»•.* -.oiipe qui a li : J'.'-i.1. . ...im' Jus-
quc-ia Mti ia place où il a n.1;.,!., jv- d. i„oT
ES ItKI.H.lnNS. 152
soupir, on no roniro chez soi qu'après s'être lave 1rs pir .Im .[ a pu- le. — Lo ou/iOUtr jour, se- ; : h î 1 1 1 1 • » . « s fur-, il va inviter dix-neuf br ili u a;. es, auxquels il s. rt d'ab »rd à u.aneei a fi:>;i'iil o du 1 lu : i ; puis il porte dos vuivs au i.ord d • 1 el h)^', .illuine du f u, lui fait se- allocations, olTr ■ do- présents aux braliu.aii' s , el n p»<> ode a la tl livrai) e du tant nui : ,t cet effet on en a eboisi un qui ait le> conditions requises, el on le là. he après lui avoir imprimé av. r un fer cli.iu I la marque du dieu S va; c'e-l encore un prosont l'ait à un !u aliiii iiie. L'bérilier fnit à chacun de ceux • u il a invites n i présent de (Jeux pièces de loile, leur Srrl de nouveau à uianfçer. fail Iro.s lioul lies des vivres qu'il a apportés <•; les j tic aux vaches. —Le dou/iome jour il do : inviter hui; brahmanes, avec lesquels il aiToui|uil do no .voiles cè emomes, do-ii .nus l'.ii ons (• àro à nos b clours. — Il y <-n a me m e d' uires pour lo treizième jour, el d'autres pour le v ingt- septième : m • îs dans ce dei i cr ;o .r il n'y a q to rois b aliuiane>. l'ouï.', sr leriui loin j-ar le don d'une pièce de lo .ie, ri l .u- cii..c;iiio. on doit scrv r un ro| a- aux braiiui un s iuv i;. s, ro qui ne laisse p s ]iir e rcu ire i.- c rnuaiial du deuil fort onein \. — |,i s ni un s . i t • ■ > se ropèlenl les :!(r. '*;•>'. (»u-. T.'i , ïki , l^l', ITo-, lOd . -210' liVt i , 2Tn el 'MM' jours après lo décès.
— I n.iii on don eoielher durant loule sa vie, sans y . atiquer, le jour anniversaire do la mui l do s ut pè:oet do -a mère, en obsorvanl à ohaqtr* fois une mulliltiile de formalités, et on I.ii -ant tli s Uirgosso- aux brahmanes. — <> formul iiro u . si pr tic ible que pour les personnes riches ; aussi peut-il être abrogé pour les ind.vidus des castes inférieure»; mais il y i: nue foule de proscriptions dont l'exocniio t i y île ri^' reur, el qui enlcaineot tout le monde à des Irais considérables. Pour l s Nclr.ii iv as el les Vai-y.is, les cérémonies no dur ni que douze jours, el trois jours seulement pour les Soudras.
12. Dans l'ile do Covlan, les hommes téinotmient leurs r prels aux morts par des soupir-, les feiinurs jiar dos cris et des hur- Icnii uls. Hlles delachen' leurs cheveux, les cparpiiionl -ur otiis ep iules et, mettant les in.nus derrière la leir. elles . iitouuonl avec un nrtnl o>s .ni d;s>anl le réel dos vertus et des lionnes qualités du défunt. <> ouil dure Ir is jours, a deux reprise-, le matin cl le ou . (Juclquc. jours ap. es ia m • rl d une personne, -es parents ou ses amis fout venir un pie re qui passe In nuu a chanter et à prier pour le repos de son âme; le lendemain on rouale le prêtre et ou lui l'ail des présents; eo récompense, le prèlre rassure les intéressés sur .e salut de celui qu'ils pleurent.
1 i. ASiam, il n'y a pas de deuil d'étiquette et d'o: liuatiuu, c mine dans la Chine ; on n'y donne de marques de douleur q o'autanl qu'on est afd ue; d'* sort- qu il » si plus ordinaire, t'i» (e pavs, do voir le pore el la mère v proiolro le di u.i de te rs enfants, que ceuxci 'r ourler i u i.io ...ore de leurs parents. '.J.;.dq..u'i..u> ,o p re - i :U .ata.t u . et la mûre t.iiopouui «>a au :..vi o i.s la-oii. la lé te