‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 348 sur 365 · IMI · texte numérisé non relu

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qoefois la narration de la mort d'Hassan, et des antres saints de la même famille. On y porte aussi des oblations de volaille rôtie, de p.tin et de riz cuit.

De grands personnages font élever des Imam-baras non-seulement en mémoire d Hosséin, mais aussi pour leur servir de séjinliure à eux-mêmes. A Lakhnau, capitale de l'ancienne nababie d'Aoude, qui forme aujourd'hui un royaume, Assaf ed-Daula , l'un des nababs de cette province, décédé en 1797, est enseveli dans un magnifique Imam-bara qu'il a fait construire dans cette ville. Des cierges brûlent jour et nuit dans ce monument, et des prêtres y récitent consomment des versets du Coran.

1MAMIS, c'est-à-dire partisans de la succession ou de la doctrine des imams. Sectaires musulmans qui font partie des Rafédliis. I i soutiennent que l'imamat appartenait de droit à Ali après Mahomet, et que le prophète l'avait expressément désigne pour sou successeur. Mais les lmamis sont divisés en- Ire eux sur l'ordre do la succession à l'imamat après Ali. Voyez Imim.

la plupart des lmamis soutiennent que les compagnons de Mahomet se sont tous rendus coupables d'apostasie, excepté Ali, ses fiis Hassan et Hosséin, Abou-Dharr Ghifan, Salman le persan et un très-petit nombre d'autres, en privant Ali et ses enfants de leur droit à l'imamat. Le premier auteur de la dorifine des Imarnis fui Ali. fils d'Ismaïl, fils de MaYlham, surnommé Tammar. Maïlham était un des compagnons d'Ali.

Les schiites sont appelés généralement lmamis, dans l'Inde; ils prennent eux-mêmes cette qualification et rejettent celle de schiites , qu'ils regardent comme injurieuse, parce qu'elle signifie dissidents.

IMAN. Les musulmans appellent ainsi la fui; ils en distinguent de deux sortes : la foi spéculative, qui est le sujet de leur théologie spéculative, et la foi pratique, qui comprend leur morale et leur jurisprudence.

IMARETS, hôtelleries des musulmans, bAfies communément dans le voisinage d'une mosquée, en vertu d'une pieuse fondation. C'est ià que les enfants des écoles et les étudiants des collèges vont prendre leur nourriture. On y distribue aussi tien vivres à un certain nombre de malheureux. On leur fournit du pain avec deux plats chauds en viande de mouton et en légumes. On joint encore à c<*s aliments un don de quelques aspres. Les khalifes et les personnes riches se font un devoir de fon 1er de ces établissements dn bienfaisance « ans les principales rijles. — Ou donneaussi le nom <i'lmarefs aux hôpitaux pour les malades et les insensés.

IMITATEURS DE JÉSUS-CHRIST \The folloiters of Christ), sectaires de. Etals-Unis, disciples d'un fanatique venu du Canada, en f&f7, qui, affectant des mœurs austères et jouant l'inspiré, parviul à séduire quelques ramilles. Plusieurs bandes de ses prosélytes, sommes, femmes, enfants, costumés d'une manière particulier - , emportant leur mobi-

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lier, partirent sous sa direction pour aller s'établir sur les rives de l'Ohio. Ces sectaires rejetaient la qualification de monsieur (sirnames), mangeaient debout; les femmes se prosternaient pour prier, avec la figure retournée. La malpropreté était réputée une vertu, d'après l'exemple du prophète, qui, depuis sept ans, n'avait pas changé de linge ; ils faisaient, dit-on, des pénitences fréquentes pour l'expiation de leurs péchés, et proscrivaient le mariage; mais la promiscuité des sexes était autorisée. Tel est en abrégé le tableau que présentent les journaux .américains, de la corruption d'une société dont les membres s'arrogeaient la qualité de vrais imitateurs de Jésus-Christ. L'usurpation de ce litre ne peut être qu'une dérision sacrilég>*.

IMMERSION, une des trois manières de conférer le sacrement de baptême dans l'Eglise chrétienne. Le baptême par immersion a lieu en plongeant dans l'eau le catéchumène; c'est la méthode la plus ancienne, et In formi' la plus naturelle du b iptéme, dont le nom signifie proprement {'action de pionijer. Aussi, dans les premiers siècles, on ne on ferait guère ce sacrement par infusion ou par aspersion, que quand il y avait impossibilité ou difficulté de recourir à l'immersion.

L'immersion doit avoir lieu trois fois, <?t çe nombre, qui est de tradition apostolique, rappelle, suivant tous les anciens Pères, les trois personnes de la sainte Trinité. Cependant la triple immersion n'a jamais été regardée comme étant de l'essence du sacrement. Eu efiVt, le pape saint Grégoire permit aux Espagnols de n'employer dans le baptême qu'une seule immersion, à cause des hérétiques de leur pays, qui prétendaient autoriser leurs erreurs sur la Trinité par cette triple immersion, de laquelle ils inféraient qu'il y avait trois substances dans la Trinité.

La plupart des Eglises d'Orient ont conservé jusqu'à présent l'usage du baptême par immersion ; mais, dans presque tout l'Occident, on lui a substitué le baptême par infusion, vers le xiv* siècle. Il est probable que la principale cause «le ce changement était l'embarras de faire chauiïer l'eau en hiver, pour les enfants que l'on apportait indifféremment chaque jour à l'église, souvent sans en avoir prévenu les ministres; au lieu que, dans les premiers siècles, le baptême n'étant guère eomere solennellement qu'aux fètos de Pâquc* et de la Pentecôte, on avait tout le temps Je prendre les précautions nécessaires.

IMMOLATION*—!. Ce mol a exprimé d'abord la consécration faite à la diviuilé d'uno victime, en mettant sur sa tête une pâte salée ou gâteau d'orge, appelé en latin mola. De là est venu le terme immoler, pour exprimer la consommation du sacrifice, bien que, dans l'origine, cette cérémonie n'en fût que le prélîmiuaire.

2. Les chrétiens emploient aussi quelquefois le mol immolation, pour exprimer le sacrifice volontaire de Jésus-Chri>t sur la croix ; mais ou ne peut s'en servir qu'im«propreuieut pour désigner le saeriiicc de la

messe, parce que, alors, Jésus-Christ n'y est pas réellement immolé, suivant la force du terme, qui signifie mainien mt ôter la vie à la viclime. L'immolation du Sauveur et l'effusion de son sang y sont seulement figurées par le pain et le vin consacrés séparément fun de l'autre.

IMMORTALITÉ DE L'AME, un des dogmes dp la révélation pr milive, qui ne s'est jamais effacé du souvenir de> peuples. C'est une vérité constante et métaph\ sique, fondée 1' sur la justice du C valeur, qui doit récompenser, dans une autre vie, la vertu souvent persécutée dan* la vie présente, et punir, après la mort, le crioie et lu vice souvent heureux en ce momie ; 2' sur la naiore même de l'âme qui. étant une substance simple et indécomposable, ne saurait par à même être sujette à la dissolution ,3° sur l'excellence de l'âme, dont les opérations sont si différentes de celles du corps, et qui doit, par conséquent, éprouver un sort tout à f 'il différent; k" sur le sentiment nilurel < t invincible qui nous fait sans cesse éieudre nos désirs et nos espérances au delà des bornes d celte vie; 5* sur l'accord unanime de tous les peuples du monde ; 6" sur la foi et la religion, etc.

Nous avons dit que le dogme de l'immortalité de l'âme est du petit nombre de ceux qui ont survécu au naufrage dans lequel se sont eng'oii'ies anciennem nt tanl d'autres vérités. Cher les peupl s ou les sociétés qui admettent celle croyance serait citer toute les nations de la terre; car, quand il y aurait quelques misérables peuplades qui. par ignorance ou par incurie, n'aur i nt jamais songé à ce que dévie:. l l'âme après la mort, cela ne pourrait en aucune manière ti.er â conséquence ; encore moins doit-on s'arrêler aux désoltinls ssslèmes de quelques prétendus philosophes qui parlent la plupart contre leur conviction intime. Ainsi tous les peuples, tam anciens que modernes, tant de l'ancien continent que des terres récemment découvertes, tant barbares que civilisés, sonl unanimes à consideier l'âme comme immortelle. De là le culte, les adorations, les sacrifices, la prière pour les morts, les cérémonies funèbres, la dcifica'ion des personnages décédés, l'invocation des mânes, la vénération pour les reliques, et mille autres pratiques qui se trouveraient absurdes et sans but, sans la croyance à l immort ililé de l'âme.

On nous objectera peut-être le système bouddhiste professé par un tiers peut-être d" genre humain, et qui parait croire â I anéantissement des âmes. Mais compteronsnous pour rien ces transmigrations successives des âmes dans l'échelle des êtres, ces myriades de siècles, dans lesquels les âmes doivent traverser tous les lieux de purification, celle mu titude de paradis et d'enfers qui attendent les âmes vertueuses ou prévaricatr ces, avant l'annihilation? Au surplus, celle annihilation, ou plutôt ce nirrana ou neiban des bouddhistes, est il bien ce que nous entendons par anemil >sem ni absolu? Le» peuples qui suivent ce système re| gteux niellent la suprême félicité, en ce monde et

DES RELIGIONS m

dans l'autre, à être exempt de toute 1m pression quelconque, à jouir d'an renoi* d'une inaction complète; ,|s ,jmae;n; qu'ils y arriveroni un jour, à mfsup, qoe leur âme s'épura »! parviendra à nViri* affectée «l'fiucunc passion, d'aucune situation agréable ou chagrinante, enfin , à n'aioir plus pour ainsi dire la conscience <h. moi Mais comme ce bienheureux état ♦>»!. «ni ant eux, fort difficile à acquérir, que fort t,f« atteignent ce but désirable; que tous cependant doivent y arriver têt u i ri. maii après avoir tourbillonné pour amji dire dam des mi lions d'univers d'i ne durée inc mmensur ble, il nous semble, ou bim uotii nous trompons étrangement, que tt sentiment ne saurait infirmer eu rien la crot.nce générale A l'immortalité do l'âme, mai» qu'au contraire il la corrobore.

JMMUNES, nom que donnaient lej Romains aux si\ premiers confrères du pra^i collège du dieu Svlvain. Ces prêtres av aient droit de saciifier dans les assemblées.

IMPMR. Le uoiobre imp iir p. ssait, c'iei les anciens, pour être agréable à la d v oilé; on connaît cet hémistiche de Virgile:

Numéro deus impare gaudet.

Les Romains croyaient que les ttombru pairs étaient de mauvais augure, parce .|ae les sommes de ce genre, pou v ml être diri ee» également, étaient le symb.de de la ru .rtalile et dr la destruction. C'esl en consé ;ti «ce le ce principe qu< le roi Numa , corrigeai l'année de Romulus, y ajou'a un jour, .ifia de rendre impair le nombre de reux qu'elle contenait. Dans les formules el les rites des sacrifices, des mystères et des céré no: ie< religieuses, nous voyons que les .inciens procédaient souvent par trois, par sept, ou par d'autres nombres également impairs.

Dans la religion chrétienne les nombre* impairs semblent aussi consacrés; les grandi m y stères sout e ce genre : l'unité de Diru, la Irinile des personnes, les sept sacrement», les sept jours de la semaine, les neuf cliœon des anges, etc.

Les musulmans citent cette pa-ole de Mahomet : « Certes, Dieu étant impair aime l'imparité. »

IMPANATION. C'est le terme dont se *ervenl les théo ogiens pour exprimer le seoliment des anciens luthériens, qui croyaient, avec leur chef, que le corps de Jesu*-Chnsl est dans l'eucharistie simultanément avec le sul-slance du pain (ïn pant,cum pmeounè paue) ; tandis que les catholiques soulieflueul qu'après la consécration, la substance do pai < n'existe plus, mais est changée eu cède du corps de Jésus-Cbi isl, et qu'il n'eu reste que l'apparence.

/ IMPECCABLES, branche d'anabaptistes, qui croyaient qu'après leur régénér alion ptr lebiptéme, reçu dans l'âge adulte, il elail facile de se préserver de tout péché. Il» croy. lient en fftV n'en plus commettre; c'est pourquoi ils retranchaient de l'Oraisuu domini iule ces paroles : Pardonne t-nout nef

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