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Pod el l'autre ; mais il n'y a que les véritables «alapoins qui puissent aussi se raser les
14. Au Pégu, lorsqu'on est de retour d'un convoi funèbre, on fait une fêle qui dure <Hx jours, au bout desquels la veuve du mort et ses amies vont pleurer le défunt sur U place où il a été brûlé. Après que le temps dwtiné aux pleurs est expiré, ces f mmesreroeilknt et enterrent les ossements que le ta a épargnés. Le deuil des hommes et des femmes consiste principalement à se raser Il tête. C'est une marque d'affliction qui ne iVconle qu'à des personnes eitrémement considérées : car on Mit qne ces peuples font on cas tout particulier de leur chevelure.
15. Dans le Tung-king l'habit de deuil est blauc, et te g and deuil consiste à se priver de plaisirs. Une des marques extérieures est de ne pat porter des hnbils de soie. Le deuil de père et de mère se porie vingl-sepl mois ; mais les enfants doivent en célébrer l'auniursiire toute leur vie. La veuve porte le demi de son mari trois ans ; le mari porte cela» i)e sa femme autant qu'il lui plafl ; les frères el les srrurs un an. Outre cela, le> femmn el les enfant» doivent porter trois ans le deuil du V un, ou roi; les conseillers d'Etal od an; les mandarins trois ou quatre mois, el lout le peuple en général vingt-sept jou.» s. Diasle cours de l.i première année du deuil, on honore la mémoire du mort, le i r, le il', 1: 7\ le 30' le 10 jour, i l - ii Nuit de l'an, l.f nouveau roi porte le deuil de son piédéro'tpiir : pendant ce lemp3 il ne mange que d3!.> .ir la »ai>.M'lle u-ruissec de non. Il se tait r»Mt la léie. el la couvre d'un bounet de pà't'e; le* mandarins d'Klai cl les princes de s » maison suol coiffes de même. Trois < loches tonnent >ao* discontinuer au palais, depuis Je aoiueui où le monarque esl expiré jusqu'il ce que son corps soil déposé dans une tèUre. pour être déposé au lieu ordinaire « i sépulture des rois. Le troisième jour après le décès du roi, les mandarins vont à la rourfaire leurs compliments de condoléance, t\ h dixième, lout le peuple a la liberté d'jller *otr celte majesté défunle.
16. En Chine, pendant ie temps du deuil, oo oe peul exercer aucune charge publique; un mandarin est obligé d'abandonner *4 cfaa:ge, uo ministre d'Eiat son emploi, pour se retirer en sa maison, et pour donner lou .ce temps à la douleur. On ne doil s'asteuir que sur un petit siège de bois ; les alioiej'is sont grossier» ; on n'use que de légume». Le» babils sont d étoffe grossière, et on a* couche que dans de méchants lits. On o emploie même pendant ce temps de deuil que des paroles et des expressions convenables à sa douleur. Les Chinois en deuil quittai le jaune et le bleu, qui sonl chez eux les couleur» de joie el de cérémonie, el ne s'habil eut que de blanc. Depuis les princes jusqu'aux derniers des arti»aiis, nul, au rapport du P. L» comte, n'ose porter des habits d'une aMre couleur; et Oïdmuircuienl ils se ceignent le corps d'une corde. Autrefois les en-
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fanls portaient le deuil de leur père el de leur mère, et les femmes, celui de leur mari, pendant trois années entières; présentement il se trouve réduit à viogl-qualre mois, qui se parlageni en trois époques, c'est-à-dire huit par chaque année ; si le père et la mère meurent en même temps, il faut le porter six ans. Ils fondent ce deuil long el rigoureux sur le soin particulier que les parenis sont obligés de prendre pour leurs enfants dans les trois premières aimées de leur vie. « C'est pour cela, disent-ils, que nous employons autant de temps à les pleurer, alin de reconnaître la peine et l'embarras que nous leur avons causés dans ce premier temps de notre enfance.» — C'est la loi qu'un père porte trois ans 1 deuil de son (ils af né, s'il n'a pas laissé d'enfants. Pendant ce temps de deuil, que l'on appelle sang, ou porte lous les matins devant la tablette ou esl écrit le nom du défunt , une Lisse pleine de riz ; cérémonie qui est app -lée Kong-fnn. Chaque jour de la nouvcllo et de la pleine lune, on a coutume de brûler des parfums devant ces tablettes, de leur offrir des vian les, d'allumer des cierges, etc. Le deuil pour un père oblige eucore ses enfants à une continence sévère au moins pendant la première année, el si pendant ce temps sa fille ou sa bru devenait enceinte, elle el son mari sér ient sévèrement punis. Le deuil pour les autres parents dure plus ou moins, selon la proximité. — « Les Chinois, dit le Gentil, ne -peuvent se marier dans le temps qu'il. | orient le deuil de leur père et de leur mère; cl qu.md un deuil imprévu survient, ce deuil rompt toute sorte d'engagement, en sorte qu'un homme fiancé, qui perd père ou mère, ne peut épouser sa fiancée qu'après que le deuil est fini. Ce deuil esl cause que le mariage ne s'accomplit souvent qu'après que le corps du delunt a été inhumé; ce qui ne se fait que plusieurs mois après, el que.quefois bien plus longtemps. — Lorsque l'empereur ou l'impératrice viennent à mourir, on porte le deuil dans toute l'étendue de l'empire. Après la mort de I empereur Kaug-hi. tous les tribunaux furent fermés pendant l'espace de cinquante jours, et le successeur du defunl ne s'occupa d'aucune alïaire. Les cours du palais étaient remplies de mandarains plongés dans la douleur, qui demeuraient toute la nuit exposés aux injures de l'air. Pendant trois jours ils allèrent à cheval rendre leurs hommages à la lablette sur laquelle était gravé le nom de l'empereur. »
17. Au Japon, la tendresse des enfants envers leurs père el mère se manifeste encore après leur mort ; ils brûlent des parfums pend.mt toutes les cérémonies de l'enterrement, et planlent des Heurs sur leur tombeau, qu'ils viennent visiter pendant plusi< urs années, quelques-uns même jusqu'à la fiu de leur >ie; d'abord toutes les semaines, en uile lous les mois, enfin une fois au moins par an, à la fêle des lanternes, qui se célèbre en l'honneur des ancêtres.
1S. Le deuil des Coréens est, comme celui des Chinois, long cl rigoureux. Pour nu père
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ou une mère, il dure ordinaire mont trois ans entiers. Pendant (oui C" lemp- on est strictement • » I » 1 î ti «"* à la continence, et si l'on viol ..l celle |o\ les <■ n f;i nt s nui naîtraient de colle un «m i t cite ne seraient pas c nsiderés comme légitimes. Il n'est pas même permis do remplir alors aucune «les fondions d'un emploi public d «ni on serait revêtu. L'usage du bain esl également interdit. Un homme en deuil est, aux yeux «les Coréens , un liomtne mort ; il ne voit plus la société : à peine se permet-il île regarder le ciel. Ses babils, même s'il est riclie, sont toujours proN>iers. S'il sort, c'est le vis ite rouvert d'un toile; si on I interroge en route, il peut se dispenser de répondre , il i si mort. Tuer un animal quand on est eu deuil, t 'est un crime, s'auit-il même d'un serpent ! A la capitale, quand un noble en deuil rencontre un mandarin, il se réfugie dans la première maison voisine de peur d'être interrogé, lia voyage et dans les auberges, il se retire dans une chambre solitaire, et refuse toute communication avec qui que ce soit.
lit. Au Tibet, le deuil console en ce que les hommes et les femmes ne se montrent pas en habits de cérémonie pendant «eut jours, ne peignent pas leurs cheveux cl ne se lavent pas; de plus, les femmes ne port, m p.is de boucles d'oreille, ni de chapelets au cou. Tout le reste esl permis. Les riches font venir q' elquclois des lamas pour réciter des prières afin d'obtenir le repos de I âme du défunt ; tout cela se termine au bout d un an.
20. Chez les Osli-iks, une femme qui a perdu son mari, pour mieux témoigner la douleur qu'elle en ressent, prend une idole cl lui met les habit" du mort, la couche avec elle, et affecte de l'avoir toujours devant les yeux, afin de nourrir sa douleur et de conserver la mémoire de sou époux. Mriis après avoir baisé et honore pendant une année cette chère idole, elle finit par la reléguer dans un coin de la cabane, et il n'est plus question du mort.
-21. Le deuil des habitants du Congo est Irès-rigoureux. Les parents du défunt, pendant un certain temps, renoncent absolument au commerce du monde ; les trois premiers jours, ils ne prennent aucune nourriture. Les parents et les esclaves "C raient la tète, se frottent le visage d'huile, de linon et de diverses sortes de poudres, qui servent comme de colle pour supporter de petites plumes dont ils se couvrent la ligure. Les femmes expriment lotir douleur par des chants accompagnés de danses. L'une d'entre elles, à l'occasion de la mort de sou mari, déplorait son malheur cl celui de ses enfants, en comparant le delunl au toit de la maison, dont la chute entraîne lue: tôt la. ruine totale de l'édifice. « llclas 1 s'err aitelle, le faite est lombé, voilà tout l'édifice exposé à l'injure des saisons : c'en est fait, la ruiu*' est inévitable. » Si le dcf. nl est d'i.n rang distingué, les parents se contentent de se raser le dessus de la tète, qu'ils cuuroiinetit d'ècorces d'arbres ou d'une bande de toile. Les veuves qui demeurent à la cour
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ou dans les villes, sont obligées de rester enfermées dans leurs maison-, pendant m>o année entière. Ce terme expné, lorsqu'elles reparaissent dans le momie, elles portent un bonnet qui leur descend parderuére, jusque sur les épaules. Leur bainllement est noir, ouvert par les côtes, et leur descend devant et derrière jusqu'aux genoux.
22. Autrefois, à Loaugo, la principale cérémonie du deuil consistait a enterrer toute» vivantes douze jeunes lilies.qm se disputaient cet honneur. KJles s 'équipaient du mieux qu'il leur elail possible, el leurs parents leur fournissaient une provision de bardes et de tout ce qu'on jugeait nécessaire uaus l'autre momie. .Maintenant celte coutume est abolie, el le de>.il se résume à boire et à manger, pendant huit jours entiers, sur le tombeau du prince. Ces repas sont entremêlés de larmes el de regrets.
21. Chez les Nègres de Cabo-del-Monle, le deuil consiste en un vœu solennel aver serment de jeûner huit ou dix jours, et même un mois, lorsque le défunt est l'objet d'une considération particulière. Pendant ce ttmpslà les Nègres doivent s'abstenir de lout commère • et de toute fréquentation avec leurs femmes. Ils ne portent poiut d'b.bits de couleur, ont la léie rasée et couchent à lerrc. Ouand le temps du jeûne csl expiré, ils se relèvent de leur vœu, en renouvelant la cérémonie par laquelle ils l'ont commencée, c'est-à-dire en levant les mains vers le ciel en pre ence d'un leliche ; après quoi on fait un iesiin en l'honneur du mort.
2 V. Chez les Soulimas, on choisit un jour pour honorer la mémoire du défunt, dans le courant du mois qui suil le décès. L'assemblée, composée de tous les membres de la famille , se reunit dans la cour d'un des parents , el l'on passe la journée dans la joie la plus extravagante : les boni nés dansent, crient et tireni île» coups de fusil; les Guiriols jouent de leurs instruments, el les femmes dansent par groupes. Dans celle circonstance .seul ment les femmes peuvent se permettre des gestes indécents.
25. Le- Jaguas, après avoir inhumé leurs morts , terminent la cérémonie par des plaintes et d s regrets qui durent quelques jours. Tous les mois on réitère ce deuil, qui est accompagné de s icrTices et de leslins mortuaires, autant que les moyens de la famille peuvent le permettre.
2(3. Le" habitants du Monotu'tapa conservent le> ossements de leurs proches parents, et leur rendent tous les hu>t jours une espèce de colle religieux. Ils s'habillent alors tle blanc, leur présentent des viandes sur une table proprement couverte , et , après avoir prié les âmes pour leur monarque el pour cux-mémc", ils se régalent des mets qui composent ce ie pas funèbre. Dans quelques pays v oi"in> le deuil dure bu t jours, depuis le lever du soleil jusqu'à une heure après son coucher. Ce deuil est mêle de pleurs, de danses el de ( hansons. Ensuite on mange el on hoit on l'honneur du trépassé.