‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 350 sur 365 · Incarnations de Vichnou. Voyez Avatar* el Vichnou · texte numérisé non relu

Incarnations de Vichnou. Voyez Avatar* el Vichnou

INCESTUEUX. On donna ce nom, dans le xi* siècle , à ceux qui voulaient compter les degrés de consanguinité prohibitifs du mariage d'après le droit civil établi par Jusli nien, suivant lequel chaque personne fait un degré, taudis que, suivant le droit canonique, il faut deux personne* pour un deg é ; en sorte que les frères qui, seon les lois civiles, sont au second degré, ne sont qu'au premier, d'après les canous. Or, à c-tle époque, il y avait empêchement de mariage jusqu'au septième degré. Ou appela donc hérésie des Incestueux l'opinion de t eux qui soutenaient qu'on pouvait contracter mariage une fois que l'on avait atteint le 8' de^ré civil, tandis qu'on n'était alors qu'au V d-gré ecclésiastique. Le pape Alexandre 11 tint, pour éclaircir la question et condamner celle erreur, deux conciles la môme année, que l'on croit être

INCONNU. Il y avait sur le territoire des Athéniens un auicldédièau dieu inconnu. Les uns disent que Philippide ayan été envoyé vers les Lacédémoniens pour traiter avec eux d'un secours couire les Perses, il lui apparut un fantôme qui se plaignit de n'avoir point d'autel à Athènes, tandis que les habitants de cette ville en avaient érigé à tous les autres dieux. Il promit ensuite de secourir les Athéniens, si on lui décernait un culte et des honneuis divins. Quelque temps après, ayant remporté la victoire, ils l'attribuèrent au dieu inconnu, et lui élevèrent un temple et un autel. Sel m d'autres, les Athéniens, dans un temps de peste, s étant in lilcmeni adressés à tous les dieux . crurent ce fléau envoyé par une divin le qu'ils ne '•onna.ssaient pas. et lui dédièrent un temp e «n ec celle inscription : .4" dieu d' Europe, d'A if et de Libye, an diru intonau et étramjer. Quoi qu'il en soit, l'apôtre saint Paul, introduit dans l'aréo âge, prit occasion de l'inscription qu'il venait le lire sur un autel dédie au d:eu iiuouuu, pour annoncer aux sénateurs la doctrine chrétienne.

TcrtullitM rapporte qu'il y avait ù Borne

DliS RELIGIONS. i%

un temple dédié au même dieu; on raconte la un me chose des anciens Arabes.

INCORRUPTIBLES, hé èliqu-s du vi sii.

cle. qoi étaient une braiche dt«s «ulv< h'nns. ils soutenaient que le corps dp Jésus Oiriit avait eié i/ic»rru ttble pendant la vie comme il le fut ap ès sa résurrection. C'OHcqupov ment, ils enseignaient que, dès qu'il f»i formé dans le sein de »a n ère, il ne fut susceptible d'à tu une altération , d'aucun ch;uigem--nl , d'aucun besoin, d'aucune passion «lueirooque, de 'elle sorte qu'il mangea t «;ui».«.„r faim, buvait san» avo r soif, prenait du repos sans être fatigué. Il s'ensu v,nt que le Sauveur n'avait pas souffert pour le» \ummes. L'empereur Jualinieu einbr. s«a luimême celle hérésie, ei la soutint iL- oui autorité: il persécuta même les evéques , \mi les. contraindre à l'embrasser; mais presque tous furent inébranlables.

INCUBES. Les païens donnaient ce nom a certains génies lascifs et inalf.iisanti . qu'il* supposaient venir la nuil presser les homme! el les femmes du poids de leur corps jour les étouffer; attribuant ainsi à des être* »urn.iturels ce qui est l'effet d'une iiidispn»iiijn assez commune, produite par l'oppression île l'estomac, et que nous appelons maintenant eau hem ir. On donnait encore ce nom aai faunes, aux sylvains,à des dieux champêtres, et à certains démons lascifs , que l'os croyait se glisser, pendant la nuit, dan* le lit des femmes pour leur faire violence. Lu démons femelles qui sollicitaient les i> >in n à lu lul>ricil^ étaient appelés suceu'es. On voit que les anciens avaien ainsi personnifié les effets d'une imagination déréglée.

Pan, un des dieux les plus lubrique*, était aussi appelé Incube.

1XCUBO, génie gardien des (résors de h terre. Le petit peuple de Borne s'imaginait q c les trésor* ca< hes dans les entrailles de la lerre étaient gardes par des esprits nommés IncuO 'ue* , qui avaient de petts chapeaux, dont il la lait d abord sa^ir. S; on pouvait y rc >sir , on devenait le r maitre, el on pouvait les contraindre à dér arrretè dé- ouvrit où étaient ce^ trésor*. O- t q>paremment sur ce» contes qu ou a b.ili le> fables des Gnomes cl du Chapeau de Fort»natus.

INDÉPENDANTS , secte qui prit nai sanre dans le presbytérianisme d'Kros»e et J« Provinces-Unies. S »us prétexte d une |>lu* grail le réforme, quelque» collions . sic- entreprirent «l'a' olir tou' gouvernent ni na> : bique, pour former un.- république à laquelle ch. u un put avoir p.-rt .1 on tour ; i ' voulurent adopter le même système dan» II' régime spirituel, cl, pr« t« ndaii' pm 1er la liberté evangetiqnc pli, s loin que li s i union*, ils rejetaient n n-»eol' ment les é«ei;0'S mais niéine les syn d- s, soutenant que ci. * que assemb ée devait se gouverner ril • même, sans s' oasujedir à une aulre. C'e»t ceia, disao nl-i!s, que cousi>l..ii la liberté de» cn'anl* ce Dieu. D'abord on n'avait divisgue ces u ;uvcaa\ sectaires des autres pre»-

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