‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 356 sur 365 · IM · texte numérisé non relu

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que eussent été soumis à une initiation proprement dite.

Mats il y avait parmi les Juifs une secte, on plutôt une société de personnes religieuses, qui soumettait les aspirants à une initiation précédée d'un notifiai d'une année, durant lequel il était astreint a toutes les règles de la communauté, bien qu'il demeurât en dehors des habitations communes : c'étaient les Esséensou Esséniens.Oiidonnaît au postulant une bêch •■, un hahil blanc et un tablier. Si, pendant ce temps d'épreuve, il manifestait les aptitudes convenables, on lui permettait de participer aux ablutions «.•urées ; mais il n'était pas encore admis tons l'association : il lui fallait subir deux lutres minées d'épreuves , pendant lesquelles, assuré de sa tempérance, on examinait .un esprit et ses sentiments. S'il sortait vicurieui de cet examen, il était enfin reru nembre de la confrérie. Toutefois, a vaut de >rendre place à la table commune , il faisait tes serments redoutables , s'engageanl soennelleroent à servir Dieu religieusement, à >bser»er la justice envers tous les hommes , I garder toujours iuviolahlement ses promues, à aimer la vérité et à la défendre, à ie point révéler les secrets de la société aux i rangers , lors même que sa vie serait metacée. Voy. Essbens. Il en était à peu près le même des Thérapeutes.

Initiation chrétienne.

A l'origine du christianisme, l'Eglise pou- '3ii passer pour une société secrète, non pas lo'il fût entré dans l'intention des apôtres l'établir une institution isolée au milieu des «oples, car leur but avoué était d'y initier >os les hommes, sans distinction d âge , de ko, de condition, de nation; c'est à cela ue tendaient leurs travaux, leurs discours, ;urs longues pérégrinations; bien plus, c'élit le but direct de la nouvelle doctrine ; nais cette doctrine était secrète en ce sens |u'on ne la révélait aux profane» qu'après les épreuves et une initiation convenables ; es mystères de l'Evangile étaient trop saints llrop opposés aux conceptions païennes our être jetés indifféremment à la curiosité es idolâtres; de là le secret du sacrifice, ppelé proprement les saints mystères; de là esoin de soustraire les sainics Ecritures ut yeux des païens ; de là aussi les bsardes accusations qui plusieurs fois cirulèrent à ce sujet parmi les infidèles. La oc'rine chrétienne était encore considérée omme un secret et un mystère, du temps de aim Clémentd'Alexandrie, lorsqu'il s'écriait étant les initiés : a O mystères véritablement sacré*! 6 lumière pure ! A la lueur des atnbeaux tombe le voile qui couvre Dieu et ! ciel. Je deviens saint dès que je suis initié, •e»l le Seigneur lui-même qui est Vhiérohnnte; il appose son sceau à Vadepte qu'il flaire; et, pour récompenser sa foi, il le reommande éternellement à son Père. Voilà f> orgies de mes mystères. Venez vous y lire recevoir. »

Les assemblées des chrétiens, principale-

ment celles où l'on célébrait les saints mystères, étaient secrètes ; on n'y était admis qu'à des conditions déterminées. Ou n'arrivait à la connaissancccomplète de la doctrine qu'en franchissant plusieurs degrés d'instruction, que nous pouvons réduire à trois. Les initiés étaient en conséquence partagés en trois classes : la première était celle des auditeurs; la seconde , celle des catéchumènes ou compétents, et la troisième, celle des fidèles. Les auditeurs constituaient une sorte de novices que l'on préparait par certaines (trafiques et par certaines instructions, à recevoir la communication des dogmes du christianisme. Une partie de ces dogmes était révélée aux catéchumènes, lesquels, après les purifications et les épreuves exigées , recevaient le baptême, ou l'initiation de la théogéitésie (génération divine), comme l'appelle s.iint Denys, dans sa IJi.rarchie ecclésiastique ; ils devenaient dès lors domestiques de la fui , et avaient accès dans les églises. Il n'y avait rien de secret ni de cache dans les mystères pour les fidèles: tout se faisait en leur présence; ils pouvaient tout voir et tout entendre; ils avaient droit d'assister à toute la liturgie; il leur était prescrit de s'examiner attentivement, afin qu'il ne se glissât point parmi eux de profanes ou d'initiés d'un grade inférieur; et le signe de la croix leur servait à se reconnaître les uns les autres.

Initiation égyptienne.

Le principal centre d'initiation en Egypte était situé à Memphis, dans le voisinage de la grande pyramide. Le secret le plus profond entourait le cérémonial sacré, et, pour s'en former une idée, le public était réduit aux conjectures et aux suppositions. Les initiés gardaient sur ce sujet un silence d'autant plus rigoureux qu'il y allait de la vie pour l'imprudent qui eût osé soulever le voile qui couvrait le sanctuaire. Ils ne pouvaient s'entretenir qu'entre eux de ce qui concernait les mystères, ou, s'ils étaient obligés d'en parler devant des profaues, ils devaient se servir de phrases cnigmatiques qui u'cussenlde sens précis que pour eux seuls. Des peines sévères ayant plusieurs fois été prononcées pour des demi-révélations , on comprend que peu d'indiscrétions furent commises par les adeptes; aussi, aux détails qui suivent se bornent les renseignements que nous ont laissés sur les mystères égyptiens les historiens de l'antiquité; nous les empruntons à V Histoire de la franc-maçonnerie de M. Clavel.

Les mystères étaient divisés en grands et en petits. Les petits, qui étaient ceux d'isis, se célébraient à l'équiuoxe du printemps ; les grands comprenaient ceux de Sérapis et ceux d'Osiris; les premiers avaient lieu au solstice d'été; les seconds, à l'équinoxe d'automne. Nuus ne parlerons ici que de l'inlialioo aux mystères d'isis, le« seuls sur lesquels les anciens nous aient laissé quelques détails un peu circonstanciés.

La faculté de se présenter à l'initiation n'était accordée qu'aux hommes qui pou-

DICTlONNAim: I

voient se prévaloir d'une vie sans tache; à plus lorie raison en interdisait-nu l'ace,; s aux meurtriers. Il en élaii de im'mdp . l.cz les tirées. L'aspirant A l'initia l>on égy | tienne devait s'abstenir de tout acte de generamm, ne | ie tli c qu'une ; oui riime légère, et -e garder surtout de mander de la chair de» animaux. II devait en outre laver les souillures de «.on corps au moyen d'ablu ions fréquemment renouvelées, el,à un certain jour, plonger sept f >is sa télc dans les eaux du Nil ou dans celles de 'a mer. Ou usait de pra iques semblables daus toutes autres initiations.

Lorsqu'il éliit convenablement préparé, l'aspirant . accompagné d'un initié qui lui servait de guide, se reniait, au milieu de la nuit, à la grande pyramide, ayant eu soin do se munir d une lampe et de tout ce qui était nécessaire pour l'allumer. Il moulait seize marches du monument et parvenait ainsi à une ouverture d'un métré carré. Là s'ouvrait devant lui une galerie basse, où, sa lampe à la main, il perdrait en rampant. Après de longs détours, il ailcignait enlin un puits à lai»e orifice, qui l< i par ivsuit sans fond , et dans leq-u I pourWuii il lui fallait s'aventurer. L'obscurité lui ca liant dese lie- Ion- de f r qui aid rient a y desc u ire, et que d'abord son puide évitait a dessein de lui indiquer, il arrivait souvent une l'aspirant, glacé de terreur, retournait >ur se-, pas et renonçait à sa périlleuse enîrep. ise. Si cependant il conservait sa fermeté, l'initié qui l'accompagnait descendait le premier et veillait à <e qu'il pût le suivre sans danger. Au soixantième échelon, le candidat rencontrait une ouverture qui servait d'entrée a un chemin creusé dans le roc et descendant en spirale |éada:.t uu es) ace d'environ in mètres. A l'extrémité se trouvait une port, d'atrasu a deux battants, qu'il ouvrait sans clien t et sans bruit, mais qui, se refermant d'ellemême derrière lui, produisait un son éclatant ;ui relentissailau loin et semblait e,' railler Ks vôtres du soûler aio. t'.c signal annonçait aux piètres qn'ti i profane s'engageait daus les épreuves d • l'initiation ; et, dès ce m ment, le- zacmis, tniuislr< s du dernier ordre, préparaient tout pmi. le r- cevoir.

Lue grille de fer se trouvait eu face de la porte d'an. .m. L'aspirant aperc vail à Iravers les harreauv une immense g Iciïe bordée des deiix cotes par une longue suite d arcades ecl .irées (tardes to.ehcs et des lampes qui répandaient une v i\ e lum ère. Il e tendait les voix d -s prêtre et des prêtresses d'Isis chaulant des hymnes funèbres qu'accompagnai'ut des instruments nu iodi. ux. Ces hymnes admirablement cm. poses, ce* *«>ns trisl ment modules, qu< l'é< ho d -s v mies rendait plus imposants t plus lugubres encore, lixaieul l'attention de l'aspira:,! et le piongeai, ni dans une <xt se mclancolbMi-. Sou gui n- le laissait s'y bvset un instant ; pus , l'arrachant à >a leveue, il le f i-. .i ass mr à ses cotés SU/ Un banc de pierre, et l'inierrogeail de uouvea:i sur sa tésnutbm. S'il persistait à se faire initier, tous deux s'en-

KLL10IONS. tty

gageaient alors daus une galerie de î n*. lies de largeur, dont le laite clait suuUna par des arcades. Sur le fronton d'utu- de c-j arc de> l'aspiiant ne tarda l pas a tire ce e i. scnpti- n (racée en noir s;r une tab f ée marbre blanc : « Le moi tel qui («am-urra seul celle route, sans r. gard.r et -ac- rt tourner en arrière, sera purifié par !<• fa, par l'eau et par l'air, et, s'il peut Mirmniur la fray eur de la mort, il sortira du srio lit la lene ; il reverra la lumière t l il auradrit de préparer s-m âme à l i révélation d.* irjj. lères de la grande déesse Isis. » En cd n.tl ml , l'uiiiiè qui accompagnait l'aspiraolltu déclarait qu'il ne pouvait le suivre plus loin; que de grave-, dangers allaient commenitr p mr lui ; qu'il lui faudr il, pour en triompher, une grande force d'âme cl une présente d'esprit inaltérable; que, pour ira qu'il doutât d'eu sortir victorieux, il devad renoncer à les affronter, et reioi ruerioi «i pas- qu'il était emoie libre de senvrer, mus qu'un nu nient de plus il sérail rt>p laid. Le ca d dal se montrai:-;! inebtm jlile, sou gu.de l'cxhoiiail à fon i fier soi i imt contre la < rainle, l'embrass . il avec tendreté et l'ar aiidotin.iil à lui-même avec r gret. 0pendant, roulora ernenl à la régie, il le suivait de luin, pour pouvoir au besoin lui parler secours, si le « oui âge venait a lui Li; ir. cl pour le reconduire hors des soulrr>aii% en lui r commandant, nu nom de b dw^ Is s. de varder le silence sur ce qui lui tin'. arrive, et d'éviter à l'avenir de »e prévenir à l'initiation dans aucun des dotue lemprt de l'huyplc.

Hesteseul, l'aspirant suivait, pendant m espace de 1 10 mètres, la galerie dans iaqu-be il s'elail engagé, remarquant des deoiroi des nii hes carrées daus lesqueliei de* si*lues colossales en basalte et en granit eU*«l assises sur des cubes lumulaires, dan» l'iiiilude de momies qui attendent le joorde li résurrection. Sa lampe ne répandait autoct de lui qu'une cl .r e vacillante. A cli quil lui semldail voir des spectres; mais ^ apparitions se dissipaient à son apprmtir. Knlin i arrivait à U e p rte de fer ttaruVt1 par trois hommes a: mes d'épées «IcoiHi-w casques en formede iéte de chaail.qni,^ vue. s'avançaient viveaioui ver lui.Cndrn lui adressait ce di>cmrs : « >ous tie>otta;*> point ici p- u: vous eni| écherde pawer.'.i»linUéZ votre roule , si les dieux voûtent donné la force. Mais prenez carde que. jj vous franchissez le seuil de ceilepwle.il faudra que vous atteigniez le but de ><>•« eniieprise, sa s tourner la lete et «an* r«~ culer. Daus le cas cou' raire, vous m**1*' Iruiiveriez à notre poste pour nous upr"*r à votre le raite, et vou- ue sorlmej p« 1 ces lieux souîerraïus. » En euVl, sî , »^-'» avoir passeï elle porte, l aspiraul, prfj»*^ la peur, revenait sur ses pa-. les trois gar.:r» le sa sismient ei le condui>an'ut dan- le* ar pa'lemeuls inférieurs Ju lemple , où eniermc pour le reste dt> s*. s jour». T"«l ' fuis, sa recluhion n'était pas ius-au»iér • était apte à devenir officier sulwlur*»

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et il pouvait épouser ano des filles des ministres do second ordre. Du reste, il ne devait plus avoir aucun rapport avec les profonds, et il fallait qu'il écrivit à sa famille un billt-t ninsi conçu : « Le ciel a puni ma témérité; je suis pour jamais séquestré du monde ; mais les dieux jus les et miséricordieux m'ont accordé une retraite douce et tranquille. Craignez et vénérez les immortels! » Dés ce moment il passait pour mort. Mais lorsque , joignant la présence d'esprit au co; rage, l'aspirant assurait que rien ne pourrait ni troubler ses sens ni ébranler sa résolu ion, alors les gardes a'écartaicul pour lai livrer passage.

Il n'avait pas fait SO pas qu'il apercevait une lumière très-vive, qui augmentait d'inlensité è mesure qu'il avançait. Bientôt il se trouvait dans une salle, haute d'environ 3$ mètres et d'égales dimensions en longueur et en largeur. Des deux côtés brûlaient des matières inflammables : des branches d'arbres, du bitume, des baumes. La fumée qui s'en dégageait s'écoolait p.ir de long tuyaux dont la voûte était percée. Il fallait que l'aspirant traversât cette fournaise, dont la flamme se réunissait en berceau au-dessus de sa téte. A ce péril en succédait imme Maternent un autre : au delà du foyer s'étendait à plat sur le soi un vaste gril de fer qui avait été rougi au feu, et dont 1rs compartiments en forme de losange* laissaient à p.ine assez de place, dans les vides qu on y a* ait ménagés, pour que l'aspirant pût y poser le pied. A peine avait-il surmonté cette double épreuve, dans laquelle il lui avait fallu déployer autant d'adresse que de résolution, qu'un nouvel obstacle se présentait de>ant lut. Un canal large et rapide, alimenté par le Nil, lui barrait le chemin. Il fallait qu'il le passât à la nage ou à l'aide de deux balustrades ojui sortaient du fond de l'eau et étaient principalement destinées à empêcher que le courant ne l'emportât hors de la direction qui lui était tracée. Alors il se dépouillait de se» bêlements, les roulait et les attachait sur sa léle au moyen de sa coulure, ayant >oiu >'e fixer au-dessus sa laoïpe allumée, pour se diriger dans l'obsi un'é qui régnait au bord opposé. Puis il se jetait dans le torrent, qu'il franchissait avec effort. Par- >enu sur l'autre rive , il se trouvait à retirée d'une arcade élevée , conduisant i un pallier de 2 mètres carrés, dont le plancher ierubail à la vue un mécanisme sur lequel 1 reposait. A sa droite et à sa gauche se lre>saieut deux omrs d'airain servant d'ap- >tii au moyeu de deux \asles roue* de même oelal , et devant lui se présentait une porte l'ivoire garnie de deux filets d'or qui indi- |uaienl qtt'ele s'ouvrait eu déd uis. N'amènent essayait-il de s'ouvrir un passage à r.»vers relie porte; elle résistait à tous ses ff<»rls. Tuul à coop, deui a-meaux très- >riliauls s'offraient à se regards; il y porait les mains pour s'assurer si, en les tirant i lui, il ut' réussirait pas enfin à faire céder a porte. Mais quelles étaient sa surprise et

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la terreur, lorsqu'ayant à peine saisi ces anneaux, les mues d'airain tournaient subitement sur elles-mêmes avec une rapidité et un bruit formidable; que le plancher, se dérobant sous lui, le laissait suspendu aux anneaux, au-dessus d'un anime d'où s'échappait un v» ut impétueux; que sa lam^e s'éteignait, et qu'il refait plonge dans les plus épaisses ténèbres ? Pendant plus d'une minute, il demeurait dans cette cruelle position, assourdi par le fracas des machines, g Lu e de froid par le courant d'air qui sortait des profondeurs de la terre, et craignant que. les forces venant à lui manquer, i! ne fiil entraîné par son propre poids dans les entraides du gouffre liéanl sous ses pieds. Peu à peu cependant le bruit cessait ;ie plancher reprenait sa première place; les mneaux redescendaient e avec eux le récipiendaire, qui se trouvait enfin à l'.ibri de tout dmger. Alors les deux battants de la p «rte d'ivoire s'ouvraient devant lui, et il apercevait un faste temple tout élinceianl de lumières.

La porte par laquelle il entrait dans le sanctuaire était pratiquée dans le piédestal de la triple statue d'Isis, d'Osiris et d'Horu», groupe divin dont la nature devait plus tard lui être révélée, s'il en était jugé digne. Sur les mors étaient tracées des images mystérieuses : un serpent vomissant un œil, symbole de l'univers, renfermant en lui le germe de toutes choses, que développe la chaleur de l'as're du jour; la croix «usée, imitation du liiigam indien, et représentant , comme et emblème, la puissance génératrice active et passive de la nature; un autre serpent roulé sur lui-même en ligne circulaire et dévorant sa queue, figure mystique de la révolution éternelle du soleil; enfin d'autres peintures allégoriques, qui faisaient de ce temple un véritable microcosme, on mond» en petit . Là le néophyte éiait reçu par les prêtres, rangés sur deux lignes et revêtus de leurs indignes mystérieux. A leur téte était le porte flambeau, tenant dans ses mains un vase d'or en forme de navire, duquel s'élevait une fl mime brillante : c'était l'image du soleil, qui répand sa lumière dans tout l'univers. Venaient ensuite le porte-autel, représentation vivante de la lune, puis un troisième ministre avec les allr buts de Mercure, la palme à feuilles d'or et le caducée, qui figurait la voix divine, je hgoâ , la vie universelle. Parmi les autres ministres^ il y en avait un qui portail une main de justice et un vase en forme de mamelle, symboles qui avaient rapport au jugement des âmes et à la voie lactée, qu « Iles devaient suivre pour retourner à leur source première, la lumière' incréée. Un second portail le van myslique, et u s troiMème un vase rempli d eau, emblèmes de - purifications que les aines devaient sulur avant d'être admises au sé,our des dinix. Un quatrième pur ait le Crible sacré, à travers lequel se fusait le triage de* â es, et qui désignait aussi l'initiation. Un autre était charge de la ri*ie ou corbeille sainte, image du c»éi*. organe générateur de la femme, dans lequel reposait le

m~ DICTIONNAIRE I

phallus, marque «le virilité, deux emblèmes qui figuraient la double puissance fceondanto de la nature. Knlin un d< mier ministre tenait dans ses mains un vase appelé cannjjct de la forme ellipsoïde de l'œuf, autour duquel s'entortillait un ser eut : c'eiail encore l'image de l'unit ers qu'entoure le signe «In 70 liaque.

frappé de la majesté de ce sp claeie. le néophyte se proslet n. lit la face contre terre. Le maître d< s cérémonies le relevait et le conduisait près <Hi trrand prétr", qui l'eni- Irassaii , | |e feîii it.iii sur le succès que son courage avait ohleun. Knsuitc il lui présentait une C'.upe contenant un breuvage composé de miel et de lai). « Binez, lui disait-il; celle liqueur veiis fera oublier les fausses maximes du monde. » Il le faisait alors agenouiller devant la triple statue, cl, lui posant une main sur la tète, il prononçait à haute voix celle prière, que tous les assistants répétaient en se frappant la poitrine : « O grande dresse l»is ! éclaire de les lumières ce moi tel qui a surmonte tant de périls et accomp i (au! de travaux; fais-le triompher encore dans les épreuves de l'âme, aliu qu'il soii tout à lait digne d'être initié a les mystères. » La prière achevée» le grand prêtre faisait lever le néophyte , cl lui présent i l un second vase renfermant un breuvage amer. « Buvez eucoie celle, liqueur, lui disait-il; elle vous rappelb r.i les leçons de sagesse que vous allez recevoir de nous. » Lu ce moment, une musique harmonieuse se faisait entendre, à I . quelle de jeunes préires mêlaient des hymnes en l'honneur de la déesse lsis. Puis tout se taisail, et le néophyte était conduit à l'appartement qui lui était destiné dans les bâtiments dépendant du temple. 11 ne devait en sortir que lorsque sou initiation serait terminée.

Ici commençait pour lui une autre nature d'ép:euves, qui (levaient durer un es; ace de Ni jours. Après un repos de vingt-quitre heures, pendant lequel il lui était interdit de quitter sa chambre, il était soumis à une série de jeûnes graduellement plus sévères, et qui finissaient par deven r fort rigoureux. Tout cela tendait à purifier le corps. Venait concurremment la purification de l'âme , qui se divisait en deux parties : l'invocation et l'instruction. L'invocation consistait â assister pendant une heure, malin et soir, aux sacrifices; l'inslru* lion, à prendre part, chaque jour, à deux conférences. La première km. lait sur des matières religieuses; dans la s( tonde, le néophyte recevait un enseignement moral, l'nfin. pour couronner (ouïes ces Cj rcuves, un silence absolu «le 18 jours lui était prescrit. Pendant ce temps, il avait la f M ilite de se promener dans les jardins du temple et d'écrire ses reflexions; mais il lui elail formellement inlerdil de communiquer, même par signes, ses pensées aux ministres du t. mple qu'il pourrait rencontrer sur son chemin, de répondre à leurs questions, et de jpi.dre, fût-ce par un impie s urne, le salut que h s femii.es de ee- officiers lui adre seraient en passant, ii fallait qu'il fût muet et impassible comme une statue. Cependant ou

S RELIGIONS. \'M

essayait par miHc moyens de lui faire rompre le silence. On l'entretenait des ( hovo» quj l'intéressaient le plus vivement; on lui rappelait les actions les plus seerètesde »a fif.ei dont il s'imaginait n'avoir eu d'autre téin<> n que le ciel; on l'éveillait en sursaut, pour lui annoncer quelque fausse nouvelle de nature à l'impressionner fortement ; et, maljré tout cela, la moindre parole qu'il eût proférée lui eût été imputée a crime et lui eût fait perdre le fruit de tous ses travaux'.

On comprend que le néophyte voyait approcher avec joie le terme de celle looçve torture. La veille du jour où elle devait cesser, trois préires venaient lui annoncer que le lendemain il recueillerait le fruit de ses pénibles épreuves, cl qu'il serait agrégé, par son initiation, à un*' société d'élite , investie des plus beaux privi éges en ceUe vie et dans l'autre. Le jour suivant, en effet, la paro e lui était rendue. On le conduisait dYtint le collège des prêtres, et il y était interne touchant ses opinions sur la divinité, sur U mission que la société humaine était ap^-lee à remplir ici-bas et sur les principes de U morale individuelle. Mais ce n'était lè qu'aae pure formalité : le néophyte ayant clé a» vénal dément instruit et préparé, ses réponses devaient naturellement satisfaire ses \n < Dès ce moment commençaient pour lui m douze jours de la manifestation.

Le premier jour, au lever du soleil, il était con luit devant la triple statue d'Isis.d'Osini et d llorus: on lui faisait fléchir le genoa, et, après l'avoir consacré aux trois divinités on le ret était des douze éloles sacrées et <lu manteau olympique. Sur les premières flairai brodées les images des constellations du 1 • diaque; le dernier se rattachait, par I- s emblèmes dont il était chargé, au ciel des étoiles fixes, séjour des dieux et des âmes bienbeareuses. On parait ensuite le néophyte d'une couronne de palmier dont les huilles Géraient des rayons autour de sa téle, et on lui plaçait un flambeau dans les mains. Ainsi habillé en soleil . il prononçait un serait conçu à peu près en ces termes : • Je jure de ne révéler à aucun profane rien de ce que je verrai dans ces sanctuaires, ni aucsne des connaissances qui m'y seront cummuinquées; j'en prends à témoin les dieux du ciel, de la terre et des enfers, et j'appelle iVor vengeance sur ma téle, si jamais jesuisawi malheureux pour devenir parjure. » Apw avoir rempli celle formalité importante. le néophyte était introduit dans la partie la plu secrète de l'édifice sacré. Du prêtre qui l*f" comparait lui expliquait le sens de loos les symboles qu'il lui était permis de connai s H lui taisait parcourir des jardins m par toutes les créations de l'imagioatioa II plus poétique. C'était, lui disait-il, uoe isw«e b on imparfaite des lieux divins qu'baw* laieitt , après la mort , les âmes «tes bi»"I'^ reux. Il lui expliquait l'origine des dieui." formation du monde, les lois qui legoo»** item, ! t eiiute .ies âmesjes épreuves au frA desquelles elles p uveui espérer de retourner à leur source divine. Les collMi»*o^l,

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que l'on communiquait au nouvel initié ne se bornaient pai à la théologie et à la morale : elles embrassaient toutes les sciences. Les prêtres avaient consigné dans des livres, les seuls qui existassent dans ces anciens temps, leurs observations et leurs découvertes sur 1'asironoinie, la physique, la chimie, la mécanique, la statique, la médecine, la diététique, en un mol sur toutes les matières qui intéressaient le bien-être et le progrès des sociétés. Ces trésors, qu'on désignait généralement sous le nom de livres d Hermèt, étaient ouverts à l'initié; on lui en facilitait l'étude, et il ne sortait ensuite du sanctuaire que pour se placer à bon droit au premier rang de ses concitoyens.

Lorsqu'il avait reçu le complément des révélations auxquelles il pouvait aspirer, tout se disposait pour la solennelle procèslion qu'on appelait le triomphe de l'initié. Là teille de ce grand jour, quelques prêtres de l'ordre inférieur, magnifiquement parés et moulés sur des chevaux dont les housses étaient couvertes d'hiéroglyphes brodés en or, se rendaient devant le palais du roi et proclamaient à son de trompe que, le lendemain, un nouvel initié serait conduit procession ne 11 eraent par la ville. Ils répétaient la même annonce dans tous les quartiers où devait passer le cortège sacré, et dont les habitants tapissaient, des ce moment, le devant de leurs demeures de guirlandes de Oears et d'étofTcs de prix.

Le jour de la cérémonie arrivé, on parait l'intérieur du temple de tout ce que le trésor des prêtres possédait de plus riche et de plus précieux. On y apportait aussi, des souterrains, le tabernacle d'isis. 11 était couvert d'un voile de soie blaoche semé d'hiéroglypbes d'or, que cachait à moitié un second voile de gaie noire. Les pontifes lui offraient un sacrifice f pendant lequel les filles des prêtres, qui ne paraissaient en public que dans les grandes solenuités du culte de la déesse, exécutaient des danses sacrées, au son des instruments. Ensuite la procession se mettait en marche. En téte se trouvaient les hérauts qui avaient fait la proclamation de la veille, et qui, de moment en moment, exécutaient des fanfares. Des prêtre» du même ordre suivaient à pied, ranges sur deux files, et bordaient dans toute sa longueur le cortège sacre. Immédiatement après les hérauts venait un groupe nombreux de prêtres, prophètes et comastes, vêtus d'une tunique de lin recouverte d'une robe noire, bleue, rouge oo violette, suivant la fonction de chacun, et dont un pan ramené sur leur téte la cachait presque entièrement. Ensuite marchaient quelques ministres, dont les uns portaieut les livres d'Hermès, un autre la table isiaque, plaque d'argent sur laquelle étaient tracé» des hiéroglyphes relatifs aux mystères de la dée«se; et plusieurs différents ustensiles dont on se servait dans les sacrifices. Derrière eut s'avançaient les prêtresses directrices, entourées de filles des préires, qui étaient rangées sur quatre files, en se donnant le bras doux par deux. Un chœur de musique,

exécuté par les prêtres et leurs enfanta, précédait le tabernacle d'isis, que huit ministres portaient sur leurs épaules, et devant lequel de jeunes prêtresses exécutaient des danses religieuses en «'accompagnant de sistres et de crotales. L'encens brûlait à l'entour dans des cassolettes, et I s nuages de fumée qui s'en dégageaient laissaient a peine apercevoir au peuple le coffrvt mystérieux. A la suite venait le grand prêtre, qui marchait seul, la téte couverte d'une mitre, le bâton augurai à la main, et vêtu d'une longue lunique blanche, que recouvrait une robe de couleur pourpre doublée d'hermine , dont deux jeunes lévites soutenaient la queue. Après lui s'avançaient, à quelque distance, un groupe considérable de prêtres, portant pour la plupart des instruments symboliques dont il était fait usage dans le culte public ou dans les mystères; une troupe de joueurs de (luies, de sistres et de crotales; des bannière* où l'on avait peint divers emblèmes sacrés; puis les initiés des différents nomes de rEgypic et les initiés étrangers , babilles d'une veste de lin qui leur descendait aux genoux, et qui formait leur vêlement habituel. C'était généralement celui-là même dont ils avaient été revêtus lors de leur réception, et qu'ils ne devaient quitter que lorsqu'il tombait en lambeaux. Enfin paraissait le nouvel initié. Il avait la téte couverte d'un voile blanc, qui lui tombait jusque sur les épaules et qui cachait complètement son visage, sans l'empêcher de se diriger luimême. Sa tunique de même couleur était serrée à la ceinture par une écharpepooceau, avec des broderies et des franges d'or. Une épée à poignée d'acier pendait à sa gauche, au bas d'un baudrier blanc brodé de noir. Il portait à la main une palme, et son front était ceint de la même couronne dont on l'avait paré le jour où il avait prêté son serment. Enfin il avait près de lui, d'un coté, le plus jeune des prêtres ; de l'autre, le plus âgé des initiés. La marche du cortège était fermée par le char de triomphe, attelé de quatre chevaux blancs. C'était le même qui servait à promener à travers l'Egypte les généraux d'armée qui avaient remporté quelque victoire signalée.

La vue de l'initié provoquait les applaudissements de la foule assemblée sur son passage. De toutes parts oo lui jetait des fleurs, et l'on répandait sur lui des essences

{nrécieuses. C'est ainsi qu'il fajsail le tour do a ville, et qu'il était amené ensuite sous le balcon du palais du roi, qui l'y attendait entouré de toute sa cour. Là 1 initié montait sur une eslradt» qui avait été dressée à cet effet, posait le genou sur un coussin, s'inclinait, se relevait et tirait son épée, comme pour la mettre à la disposition du monarque ; puis il descendait de l'estrade, et il se rendait dans le temple, tenant toujours son épée nue à la main. Un Irène fart élevé lui avait été préparé; il s'y plaçait, suivi de deux minis- 'tres de l'ordre inlérieur, qui liraient deux rideaux pour le soustraire un moment à la vue du peuple. Ensuite, pcudanl que les voix des

\M\1 im.TlON.NAthL

préires faisaient relcntir les voulus du temple n'himcs sacrés, on <lé[ onillait l'initie «le son costume d'apparat « i ou le revêtait de la tunique blanche qu'il devait porter habituellement. Olte forinah'é achevée, les rideaux éla oui ouverts, et l'initié, montre alors à dé< ' uverl aux regards des assistants, était salue par les plus vives aoelam, liions. Ainsi se lei minait cette crando et solennel « cérémonie . qui et. fit général» -nient suiv ic de hsliiiN sacré* qui se iè[iciaii'ut pend. Mit tto s jours, et dans lesquel- le nouvel initie occupa.I la place d'honneur.

Ce n'étai ut la cependant que les petits my-'èn-s ; lorsque l'initie aux inv stores d !>;s c l dllorus en était jugé digue, on l'adm'ellail aux mj stères de Sera pi > ci en un a ceux .i'Osiris, qui rurmaient. le complément de l'initial: ni egvplicnnc. Vois n'en donnerons cei » ndant pas la description, parée que I s anciens ne nous ont laisse que fort peu de ue.a.l> a leur sujet.

Initiation phénicienne.

On a peu de détails sur les ce e nnuies qui accompagnaient l\niiialion adooisiennc. Lucien : oits appr nd iiue les récipiendaires sacrifiaient une brebis, mangeaient de la chair de e, l aiiuii .;l, en m» liai nt ta télé sur la leur et pnv.-ienl ut! «jcuon suc une peau île l'a on etei tlue sur h parus. Dans reue altitude, ils adress oui leurs prions aux dieux-, :1s se mêlaient ensui e dans un l a n. huv;ùcnl de l'eau Iroide el se coucha eut a l-rro. Il est ;n ohahlc. dit .M. lilavel, qu'ils re re-o. laietil le personnage d'Adonis, el passaient thuvem> ni par tuu e- les phases de la catastrophe qui l avait prive de ta vie.

Initiation grecque.

L-s Grecs avaii ni de nombreux mystères, tels que ceux d'Adonis , euq runlés aux Syrien-, des Cahirrs. îles l>actvl. s. des Lurèlcs. des t.orj h. nl« s, d'hlmsi-, de B.u e >us, île ( ot\Uo. tes Orphiques, les .Milhi ..ques, les I hosmiiphories , m son ces aux fmi i es, etc. ( i hue un d'eux avait son mode d'in itiai jo » particulier,sur lequel ou devaii ganter le silence le plus absolu. La tele de Diu^orus lut mise à : n\ pour avoir revoie le secret d s lileusinies. Androcide et Alibi 'de. aicn-e- du iiieine crime, furent cite.- pour ce lait ai v.vnt l • tut unal d'Athènes, le plus terrible qui fut j. nu. :is , puisqu'il traduisail !e roui able devant le peuple, igi oiaul el crédule, qui devait |/io: oecer. Le poêle ICsehyie, à qui l'on reproj hait d'avoir mis -ur la scène d s sujets mystérieux, ne put se faite atnoudte q l'en protn anl qu'il n'avait jamais été initie. Knlin Aii-l le, signale eoinuie impie par l'Iueropi a; le Liirvmedou, pour avoir -acrilie aux iii.mes de -a 'fume su vaut le nie u*ilo d ans les mvslè es • 'L o:>-i-, tut i b!i-.« de se réf. un r a (.halcn. Voif z dans ee 1*) . i m n lire l' S d («eieuls i!i)ius .ne- plus liaul . et mire :i-s les . rl cies L;ui ime-, I'i xw *i>i;-. Mu uituni ks . où nous ne, m o .s une p.irlic des cérémonies de i'miiia.ion.

KS RELIGIONS. JClJ Initiation romaine.

Les mystères de Cotytto, qui avaient b^ncoup d'analogie avec ceux d'Atvs » i de t \. bèle, lurent d'ahonl établis lans la 1 tir V l'e la ils furent portés dans la <jiec<\ <n | ,-, à (.0 iulhe, à Athènes. t)n a peu ,1,^.,,,^ gneiiunl- sur cet e initiation; »u >,iint i V ineni que les in liés pr liaient le nu unit {: - /»>-. >.;ns doute à cause de «pJi Iijue ;i:.'u [j, préparatoire, cl qu'ils huvanni dans un . .-c avant la forme du phall.is. Dr L l 'm\ ihv -lei es de i olytto passèrent à Pniuci r. poque de la fon iatioii de cel é viih- , >'» . lH duièrenl, y prirent le n on d.- u.v>icr<> a ,-. Bonne I)' >>r,0' v fun ul sp, ciaicuu iu r n-aen » aux femmes. L«-- ve*ules on cl.n.n le, prêtresses, tà s ni) stères se ctlobr.u ut ij nuit, eu leur pi es- née, dans la m.avMi « consul, dont l,i mère ou la fe:n:ia' pr,,:j( ; aux nies sacres. Les hommes ne | ou\ u.\ y assister: lous Us tableaux qu; eu rt-jTcsenlaienl quelqu'un v eiaieul > ripii.<uv.ineni voile*. Il en était »l<- uièiiie tir iuu> 1?» animaux .-mIc. N«»ii-st uleiuonl ia c jri-js..e. mais le !< -ard même ne pouvait sa»>c:.me f uie looi.n r les regards d'un li.niiue«jr les objet, tir ci- enlle mystérieux. Un ne «.ni rien de l'initiation a ces my tores : Co.hu» les - yanl |»r«>'a es eu y pénétrant \ie: «ti leuiine pour y trouver sa maîtresse, c|hik de tie-ar. la ce éino ie cessa; oa couul d un v aile les choses sacrée- ; les î aîttee» e, crttii'-s s'i . fin- eut a issilot pour ;i lier ilruoii- tr le saeri.oge ipti eut : ion do la peine d ech.ioper a lit a i l.

.>i l'on en croit Juvénal, les Iminmes eurent au-si leur- mvstèies doul les («unurt luicii! excl ;es. Pour observer en quoq« sorte les at.cieus rite-., ils s'habillaienl < util émes en fouines, il s'orna eut la lé e k baudi lelies el le cou de colliers. Avant it commencer la celebi aliou de < es inj s'è'^, le heraui faisait une proclauialion ou il disait : ..L'jiu u'ici, prufa. es lOn n'enlen.l punit ences l.eux les accents plaintifs do to» m ul de vos chanieuses. »

Initiation druidique.

Les d '-unie- gaulois associaient au sac^** d-u e par une iiii iatio i les sujets *tui l-ur paraissaient aptes a recevoir t'in>iruct;ou mcrée. V'ingl au- siiftisaieni à peine a»\ >'^' di s piepar.,loi:es qu'ils imposaient à I? " élève, : auenu livre, aucune ira liuun ent ne pouvait soulager leur mémoire : Intimides auraient craint qu'un «vit profane oc |<liCtrât le s 'ci et de leurs mys-ére». Ar^> r( long c«mrs d'études, et à la suite tiVp et d'examens rigoureux, les élèves élu -n. admis à l'initiati on. Kgaux à leurs n u f ils é. a oût des ce moiiie-'l enlu.ircj ^ '" eux de la venecali >u puhli |Ue.

Jnittolion maçonnique.

Voyez I rvm -.vuvoîvxtiMt.

Initiation Ismaélienne.

La socle d< s smaelieiis, non main* p-1 :* que que re.igieuse, avait le plus luu- |; ~ n i à s'assuier de la discretiou do »u J- /

1309 ,ni tf»; c'est pourquoi ils établirent ud système d'épreuves auxquelles ils somm-liaient le caml.da: pour s'assurer s'il éla>l capable de la m'wion ou non. Il était défendu, suivrai leur laugag*' allégorique, de jner de la semence dans de h terre fiée, c\'si à-dire d'entiager ri iiitiie prosélytes «les «en* incapables de parier dans une maison ou il g aurait une lampe, c'est-à-dire eu présence d'un sa»anl ou homme de la loi.

Olle première reconnaissance du candidat s'appelait teftrrust connaissance de la physionomie; venait ensuite le tan s, c'esta-iiire l'art de se familiariser avec les candidats m tes dallant chacun au gré de ses désirs. Le 3* degré do l'initiation était le tetthhik, cVsl-à dire la mise en avant des doutes sur l< s fragments des chapitres ou des lettres détachés du Oman, cl sur la casuistique des prières et di s jeûnes. Le V degré, rail ou engagement, consistait en deux choses : t'I.i promesse du scerr là garder; 2* l'en: g.igemenl de reeourir à l'imam pour la solution des cas dilGoles. Le 5'' degré, tedlis, consistait en ce que les candidats fussent mis en rapport avec les hommes les plus illustra de l Etat et du culte pour accroître leoriocli. at on. Le G' était le («mou l'affermis*-ment dans les promesses; enfin te 7' était le khali ou le dé; oniUement de toute croyauce aux dogmes positif- . Arrivé à ce degré, le pt osé! vit- était mue pour être initié à la doctrine de l'indifférence des actions et de l'exégèse du sens intérieur d -s écritures, selon leur but. Il ne s'agissait plus que de recevoir son serment, ce qni avait lieu de la sorte , suivant l'historien arabe Nowaïri , traduit par feu M. de Sacy.

Le Daï s'adressant à celui dont il prend rengagement et le serment, loi dit : a Vous promettez et vous vous engagez devant Dieu et envers lui, vous vous engagez pareillement envers sou ajôtre, ses prophètes , ses anges el ses envoyés, conformément au* promesses, aux pactes et aux envgc.euls qu'il a toujours exigés de» prophètes, de tenir seeret tout ce que vous avez entendu ou que vous entendrez, tout ce que vous avez sn ou lout ce que vou< saurez p<ir la suite, tout ce que vous avez déjà connu ou connaîtrez à l'avenir, de relatif à moi ou a celui qui demeure en ce pays comme ministre et délégué du maître de la vérité, de l'imam, de celui que vous savez que je reconnais pour tel, eldonl j'aime sincèrement tous les partisans liés avec lui par des engagements , ou enlin de relatif à ses frères, à m-s amis, à ses enfants, aux gens de sa maison, qui lui obéissent en suivant oette religion , et en loi portant an attachement pur et sincère, hommes ou f. mm* s, grand* ou petits. Vous promette! que vous ue rétélerez rien de tout cela , ni peu , ni beaucoup ; que vous ne direz abs (ornent rien Me ce qui pourrait le faire découvrir,! moins que ce ne soient des choses dont il vous ait èié permis de parler, soit par moi-même, soll par le «hef qui demeure en ce pays; que vou> vous conformerez eu cela à mes ordres , sans les transgresser ui

INI iiio

leur donner aucune extension. La règle de votre conduite, avanl comme après l'engagement que vous contrat lez aujourd'hui , soit dans vos discours, soit dans vos aiiions, c'est de reconnaître qu'il n'y a point d'autre dieu que Dieu, qu'il est unique et n'a point d'associé, que Mahomet est son serviteur el son apôtre ; que le par «dis, le feu de l'cufer, la mort et la résurrection sont des choses véritables et réelles ; que l'heure du jugement dernier arrivera certainement et s uis au. un doute ; que Dieu ressuscitera certainement ceux qui seront dans les tombeaux ; de vous acquitter de la prière au temps prescri', de payer la dime ainsi qu el e est tluc, de jeûner le mois de ramadhan.de faire le pèlerinage A la maison sain'e, de combattre pour la eau»e de Dieu, comme I est d'obligation de le faire, suivant l'ordre qui en a été donné par Dieu et par son apôlre ; d'avoir pour amis les amis de Dieu et d être l'ennemi de si s ennemis; de reconnaître les lois oldigalorres émanées de Dieu, ses ordonnances, àin%i que les -lois fondées sur l'autorité el la pratique de son proplièle, tant dans le secret et intérieurement, que publiquement et à l'extérieur.

Car l'engagemeul que vous lonlractez aujourd'hui consolide tou es ces obligations, loin de les détruire; les affermit, au lieu de les anéantir ; en rend loldigalion plus proche, bien loin de l'e oigner; la conlirme, bien loin de l'infirmer ; ia rend d'une ne. e*sitè plus élroite, loin de l'abroger, el en édaircit le sens, bien loin de l'obseurcir. H en est ainsi, quant au s ns extérieur el an sens intérieur, et quant à tout ce que les prophètes ont annoncé de la part de leur seigneur, suivant les conditions el les danses expliquées dans le présent engagement. Vous vou* engagez à être fidèle à tout cela. Répondez : On. »

Le prosélyte dit oui, après quoi le Daï continue en ces termes : « L'observation de cet engagement el la conservation du dépôt qui vou- est confié exigent que vous ne révél ez en aucune manière les engagements qu'on Totn fait contracter, ni duiant votre vi s ni après totre mort, ni de force, ni do gré, ni dans l'espoir d'aucun bien, ni dans la crainl-1 d'aucun mal, ni dans l'affliction, ni dans la prospérité , ni dans la vue d'aucun intérêt , ni pour éviter aucun dommage , et que vous paraissiez devaot Dieu emportant avec ^us ce seciet, el la fidélité a garder ce dépôt, conformément aux conditions exprimées dans le présent engagement.

« Vous promette! aussi, vous vous oblige! et vous vous engagez envers Dieu, et pareillement envers son apôtre, de me défendre, moi et tous ceux que je vous nommerai et que je vou» désignerai contre lous les dangers dont vous vous garantiriez vous-même; d avoir un aliachemeui sincère, lantexicri» uremenl qu'intérieurement . pour nous el pour votre cher qui est l'ami de Dieu, tmidezvous d user de perfidie envers Dieu et envers son tidèie ami, ni envets nous, ni envets aucun de mw lierez, do uon anus A de ceux que »ous saurez nous appa tenir, et do leur faire aucuu tort pour quelque cause quo

t:>ii

cp puisse élre, ni dans leur famille, ni d.ms lenr> hiens , ni par aucun conseil, ni en reconnut, par rapport à vos engagements cl à »os promis es, à dos interprt laitons qui en .mouleraient l'elTel.

(■■ Si von l'.-i ji«'s quelqu'une des choses qui vous von( interdites ici, soiomm ni, «ivre la connaissance que vous manquez en cela à y-! engagement, et ayaul présente à voire e*| .it la promesse que «nos faites aujourd'hui, en ce «as vous n'aurez plos rien de roi; mon avec Dieu, le créateur du ciel et de l.l terri', (jui vous a l'orme, qui a composé et uni I s pn lîssde votre être, qui vous a comblé des liions de la religion et de ceux de celle vie et de la vie future. Vous n'aurez plus rien de commun avec ses envoyés, tant ceux de> siècles anciens que ceux du dernier âge, avec ses anges fav«»ri>, avec les chérubins sp 'rituels, les parol'-s parfaites (le decalp ie), les sepi versets (| rentier chapitre du Coran), le Coran vénérable, l'Kvanuile, le INautier, l'Avis sage (le Coran), avec toute leligion qui a été agréée de Dieu «'ans les temps qui ont précédé la dernière d< meure, ni avec tout serviteur qui a mérité de lui plaiie. Vous cesserez de faire partie de la troupe de Dieu, et d'être du nombre d

DICTIONNAIRE DES RELIGIONS. r)1

poir d'aucun retour ni d'aucune réconcilia, lion: la jouissance de tout ce qui vous sn. partiemlra, personnes ou biens, vous sX interdite, et tout divorce absolu sera pour vous d'une obligation rigoureuse.

■ Moi, je prends de vous ce serment au nom de votre imam et de votre bodj.v, <t vous, vous le leur prêtez a l'un et a f.ioire. S'il arrive que vous ayez dans lïnieniinn dans la volonté ou dans la pensée, <iuel<io<! cli ose de contiaircà ce que j'c\i«e île vous et dont je vous fais jurer rotisorVaiion.ee serment, depuis le commencement jusqu'à 'j fin, conserve néanmoins toute sa force contre vous, est obligatoire | our vo is, etDit>o ne recevra de vous aucune autre statisf.ic .on que l'accomplissement exact de tout cequd contii u', et des conventions faites entre vous cl moi. Dites : Oui. »

Le prosélyte r< poinl : Oui.

Cote formule de serinent n'offre rien de contraire aux doctrines musulmanes, el il semble au premier abord qu'il n'y ait pu besoin de tant de my stère pour enseigner ta dogmes reçus de tout b »n ma homéian; niait tout cela n était qu'un leurre pour amener dans la suite le prosélyte à des dogmi regardés cou»;* e ii. pies dans l'islamisme ; car,

■ m li re de ses r . . . . . , , , . i»i<jihi»mu' . < ■

amis, el vous serez abrégé à la troupe de Sa- quand il en ét M jugé digne el capal'le, oa

tan, et mis au nombre de ses amis ; Dieu vous lui enseignait qu'il n'y avait point de livres

livrera à un abandon absolu, vou» fera epi <u- ré*olé> ; que la loi de Mahomet était abrogée,

ver promplemcnl la vengeance et les ch.Ui- qu'il n'y avail point d'anges, ni de créatures

monts, et vous précipitera dans le feu de l'en- célestes, qu'il a existé des hommes anlérieu-

fcr.où il n'y a noinl de miséricorde. Vous rement à Adam, etc.. etc.; on lui reielait

fer, où il n'y a point de miséricorde. Vous n'aurez plus aucun droit à prétendre au secours de la force et de la puissance de Dieu, mais vous serez, abandonné à votre propre force et à votre propre puissance. La mi édiclion que Dieu a prononcée sur lblis tombera *ur vous, la malédiction par laquelle il l'a exclu du paradis cl confiné pour touj urs dans le feu. Si vous conlieveuez à quelque chose de tout cela, vous trouverez Dieu irrité contre vous au j-.ur de la résurrection, en ce jour où vous comparaîtrez 'levant lut. Vous serez soumis cm ers Dieu, comme par un vœu obligatoire, à faire Ironie fois, à pied, léle et pieds nus, le pèlen'nage à la maison sainte, sans que vous puissiez vous acquitter de c.'tlc oldiga ion envers Dieu, par aucune compensation ou d'aucune autre manièreque par l'aoeonif Lssemeut littéral. Tout ce que vous posséderez au moment de votre contravention appartiendra, à titre d'aumône, aux pauvies et aux indigents avec lesquels vous n'aurez aucune liaison de sang ou do parenté, sans que Dieu vous doive, pour ces aumônes, aucune récompense, ni qu'il eu résulte aucun mérite en votre faveur. Tout esclave <|ui sera eu votre possession, ou que v.iu* pourrez ac ;uérir jusq /au jour de votre mort, mille ou femelle, deviendra libre devant Dieu ; toutes les femmes que vous aurez épousées ou que vous épouserez, jusqu'au jour de votre mort, seront, p.ir une suite de votre conli aveution , séparées de vous par un divorce absolu et définitif, par un divorce légal et irrévocable, sans es-

(t; On trouve ce formulaire dans ce Dictionnaire, article Drwhs.

aussi une doctrine particulière sur l'imamat; on lui apprenait même à fasciner les jeui du vulgaire par des tours de gobelets, par une adroite prestidigitation, afin de lui faire croire que la secte avail le pouvoir de faire des miracles. Tout cela avail pour but de former un parti à un chef qui se tenait tâché en a:tendant qu'il se crût assez forl pour lever l'étendard de la révolte. C'e>l de là. en effet, que sortit la dynastie des fatimites, parmi lesquels s'éb-va le khalife Hakem, qui se fit pa>ser pour Dieu. Voyez Ismaéliens.

Initiation unitaire.

Le système religieux et politique des Dmzes est encore en grande partie un oijsière, malgré les savants travaux et les savaules recherches du baron Silveslre de Sacy. Leur formulaire ou catéchisme (1), semblable à celui des francs-maçons, n'enseigne pas le fond de leur doctrine ; ou ne peut l'apprendre que des aquels ou docteurs, qui n'enei> posent les mystères qu'après avoir fait subir des épreuves el fait faire des serments Urnbles. Deux anecdotes racontées par M. Laurent, dans sa Relation historique des ajfwu d<- Syrie, nous mettront à même de connaître quel voile impénétrable couvre celle association mystérieuse.

M. D" ', qui habile le pays depuis longtemps el qui po>sède parfaitement la langue, s'était rendu possesseur, moyennant quelques piastres, d'un catéchisme druxe IrtW'é parmi des manuscrits arabes, provenant di

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