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changé de nature avec le laps du temps, et étant passé des mains dn pouvoir spirituel dans celles du pouvoir temporel. Or, qu'on veuille bien le remarquer, tant que celte institution conserva son caractère ecclésiastique, elle semblerait à bon droit mériter les sympathies de notre siècle, puisqu'elle ne fut autre chose qn'un véritable jury, ayant à prononcer seulement sur le fait de la culpabilité, sans s'occuper de l'application de la peine temporelle réservée tout entière au juge séculier, jury composé, il est vrai, non as ao hasard et de manière à jouer la via urnaine comme sur un coup de dé, mais d'hommes choisis parmi les plus capables, les plus considérés, les plus religieux. Si, plus lard, ce même tribunal periil de sa renommée de justice el de modération, ce fut lorsque, suivant la décadence uéoérale dont l'histoire des xiv, xv* et xvi* siècles offre le triste tableau, il cessa d'être une institution religieuse, pour devenir un insirument politique entre les mains d«*s princes et de leurs ministres, qui, par conséquent, sont demeurés seuls responsables de tous les faits et gestes subséquents. Enfin, et ao bout du compte, il demeurera toujours du plus en plus établi, car ceci est au-dessus de toute contestation, que l'inquisition romaine avec tout son prétendu cortège d'auto-da-fé, de san-benito, de bûchers, de tortures, de bourreaux sacrés, de moines sanguinaires, n'a pas versé la cent millième partie du sang qu'a fait répandre le principe opposé de tolérance absolue, et qu'à tout prendre, l'Angleterre seule, d'où sont parties tant d'invecihes contre le saint-office, a immolé plus de victimes, sous trois règoes seulement, et avec des circonstances bien autrement atroces, que n'en a frappé, durant quatre ou cinq siècles, toute la justice inquisitoriale de la chrétienté. Ce tribunal célèbre, n'eût-il donc fait autre chose que défendre les Etais où il fut établi contre les schismes el les hérésies, contre l'esprit de division el de destruction qui a obscurci toute vérité, anéanti toute foi, ébranlé les fondements de tout ordre social, el couvert l'Europe dé sang et de ruines; ce tribunal, disons-nous, aurait bien mérité de l'humanité, cl l'histoire lui devrait une place entre les grandes cl bonnes institutions. Qu'un ne s'étonne donc plus si les papes et l'Eglise, au xur siècle, regardaient comme infiniment honorable et toute de confiance, la charge d'Inquisiteur de la foi, si l'ordre dc> Frères prêcheurs a toujours mis au nombre de ses nobles privilèges celui d'être constamment investi d'un titre qui demandait tant de lumières, de s.igesse, d'im-
fiartialilé; si ses anciens écrivains n'en parent qu'avec une sorte d'enthousiasme, comme se trouvant placés par là au premier rang des défenseurs de la foi chrétienne contre ses plus mortels ennemis. •
/iVS/rOW.dieudes Romains, qui présidait à la greffe el aux autres opérations du jardinage. Le (lamine dialis en faisait mention dans les sacrifices offerts à Cérès.
INSPIRATION .— t . Secours extraordinaire
que Dieu a accordé aux auleon des livres sacrés, tant de l'Ancien que du Nouveau Testament, pour les exciter à écrire, et pour le* préserver «le loule erreur dans la composition de leurs ouvrages.
2. L'inspiration esl encore une des manières d'élire un pape, lorsque le* cardinaux, sans s'être entendus auparavant , s'accordent (nus «i proclamer instantanément qu'un lel esi pape Quelquefois celle inspiralion est simulée»: plusieurs cardina >x s'elanl préalablement assurés linéiques voix pour les appuyer, s e. rient tout à coep : Un tel est pape. Oiie audace a réussi plusieurs fois. Cependant ces élections p r inspiration sont fori rares, l'o//. Elkction, Adoration.
ÎNTERCIOON et INTKKC1DONK, divinités ro<uai'ies qui présidaient à la coupe des bois; leur nom vi' ni eu effet «i'i'n/ercj lrre% cou icr par le milieu. Elles étaient surtout révérées parles bûcherons et le» charpentiers. — Il par- Il qu'on leur donnait aussi la fonction de veiller a la conservation des femmes enceintes, qui les invoquaient avec Piluinnus et Dever a, pour eu élre défendues contre les insultes de Sylvain.
1NTERCIS. Les Kom tins appelaient ainsi des jours mixtes, qui étaient eu même temps f>slrt(t\ néfastes; ou pouvait rendre la justice ces jours-là, mais seulement à certaines heures, c'esl-a-tlire dans l'entre-temps de la vii -lime égorgée, m/er casa et pnrrecta, dit Varron, pet danl qu'on ouvrait et considérait les entr.iiles, et avant qu'on les pré»enlât sur l'autel des dieux.
INTERDIT, censure ecclésiastique qui suspend les prêtres de leurs fonctions, prive le peuple de l'usage des sacrements, dn service divin et de la sépulture ccelés. astique. On distingue plneieurs sortes d'interdits : le général, qui a pour objet un royaume, une ville, une communauté; le particulier, qui tombe sur un certain lieu, par exemple, sur une église, une chapelle, un cimetière, etc.; le personnel, qui esl jeté sur telle ou telle personne.
Dans les premiers siècles de l'Eglise, il ne parait pa« que les pasteurs aient fait usage de l'interdit ; il n'el >il pas nécessaire. Ce n'est que « ans le ix* siècle que l'un a commencé à infliger cette punition aux princes et aux seigneurs rebelles à l'Eglise, et qoi étaient trop puis anls pour que l'on pût les réduire autrement. On défendait l'administration des sacrements et la célébration de l'office divin dans leurs Etals. Les peuples épouvantés forçaient le souverain, par leurs murmures, de se soumettre à l'Eglise. .L'interdit local n'empêche pas rependant d administrer le baptême aux enfants, de célébrer la messe à huis-clos, et même avec appareil, dans les grandes solennités, d'entendre les confessions des malades en danger de mort, et de leur administrer le saint viatique* etc. La prudence des papes a rendu très-nre une correction aussi sévère, qui enveloppe une muliili.de d'innocents dans le châtiment d'un coupable; et on voit d'ailleurs que les sc-
ES RELIGIONS. m
cours religieux de première nécessité n'es, sont pas moins accordés aux fidèles qui se trouvent dans une prorince ou une ville frappée d'interdit.
L'interdit personnel est infligé plot (ré. quemmenl, surtout à l'égard de* clrrci. Il consiste dans la révocation des pouvoirs accordés i ceux qui ont charge d'âme», oa dans la défense d'exercer le« fonctions de leur ordre. L'interdit (uhnmé contre un laïque !« prive de la communion, de l'entrée de l'église, de la sépulture chrétienne après m mort, etc.
IMERDUCA, ou ITERr>UCA,nom s*o, lequel les Romains invoquaient Junon, lors» qu'on conduisait la mariée dans la maison de son époux.
INTÉRIM1STFS. L'empereur Charles V, voyant que le concile général réclamé pu les luthériens, et qui d'abord s'élad tenu pendant quelque temps dans la ville o> Trente, avait été interrompu et transfère! Bologne, et jugeant qoe, dans l'état os étaient les choses, ce concile ne serait pat rétabli de longtemps, ne trouva pas d'autre moyen pour apaiser les troubles de l'Allemagne au sujet de la religion, que de dresser une formule de foi qui contint tout re qu'il fallait absolument croire et observer sur les points contestés entre ies catholiques et les luthériens. Jules Pfluvius, évéquede Naùmhoiirg, Michel Helding, éveque titulaire de Sidon, et Jean Agricole d'Istében, prédicateur de l'électeur de Brandebourg, furent les trois théologiens auxquels l'empereur commit le soin de dresser ce formulaire, qui fut appelé Intérim, c'est-à-dire proriioiV». parce qu'il devai1 servir de règlement de loi aux luthériens de l'empire, en attendant la décision du concile. Il comprenait trente six articles. Lorsqu'i fut terminé, on en fit lecture dans la diète qui se tint à Auysbourgeo 1548. L'empereur l'envoya ensuite au pape qui le fil examiner. Ce formulaire, à U réserve de quelques expressions équivoque», était conforme à la doctrine de l'Eglise catholique. Il n'y avait que deux points »ur lesquels on av;iit eu plus d'égard aux prétentions des luthériens qu à la discipline ecclésiastique. Ces deux points étaient lemanife des prêtres et la communion sous les <*eui espèces. Le pape fut choqué qoe cfsdeat arides fussent autorisés dans le formulaire; il ne le fut pas moins que l'empereur voulût se mêler de rég'er les affaires de la religion. Charles-Quinl, informé du mécontent meei du pape, corrigea seulement quelques expressions peu essentielles; mais il laissa tes deux articles du mariage des prêtres et de U communion sous les deux espèces, et publia un édil par lequel il était enjoint a tout lu luthériens de I empire, qui ne voudraient pw se réunir entièrement à l'Eglise catholique, d'observer les règlements contenus dan» k formulaire, et d'attendre en paix la décision du concile général.
L'Intérim fut attaqué par un grand nombre de catholiques zélés, qui regardaient cet
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édit comme injurieux à l'autorité de l'Eglise, et contraire à In discipline ecclésiastique. IU firent de< comparaisons odieuses de I7ntérim de Charles V, avec Thénolique de l'empereur Zenon, l'eclhèse d'Héraelius et le type île Constant. L'empereur Charles V trouva des défenseurs qui soutinrent qu'il y av. lit bien de la différence entre approuver i;s pratiques contraires à la discipline ccclésin tique, ou seulement les tolérer, pour en* Ireienir la paix avec les protestants, jusqu'à la dérision du concile gêné* al.
Les luthériens zélé-» rejetèrent l'Intérim avec aut ml d'indignation que les catholiques l«*s plus scrupuleux. En effet, il était opposé à presque toutes leurs erreurs. L'empereur employa toute son autorité pour les contraindre à s'y conformer ; mais il ne put y réussir, parce que la plupart ne voulurent pa« souffi ir qu'on apportât le moindre changement à la doctrine de Luther. Quelquesuns cependant vou aient qu'un se soumit à l'édit pour le l:ten de la paix. Ces derniers, qui avaient Mélanchthon à leur léle, furent nommés Intérimistes et Adiaphoristes, c'està-dire Indifférents.
INTRRPKÈTKS, nom que les Chaldéens donnaient à cinq planètes. Ces cinq planètes commandaient, «lisaient-ils, à trente étoiles subalternes, qu'ils appelaient dieux conseil' 1er s, dont la moitié dominait tout ce qui est au-dessous de la (erre, et l'autre observait les actions de» hommes, ou « onlempl iil ce qui te passait dans les cieux. De dix e.. dix jours, une étoile était envoyée sous la terre par les planées, et il en partait une de dessous, poor leur apprendre ce qui s'y passait. Ils comptaient douze dieux supérieurs qui présidaieul chacun à un mois et à un signe du zodiaque, hors duquel ilsdéierminaienldouze constellations septentrionales i l douze méridionales. Les douze qui e voyaient dominerai sur le» vivants celles qui ne se voyaient pas, sur les moils, et ils les croyaient juges de tous les hommes.
INTI, nom du soleil, une des principales diviuiiés des anciens Péruviens : c'est à lui qu'étaient dédiés les lemples les plus magnifiques ; il en avait dans toutes les provinces de l'empire. A Cusro, son temple était desservi par des prêtres lucus, et par con«équenl du sang royal. On offrait à loti, oulie les sacrifices, de l'or et < e qu'on avait de plus précieux ; souvent même le tiers de toutes les terres labourables des pays conquis lut était assigné. Le nombre d» ses troupeaux était hifim. Parmi les animaux domestiques qui lui éliient consacrés, les agneaux, les moulons et les brebis brébaignes étaient ceux dont on croyait que le sacrifice lui était le plus agréable. On lui offrait aussi des lapins privés, tous les oiseaux bons à manger, du suif, des épices, des légumes, «le l'herbe et les habillements les plus lins. Ou brûlait toutes ces offrandes pour remercier Inli d'avoir accordé tant de choses propres à l'usage de l'homme. Quelquefois les Péruviens lui présentaient aussi un breuvage dont ils usaient, et qui était composé d'eau et de maïs.