INT
A leurs repas ils trempaient toujours le bout du doigt dans cette buisson, et, regardant le ciel, ils te secouaient en l'air pour l'offrir à Inti , après quoi ils donnaient deux ou trois baisers à l'air. Cependant ils n'observaient cette cérémonie que la première fois qu'ils buvaient.
C'était encore à Inti qu'étaient consacrées des filles vouées à une virginité perpétuelle, ou destinées à devenir les épouses du roi. On célébrait en son honneur une féte solennelle, appelée Capas Ruymi ou Intup Ray ni. Voyez Kaymi.
INT1PCHUIUN, un des noms sous lesquels
les Péruviens adoraient Manco-capac, leur législateur, qui pas-ail p >ur fils d'inli ou du soleil. Voyez Manco-capac.
IN-TO-LO, un des pricipaux dieux des bouddhistes de la Chine; c'est l' Indra des Hindous. Ils lui donneui le titre de Seigneur des dieux, ei le regardent comme le souverain du ciel étuilé. Il réside sur le monl Mérou avec trente-deux autres Dévas, ministres de ses volontés. Le palais qu'il habite est d'une magnificence ravissante. Aux quatre angles se dressent quatre pavilious construits en or et en argent, et à chacune de ses quatre faces, on voit un jardin quadranirulaire. renfermant un lac d'eau pure, limpide, fraîche, douco et tranquille, qui désaltère et qui nourrit, et qu'on appelle conforme aux désirs; c'est dans ces jardins que les dieux se ivrcnl aux plaisirs de la promenade. Le premier se nomme le jardin des chars, parce que, lorsque les dieux s'y présentent, d. s chars apparaissent aussitôt pour les recevoir ; e second, le jardin des objet* ta notes, parce que, si les dieux ont la fantaisie de combattre, des cuirasses, des lances el d'autres armes se forment instantanément et leur permettent de se donner ce passe- temps ; le troisième, le jardin des objets mélangés, parce qu'une foule d'objets agr éables s y montrent aux regards des dieux pour leur offrir des sujets de récréatiuu; le quatrième enfin, la forêt délicieuse, parce qu'elle abonde en produits varies, propres à flatter le goût ou à charmer les yeux.
1NTKOIT, première partie de l'office de la messe;c'e»luneanlienneallernéeavecun verset de psaume et la doxologie, que le chœur chante pendant que le prêtre fait son entrée à l'autel, el que le peuple entre dans l'Egjise ; c'est de la que lui vient le nom d'/n/i oitus, ou é'ingressa, suivant le missel ambroisien: l'un et l'autre mot Mgnificiil entrée. L'introït est différent pour chaque office.
INTRONISATION ou pape aSahit-Jban db Lathai. Lo nouveau pontife étant arrive au principal portique de Saint-Je.m de Lalran, dans l'ordre que nous avons décrit à 1 article Cavalcaob, le premier chanoine de celte église, suivant le cérémonial romain, présente la croix à baiser au pape. Le cardiual diacre la reçoit, et l'approche de la bouche du pont f>', auquel il a uiiparavanl retiré la tiare. Après que le saint-père a boise la croix, on lui met la mitre, el on donne la tiare à un auditeur. Le pape est ensuite con-*
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ilnil par les chanoines devant la porte j rincipale de l'église, qui esl à pauche, el qu'on nomme fterrornir <\ Là ils le l'uni asseoir sur un siège île marbre, l'u instant après, les cardinaux s'apj ro. honi et le relèvent lionnrifiquement, on disant : » Il tire rindi<;cu( de la poussière, el lo pauvre de dessus le fumier, pour le faire asseoir avec les p ;nces, et lo placer sur un tronc de ploire. • Le pontife, en si- relevant, prend ''ans une Nom s • que lui présente le c.un» rier qui e-l auprès de lui aulani de nièces de tiionii .de «| ti'il en peut tenir dau< sa m .in. nia s pa'ini lesquelles il n'\ en a aucune d'or m d'argent; il tes elle au peuple en disant : « Je n'ai ni or ni arpent; ce ijue j'ai, je vous le dnunc. ■ Il enliv ensuite dans I enlise, et, a| rèsav.ir fait va prière de» mi le urand au cl. et béni (t> j î pi * , il se pl.. ce sur un lion" où les chanoines de Saint-Jean viennent lui baiser le< pieds; après quoi le pape est ton mil au palais de I, Iran, el s'assied sur un irone dans la salle du « oncde. p< ndaul que l'on ( liant ' le> laudes. De là il passe à la chapelle deSainl-Siivestre; devant la parte de celte chapelle, il y a deux siépes de porphyre qui s mt percés. "Le p pe s'assied dans le premier, et le premier chanoine de Saiisl-Jean vient lui ollnr a genoux une férule, symbole de la correction el du gouvernement, avec les clefs d> la hasiliquc et du palais de Saint- Jean de Latran, pour marquer le pouvoir nu'il a de fermer et d'ouvrir, de lier et de délier. Le pape s'assied ensuite sur le second sieue, et la il rend au premier chanoine la férule et h-s clefs. Celuici ceinl le pontife d'une ceinture de soie roupe. où pend une hoursede la même étoffe et de la même couleur, dans laquell- il y a douze pierres précieuses avec du musc. Alors le pont; le reçoit de la main de son camerier qui Iques pièces d arpent qu'il p-Me au peuple, eu disant : « Il a répandu ses biens sur les pauvres; sa justice demeure dans les siècles des siècles. ./ Aj rès toutes ces cérémonies. Sa Sainteté va faire sa prière dans le sanctuaire, d'où elle revient à I - chapelle de Sain:-Silvestre , quille la plupart de ses orncuKnls el ne pardan: que le pluvial l la mitre sio.ple, s'assied sir un trôi e où les cardinaux, viennent l>ii ; cudi e leurs liomm ipes. Pendant qu'ils baissent la léle, le saintpère jellc dans l'ouverture «le leurs mures deux pièces d'or el d< u\ pièces il'arpenl , puis leur donn - -a main a baiser. Les autres prêtais non c irdinaux reçoivent dai.s l'ouverlure de leur mitre une pièce d'or cl n e puce «l'arpent, el h.ii>enl le peuou droit du pontife. Ceux qui ne sont ni eveques ni archevêques n e, iveni l'arpent dans h main, et baisent b«s pieds de ««a sainteie.
Lue parliede ces cérémonies soni actuellement tombées en désuétude. Voici la description que donne de l'intronisation l'auleur du Tabhmt île in mur de l{»m> ; » Lepapeelanl arrive au principal poriiquede Saini-Jean de Latran soit de sa litière et se u.et â p- noux. Le cardinal arcliiprélre lui présente la croix à baiser: puis Sa Sainteté va au Irone. qui lui est prépare sous le même portique, où on le
DES RELIGIONS
revêt de ses ornements pontificaux et dp |a mitre. Lorsqu'il y est assis, les chanoines 4e Saint-Jean viennent lui baiser les pieds; le cardinal archiprélre lui fait une harangn* au nom du chapitre, cl lui présente les clef» de l'I plise, qui sonl, l'une d'nr el l'autre d'arpent, ru ses dans un bassin de vermeil rempli de Heurs. La clef d'or marque, dii-on la puissance d'absoudre, la clef <J*ar»ent,celè d'excommunier. Après celte i eremonie, Ici cardinaux se révèlent de leurs parem n!* >j. cres,ei le papes'achemineà la prmcipaleporie de la basilique, où le cardinal anhifnlre lui présente un poupillon avec lequel il p end de l'eau bénite el en je'te sur le> assistants; puis le même cardinal encense ir is fus le p ipe. Quand cela est fait, il entre dans sa chais -, el sesestafiers le porlt-nt le loup île la nef, sous un dais soutenu pir les chanoines de Saint-Jean de Latran. jusqu'au malin -autel où il fait sa prière. On le porte ensuite dans le chœur sur un trône, où le, cardinaux lui viennent rendre l'obéissance: après quoi les deux cardinaux-diacres lui mettent et Aient la mitre, pend. mt qu'il <!onoe la bénédiction, selon qu'il est prescrit d.i,i> le cérémonial. Quand cela est achevé dans le chieur, on | ortc le pape au palais de Saint- Jean de Lalran, où l'on chante plusieurs antiennes, à la lin desquelles le premier cardinal-piètre dit quelques oraisons. Lorsqu'elles sont achevées, on met la ti;ire sur U lëlè du p :pe . el on le porte dans une loge qui est au-dessus du porche de la basilique de Saint-Jean, d'où il bénit le peuple par deux fois. Lnstiiie le pape distribue aux cardinaux des médailles d'or. I e trésorier gênerai je; te au peuple quantité de monnaied argent, battue exprés aux armes du nouveau pontife, el | eiid.ii t ce temps-là on crie «le i«»u e« par:s : Vive Sa Soin trié !
INLTS, nom du dieu Pan, Selon Macrobe, et de l'aune, suivant Servitis. On le donnait sans doute à l'un el à l'autre; ces deux dtviniles et aieiii adorées dans le Laitutn.
INVKNTION l)K LA SAINTE CHOIX, fê!« que les Eglises lalme et orientale célèbrent le .1 mai, eu n émoirc de l'heureuse decouverle que ht sainte Hélène de la Croii de Jésus-Christ. Celle pieuse impératrice, étant allée en pèlerinape à la terre sainte, eut le bonheur de tr uver les trois crois sur lesquelles Jésus-Christ et les deux larron» av. lient été attachés; car c'était autrefois la coutume d'enterrer av. c les condamnes à mort l'instrument de leur supplice. Lembairas était de savoir laquelle de ces tr is croix était celle du Sauveur. On ara na une femme mourante, à laquelle on fil louper successivement deux croix sans auc titff l; mais elle n'eut pas plutôt touche la Iruis en,e, qu'elle recouvra à l'instant une sanle parfaite. Ce miracle fil reconnaître la cronqoe I on chercha l. Sainte Hélène trouva, ave. la croix, les clous et l'écritcau. ft-liqiPS predenses, qui furent dans la suile données a des églises qui partagèrent avec d'autres ces trésors.
Sainte Hélène fonda une église à l'endroit