‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 360 sur 365 · INV · texte numérisé non relu

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oà la croix avait été trouvée, et l'y déposa avec one grande vénération, après l'avoir fait renfermer dans un étui d'argent extrêmement riche. Elle en donna cepondant une partie à l'empereur Constantin, son fils, qui la reçut à Constanlinoplc avec beaucoup de respect. File en envoya une autre partie à l'église qu'el'e fonda à Rome, et qui porte le nom de Smnte-Croix de Jéru$alrm. Elle fit présent à la même église du titre de la croix du Sauveur; on y conserve encore ces deux précieuses relique*. C'est de ce morceau de la vraie croix qu'on détache une multitude de parcelles, pour satisfaire la dévotion des égl>es et des simples particuliers.

Nous remarquerons à celte occasion que si on réunissait les fragments innombrables, dits de la vr.iie Croix, répandus dans tout le monde chrétien, on trouverait assez de bois pour rétablir nnn-scult ment une croix tout entière, mais même plusieurs croix. On ex» plique cette profusion extraordinaire , en avançant que Dieu multiplie miraculeusen vMit ce bois précieux à mesure qu'on en détache des parcelles. Nous croyons, nous, que cette exubérance est due à la fraude et à l'imposture; car, premièrement, nous ne voyous nulle part constaté ce prétendu miracle; en second lieu, Dieu est bien le maître de multip^er tel bois et tel objet qu'il lui plaît; m;iis,s'il multipliait le bois de la vraie Croix, tout Dieu qu'il est, il ne pourrait faire que ce bois accru ainsi miraculeusement fût celui sur lequel Jésus-Christ a versé son sang. Les personnes ou les églises qui en recevraient des parcelles auraient un bois miraculeux, et non celui qui lut arrosé du sang de l'Homme-Dieu.

INVESTITURE nés biehs ecclésiastiques.

C'est le droit que s'arrogeaient autrefois les empereurs et les rois d'investir et de mettre en possession de leurs dignités les archevêques, évéques et abbés de leurs Etats. Ces prélats recevaient de la main du prince ta crosse et l'anneau, symbole de leur dign lé; telle était la cérémonie ordinaire des investitures, cependant elle n'était pas d'une nécessité absolue. Le prince pouvait encore donner l'investiture, ou par é* rit, ou de bouche, ou par un simple signe. Si l'on en croit quelques historiens, l'empereur Henri II investit un prélat de l'évéché de Paderboi ri, en lui présentant un de ses gants. L'usage des investitures a commencé peu de temps après Charlemagne, cl s'est continué depuis, presque sans obstacle, jusqu'au temps de saint Grégoire VII, qui, à la vue des désordres que cet abus entraînait dans la discipline ecclésiastique, entreprit d'ôler cette farulté aux princes temporels. Il s'éleva à ce sujet entre le sacerdoce el l'empire une que» relie célèbre, dont nous allons donner quelque idée au lecteur.

Dans l'origine, les empereurs et les rois ne prétendaient point conférer aux prélats la puissance spirituelle, ni leur donner leur mission, en les investissant de leur prclalure. Celle investiture n'était qu'une céré-

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