Vois la rivière de Quizanga, le deuil a
ta? DEC
heudeox heures chaque jour pendant huit jours. Vers minuit un de l'assemblée entonne les lamentations, et toute la compacité répond sur le même ton , arec accompagnement de pleurs. Le jour, on se rend au jqtulcre pour porter au défunt de quoi vivre. Ceux qui procèdent à cette cérémonie ont de la farine sur la joue et sur l'œil gauche. Ils prononcent des paroles sur la tombe, mais ob ignore si ce sont des invocations adressées au défunt, ou des prières faites pour lui. (inné peut se laver le visage pendant toute I) durée du deuil.
28. Dans le Canada, les femmes portent le Jcoil un an entier; et pendant ce temps-là il ne leur est point permis de se divertir. Le père et le frère du mari défunt ont soin de la reste. Le baron de la Honlan dit au contraire que le veuvage du Canada n'est que de six mois. Il ajoute que si, pendant ce temps-là, relut des deux conjoints qui reste songe à l'autre deux nuits de suite pendant son sommeil, alors il s'empoisonne d'un grand sangfroid, avec des chants et toutes les marques atèrieures de la joie , car c'est une preuve que le mort s'ennuie dans le pays des âmes ; nu» si le veuf ou la veuve ne réve qu'une fois de son conjoint, ils ne se croient pas obligés d'aller lui tenir compagnie, car l'Esprit de» songes, en ne paraissant qu'une fois, a itmoign<> qu'il n'était pas bien sur de son fait.
39. Les Manda ns exposent les corps de Unn Barents sur un échafaudage d'environ dix pied* de haut , afin , disent-ils , de pou- »oir regarder en pleurant ceux qu'ils aimaient. Ils en portent le deuil pendant une ànn*e entière ; dans cette occasion ils so coupent les cheveux, s'enduisent le corps d'argile blanche ou grise , et se font fréquemment des entailles aux bras ou aux jambes arec un couteau ou un silex tranchant, de sorte qu'ils paraissent tout couverts de sang. Dans les premiers jours qui suivent le décès, on n'entend que des pleurs et des gémissements. Lorsqu'un Mandan est tué à la come, et que la famille en reçoit la nouille , sans qu'on ail pu rapporter le corps , on mole une peau de bison et on la porte hors du village. Tous ceux qui veulent pleurer le mort se rassemblent et jettent sur le renotapbe une foule d'objets de prix, dont ils (ont présent aux assistants, pendant que la famille se coupe les cheveux, pleure et gémit.
30. Quand le cacique de la Floride était de retour d'une expédition guerrière, les femmes de ceux qui avaient ététués dans les combats allaient tout échevelées se jeter à ses pi«di, les arrosaient de leurs larmes , et le conjuraient de ne pas laisser sans vengeance la mort de leurs époux ; puis elles se coupaient les cheveux , et allaient li s répandre •w la sépulture de leurs maris. Elles ne pouvaient plus convoler à d'autres noces que lcors cheveux ne fussent devenus assez grands pour flotter sur leurs épaules.
31. Chez les Caraïbes , après qu'on avait descendu le mort dans la fosse, on allumai t un feu tout auprès, et toute l'assembléose Nti«ait en cercle et accroupie autour de ce
1»k tio>n. bhs Religions. IL,