‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 38 sur 365 · DEU · texte numérisé non relu

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feu; .es hommes se plaçaient derrière les femmes , et invitaient celles-ci à pleurer, en leur touchant le bras. Alors tous pleuraient à la fois, en faisant de longues et fréquentes exclamations sur le défunt, et en lui demandant la cau.se de sa mort.

32. On peut à juste titre appeler terrible le deuil qui avait lieu après la mort de l'empereur du Mexique. Les quatre premiers jours qui suivaient le décès, les femmes du monarque défunt, ses filles et ses plus fidèles sujets apportaient des offrandes au pied de sa statue. Le cinquième joor, les prêtres immolaient quinze esclaves; le vingtième, cinq; le soixantième, trois; enfin neuf, le quatrevingtième, sans compter ceuxqui avaientété ' sacrifiés dans la cérémonie des funérailles , et qui devaientse monter au nombre de deux cents au moins.

33. Le douil des Américains du Darien , de Panama, de Cumane et de Vénézuéla , consistait , dit-on , à détremper les cendres du défunt dans quelque liqueur, et à la boire. C'était particulièrement à l'égard de leurs caciques qu'ils pratiquaient cette céré monie. Généralement ils pleuraient , durant plusieurs jours , sur les morts qu'ils avaient aimés ou respectés.

34. Les peuples qui habitent aux environs du fleuve Orénoque pendent dans leurs cabanes les squelettes de leurs morts , et les ornent de plumes et de colliers, après que la pourriture a consommé toutes les chairs. Les Arvaques, qui habitent au sud du même fleuve , réduisent en poudre les os de leurs caciques, et, l'opération faite, les femmes et les amis de ces guerriers font infuser cette pondre dans leur boisson, et à l'imitation de la veuve de Mawole , ensevelissent dans leurs entrailles ceux qui étaient, pendant leur vie, l'objet de leur affection.

35. Au Pérou , le premier mois après la mort du roi se passait tout entier en pleurs. Les habitants de la capitale le pleuraient tous les jours , avec de grandes démonstrations de douleur. Tous ceux qui composaient les différents quartiers de Cusco s'assemblaient , portant les enseignes de l'Inca , ses bannières , ses armes , ses habits , et tout ce qu'il fallait enterrer avec lui pour honorer ses funérailles. Ils entremêlaient à leurs plaintes le récit des victoires que l'Inca avait remportées, de ses exploits mémorables, du bien qu'il avait fait aux provinces auxquelles chacun d'eux appartenait. Le premier mois du deuil écoulé, ils le renouvelaient tous les quinze jours, à chaque conjonction de la lune, pendant toute la première année. Enfin on la terminait avec toute la solennité et toute la douleur imaginable. Il y avait i cet effet des pleureurs qui chantaient d'un ton lugubre les exploits et les vertus du défunt Les Incas du sang royal en agissaient de même , mais avec plus de pompe et d'appareil. Cela se pratiquait encore dans les autres provinces de l'empire ; chaque seigneur ; donnait toutes les marques possibles du regret qu'il avait de la mort du souverain. On visitait les lieux que le prince avait favorisés

nicrioNNAiiu; des ueligions.

de ses faveurs, ou seulement de sa présence. On honorait de la même manière la nu-moire des (airacas ci des antres grands seigneurs.

3G. l.e d. u\\ des M.) ri. innais dure sept ou huit jours ri quelquefois davantage; on le proportion e à l'affection qu'on portail au .défunt , ou aux faveurs qu'on eu a reeues. Toul ee temps se passe en pleurs et en chants lugubres. Ou lit quelques iepas autour de la tombe du défunt; un la charge de Heurs, de bi anches de palmier, de coquillages ei de tout ce qu'on a de plus précieux. La désolation d s un ies qui oui perdu leurs enfants est inconcevable : comme elles ne cherchent qu'à entretenir leur douleur, elles coupent quelques cheveux, de leurs enfants. , el les gardent comme un objet cher el précieux. Elles portent a leur «ou un cordon auquel elles font autant de meuds qu'il . a de nuits que leur enfant esl moi l. Si I I personne qui meurt appartient à la liante noblesse, leur douleur est alors sans mesure. Ils entrent dans une espèce de fureur et de desespoir ; ils arrachent leur:- arbr s, ils brûlent leurs maisons, ils briscni leurs bateaux, déchirent l urs voiles el en ai lâchent les morceaux au devant de leurs maisons. Ils jun hem les chemins de bram U- s le palmier, et élèvent des monuments ci. l'honneur d ; ''efuni. Si celuici s'est signale a la pecne ou par le» armes , qui sont deux professions de di>tim;l!oa parmi eux , ils cou. >u eu son tombeau tic rames ou de lane.i s, | our marquer sa valeur ou son adresse a ia . cche. S'il s'est rendu illustre dans l une el l'autre profe>s.oa, on entrelace les rames et les lunées el on lui en lait une espèce de trophée. Tout cela esl accompagne de chants !.. me .laides. Il n'y a plus de vie pour moi , dit un <<cs chanteurs ; ce qui m'en reste ne sera qu'ennui cl amerlii ,.e : le soleil qui m'animait A'st e lipsé ; la lune qui m'cclairail s'est ohsi urcie ; l'étoile qui me conduisait a disparu, .te vais être enseveli dans une nuit profond-, et abime dans une mer de pleurs U d'amertume. » — A peine celui-ci a-l-il c«>»e, qc.o l'autre chanteur s'écrie :« Hélas 1 j'ai loiit perdu. Je ne verrai plus ce qui faisait le lu nheur do mes jours et la joie de mou c<eur. Quoi ! la valeur de nos guerriers , l'honneur de notre race, la gloire de noire pay», le héros de notre nation n'est plus! || nous a quilles 1 Qu'allons-nous détenir? La vie nous sera désormais impossible. »<> lamentations durent lou; le jour et u:-e partie de la nuit.

37. ■« Nulle part, dit M. bornent de Ki nzi, le culte des morts n est plus révéré qu'a Hawaii iles Sandwich ; nu le part les marques •Je do uleur el de deuil ne sont plus bruyantes, plu exagérées. Mais c'est suiloul à la mort d'un roi que la douleur publique se manifeste >ous de» formes incroyables pour les Luropeens. Les tatouages exlraordinaii es , les li.ulilalious , les jeune» . les prières , les sacrilice- , rien n'est épargne. » A la mort de la princesse Kco l'ouo-L ni , les habitants, de i'ilc, u nombre de plus le 'alOt», >,c portèrent \e:s la case de la défunte, hurlant, gémissant, se lojd.inl les bras d, de-

sespoir . affectant les poses les pins bizarre et les plus expressives. Les femmes échevelées, les bras tendus vers le ciel, la boucbouverte et les je ax fermés, semblaient ituo quer une catastrophe pour marquer le joo néfaste ; les hommes croisaient leurs mais derrière la lélc el semblaient abîmés dan* 1; douleur ; ils se jetaient la face contre terr en se roulant dans la poussière , ou bien il se jetaient par lerre, el simulaient des cou vulsions epilepliques. Toule celte douleu paraissait sincère. Quelquefois, à ce» ex pressions d'alfliclion profonde, »c joifrnen «les vers chantés en l'honneur du défaut Voici la complainte que M. Ellis , mission nain» protestant, nous a conservée, tell qu'elle fut chantée sur le tombeau de Kial Mokou , gouverneur de Mawi , par une* ses femmes :

Mnii est inon seigneur el mmi ami; Mon ami dans la saison de la famine, Mon ami dans le temps de la sécheresse; Mon .uni dans ma pativielc; Mon ami dans la pluie cl dans le vent; Mou and dans la chaleur el dans le soleil; Men ami dan» le froid de la montagne; Mon ami dans la tempête; Mon aun dans le calme ; Mon ami dans les huit mers; Hélas ! bêlas! il est parti, mon ami, Kl il i.e reviendra plu> !

Voy. Flm kaili i s , ir 12».

38. Dans lïle Taïïi , le costume de deuil c'ait fort singulier el d'un prix très-éleve. Il était composé des productions les plus rares du sol el de la mer , cl travaillé ire: un - in el une adresse extrême. Cet ajustemeut consistait en une planchette demkirculaire, d'environ deux pieds de long el de qualrcàcim) pouct sde iarge. Celle planchette était garnie de cinq coquilles de nacre de perles choisies . attachées à des cordons de bourre de coco passes dans les bords de* coquilles el dans plusieurs trous dont le bois était perce, line autre coquille de la nénK espère , mais plus grande , festonnée d( plum s de pigeon gris-bleu , était placé* J chaque extrémité de celle planchette, dont h bord concave était tourné en haut. An milieu de la partie concave, on voyait detn co'|Ui.les qui formaient ensemble un cercli d'environ six pouces de diamètre, el, s* sommet de tes coquilles, il y avait untrrtgrand morceau de nacre oblong, j'élargissaut un ;.eu vers l'extrémité supérieure, cl de neuf à dix pouces de hauteur. De longues plumes blanches, tirées de la queue des oiseaux du tropique, formaient aotoor o»

cercle rayonnant. Du bord conveie de M planche pendait un Issu de petits morceaui lie nacre , qui, par l'étendue et la forme, semblait a un tabl er ; on y complaît dix i quinze rangs de pièces d'environ un povet et demi de long . el un dixième de pouce*" largeur ; chacune élail trouée auxdeuvev l.émitès, aûn de pouvoir élre attachée lui aulres rangs. Les rangées étaient pirlaite menl droites et parallèles entre elles, les» peiieures coupées et ••xlrémemenl coures a e..use du demi-cercle de la planche.»

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ultérieures étaient aussi plus étroites, et 3Q\ extrémités de chacune était suspendu oa rordon orné de coquillages et quelqueloi* de grains de verre d'Europe. Du haut de la planchette flottait un gland ou une queue rode de plumes vertes et jaunes sur chaque côte du tablier ; ce qui était la partie la plus brillante du vêtement. Toute celte parure Usait à une grosse corde attachée autour de Utile du pleureur; par-devant, elle tombait perpendiculairement ; le tablier cachait ta poitrine et son estomac, la planchette cernait son cou et ses épaules , cl les coquilles masquaient son visage. Une de ces rouilles était percée d'un petit trou à travers lequel celui qui portait le deuil regardait pour se conduire. La coquille supérieure et If» longues plumes dont elle était entourée («codaient au moins à deux pieds au delà de la hauteur naturelle de l'homme. Le reste de l'habillement n'était pas moins bizarre. Le pleureur mettait d'abord le vêtement ordinaire du pays , c'est-à-dire une natte ou ose pièce d'étoffe trouée au milieu ; il plaçait dessus a ne seconde pièce de la même espèce, mais dont la partie de devant , qui retombait presque jusqu'aux pieds, était garoiede boulons de coque de coco ; une corde détone brune et blanche attachait ce vêlement autour de la ceinture. Un large manteau de réseau, entouré de grandes plumes bleuâtres couvrait tout le dos , et un turban d'éloïïes brunes et jaunes, retenues par de petites cordes brunes et blanches, était placé sur U tète. In ample chaperon d'étoffe avec des ra jures parallèles el alternativement brunes, lianes el blanches, descendait du lurban sur leçon et sortes épaules, afin qu'on n'aperçût presque rien de la figure humaine. — Ordinairement le plus proche parent du mort portail crt habillement bizarre. 11 tenait dans udc uiêia deux grandes coquilles pexlières, atec lesquelles il produisait un sou continu , rt dans l'autre un bâton armé de dents de foulo, dont il frappait tous ceux qui s 'approchaient de lui par hasard.

On n'a jamais nu découvrir quelle est l'origine et le motif de cite singulière coulume; mais il semble qu'elle est destinée à inspirer de l'horreur; el l'ajustement singulier qu'on tient de décrire, ayant celte forme effrayaaie fi extraordinaire que les femmes attribuent sas esprits et aux fantômes, on est tenté de croire qu'il y a quelque superstition cachée *ons cet usage funéraire. Peut-être imaginaient-ils que l'àme du mort exige un tribut d'aifliction cl de larmes , el c'est pour cela qoïb appliquaient à ceux qu'ils rencontraient des coups de dents de g^oulu; mais leur douleur n'allait pas jusqu'à se frapper eux-mêmes.

39. Dans l'Australie , ceux qui ont perdu oa parent se couvrent la face de noir ou de blanc, el se font quelques pustules au front , autour des tempes et sur les os des joues. 1k se coupent aussi le bout du uez , ou l'ésr^ lignent pour en faire couler du sang en »uise de larmes. Durant le deuil on ne porte L, urncaueuls, ai plumes. El s'il arrive qu'on

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porte le même nom que la personne morte, on le change pendant un certain temps, afin que celui du mort ne soit pas proféré.

M>. En signe de deuil les indigènes de la terre du Roi- Georges se peignent une baude blanche sur le front en travers et en descendant sur les pommettes des joues. Les femmes s'appliquent la couleur blanche en larges taches.

41. Les Ovas de l'Ile Madagascar manifestent leur douleur par une attitude solennelle, en faisant un fréquent usage du ralleya, dont ils jouent en répétant d'un ton mélancolique quelques phrases accompagnées de sons appropriés à la circonstance, et suivies d'une pause grave. Quand on a perdu un parent ou un ami, on témoigne son affliction en défaisant les tresses de ses cheveux, et en marquant, par ses actions, par ses gestes et par la couleur sombre de ses vêtements, sa douleur profonde. Une loi des Ovas interdit à tout membre de la famille royale l'approche d'un cadavre et l'assistance à des funérailles.

DEDHHOFIAMENS, secte mystique, née dans les Pays-Bas , vers le commencement du siècle dernier. Elle avait pour chef un certain Deurhof, qui professait une espèce de spinosisme ; mais pour échapper à la surveillance des lois, les membres se réunissaient dans des endroits écartés, où. après avoir fumé et pris du thé, on traitait de matières religieuses. Celle secte ne subsiste plus depuis longtemps.

DEUTÉUOCANONIQUES , ou canonique»

de second ordre» On appelle de ce nom les livres de l'Ecriture sainte qui ont été insérés dans le Canon biblique plus tard que les antres, suit parce qu'ils ont été écrils plus lard que les autres, soit parce que leur authenticité n'a pas clé d abord universellement admise par toutes les Eglises, mais qui maintenant font partie intégrante du texte sacré pour les catholiques. L'Eglise catholique s'est fondée, pour les admettre, sur le témoignage presque universel des Eglises antiques et des Pères des premiers siècles.

Les Dculérocanoniques de l'Ancien Testament, sont: La Sagesse, l'Ecclésiastique, Tobie, Judith, le livre de Baruch, el les deux livres des Machabées. Les parties deulérocauoniques de livres prolocauoniqaes sont, dans le livre de Daniel: le eantique des trois jeunes gens dans la fournaise, l'oraison d'Azarias, l'histoire de Bel, celle du dragou et celle deSusanne; el les additions au livre d'Esther. Ces livres ou ces parties deulèrocaooniques ne se trouvent pas dans le Canon des Juifs, el n'existent plus en hébreu. Les protestants les ont rejetés; mais ils sont reconnus authentiques par toutes les Eglises chrétiennes d'Orient et d'Occident.

Les Deutéroeanoniques du Nouveau Testament sont : l'fipitre de saint Paul aux Hébreux, la seconde de saint Pierre, la seconde et la troisième de saint Jean; relie de saint Jacques, colle de saint Jude et l'Apocalypse de saint Jean. Il y a de plus quelques passages des Evangiles de saint .Marc el de saint

lir, DICTIONMIHL

Jean qui sont deulerocanoniques. Los protestants avaient d'abord rejeté la plupart de ces livres; mais maintenant ils les admettent presque tous dans leurs bibles.

DEETEKONOME, c'est-à-dire, serondr loi, de 'it-jr second, et v.-^,.-, loi. On appelle ainsi le dernier livre du Pentalouque. Moi e y fait une espèce de récapitulation de l.< lui donnée sur le mont Sinai, en laveur de ceux qui étaient nés depuis sa promulgation, «le saint législateur expose suceinciement, iLms le Deutéronome. tout ce qui s'était passe depuis la sortie d'Egypte jusqu'alors. Il repète ies principaux points de la loi; il les *xplique au peuple et y ajoute de nouveaux règlements. H exhorte ensuite les Juifs a la pratique fidèle de tous les commandements du Seigneur, et déclare enfin que Josue e-l celui nue Dieu a choisi pour être son successeur. On trouve aussi dans le Deuléron me ce beau cantique que Moïse composa avant de mourir, dans lequel il retrace les bienlaits de Dieu envers les Juifs, et s'élève contre l'ingratitude de ce peuple. Le Deuféronome est terminé par le récit de la mort d • Moïse, qui, après avoir donné sa bénédiction à toutes les tribus assemblées, rendit le dernier soupir sur la montagne de Nebo, à ia vue de la Terre promise. — t> livre a été écrit par Moïse, à l'exception du dernier chapitre, qui est comme le commencement de celui de Josue. Primitivement il ne faisait qu'un tout avec les livres précédents. La division du Pentatcuque en cinq livres n'eut lieu que beaucoup plus tard, pour la facilité des recherches. Les Juifs l'appellent c*"lfn u>* l'Ile hnddebnnm \II<ec sunt verb«)1 ou "CT2:: Uemidbur (In deserto) ; ce sont les premières paroles du texte.

DEUTÉKOSE; c'est le nom que l'on donne à la Misehna ou seconde lui dos Juifs. \-\>-i- />u7s-, en grec, a la même signification que nzera Mischna en hébreu ; l'un et l'autre signifient seconde ou plutôt itération. Voy. Miscona.

Eusèbe a aecusé les Juifs de corrompre le vrai sens des Ecritures par les vaines explications de leurs Jhuttroses. Saint I piphane dit qu'on en citait de quatre sortes : les unes sous le nom de Moïse, les autres sous le nom d'Akiba; les troisièmes sous le nom de Dadda ou de Juda, et les quatrièmes sous le nom '•es enfants des Asmoueens ou Machabccs.

DEUX. Depuis Pythagore, qui avait regardé ce nombre comme représentant le mauvais principe, il était, aux yeux le plusieurs, le plus malheureux de t'tus. l'ialon, imbu de celte doctrine, comparait ce nombre à Diane, toujours stérile, et partant p"ii honorée. C'est d'après le même principe que les Humains avaient dédie à Plulou le deuxième mois de l'année et le deuxième jour du mois, parce que tout ce qui était de mauvais augure lui était consacré.

DÉVA. 1" Ce mot signifie dieu, dans la langue sanscrite; il vient de la racine i/i>, le ciel, qui dérive elle-même du primitif <//?•. briller; la terminaison a design-- l'adjectif possessif; il exprime donc c<lw ijni p^ssrdc

LS Iti-.LICIOSS. 1 i

lu splendeur ou c lu> </><< habite le ciet. Hindous l'emploient, soit pour spéeifier ]• Dieu -upréme, soit plus communément pout designer leurs nombreuses divinités principales, par opposition aux Asouras, aux tyas, aux llakchasas . clr., qui sont do? puissances malfaisantes et qu'on pourra»! comparer aux démons.

C'est du mot lier que sont sorties la plupart des dénominations de la Divinité eu usatr< dans nos langues européennes, telles qu. <■»,-, Drus. Dit us, Di<u, Dia, Datas, etc., cic. Von. l'article Du i . n" IV.

Les Indiens ajoutent souvent le mol Dc'v t aux noms propres des princes et des personnages illustres. Les Latins ont de mëm * prostitué le titre de Divus à leurs empereurs Voy. Div.vrv.

■1' D'aptès la mvthologie des Javanais, le- Drius sont des êtres d'un ordre supérieur, des dieux (utélair. s, qui régnent sur les éléments, les montagnes, les fmrèls, les Etats et les prov inces. Ils accueillent les prières et les sacrifices des hommes. Ils les animent, les inspirent, les guident, les protègent, et fixent leurs dem.'ures. les uns dans les forêts, les aulr s sur le sommet on dans les flancs de» montagnes, ceux-ci sur les bords des deaves et d. s torrents, ceux-là dans les eaux tranquilles des ruisseaux. Ils ont pour ennemis les Djinns, ou mauvais démons.

DÉVADASS1S, c'est-à-dire servantes de< dieux, nom que prenuent, dans l'Inde, les courtisanes ou danseuses attachées au service des temples. Elles sont plus connues des Européens sous le nom de Batadèbe*. Voy. ce mot.

DEVAKI. fille de Dévaka, roi de Matbonra, et mère de Krichna, la plus célèbre des incarnations de Yichnou. Elle épousa Vasoudéva, directeur des domaines de cette province. Mais pendant les réjouissances des noces, un mauvais génie vint trou hier la joie et dit à Kansa, lïère de Dévaki et alors roi de Malhoura: « Pourquoi te réjouis-tu? ce mariage le sera funeste, et le huitième enfant qui naîtra de la sœur causera ta perte. » A celte nouvelle, Kansa fil cesser les réjouissances et voulut tuer sa sœur; mais on l'en empêcha, et il se contenta de l'enfermer avec soo mari, a condition qu'elle lui livrerait tous ses enfants. Il mit avec eux dans le logement qu il leur avait assigné, et qui leur tenait lieu de prison, un âue qui, chaque fois que la princesse accouchait, faisait un cri. Le tyran accourait à ce signal, prenait l'enfant et le précipitait du haut de la m.iison en b is. Il en avait ainsi détruit sept cl préparait le même sort au huitième ; mais un concours extraordinaire de circonstances merveilleuses sauva l'enfant divin, qui nela il autre que \ ichnou, incarné sous le nom de Krichna, pour le salut du inonde. D'autres disent que tous les enfants de Dévaki fuient sauvés par l'adresse de Vasoudéva, et à l'iusu de sa femme, qu'ils furent élevés au milieu des bergers, et qu'ils ne furent reconnus de leur mère qu'au moment où -ls vint eut en héros pour punir leur persecateur.

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