DAL
dha est eocore virant à présent même, sons le nom de Grand Lama, dans la fille de Boula, capitale du Tibet.
Les premiers patriarches qui héritèrent de l'âme du Bouddha vivaient d'abord dans l'Inde, à la cour des rois du pays, dont ils étaient les conseillers spirituels, sans avoir, i ce qu'il semble , aucune fonction particulière à exercer. Le dieu se plaisait à renaître, tantôt dans la caste des brahmanes ou dans celle des guerriers, tantôt parmi les marchands un les laboureurs, conformément à «on intention primitivequi avait étéd'abolir la Jistmrtion des castes. Le lieu de sa naissance of fut pas moins varié: on le vit paraître tour à tour dans l'Inde septentrionale , dans le midi, à Candahar, à Ceylan , conservant [najoors. à chaque vie nouvelle, la mémoire de ce qu'il avait été dans ses existences antérieures. Oo sait que Pylbagore se ressouvenait parfaitement d'avoir été tué autrefois rar Méoélas , et qu'il reconnut à Argos le boaclier qu'il avait au siège de Troie ; c'est d'après le même principe qu'un Lama,, écrirai en 1774, à M. Hastings, pour lui demander la permission de bâtir une maison de pierre sor les bords du Gange, faisait valoir, à l'appui de sa demande , cette circonstance remarquable, qu'il avait jadis reçu le jour dans les villes d'Allahabad, de Bénarès, de Patna, et dans d'autres lieux des provinces it Bengale et d'Orissa. La plupart de ces pontifes, quand ils se voyaient parvenus à nn âge avancé, mettaient eux-mêmes fin aox infirmités de la vieillesse, en montant •or nn bûcher, et bâtaient ainsi le moment on il» devaient goûter de nouveau les plaisirs de l'enfance. Cet usage s'est conservé de nos part, avec cette modification essentielle, qoe les Grands Lamas d'aujourd'hui, au lieu de se brûler vifs, comme Calanus et Peregribbs, ae sont livrés aux flammes qu'après leor mort.
Aa v siècle de notre ère, Bouddha, alors fils d'un roi de Mabar, dans l'Inde méridionale, jugea é propos de quitter l'Hindoustan pour n'y plus revenir, cl d'aller fixer son séjour à la Chine. On peut croire que celte émigration fat l'effet des persécutions des brahmanes, et de la prédominance du système des castes. Le dieu s'appelait alors Bodhidharma ; à la Chine, où l'on a coutume de défigurer les mots étrangers, on l'a nommé Tamo, et plusieurs missionnaires qui eu avaient entendu parler sous ce nom, ont cru a 'ort qu'il s'agissait en cette occasion de saint Thomas, l'apôtre des Indes. La translation da siège patriarcal fut le premier éfénement qui changea le sort du bouddhisme- Proscrit dans la contrée qui l'avait m naître, ce système religieux y perdit insensiblement le plus grand nombre de ses partisans, et les faibles restes, auxquels il est maintenant réduit dans l'Inde, sont encore privés de cette unité de vues et de traditions, qu'entretenait autrefois la présence du chef suprême. Au contraire, les pays où le bouddhisme avait précédemment étendu ses conquêtes, la Chine, Siam , le Tunquin,