‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 40 sur 365 · AU NOM DE LA SAINTE TRINITÉ · texte numérisé non relu

AU NOM DE LA SAINTE TRINITÉ

< Moi, Ghisla, née à Gand, el de parents libres, convaincue par l'exemple el par les exhortations des saiuls, que l'humilité est la première de lotîtes les vertus chrétiennes, ai pris la résolution de donner un exemple de cet le humilité, en me dévouant de corps et «l'esprit au service de quelqu'un d'eux, alin que, sous protection, et avec sun a>sislanoe, je puisse avoir part à la miséricorde divine. A cet effet, je me dévoue, uni moi que ma postérité, à bainie Ger-

Irmle, que j'ai choisie pour ma patronne ei pour telle de ma fainitle.afin que, par relie marine «le noire servitude volontaire, nous obtenions la rémission île nos prîtes: en foi île quoi Je m'engage, tant pour moi que pour m* pomérilc, de paver annuellement, le 17 avril, au

grand auici de sainte Gerlrude, la somme de Et,

de peur que pers inné ne présume de violer notre eiifla^eim ni. semence d'anailème a été publiée dans l'élise de Nivelle, contre le violateur d'icelui, afin qu'il périsse avec Dailian et Abiron. Fao à Nivelle, eu présence de témoins, Tan de grâce 1030. »

11 y a d'autres manières de se détrôner ou de s engager an service d'uo saint, où les marques de cette servitude religieuse sont od collier que l'on porte au cou et une chaîne v que l'on se met autour du bras, et quo Ton ne doit quitter qu'avec la vie. Cet usage était autrefois observé par les dévots à la sainte Vierge. Deux décrets du saint office de Rome, dounes en 1073, condamnent toutes les confréries de l'esclavage de la sainte Vierge, et défendent l'usage des chaînes, images et médailles qui représentent cet esclavage, et les livres qui traitent de celte dévotion. Ou voit, dans les figures dont ces livres sont ornés des hommes cnchaiués, dont les chaînes descendent do Jésus-Christ, du saint eiboire, de la sainte Vierge, de saint Joseph, etc. C'est celte prétendue captivité spirituelle qu'on nomme esclavage.

On pent mettre au nombre des engagements contractés ainsi envers les saints , l'inféoda lion quo Louis XI fit à lu sainte Vierge du comté du Boulonnais, en 1V78. Il était dit dans les lettres patentes que lui et ses successeurs tiendraient immédiatement ce comté de la sainte Vierge , et que, lorsqu'ils en prcudraicnl possession, ils lui feraient hommage d'un cœur d'or. Louis XIV n'a pas refusé d'acquitter celte délie pour lui et pour Louis XIII, son père; et il a donné à celte intention 12.000 livres.

fc. Dans les calamités publiques, les Gaulois chargeaient un homme de toutes leurs iniquités et de tous les malheurs qui les menaçaient. Ils l'accablaient d'imprécations elle dévouaient à la colère céleste, lin temps de peste, les Druides de Marseille engageaient quelque homme pauvre à se dévouer volontairement pour le salut commun, lui faisant accroire que ce généreux sacrifie»* M procurerait une place parmi les dieux. Ce malheureux était nourri délicatement, fêlé et caressé pendant une année enlière. Ce terme expiré, on le couronnait de fleurs, et, après l'avoir chargé de malédictions, on le précipitait du haut d'un rocher. Si quelque personne plus distinguée voulait s'offrir pour la

Kalrie, on lui faisait l'honneur de la lapider ois de la ville. Quelquefois ces victimes publiques étaient clouée» ou attachées a quelque arbre, et là on les tuait à coups de flèches. Souvent on les plaçait sur un monceau de foin, avec un certain nombre d'animaux, cl l'on réduisait le tout en cendres.

5. Il n'y a peut-être pas de contrée où les sacrifices volontaires soient plus féqueuts que dans l'Inde. C'est la que Von trouve par milliers des dévots a Vichnou et à Siva qui

ES RELIGIONS. m

se vouent au service dé leur divinité au prix des tortures les plus révoltantes. L'un se fait passer des crampons de fer sous les omoplates, et suspendre en l'air à une bascule, à laquelle on imprime un mouvement circulaire; l'autre parcourt pieds nus un brasiT d'environ vingt pieds de long ; cet autre se perce les denx joues, et y introduit un fil de métal qui passe à travers les deux mâchoires entre les dents, et reste ainsi pendant des jours et des semaines entières sans pouvoir ouvrir la bouebe qu'avec les douleurs les plus cuisantes; un autre s'enCle de la même manière, ou les narine?, ou la peau du gosier, etc. On en voit qui se coupent, do leurs propres mains, la moitié de la langue, déposent la porlion amputée dans un coco ouvert, et l'offrent à genoux à leur divinité. D'autres enfin s'engagent d'aller en pèlerinage à quelque temple éloigné , en mesurant avec leur corps la route entière. En conséquence, dès le seuil de sa porte, le pèlerin s'étend par terre, se relève, avance jusqu'à l'endroit où a porté sa téle, se couche de nouveau à plat ventre et continue ce manège jusqu'à sa destinalion. On en a vu entreprendre d'arpenter de la sorte l'espace de chemin qui existe entre la ville sainte de B-uarès et le temple de Djagadnalha, ee qui comprend plus de deux cenls lieues. Il en est qui s'astreignent pendant des années entières à un régime débilitant, et après un long martyre, meurent enfin d'étiolemcnt et d'inanition. D'autres enfin se précipitent , dans les processions publiques, devant le char qui porle l'idole et se font écraser sous ses roues massives. Nous ne parlons pas de ceux qui restent un temps prodigieux sans prendre la moindre nourriture, de ceux qui se balancent , suspendus par les pieds , au-dessus d'un brasier qu'ils ont soin d'attiser eux-mêmes; de ceux qui se précipitent dans le Cangeou dans un antre fleuve sacré; de ceux qui se font enterrer tout vivants, et de mille autres supplices auxquels se soumetlenl ces pauvres victimes de la superstition et du fanatisme

G. Les sectateurs de la religion bouddhique se livrent également a des pratiques non moins révoltantes, lien est qui font brûler sur la peau de leur téte rasée des drogues qui se consument lentement et leur causent des douleurs intolérables. Perdre volontairement la vie en l'honneur d'Amida ou de Bouddha est en grand honneur au Japon Quand le dévoué a choisi la noyade, il s'embarque dans une petite nacelle dorée et ornée de banderoles el de pavillons de soie ; il s'attache des pierres au cou, aux jambes < t au milieu du corps, et se précipite dans la rivière ou dans la mer, au milieu d'un grand concours de peuple, ou bien il fait un trou à son embarcation qui coule à fond peu à peu. Il on est qui s'enferment dans uuo grotte étroite, faite en forme de sépulcre, dans laquelle on ne peut qu'à peine se teuiv assis. Us s'y fonl murer, sans qu'il y resu d'autre ouverlutc qu'un soupirail fort petit Dans ce tombeau, le martyr d'Amida l'invo

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