‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 41 sur 365 · DE · texte numérisé non relu

DE

que sans cesse jusqu'à la mort. On fait à tous ces fanatiques de magnifiques funérailles; on leur érige des chapelles, on compose des pommes en leur honneur.

7. L'historien arabe Ibn-Bathoutha a été témoin d'an semblable dévouement exécuté pr on nomme, non pins en l'honneur d'une divinité on pour le salut public, mais uniquement pour témoigner son amour à un prince. Oci eot lien dans l'île de Java ; roici lts parotes de l'historien, d'après la traduction Je M. Dolaorier : « Je ris à la cour du ! sultan on homme qnl avait a la main nn ; cootean semblable à on scalpel de chirurtïen, et qu'il avait mis sur sa nuque. Dans celle position il prononça un long discours que je ne compris pas ; puis il saisit le couleao, avec ses deux mains à la fois, et se roupa le coo. Cet instrument était si tranrhant, et la force avec laquelle il le tenait fiait telle, qne sa téte tomba parterre. Je ne pouvais revenir de mon élonnement. « Y al-il personne, me dit le sultan, qui en fit autant chez vous? — Jamais, lui répondis«j<\ je n'ai été témoin d'un trait pareil. » Il se mit h rire et reprit : « Voilà mes serviteurs ; ils se donnent la mort par amour ponr moi.» Alors il commanda que le corps fût enlevé ft brûlé. Les ministres du roi, les grands, ;M«-i qne l'armée et le peuple, se rendirent à eeilr cérémonie; puis il pourvut abondamment a l'entretien des enfants de cet homme, <Jf sa femme el de ses frères, lesquels acquittai une très-grande considération à cause de cet acte de dévouement. Une personne oui avait assisté à la réunion me raconta que ledùtoars tenu par cet homme élail la pro- (niiea de son amour ponr le sultan, et une déclaration qu'il se donnait la mort pour le lui montrer, ainsi que son père l'avait fait P'W le père du sultan régnant, et son grandpère poor le grand-père de ce prince. »

DEW. Ce mot, dans les langues indiennes, signifie dieu et bon génie, car il est le même lie le sanscrit Déva (Yoy. ce mol). Mais, en persan, il se prend presque toujours en mau- *ai*e pari, et signifie un démon. Les Deics «>« itm sont la troisième classe des mauvais fontes; ce sont eux qui envoient les m;iladi.'», qui enveniment les passions, et qui font descendre sur les hommes toutes los calamités amquellc» on est exposé dans la vie. Yoy. Div.

DÉWAL, temple des habitants de l'Ile de Ctvlan. Les Singalais appellent vthar les temples consacrés à Bouddha ; et ils dislintuent par le nom de Détoal ceux qui sont érigés eu l'honneur de leurs autres divinités.

DÉ W ALI, féle solennelle célébrée par les Hindous, et qui dure depuis le huitième jour de la quinzaine obscure de Kartik jusqu'au second jour de la quinzaine lumineuse.

> Pendant ce temps, dit M. Garcin de Tassy, dans sa notice sur les fêtes "populaires des Hindous, on lave avt-c de la bouse de vache l?s portes et les murs qui ont été salies durant les pluies; ou badigeonne tes maisons avec du plaire, et on les rend luisantes. On nettoie tous les usleusiies et ornements de

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métal ; les rues el les ruelles sont balayées ; et au soir on allume des lampes. Ce dernier usage a lieu depuis le temps de Radja-Nal, qui, le premier, fit illuminer à celle occasion.

« Le onzième jour, les Hindous font des actes méritoires, et le poudja (adoration) de l'idole de Lakchmi. A minuit, les dévols à cette déesse renferment leur argent dans un coffre, et loi rendent un cnlte en l'honneur de Lakchmi, la déesse des richesses. Ce jour est le principal de la féle.

« Au treizième jour, nommé Dhan-tércu, ils font le poudja de Lakchmi sous le nom de Dhan.

« Au quatorzième, à partir do lever de la lune, les Hindous oignent leur corps d'huile et de parfums, et se lavent avec de l'eau chaude. Ils offrent en sacrifice dos lampes et des feuilles de tchintehira en les jetant de dessus leur téle, acte par lequel leurs péchés sont remis, et ils obtiennent le bonheur. A pareil jour eut lieu la naissance du singe Hanonman ; aussi beaucoup d'Hindous sont occupés jour et nuit à faire le poudja de ce personnage vénéré, el à se livrer à d'autres exercices méritoires.

■ Au jour de la Syzygie, c'est-à-dire le premier de la quinzaine lumineuse, ils offrent des oblalions pour les morts, celle entre autres qui se nomme tarpan, el qui consiste en trois pleines mains d'eau. A la nuit, ils exécutent le poudja de la déesse Lakrhmi, et ayant fait des batuehas (sucreries très légères, ou sorte de gâleaox en sucre soufflés), et d'autres sucreries de différentes sortes, ils les offrent à l'idole et fout la veillée religieuse, à laquelle ils in vilent leurs parents et leurs amis. Une fois réunis, ils boivent, mangent et se livrent à la joie. Ils nomment ce jour Gobar-dhan-Padiua, le premier de (iobar-dhnn. parce qu'ils offrent à Lakchmi, sous le nom de Gobar-dhan, des mets cuits qu'ils distribuent ensuite, en accompagnant cet acte d'aumônes cl d'autres bonnes œuvres. Us fonl aussi le poudja de Madbab, c'esl-à-ilirc de Krichna, usage qui a lieu depuis le temps où cette apparition de Vichnou se manilesla sur la terre. Ils se livrent en outre, en ce jour, à différents jeux.

« Au second jour de la quinzaine lumineuse de la lune de Kartik qu'on nomme Bhaî-doudj Oc second du frère), les sœurs ayant fait venir leurs frères auprès d'olles, leur donnent à manger différentes sortes de nourriture, et leur remettent une robe. Les frère» font aussi à leurs sœurs des cadeaux conformes à leurs moyens. Ces témoignages d'amitié fraternelle assurent une longue, existence. Du reste, l'origine de cette cérémonie remonte à Yama-Kadja (lo Pluton des Hindous), qui alla à pareil jour à la maison de sa sœur jumelle Yamouna, el reçut d'elle les mêmes dons. Yamouna, après avoir fait le poudja de son frère, dit : « Les femmes qui se comporteront comme je viens de lo faire, recevront de mon frère Yama-Kadja l'absolution de leurs péchés. »

« La féle nommée Déwali, uous dit l'historien hiudouslani Djawan, est ûxée au 27 d«

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DICTIONNAIKK DES ItRUClONS.

la lune de Kartik. En ce jour on vend des figurines en terre, représentant Uama et Lakchmi, à coté l'un de l'autre : car lc< Hindous sont dans l'usage de faire des statues d'argile représentant les incarnations de leur» dieux. Les potiers les placent arlistcment dans leurs boutiques, coloriées convenablement et ointes de bourre, et ayant par cette exhibition frappé de folie (I) l'esprit des passants, ils gagnent de l'or avec de la terre. Toutefois rien n'est déterminé pour les figures ; on laisse un champ libre au goût des artistes. Ils font mille statues si bien façonnées, que le plus habile statuaire s rail slupélail en lis voyant. De leur coté, les confiseurs, sous des lentes, vendent des batactias et des sucreries de toute espèce. En un instant, tout est enlevé; les grains torréfies et les autres comestibles ont le même débit.... A la nuit, on illumine les édifices, et le peuple jouit du spectacle des lampes. Quoique la fétc de Dcwali soit hindoue, les musulmans ne laissent pas d'y prendre part. La nuit du Déwali est célèbre chez tous les habitants de l'Inde; on lait venir chez soi des jongleurs et des magiciens... Et tandis quo le> uns passent la nuit entière occupés à fiire les cérémonies du poudj a, les autres s'amusent jusqu'au malin a «les jeux de hasard. »

DEWTA. Foi/. Di v u t.

DEWTAN, c'est-à-dire le lever de la Divinité ; fêle célébrée par les Hindous, le 11 de 1 : quinzaine lumineuse de la lune de Kartik, eu mémoire de Vichnou, qui. ce jour-là, sort de son sommeil. Les Hindous lonl en son honneur des œuvres méritoires et la veillée religieuse. Ils se privent même de sommeil pendant toute la durée de la fête, et observent un jeûne rigoureux.

Le 12 de la même quinzaine, il est permis de rompre le jeûne du jour précédent, cl on donne à manger aux IHahmanes. Eu ce jour, se terminent par le poudja du tonlsi (basilic commun) fis rites observés pendant les quatre mois du repos supposé île Vkhnou.

DKXICUÉONTinlJE, surnom de V nus; il lui fut donné, dit-on, d'un cerlaiu Dexicreonte qui guérit les femmes de Samos du culte qu'elles rendaient à ce' le déesse en se prostituant sans pudeur au premier venu. — Selon d'autres, le Dexicn onlc à qui V enus dut ce surnom fut un négociant .jui, se trouvant dans l'ile de Cbypie, et ne sachant de (|uoi charger son navire, consulta la déesse; celle-ci lui conseilla de ne prendre que de l'eau pour toute cargaison. L)e\icréonle obéit, cl partit avec les autres marchands qui le plaisantèrent sur ses colis. Mais à peine lurent-ils en pleine mer, qu'il survint un calme plat qui les y retint tout le temps qu'il fallut à Dexicrèonle pour échanger son eau contre les effets précieux de ceux qui s'étaient moqués de lui. Ainsi enrichi, il éleva, par reconnaissance, une statue à la déesse qui l'avait aussi bien inspire.

DKXTttYVHh lour à droite, cérémonie usitée dans le culte des anciens Homains.

1) lieuiarquons que c'est un iuu»ulinju qui parie.

Sol in nous apprend qu'on en exécutait trois dans les libations faites à Jupiter Tarpéien.

DU AN. oi DANYA. c'est-à-dire riche, un des noms de Lakchmi, déesse des richesses che* les Hindous. Le treizième jour de la quinzaine obscure de la lune de Kartik lui est consacré sous le nom de Diian i<:ms. Ce jour-là on fait le poudja (adoration) d'* la déesse; cl il y a illumination en l'honneur de Yama, le Plulon indien. Voy. Lakchmi, Diwai.i.

DHANVANTAHl, médecin des dieux, suivant la mythologie hindoue; ce fut lui qui, lors du barallemcnl de I Océan, sorld du sein des eaux, portant Yamrit i ou breuvage de l'immortalité. Celle divinité est regardée c mme une transformation de Vichnou. mais accidentelle et momentanée. On ne lui érige point de temples ; on place seulement son tableau dans ceux de Vichnou ; il y est représente sous la fisure d'un savant occupé à la lecture. Y oy. Haiiattemkxt ve \.k mi:r.

DHAll MUS, sectaires mu-ulmans, discilles le Dharar, fils d'Amroii, qui disaient que l'on verra Dieu après la résurrection, au moyen d'un sixième sens ajouté aux cinq autres.

DHAUMA, 1)11 A MM A, DAHMA, et plus correctement IlODHI-DHAUMA , vingt-huitième patriarche île la religion bouddhique, vivait au commencement du vr siècle de l'ère chrétienne. Il fut le principal fondateur du bouddhisme dans la Chine et au Japon. Déjà, il est vr.ii, le . doctrines de Chakya av aienl pénétré dans ces contrées ; mais elle* n'y furent établies d'une manière stable et permanenteque par Itodhi-Dharma.Ce célèbre personnage passa de l'Hiudouslan en Chine, sons le règne de Wou-ti, de la dynastie des l.i 'ng; il conféra avec le roi sur les nouveaux dogmes, et se relira ensuite sur la montagne de Soting-chan, où il demeura neuf ans, occupé à la contemplation et à la prédication de sa loi. Son genre de vie extraordinaire et ses austérités excessives donnaient un grand poids à ses paroles. Les herbes et les racines étaient son unique nouriiii;re. Il était jour et nuit enseveli dans une méditation profonde. Il s'engagea même, par un vu-u exprès, à ne jamais dormir. Après des veilles prolongées pendant plusieurs a ::;ie. s, i! fui à la fin si accable de fatigues et de j. fines, qu'une nuit il succuoba au sommeil. Le lendemain, à son réveil, il s'aperçut qu'il venait de manquer à son vieu, et pour prévenir à tout jamais une semblable infraction, il se coupa les paupières et les jeta à terre. Etant revenu le jour suivant au lieu où il s'était si cruellement puni, il obsena avec etonnement que s**s paupière» étaient transformées en deux arbrisseaux. Dliarma en goûta quelques feuilles, et éprouva aussitôt dans tous ses sens une certaine agitation qui lui inspirait de la gaieté, lui dégageait la tète, et le rendait plus propre à la contemplation. Ces arbrisseaux étaient précisément ceux qui portent le thé. dont l'usage et la vertu éU»»ent alors mcon-

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nos. Charmé de la découverte, Dharma se hâta de la communiquer à ses disciples. Ce fol ainsi qoe l'usage du thé se répandit. Dans le Japon, on donne encore à cette plante, eotre autres noms, celui de paupières de Dharma. Ce patriarche est en grande vénéraiioo dans la Chine et dans le Japon; on le représente communément sans paupières, avant sous ses pieds un roseau, à l'aide duquel on assure qu'il traversait les fleuves et les mers. Quelques Japonais prétendent que Dbarma a porté le bouddhisme dans leur pays, mais ils sont dans l'erreur ; ce misîionnaire demeura en Chine et il y mourut. Le Japon reçut cette religion des Chinois et des Coréens.

Les Chinois, qui ne peuvent articuler la plupart des mots étrangers et qui manquent Sans leur langue de la lettre R, prononcent so« nom Ta-mo; d'où les anciens missionnaires araient conclu qu'il s'agissait de l'apôtre saint Thomas, et que ce bienheureux disciple du Sauveur avait pénétré jusque dans la Chine.

DHARM A-DÉ VA, dieu de la justice chez les Indiens ; c'est le même que Yama, le juge des morts. Comme dieu de la justice et de la terta, on le représente sous la figure d'un bœof. Les Hindous lui bâtissent toujours une chapelle devant celle de Siva, parce qu'il est la monture habituelle de ce dieu. Dans les petits temples, on le place devant la porte, sur on piédestal informe, et, dans les grand», sa chapelle est d'une construction d Qirente de celle des autres divinités. Elle se compose d'an piédestal carré, dont les qnalre coins sont ornés de colonnes destiner à soutenir une couverture qui met l'idole i l'abri des injures des saisons. Dans les temples où Siva est représenté sous une fifure Domaine, ce dieu est monté sur un (soreao blanc qui est Dharma-Déva. On donne aussi à ce dernier le nom de Baswa, qui signifie simplement taureau. On le confond quelquefois avec Nandikeswara, portier do Kailasa (paradis de Siva), qu'on représente avec une téte de bœuf; mais le culte d» ce dernier est différent, de même que la chapelle qu'on lui dédie aussi dans les temples de Siva. Voy. Yama, Baswa.

DHARM A-SANYASA, féte hindoue célébrée dans le mois de Uaisakh. Voy. Tcuark- PorojA.

DHATRI, un des noms de Rrahma;ce mot signifie créateur.

DHÉBA, ordre de religieux chez les bouddh stes du Tibel. Ils ont les cheveux relet:< et attachés sur la téte. portent une longue robe et un chapelet.

DHE-JIN-CUEH-RA, nom que l'on donne dans le Tibet aux bouddhas qui sont venus dans le monde pour ne plus mourir ; ce mot »<rnifie,comme le chinois jou-lai, venu ainsi, c'est-à-dire venu de telle sorte qu'il n'est plus soumis à une innovation postérieure ; tels wni les bouddhas suprêmes, objets de la vénération profonde de tous les bouddhistes.

BHtMMIS, anciens sectaires musulmans qui soutenaient que Mahomet n'était que

dho m

l'envoyé et le ministre d'Ali , mais qu'il abusa de sa mission pour se faire reconnaître lui-même comme prophète, et qu'ensuite il apaisa Ali en lui donnant pour femme sa fille Fatima. Quelques-uns d'entre eux reconnaissent Ali et Mahomet pour dieux, et donnent la priorité à Mahomet. D'autres font part de la divinité à cinq personnages, savoir : Mahomet, Ali, Fatima, Hasan et Boséin. Les cinq ne sont, suivant eux, qu'une même chose, et l'esprit réside en eux avec une parfaite égalité; sans que l'un ait aucun avantage sur l'autre. Ils prononcent Fatim et non Fatima avec la terminaison du féminin.

DHERMAMRITA KATHA, code religieux et moral des Djainas, rapporté par Gautama, disciple de Verddhamana, le dernier des Djinas. Il consiste en huit injonctions et quatre prohibitions :

1" Ecarter le doute ; 2* s'acquitter de ses devoirs sans en attendre de profit ; 3° prodiguer des soins médicaux aux personnes d'une sainteté éminente, lorsqu'elles sont malades ; 4" avoir une foi ferme ; S" cacher ou pallier les défauts des autres ; G4 affermir ceux qui ont une foi chancelante ; 7* faire du bien à tous ceux qui professent la même croyance ; 8* convertir les autres à la même foi ; 9* n'attenter à la vie d'aucun animal ; 10* ne point mentir; 11" ne point dérober; 12' ne point s'adonner aux plaisirs sensuels.

DHODH-KHAM, oo DHODH-PAI-KHAM , c'est-à-dire région de la concupiscence , un des enfers des Tibétains ; il est le séjour des Dhoudh et a pour chef Garab-vang-tsiough, ui, chaque jour, envoie dans le monde cinq èches, qui sont l'orgueil, la luxure, la colère, l'envie et la paresse. Ceux qui en sont frappés sont enrôlés sous son joug et devien nent très-méchants. Voy. Doudh, Garabvang-tsiough.

DHOHA, prière de la matinée en usage dans quelques rites musulmans ; elle est en dehors des cinq prières canoniques, et on peut la faire dans le temps qui s'écoule depuis l'instant où le soleil est élevé au-dessus de l'horizon de la hauteur d'une lance jus-

Su'à l'heure précité de midi. Cette prière est u nombre de celles qui ne doivent pas élre faites en commun, parce que-Mahomet a dit : « Il n'y a que les pénitents qui observent de faire la prière de la matinée : c'est la prière des pénitents » Les Musulmans prétendent que la prière du Dhoha a été instituée par Abraham, lorsque, ayant fait toutes les dispositions pour le sacrifice de son 01s, ce saint patriarche se mit à prier en attendant que le soleil eût atteint environ la moitié de son élévation entre l'horizon et le méridien, a6n que cet astre brillant pût, dans toute sa splendeur, être témoin de cet acte si méritoire du père et du fils. Dans celte prière, ou fait quatre prostrations en mémoire des quatre sortes d'afflictions et de tourments intérieurs qu'il eut à combattre tout à la fois avant d'appliquer le couteau sur la gorge de son fils. Ces quatre tourments étaieut, 1* la douleur d'être lui-même le meurtrier de sou

1er.

fils; -2* la pensée do la douleur que forait éprouver à son fils bien- aime l'arme fatale ,

l'idée de l'excessive affliction dont sa mère serait accablée en apprenant ce tragique événement; i la vue île l'impossibilité absolue de résister à l'ordre de Dieu.

Celte prière parait en usage chez tes Musulmans îles rites Schalci. Hanéli et Maleki ; mais elle n'est point admise par les Schiites. Les Katémiles ne l'admettaient pas non plus ; car Maki 1/1 raconte qu'en Tannée .T.KL treize personnes, convaincue* d'avoir fait la prière Dhoha, furent battues, promenées publiquement sur des chameaux, et tenues en prison durant trois jours.

DHOU-DZE, nom tibétain de huit divinités , nommées en chinois Kin-litm > et en mongol Ytttsirluu, qui ont la direction de la plage occidentale du monde. On les représente comme des guerriers d'un air farouche, niais parfaitement ressemblants entre euv, avec des cuirasses d'or et portant dans leurs mains dis glanes d'une matière piécieusc. Ils sont charges de protéger la loi de Bouddha ; c'est pour celte raison qu'on place leurs statues devant les temples.

DIIOK-DZL-l'IlACll-MO, divinité bouddhique des Til'élaius. qui la regardent coin me une incarnation du génie femelle de la Grande Ourse. A l'époque des troubles occasionnés dans le Tibet par le Dhcba Sanghié, elle prit la forme d'une truie et se sauva dans le pajs de Zang. /'/m./-mu, en eifet, sign.hc une truie, eu tibétain. Les Indiens du Népal la regardent comme étant la même déesse que lihavani. La déesse résilie dans un monastère situe sur une montagne au milieu d'un lac, à (rois journées de Lhassa. Ou la transporte professionnellement a la ville, à des époques déterminées, ce qui a lieu avec grande pompe. Llle est pendant toute la mule précédée de doux euceusuirs toujours allumés et fumant?. La déesse vient ensuite, portée sur un (roue et couverte d'un riche pavillon; le supérieur du monastèie su tient a son côte, et elle est suivie d'en» non trenle religieux qui composent s;i cour. Lorsqu'on est arrivé à Lhassa, les en- élastiques cl les laïques viennent lui r mire leurs hommages, se prosternent trois fois devant elle, lui offrent des présents et vont baU« r une espèce de cachet que lient la dee.se, ce qui I s rend participants de sa divinité. Celte decs-e est réellement vivante, mais eile n'est pas choisie parmi les plus belles I mines, car il faut qu'elle vienne au monde décorée d'un groin de pourceau, en témoignage que le génie de la constellation s'est incarne en elle. Mlle est ia supérieure gêner, le de tons les couvents d'hommes cl de fem nos b."'!is dans les îles du grand iac dont nous venons de parler.

DHOUDH, démons des Tibétains ; ce sont les âmes des hommes et des femmes qui ont mérité, par ieurs mauvaises actions , d'être précipitées dans l'enfer nomme l)h<"lh-k<iint où ils n'ont d'autre occupation que de chercher à nuire aux vivant». Au>.«i, quand ils îen iiisinl de nouveau *ur la leur, ;|. poisu-

vè'ent dans leur méchanceté. Ce sont eux qui commettent les grands forfaits et qui sont le fléau de la société. Ce sont les /jhoudh qui tentent lc> hommes et les entraînent au mal.

IMIOl'L-K AKFAIN (qui a deux mains) et DIK >U L-KII ALA. Ce sont deux idoles de bois adorées airrefois dans une contrée de l'Arabie, et qu< Maliomel lit réduire en cendres.

DIIOl'-MAA, premier ministre spirituel do la religion des Druses. Ce nom signifie I ' lntelliijencc.. Ce Dhou-maa n'est autre que H amza, le grand propagateur de la doctrine qui attribue la d'viuité à llakeui Biamr Allah. Or llamza, d'après les Druses, se serait manifeste sept fois depuis Adam. A l'époque du père du genre humain , il a paru sous le nom do Sehalnil; du le:nps de Noo, on l'ap- i pelail l'i/thatjore ; du temps d'Abraham, son nom était David; du temps de Moïse, il se nommait Schoaib; du temps de Jésus, il était le vrai Messie, el se nommait Eléuzar ; du temps de Mahomet, on l'appelait Salmon le Persan ; enfin du lemp- de Saïd, il portail le nom de S'ilrlt. Comme la plupart de ces prétemiu' s manifestations de llamza, en qualité de hltou-m iu, sont «les personnages historiques, on voit que .es Druses sout peu dillieilcs en la;! de chronologie.

Dhou-maa. ou l'Intelligence , est, suivant eux. la première produciiou du Créateur, et même la seule production immédiate de sa toute pu ssance ; le Cie ileur l'a tonné de sa pronre lumière, et c'est par sou moyen que les autres créature- ont reçu l'existence. Dhoumaa est donc l'Adam universel. Or, les Druses reconnaisse!!' rois Adam : Adam, le pur oa l'universel; Adam le reulté ou ;e partiel, qui est Enoch, et Adam l'oublieux ou le maie: ici. -m est S' harkli , surnomiué Set h. Sch ilml b s choisit l'un après l'autre pour se> m nist es et les établit pour le remplacer dans le ministère de la prédication. Chacun d eux por e le sur m >i Adam, parce qu'ils sont i< s pères des uui aircs elles pontifes, de ceux qui étaient au- i. ssous d'eux. 1 oy.Scn »tnii..

I > ï 1 1 )l"-M.\Ç A , second ministre spirituel delà rel!giou*<ics Di uses. C'est l'àmo ou la volonté; c'est e ve , épouse d'Adam l'univeisel.ou mieux Dhou-maça est Adam le partiel; il s'est manifeste sept fois depuis le commet)' emeiii du inonde sous les noms d'Adam le partiel, Hermès, Knuch, Elris, Jean. Ismail, lils de Mohammed- Tenmni et Miedad Ce dernier personnage vivait du temps de Mahomet. Le Jean cité préeédemm-Mit e!ai obivlien, mus les livres des Druses, ui brouillent et coafondeui lout, le nomment indiUéremmenl iafn>l' e Jean D uci" -d'or, J < <in-IUii>(i>ie , Juin /' EvamjélitU lift humine . On voit ,u'il n'est fait par eux aucune distinction entre trois persunuages bien distincts.

D1IOUMUA-LOTCIIANA, un des Asouras, ou dem us de la mythologie hindoue, tué par la déesse Dévi dau* son combat couirc

les géants.

Ullol NnibH . ^enie malfaisant, qui, sui-

DICTIONNAIUE DES RELU'dON*

1*5 DBY

raot la mythologie hindoue, incommodait le saiot solitaire ' >uttauka, et l'empêchait d'accoaiplir set devoirs religieux. Ce monstre fouissait des flammes , obscurcissait la lumière du soleil et soulevait des tourbillons de poussière. Il fut vaincu par Kouvalaswa, roi d'Aoude; mais le combat qoe ce prince lirra au génie fut si acharné, qu'il y perdit quatre-vingt-dix-sept fils sur cent qu'il avait. 11 remporta de sa victoire le surnom de Doun~ àkoum-ira, c'est-à-dire vainqueur de Dhoun-

DHOUNGARBJ-PENNOU, dieu des Kbonds, adore seulement dans les districts d'Hodzorboro et de Tenlelia^hor. Les Khonds paraissent adorer en iai le principe conservateur, oa plutôt le principe des choses telles qu'elles

Sur une haut*? montagne, considérée comme l'àntel naturel de Dhoungarri, on répand tous les ans Je sang des victimes, en présence d'un concours immense de fidèles qui s'écrient : • Puissions-nous toujours vivre comme nos ancêtres, et que nos enfants, dans la saite, vivent comme nous I » On lui sacrifie de» buffles , des chèvres et des pourceaux. Ces sacrifices sont pour la population tout entière ane occasion d'ivresse et de débauche.

DHOURAINDI.ou DADLA1NDI, nom d'une (été que les Hindous célèbrent le premier joerde la lune de Tenait, et qui fait partie de la grande solennité du Holi. Ce jour-là les Indiens appliquent sur leur front de la cendre de bâ'ons brûlés avec des cérémonies religieuses, et en jettent sur leurs parents et smu.lU se baignent dans le Gange ou dans une autre rivière sacrée, et quittent leurs véteaveni» de couleurs, et prennent différents cowaoes de fantaisie.

OflfiiTI, divinité secondaire des Hindous; c'est un des huit Viswas, honorés spécialenue! dans les cérémonies funèbres. Sou nom signifie constance.

GUYANA, mut indien, qui cher les Bouddhistes désigne la plus profonde méditation sar les objets abstraits de la philosophie religieuse, par Laquelle on parvient au plus haut degré de sagesse et de vertu. Jl exprime cette rêverie abstraite qui a été plus ou moins favorablement reçue dans la plupart des religions de l'Asie, mais qui est If caractère particulier et dominant du bouddhisme. C'est par le moyen do cette abstraction mentale, jointe è l'abnégation entière de tous les objet* extérieurs, que les partisans de la doctrine de Chakya pensent parvenir à l'anéantissement final ou éternel repos.

DUYAN1S, classe de Bouddhas d'origine céleste ; ce sont les Bouddhas primitifs, suivant la théogonie du Népal. L'épilhète de bbvani, appliquée à une classe de Bouddha» peut évidemment être interprétée par athée ; mais il esté remarquer que les partisans do système Aïshvarika attribuent ce bajana créateur à un Adi-Bcuddha, ou Bouddha primordial, existant par lui-même, infini, sachaot tout, et dont un des attributs est la possession partielle de cinq sortes de

sagesse. Ce fut par la vertu de ees cinq sor- • tes de sagesse que, par cinq actes successifs de Dhyana, il créa dans le commencement et dans la durée du monde actuel les cinq Dhyanis, dont voici les noms : Vttirotckana, Atkchobhyn, RainusamOhava, Amitabha et Amoghasiddhn.

Ou serait fondé è supposer que le Bouddha suprême, après avoir créé ces cinq êtres célestes, leur aurait dévolu les soins actifs de la création et du gouvernement du monde; cependant il n'en est pas ainsi : l'esprit du bouddhisme pur est éminemment la quiétude, et voilà pourquoi tes œon$ les plus exaltés sont exemptés de la dégradation d'agir. Chacun d'eux reçoit, avec son existence, les vertus du Djnyana et du Dhyana pour l'exercice desquels, par Adi-Bouddha, il est redevable de son existence, et par nue pratique semblable, il produit un Dhyani liodhisatwa. Ceux-ci sont, l'un après l'autre et successivement, les auteurs actifs et tertiaires des créations. Celles-ci sont périssables, et depuis le commencement des temps, trois ont passé. Ainsi le présent monde est l'œuvre du quatrième Bodbisatwa, qui est maintenant seigneur de la marche des choses ; et au Népal, ses adorateurs ont coutume de l'investir de toutes les forces d'un Dieu suprême et unique, le Prœ$ens Divut étant, comme à l'ordinaire, l'univers. Quand le système des mondes existant aura achevé son cours, les emplois de créer et de gouverner le monde futur seront dévolus au cinquième Bodbisatwa.

1)1 A. 1. Ce nom, qui signifie proprement déet»e, a été donné autrefois à plusieurs divinités femelle». C'est ainsi qu'on donna à CybèJc le nom de Dia, car elle était spécialement vénérée sous le nom de Bonne Dé eue. C'était dans le bois sacré de Dia, que les frères Arvales tenaient leurs assemblées. Bébé paraît avoir été également adorée sous lo nom AeDia par les Sidoniens, qui lui avaient élevé un temple célèbre.

2. Les Sibériens donnaient le nom de Dia â leur principale divinité, dont ou voit la figure sur leurs médailles ou numitmata $acra. Dnedc ces médailles, trouvée dans une chapelle voisine de la rivière Kemschik, est déposée dans le cabinet impérial de Saint- Pétersbourg. L'image gravée sur l'un des côtés se partage en trois figures humaines vers l'exlrém té supérieure, et se termine en une seule et même figure humaine vers l'extrémité inférieure. Cette idole a les jambes croisées, et parait être assise sur un siège élevé. Un arc couché à ses pieds caractérise la royauté et la puissance. Ce siège peut représenter une urne ou un puits, pour faire entendre que la divinité soutenue par ses propres forces, et renfermée en elle-même, en unité et en trinilé, est assise sur le néant, au-dessus de l'abîme. Telle est du moins l'idée générale que-ces peuples paraissent avoir de l'être qu'ils adorent. Une des trois personnes de la figure occupe le devant ; sa taille et sa force, tupérieures à celles des deux autres, son visage plus mâle, son air plus âgé, sa léte plus grosse, plus élevée, et cou-

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verte d'une grande mitre, semblent annon- . cer une sorte de prééminence. Ses bras, garnis de bracelets, sont croisés en avant; elle a l'air pensif, et se montre un peu de profil, les veux tournés vers la figure qui est à sa droite. Celle-ci a le visage plus jeune et l'air plus animé que les deux autres. Sa léte est rouverte d'un petit bonnet rond, et ses deux bras garnis de bracelets sont tournés du même côté. Sa main droite, plus élevée, tient un cœur enflammé, symbole de son amour pour les mortels; et sa gauche un sceptre couché, dans l'altitude d'un cerf vigilant. La figure à gauche a des traits plus vieux et plus pensifs. De sa main droite elle tient un miroir , peut-être pour signifier qu'elle découvre ce qui se passe dans le cœur de l'homme, et de sa gauche, une tijje garnie de feuilles et de fleurs, dans laquelle on croit reconnaître le lotus si renommé dans les mythologics grecque, indienne et égyptienne. Ainsi la première, dont sortent les deux autres, serait le Créateur ; la seconde, la Force, l'Amour et le Commandement; et la troisième, la Providence de cette espèce de Trinité. Stzahlenberg, qui donne la description de celte médaille dans sa Description de Sibérie, table v, dit qu'elle est de terre cuite ; qu'on en trouve un grand nombre dans les anciens tombeaux de celte contrée; que le DalaY-Lama en distribue de pareilles aux Kalmouks et aux Mongols, qui les placent dans leurs temples et dans leurs maisons à l'endroit où ils font leurs prières.

3. Dia est enfin le mot qui signifie Dieu, dans la langue irlandaise. Il lire ion origine du vocable indien Déra.

DIABLE. 1. C'est le nom qui est donné dans l'Ecriture sainte à l'esprit du mal, au chef des mauvais anges, qui a été chassé du ciel à cause de sa révolte contre son Créateur; ce nom est grec (Si«€oao,-) et signifie calomniateur. Le mauvais principe de Manès, l'Abriman des Perses ; cet être malfaisant que plusieurs peuples idolâtres craignent et honorent beaucoup plus que le dieu bienfaisant, ne sont autre chose que le diable. Nous n'admettons pas cependant cette proposition de La Croix, qui avance dans son Dictionnaire de» cultes religieux, que presque toutes les idoles érigées par l'ignorance et la superstition ne sont autre chose que le diable ; car la plupart des nations idolâtres ne voient au contraire dans leurs idoles que le simulacre du dieu du ciel, d'un génie local, ou d'un esprit bienfaisant, ainsi qu'il est facile de s'en convaincre en parcourant les différents articles de ce Dictionnaire. Kaempfer dit aussi que les Japonais considèrent le renard comme étant animé par le diable, ou plutôt comme le diable lui-même ; mais on verra aux articles Iiari et Hknard, que cet animal est pour les Japonais un génie plutôt bon que mauvais, et que le peuple a en lui la plus grande confiance. Voy. Ahriman , Di mon , Iblis, Satas.

â. Quelques voyageurs prétendent que le diable est fort respecté chez les Nègres de la Côte-d'Or, en Afrique, et qu'avant de pren-

dre leur repas, ils ont toujours soin de jeter un morceau de pain à terre pour ce mauvais génie. Dans le canton d'Ante, ils se représentent le diable comme un géant énorme, dont la moitié du corps est pourrie, et qui, par son attouchement seul, cause infailliblement la mort. Ils n'oublient rien de ce qui peut détourner la colère de ce monstre redoutable; et, comme ils le supposent gourmand, ils exposent de tous côtés sur les chemins une si grande quantité de vivres pour sa nourriture, que le diable le plus affamé en serait satisfait.

Presque tous les habitants de cette côte pratiquent une cérémonie bizarre et extravagante, par laquelle ils prétendent chasser le diable de leurs villages. Des témoins oculaires ont rapporté que, huit jours avant cette cérémonie, on s'y prépare par des danses, des festins et des réjouissances qui retracent la licence effrénée des anciennes saturnales. Il est alors permis d'insulter les personnes les plus distinguées. Les propos les plus injurieux ne sont réprimés par aucune punition , et tous les crimes qui ne consistent qu'en paroles peuvent se commettre impunément. Le jour destiné pour chasser le diable étant arrivé, le peuple commence dès le malin à pousser des cris horribles. Les habitants courent de tous côtés, comme des furieux, jetant devant eux des pierres, des morceaux de bois, cl tout ce qui se rencontre sous leurs mains. Pendant ce temps-là les femmes ont soin de fureter dans tous les endroits les plus secrets de leur maison, et de récurer leur vaisselle, de peur que le diable ne se cache dans quelque coin, on dans quelque vieille marmite. Lorsque les hommes sont fatigués de leur course, il* rentrent chez eux, persuadés que le diable est bien loin. Cette cérémonie se pratique en même temps dans plus de cent villages.

3. Dans quelques Iles voisines des Philippines , on ne trouve aucune espèce de culte religieux. Les habitants se vantent seulement d'avoir des entretiens avec le diable ; mais, malgré leur prétendue familiarité avec cet esprit malin, ils évitent d'avoir avec lui aucun tête-à-tête. Us racontent que plusieurs de leurs compatriotes s'étant hasardés de converser seuls avec lui, ont été mis à mort par ce génie malfaisant : c'est pourquoi ils s'assemblent toujours en grand nombre , lorsqu'ils veulent avoir quelque conversation avec lui.

fc. Les habitants du Pégu regardent le diable comme l'auteur de (ous les maux qui leur arrivent. Us le craignent beaucoop, et, par cette raison, lui font beaucoup d'offrandes. C'est à lui qu'ils ont recours dans leurs maladies. Pour apaiser la colère de cet esprit malin, ils élèvent un échafaud sur lequel ils placent une grande quantité de mets. Ce festin destiné pour le diable est accompagné d'illuminations et de musique. La cérémonie est dirigée par un vieux sorcier, qu'un long commerce avec le diable a rendu habilrdans tout ce qui concerne le culte de cette divinité malfaisante, et que, pour cette raison, l'on

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