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appelé le pïre du diable. Quelques Péguans défol» courent le malin par les rues, tenant d'une main un flamtie mi, de l'autre un panier plein de riz , cl crient de tontes leurs force» q'i ib vont donner au diable son déjeuner, lis s'imaginent par cette pratique se p.uanlirde la méchanceté du diable pour toute la journée. Quelques-uns, avant le rep.»t ne manquent jamais de jeler derrière eux quelques morceaux pour sa nourriture. Dan» un canton nommé Pavai, ils ont soin de pourvoir abondamment leurs maisons de iwlc sorte de vivres au commencement de l'aune i ; ils en abandonnent ensuite la position au diable pendant l'espace de (rois mois, espérant par ce moyen se procurer le repos et la tranquillité durant le resle «le l aonée.Ces peuples ont unesi gr. nde frayeur eu diable, qu'ils s'imaginent sans cesse le voir à leurs trousses; cl si, par hasard, ils rencontrent un homme masqué, ils fuient à toutes jambes, croyant qu'un mauvais géuie s'avance pour les tourmenter.
5. C'est principalement dans le temps de leurs maladies que les insulaires de Ceylan craignent le ressentiment du diable : t'est alcr* qu'ils redoublent leurs vœux et leurs \Twra pour apaiser ce génie redoutable.
G. Les insulaires de» Maldives ne leur cèdent point en superstition sur cet article : olîrand s. fes'inf, prières, ils mettent tout en usage lorsqu'ils sont malades, pour se rendre le diable favorable, persuadés qu'ii est l'auteur de toutes leurs infirmités. Ils immolent aussi en son honneur des coqs et des pou'iei.
T. Ouaol au culle que ren ient au diable les autres peuples de la terre, ou à l'idée qu'ils en ont, vovez l'article Démon.
DIACÈNÊSLUE, nom donné, dans les liturgies anciennes, au dimanche de Quasimodo, da mol grec 5cax*Î7«7tc, qui signifie rcnoutel- Icmtttl, parce qu'en ce jour on renouvelait toutes les cérémonies de la fêle de Pâques. L'on trouve ce mol cité dans le Typicon de Cnropalate.
DIACONAT, du grec Staxv.iw, servir ; ordre sacre qui précède immédiatement celui de la préirise, dans la religion chrétienne.— 1. Lo diaconat fail partie des ordres appelés majeurs tant dans l'Eglise latine que dans l'Elise orientale. Cel ordre donne le droit radial de lire publiquement l'Evangile, de pré* cher, de baptiser, d'offrir à l'autel conjointement avec le prêtre, et d'aider le prélre ou l'evéque dans les fonctions sacrées. L'évêque le confère en imposant les mains sur le sujet qui lui est présenté, en lui niellant entre les mains le livre des Evangiles, cl en le revêtant de l'élole et de la dalmaliquc. Ces cérémonies sont accompagnées d'une oraison par laquelle le prélat consecrateur invoquo le Saint-Esprit en faveur du nouveau diacre.
En imposant les mains sur sa tète, il lui dit : Recevez l'Esprit-Saint , pour avoir la force de résister au diable et à ses tentations. Au nom du Seigneur. — En lui mettant l'étole sur l'épaule gauche : Recevez l'élole btanchtde lu main de Dieu, remplissez votre
Dictions, des Kkli^ioss. H.
dia n»
ministère; car Dieu est puis ant pour augmenter en vous sa grâce. En le révélant do la dalmalîque : Que le Seigneur vous revête de l'habit du salut, et du vêtement de la joie, et qu'il vous environne toujours de la dalmatique de la justice. Enfin, en lui remettant le lirre des Evangiles : Recevez le pouvoir' d? lire r Evangile dans l'Eglise de Dieu, tant pour les vivants que pour les défunts. Au nom du Seigneur. On convient que l'imposition des mains est le seul rite nécessaire pour la validité de l'ordination ; et il parait en effet que celle cérémonie était la seule usitée daus les premiers siècles.
2. Dans l'église grecque, relui qui doit être ordonné esl présenté par deux anciens diacres qui L'amènent au sanctuaire, dont ils font trois fois le tour, l's le présentent à l'évêque, qui lui fait trois fois le signe de la croix sur la tôle, lui fail ôler sa ceinture el l'habit de sous-diacre. On le fiil incliner devant la sainte table, sur laquelle il appuie In front. L'archidiacre dit quelques prières, et l'evéque, imposant lesmains sur sa léte, dit la formule : La grâce divine élève un tel, sousdiacre très'pteux, à la dignité de diacre : prions pour lui, afin que la grâce divine descende sur lui. On fait ensuite d'autres prières, après lesquelles l'évêque, lui imposant les mains de nouveau, prononce une oraison par laquelle il demande à Dieu, pour celui qui reçoit le diaconat, la grâce qu'il accorda a saint Etienne. Il impose les mains une troisième fois, el il dit une autre oraison, après laquelle il lui met l'élole sur l'épaule gauche, et alors on crie : Z-nç, il rs( digne. On lui met enfin entre le* mains le fitmitwou éventail, dont les tirées se servent pour écarter les mouches de dessus l'auiel, puis, dans la liturgie, il commence les prières appelées diaconales, cl lorsque les diacres approchent de la communion, il la reçoit le premier.
3. Chex les Jacobilcs et les Maronites, aprèu diverses prières, on fait approcher de l'autel celui qui doit être ordonné diacre : l'archidiacre le présente à l'évêque. On fai'. les prières communes, el une particulière ; l'évêque dit la formule : La grâce divine, etc., comme chez les Grecs, el après uno oraison, on lui donne l'aube ou ^.tùviov, el l'orarium ou élole. Puis, après un répons et un psaume, on lui présente le livre des Eptlrcs de saint Paul, et il lit l'endroit de l'Epitre à Timo- Ihée où il est parlé des devoirs des diacres. On chante un autre répons touchant la dignité de l'Eglise et de ses ministres. Le nouveau diacre met de l'encens dans l'encensoir, et on lui fail faire le tour de l'église portant le livre d* s Epltres. Il le remet sur la crcdcnce, et prend Yanaphora, c'est-à-diro le voile dont on couvre la patène et le calico quand ou les porte à l'autel. On chante encore quelques prières, et le candidat se prosterne devant l'autel. L'évêque lui impose les mains el dil ; Un tel est ordonné, el l'archidiacre continue à haute voi\ : Diacre du svint autel de In sainte Eglise de la ville de N. Pendant que l'évêque impose les mains, doux autres diacres tonnent chacun un
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éventail élevé sur la (été de celui qui csl or- terme dont ils se servent pour désigner l'ordonné. Quand t'évoque donne la paix, le dination des ministres de l'Eglise. D'après nouveau diacre baise l'autel, ensuite l'évê- les Constitutions apostoliques, l'évéquc leor que, cl il reçoit à la fin la communion, après • imposait les mains en présence du sénat des laquelle il éroute une petite exhortation quo prêtres, des diacres « t des diaconesses, en lui Tait le célébrant. prononçant celte prière : Dieu étemel, Pire
k. Suivant le rite nesloricn, l'évéquc est de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui avez créé debout à sa place, et après quelques prières l'homme et la femme, quiarez rempli île volu c hantées par le chœur et entonnées par l'ar- esprit Marie, Anne, Débora et Olda ; qui n'achidiacre, l'évoque demande, par une oraison vez pas dédaigné de faire naître d'une femmr à Dieu, ta grâce pour ceux qui sont appelés to'.re Fils unique, qui en avez établi des garau diaconat, afin qu'ils puissent s'acquitter drs aux portes du tabernacle et dans le temdignement de leur ministère. Il se prosterne pie, jetez les yeux sur votre servante qui est ensuite pour remercier Dieu de la puissance promue au ministère (rr.v n^/uy^imi r,qu'il lui a donnée d'ordonner les autres. Pen- Six-™** ), et donnez-lui votre Esprit-Saint, danl cette prière cl quelque autre suivante, purifiez-la de toute souillure de la chair et àt
digtitpour votre irist. L'ala main droite, tenant la gaucho élevée vers poire saint Paul ne veut pas qu'on ordonne
uani couc prière ci quelque nuire suivante, pui iprziu uc tuuie su mu tu c ne tu ena
ceux qui doivent être ordonnés sont prosler- l'esprit, afin quelle puisse s'acquitter
nés jusqu'à lerrc. Ensuite il leur fait le si- ment de l'emploi qu'on lui confie pou
gne de la croix sur la léte, et il leur impose gloire, tt à la louange de Jésus-Chru
le ciel. Après une nouvelle prière, il leur fait encore sur la léte le signe de la croix. Ils se prosternent ; il leur ôlc ensuite l'éiolc qu'ils avaient au cou, cl il la leur met sur l'épaule gauche. Il leur fail loucher le livre des Ept- Ins de saint Paul, présenté par l'archidiacre, et il Tait le signe de la croix sur leur front. E:.fm il dit : Un tel est séparé, sanctifié et consacré au minislire ecclésiastique et au service levitique de suint E tienne, au nom du Jjf'f0 etc
DIACONESSES. L'institution des diaconesses est aussi ancienne dans l'Eglsc quo celle des diacres mentes, cl nous la voyons très-clairement dans les écrits des apôtres. Saint Paul, sur la On de son E[ lire aux Romains, parle avec éloge de la diaconesse Phébé, par laquelle il l'envoya à Home, no faisant point de difficulté de confier une pièce ai précieuse à cette sainte femme. Je vous recommande, dil-il, notre somr Phéhë, diaco-
une diaconesse qui ait moins de soixante ans : cependant le concile in Trullo réduit cet âge à quarante.
Les diaconesses étaient d'un grand secours aux évéques pour les aider dans le gouvernement du peuple fidèle ; elles exerçaient leurs fondions tant nu dedans qu'au dehors de l'église. C'était d'elles surtout que les pasteurs se servaient pour prendre soin des pauvres, des malades de leur sexe et des orphelines. Elles étaient aussi chargées, selon le IV concile de Cnihage, d'instruire les personnes du sexe qui aspiraient à la grâo* du baptême; elles leur apprenaient comment elles devaient répondre aux interrogations qu'on leur faisait avant le baptême, el comment elles devaient vivre après avoir reçu t elle grâce. Elles étaient surtout d'un grand usage dans le temps que la plupart se faisaient baptiser dans l'âge adulte. C'étaient elles qui aidaient les femmes à se dépouiller nesse de l'Ei/Hse de Corinthe, qui est au port do leurs habits pour entrer dans les fonts sa-
deCenchre'e ; afn que vous ta receviez au nom du Seigneur, comme on doit recevoir 1rs saints, et que v us l'assistiez dans tontes les choses où elle pourrait avoir beoin de vont ; car elle en a ustitte plusieurs, et moi en particulier. De|u.i> ce temps il csl fail fréquemment mention des diaconesses dans les Pères el Ici auteurs ecclésiastiques. On ne confiait pas ce ministère à toute sorte de personnes. Les évéques les choisissaient avec grand soin parmi les filles qui vivaient voué à Dieu leur virginité, ou parmi les veuves qui n'avaient été mariées qu'une fois, el qui, après la mort de leurs maris, avaient donné des preuves d'une piété solide, cl avaient promis à Dieu de garder la chasteté le reste de leur vie.
( rés. De plus, suivant les Constitutions apostoliques, le diacre leur oignait le front, elles diaconesses leur faisaient l'onction sur le re>le du corps, comme cela se pratique en Orient. Elles recevaient celles qui sortaient du bain sacré comme les diacres recevaient les hommes. De plus, selon les mêmes Constitutions, les évéques cl les diacres ne devaient parler à aucune femme qu'elles no fussent présentes. Saint Epiphanc leur attribue les mêmes fonctions, cl dit que cela a éié ainsi établi pour la bienséance el afin do mettre à couvert des soupçons la réputation des ministres de l'Eglise* De plus, dans l'église, elles gardaient les portes par où entraient les femmes, qui étaient différentes, au moins en plusieurs endroits, do celles par
Bien qu'elles n'aient jamais été considérées lesquelles les hommes y entraient, ce qui se comme faisant partie cl comme membres do pratiquait surtout en Occident. Elles veilla hiérarchie ecclésiastique, on leur confé- laicnt dans les assemblées de religion sur les rail une espèce d'ordination, avec les mêmes personnes de leur sexe ; elles avaient soin cérémonies a peu près que celles qui s'ob- que chacune fût placée à son rang, que le servaient dans l'ordination des diacres; car silence s'observât, et que la bienséance fût l'évéquc leur imposait les mains el faisait en gardée en toute chose, mémo lemps sur elles la prière ou bénédic- « Les prélats, dit l'abbé Fleury, osaient tion; cela s'appelait ordination chez les La- d'une grande patience et d'une grande distmi, et xtf/»T»m chea les Grecs, qui est la crélion pour gouverner toutes ces femmeii
n riA
poor maintenir les diaconesses dans la sobriété el l'activité nécessaires à leurs foncions, mais difficiles à leur âge ; pour empêcher qu'elles ne devinssent trop faciles ou trop crédules, ou qu'elles ne fussent inquiète*, curieuses, malicieuses, colères et sévères avec excè*. 11 fallait prendre garde que, ims prélexte de catéchisme, elles ne fissent Us litanies et les spirituelles ; qu'elles ne priassent indiscrètement des mystères , ou m semassent des erreurs; qu'elles ne fusttol parleuses et dissipées. »
Fleurj dit encore qu'il y cul des diaconesse} depuis les apôtres jusqu'au vi« siècle; nais elles subsistèrent beaucoup plus longtemps, car l'histoire ecclésiastique en fait mention et les suppose encore employées, au moisi dans quelques Eglises, jusqu'au vin* elao ix* siècle.
DIACOME, lieu où l'on renfermait autrefois les trésors des églises, et qui était ainsi nonné parce que la garde des reliques et de irai ce qui constituait les richesses sacrées •les églises était sous la surveillance spéciale des diacres. D'après le décret du concile de Brieoe, 5* canon, les diacres seuls étaient cbariés de porter les reliques en procession, t\ de les renfermer dans les trésors. — Le diaccm'um était donc la sacristie même.
Dans la primitive Eglise, on donnait encore ce nom au lieu destiné pour les pauvres et les malades, qui y étaient nourris des menas de l'église cl des aumônes des fidèles. L'abbé Fleury nous apprend qu'on n'y recevait poiot ceux qui pouvaient travailler, mais lestement les vieillards, les aveugles, ^s estropiés et tous ceux que leurs inflrtniitsueiiient hors d'étal de pouvoir gagner l«vr t»e. t Celaient ceux-là, dit-il, dont les cÀrétieos prenaient soin; et Prudence nous 'es décrit, quand il représente ceux que saint Uoreat fil voir au préfet de Home, comme les (résors d«* l'Eglise; cl ils prenaient aussi çraad loio des enfants : premièrement, des orphelins, enfants des chrétiens, et surtout des martyrs; puis ils prenaient soin des en- 'aou ei posés, et de lous ceux dont ils pouvaient être les maîtres, pour les élever dans la véritable religion. Tout ce soin des pauvres arail pour but de leur procurer des biens spirituels, à l'occasion des temporels. C'est pourquoi on préférait toujours les chréiitos aux infidèles, et entre les chrétiens, les pins vertueux. Ou abandonnait les incorrigibles. Oo ne recevait pas les aumônes de 'ouïe sorte de gens indifféremment. On réfutait celles des excommuniés et des pécheurs publics, comme les usuriers, les adultères et les femmes débauchées. On aimait mieux exposer les pauvres a manquer du nécessaire, ou plutôt on se confiait à la providence diviue, qui saurait y pourvoir d'ail-
DIACRE. 1. Ministre de l'Eglise, destiné à aider, dans les fonctions saintes, le prêtre et l'évéque. Voici, d'après les Actes des apôtres, I origine de leur institution. Le nombre des disciples de Jésus-Christ s 'augmentant de jour en jour, les Juifs hellénistes se plat-
gnirent hautement de ce que, dans les distributions qui avaient lieu chaque jour, on avait moins d'égard à leurs veuves qu'à celles des autres Juifs. Les apôtres, ayant à ce sujet assemblé la multitude des disciples, leur dirent: II n'est pas juste que noue quittions le soin de la parole de Dieu pour veiller à la distribution de la nourriture corporelle ; choisissez donc entre vous, mes frères , sept personnes d'une probité reconnue, pleines de V Esprit-Saint et de sagesse, auxquelles nous puissions confier ce ministère. Cette proposition plut à la multitude, qui choisit poor cet emploi Etienne, homme plein de foi et de l'Esprit- Saint, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas d'Anlioche. Ils furent présentés aux apôtres qui leur imposèrent les mains. Le nombre des diacres fut longtemps Osé à sept pour chaque église. Il n'y en avait pas autrefois davantage a Home; et ils avaient chacun un quartier dans cette grande ville, qui leur était affecté. On voit, par le récit de leur institution, qu'ils furent d'abord comme les économes des revenus de l'Eglise, sous l'inspection des évéques. « H était de leur charge, dit l'abbé Fleury, de recevoir tout ce qui élait offert pour les besoins communs de l'Eglise, de le mettre en réserve, le garder sûrement, et le distribuer suivant les ordres de l'évéque qui en ordonnait sur le rapport qu'ils lui faisaient des nécessités particulières. 11 était donc de leur devoir de s'informer de ces nécessités, d'avoir des listes exactes, tanl des clercs que des vierges, des veuves cl des autres pauvres que l'Eglise nourrissait: c'était à eux d'examiner ceux qui se présentaient de nouveau, cl à veiller sur la conduite de ceux qui étaient déjà reçus, pour voir s'ils étaient dignes d'être assistés. C'était à eux à pourvoir au logement des étrangers et à savoir par qui et comment ils seraient défrayés. Les laïques s'adressaient à eux pour tout ce qu'ils voulaient demander ou faire savoir à l'évéque, dont ils n'approchaient pas si librement, par respect, cl de peur de l'importuner. Ainsi la vie des diacres élait fort active. Il fallait aller et venir souvent par la ville, el quelquefois même faire des voyages au dehors; et c'est pour celle raison qu ils ne portaient ni manteaux, ni grands babils, comme les préires, mais seulement des (uniques et des dalmatiques, poor être plus disposés à l'action et au mouvement. » C'étaient encore les diacres qui veillaient sur les fidèles, pour avenir l'évéque, quand il y avait des querelles ou des péchés scandaleux. En un mot, le diacre était le minisire naturel el direct de l'évéque, d'où lui vient son nom ; 3u«ovo?, en grec, no signifiant pas autre chose que ministre.
Les diacres ne tardèrent pas a être investis de fonctions sacrées: ils apportaient à l'autel les offrandes du peuple; ils aidaient le célébrant à donner la communion aux fidèles ; pendant longtemps ils furent en possession de distribuer le calice. Ils avaient mission de prêcher et de baptiser en l'absence de l'évéque ou du prêtre. Le droit de conférer co dernier sacrement se trouve constaté dans1
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les Acte» des apôtres, où nous voyons 1c diacre Philippe baptiser l'eunuque de la re Ine Candace. On peut môme dire que l'institution des diacres est antérieure dans riipliso à celle des prêtres, car le sacerdoce proprement dit parait avoir été institué plus tard. G* est pourquoi, dans la suite des temps, il y en eut qui furent tellement enflés de la dignité de leurs fondions, qu'ils en vinrent à se croire supérieurs aux prêtres. Quelquesuns eurent la témérité de communier les prêtres eux-mêmes et de célébrer les mystères. Mais différents concile» réDrimcreul leur hardiesse et resserrèrent l'emploi de diacre dans de justes bornes. Le concile de Nicée leur défendit de donner la communion aux prêtres. Celui d'Arles leur interdit d'offrir le saiul sacrifice; et le pape Gélase décréta que les diacres ne donneraient la communion au peuple qu'en l'absence de lévêquo et du prêtre. Les diacres étaient autreteis admis dans les conciles, mais il ne leur était pas permis de s'asseoir; ils restaient debout derrière les prêtres; cependant on leur retrancha celte prérogative dans le viir siècle.
On a donné quelquefois à des diacres des paroisses à gouverner. L'érèque leur permettait de baptiser les enfants, de réconcilier les excommuniés ; mais ils n'ont jamais pu absoudre les pécheurs, ni célébrer la messe. Leurs principales fonctions ont toujours été d'assis er le prêtre à l'autel, et do l'aider dans les fondions qui concernent le sacrifice de la messe, l'administration des sacrements et les diverses cérémonies du culte divin ; de lire l'Evangile au peuple. Autrefois ils étaient chargés de faire sortir de l'église les pénitents, les excommuniés, les infidèles et tous ceux qui ne devaient pas assister au sacrifice. Ils avaient la surveillance dans les temples, maintenaient l'ordre pendant les offices publics, et veillaient à ce que chacun gardât pendant les saints myst res la modestie, le silence et le recueillement.
11 ne parait pas que, dans le» premiers siècles, les diacres aient été universellement astreints à la l<»i du célibat; mais depuis longtemps la discipline a changé sur cet article; ils ont dû laire profession de continence perpétuelle en recevant l'ordre du sous-diaconat. Cependant on a dos exemples que le souverain pontife a relevé des diacres •iu vœu de chasteté, pour d- s raisons d'Etal <»u d'autres motifs graves. On cile entre autres une dispense de ce genre accordée eu laveur do prince Casimir, appelé au trône de Pologne par les vœux delà nation.
Maintenant encore il y a des diacres qui sont supérieurs aux prêtres, mais ils portent le titre à'archidiacre*, cl sont communément revêtus du caractère sacerdotal; il en est de même des cardinaux-diacres , successeur* d. s anciens diacres de l'Eglise de Rome, et qui sont presque toujours revêtus du caractère épiicopal.
Les ornements du diacre, lorsqu'il sert à rautcl. sont, outre l'amicl, l'aube et la comture qui lui sont communs avec le prête et le sous-diacie, le manipule aur le bras
F.S RELIGIONS. 17
gauche, l'étnle placée sur l'épaule gauche et descendant transversalement sous le bra* droit, où les deux extrémités sont attachées, et la dalmniiqtic, de la couleur de la fête qu'on célèbre.
Il est forl rare maintenant de rerevoir lo diaconat pour en exercer les fonctions perpétuellement, ou jusqu'à ce que les besoins de l'Eglise obligent à monter plus haut ; l'ordre de di.icre n'est plus qu'un degré transitoire par lequel il faut passer, avant de parvenir aux foncions du sacerdoce.
•2. Les diacres des Eglises orientales exercent à peu près les mêmes fondions que ceux de l'Occident, mais ils ne sont pas astreints à la loi ducélihal; ceux mêmes qui ne sont pns encore mariés ont soin de prendre une femme avanl de recevoir le sacerdoce, car alors ils ne pourraient plus recevoir le sacrement de mariage, bien que les prêtres ont la faculté de vivre avec la femme qu'ils ont épousée avanl leur ordination. — Les diacres oiientaux ne portent point t.i dalmalique. Leur ornement dislinctif est l"/>rarium ou étole, passée sur le cou et arrêtée sous les bras de manière à former une croix transversale sur le dos el sur la poitrine.
3. La Rubrique anglicane nous appreni que la véritable foncl.o.i du diacre est d.> pourvoir aux besoins «les pauvres, d'assister le ministre à la cène, de bénir ceux qni ven lent recevoir le mariage, de baptiser, de présider aux inhumations, et enfin de pre cher, de liie aux peuples l'Ecriture sainte « l les homélies. L'ordinaiiou de ces di ter- * consiste en une cxhoriation qui leur est tait'*, après laquelle un archidiacre, ou celui q i en tient lieu, les présente à l'évéquc; celuici, après avoir demandé à l'archidiacre « il les a examinés cl trouvés dignes du diacouni , s'adresse au peuple, tant pour savoir s'il n'y a aucun empêchement à leur élection, qu pour les recommander aux prières des fidè* les. Après ces prières et quelques litanies, on lit aux candidats le passage de la première Epttre à Ti mol liée qui renferme les devoirs des diacres, ou celui des Actes de» apôtres qui rapporte l'élection des sept premiers diacres. L'évéquo reçoit des ordinands le serment de suprématie, el leur demande, entre autres questions, s'ils se croient appe lé» aux fondions du diaconat par un mouvement intérieur du Sainl-Kspril. Sur leurs réponses affirmatives, il leur remet entre le» mains le Nouveau-Testament, el leur donne le pouvoir de lire la parole de Dieu el «Je prêcher. Il se communie el donne la communion aux nouveaux diacres. La cérémooio finit par une prière convenable à la circonstance el parla bénédiction.
DiACTOR, du grec ôiiyw, transmettre ; surnom de Mercure, tiré de sa fon. doit principale, qui est celle de messager des dieux.
DIALIES. fêles romaines, instituées par Numa, en I honneur de Jupil> r (a-*-', el présidées par le Flamen Diati*, qui loutefoi* p niv ait être suppléé en c;»s «!■• maladie ou de «[iielque oceup iii »n | ub!i |tic.
PI A LIS FL A M /: .Y, p rê l r e d e J u pi le r, ch c a
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1 < Romains. Il lenait le premier rang parmi In prêtres et ne te cédait dans les cérémonies et dans les festins qu'au grand pontife ri au roi des sacrifices. Il jouissait de la plus haie considération; il avait la chaised'ivoire, U robe royale, l'anneau d'or, le drojt de se faire précéder d't n licteur, et, en certaines occasions, celui n'ôler tes chaînes aux condamnés, et d'empêcher qu'on ne les battit dr verges, lorsqu'ils se trouvaient par hatard sur son passade; un prisonnier dévêtit libre, s'il trouvait le moyen d'entrer dais sa maison ou de se jeter seulement à ifs pieds. Sa simple attestation valait un «ment. Il avait son entrée dans le sénat ; «pendant il ne pouvait posséder aucune mafiitrBtare, afin que tout son temps fût conféré an culte de Jupiter. Sa présence dans lo Tille était jugée si nécessaire, qu'il ne pouvait s'absenter que dit jours, pour quelf» raison que ce fût; cette absence ne pourut être réitérée qu'une seule fois dans l'ann<v,avtcle consentement du souverain pontée, et jamais dans les jours de sacrifices vub'ics. C'était de sa maison qu'on apportât le feu pour les sacrifices. C'était lui qqi bénissait 1rs années et qui prononçait les conjurations et les dévouements contre les ennemis. Son bonnet était fait de la peau d'une brebis b'anebe, immolée par lui à Jupiter ; ton* les mois il en sacrifiait une le jour des Uts. A la ; ointe de son bonnet, il portail on* retiie branche d'olivier, attachée avec un ruban.
Le D ali* était soumis à des lois bizarres q i teditl nguaie m des autres prêtres. Aulu- < ttllc nous les «i conservées. 1* 11 lui était diîetrttt de monter à cheval; 2* de voir une * nuée hon de la ville, ou une armée rangée en batailJr : c'est pour celle raison qu'il n'é— 'ail jamais élu consul, au temps où les conf.U commandaient les armées; 3* il ne lui ttjil jamais permis de jurer; 4° il ne pouvait S(- servir que d'une sorte d'anneau, percé •l'une certaine manière; o* il n'était permis J personne d'emporter du f«u de la maison ce flamine, hors le feu sacré; 6* si quelque homme lie ou garrotté entrait dans sa ■saison, il fallait d'abord lui ôlcr les liens, îrs faire monter, par la cour intérieure de a maison, jusque sur les tuiles, et les jeter 1 u (oit dans la rue ; 7* il ne pouvait avoir au- >nv nteod ni à son bonnet sacerdotal, ni à m ceinture, ni autre part; 8° si un criminel pie l'on menait fouetter se jelait à ses pieds l iarlui demander grâce, c'eût été un crime •ic le fouetter ce jour-là ; 9" il n'était permis •l'i'i un homme libre découper les cheveux i<iDia/is; 10* il ce lui était pas permis de tjoeber une chèvre, ni chair crue, ni lierre, > i fève, ni même de proférer le nom d'aucune <<■- ces ih -ses; 11" il lui était défendu de cou- «rdes branches de vigne; 12" les pieds du •i où il couchait devaient élrc enduits d'une oue liquide; il ne pouvait coucher dans un Mire lit irois nuits de suite, et il n'était permis à aucun autre de coucher dans ce M, ju pied duquel il ne fallait mettre aucun ^lïre, ni bardes, ni fer; 13" les rognures de
ses ongles et de ses cheveux devaient dire enterrées sous un chêne vert; IV tout jour était jour de Cèle pour le Flamen Dialis ; 15° il ne lui était pas permis de sortir à l'air sans son bonnet sacerdotal; il pouvait le quitter dans sa maison pour sa eommodité; cela lui fut accordé dans la suite, dit Sabinus, par une dérogation expresse, lorsque les pontifes le déchargèrent encore de quelques aulres
f descriptions trop assujettissantes ; 16* il ne ui était pas permis de loucher de la farine levée; 17° il ne pouvait ôler sa tunique intérieure qu'en un lieu couvert, de peur de paraître nu sous le ciel, et comme sous les yeux de Jupiter; 18" dans les festins, personne n'avait la préséance sur le Flamtn Dialis, sinon le roi des sacrifices; 19' si sa femme venait a mourir, il perdail sa dignité de (lamine; 20* il ne pouvait divorcer avec sa • femme , la mort seule pouvait les séparer; 21* il lui était défendu d'entrer dans un lieu où il y eût un bûcher à brûler les morts ; 22* il ne lui était pas permis de toucher à un mort; il pouvait cependant assister à un convoi.
DIAMASTIGOSE , fêle de la flagellation (otapaTrtytL, flageller), qui avait lieu à Lacédémone en l'honneur de Diane. Elle consista d'abord à fouetter sur l'autel de celte déesse l'élite de la jeunesse Spartiate ; mais dans la suite on ne choisit plus que des enfants d'esclaves. Pour que l'officier chargé de cette opération ne cédât pas à la pitié que devaient inspirer les cris des victimes durant la cérér monie, la prêtresse de Diane lenait la statue de la déesse, qui, ordinairement fort légère, devenait, sites enfants étaient épargnés, tellement pesante que la prêtresse ne pouvait pins la soutenir. Les mères mêmes embrassaient leurs enfants au milieu de ces rudes épreuves, pour les encourager à souffrir avec constance. Aussi , au rapport de Cicéron, ne leur vil-on jamais verser une larme, ou donner le moindre signe d'impatience. Les victimes de cette cruelle superstition étaient enterrées avec des couronnes, en signe de joie et de vicloire, et honorées de funérailles faites aux dépens du trésor public. Dans la suite en se contenta de fouetter jusqu'au premier sang ces enfants qu'où nommait Bupovmcti, c'est-à-dire combattants sur l'autel, du genre de rivalilé que celte cruelle opération mettait enlro eux.
Les anciens auteurs sont partagés sur l'origine de celle coutume. Suivant les uns , elle avait été établie par Lycurgue, afin qne la jeunesse fût endurcie du bonne heure a la douleur et à la vue du sang. Selon les aulres, ce fut pour satisfaire à un oracle qui commaodail de verser le sang humain sur l'autel de Diane. D'autres font remonter cet usage à Oresle, qui le transporta de Scylhie en Laconie, avec l'image de Diane Tauriquc. On rapporte aussi que l'ausanias , général lacédémonien, sacrifiant aux dieux avanl du livrer bataille à Mardonius, fut allaqué par un corps de Lydiens, qu'il repoussa avec des muets et des bâtons, seules armes que les l.atcdéiiionicns eussent cm ce moment , tl
que celle solennité fut instituée pour perpétuer Ici mémoire du fait.
DJAMDILISCII , c'est-à-dire monseianeur h diafift ; non» que hs Madérasses donnent nu démon, qui, en certains raillons de l'ile , est plus roi éré que Zahan-har , le vrai J)ieu. Le prêtre oITrc à Dianibilisch les prémices des sacrifie*'*.
DIANU. Cicéron compte plusieurs déesses de ce nom : la première fille de Jupiter et de ProM-rpine , mère de Cupidon ailé ; la seconde, fille de Jupiter et de Lalone; le père de la troisième était Upis, et sa mère Glaucé . Mais les poêles et la plupnrl des anciens nuleurs ont célélirè celle qui passe pour fille «le Jupiter et do Latone, et que l'on croit sœur d'Apollon. C'est à cette dernière qu'on a rendu les honneurs divins , bûli des lemples et érigé des autels.
Une austérité farouche, une humour fiè.ro cl i indicative , tel < st le caractère qu'on lui donne communément. Elle préferait le séjour <l; s bois à celui de l'Olympe . cl l'exercice pénible de la chasse aux doux amusements il"s autres déesses. Un carquois, un arc, des (lèches, une courte tunique , tels étaient sa parure et ses ornements. Insensible aux alirails de l'amour, elle ne se contenta pas de carder elle inèino une chasteté perpétuelle, elle imposa aussi cette bu sévère au* nymphes ses compagnes. Ses amours avec Unilymion doivent être mis sur le compte de la Lune, et non de la dresse «les bois, car la déesse objet de cet article aiail trois noms, trois fonctions* et (rois caractères différents ; <<u plutôt les anciens auront confondu ensemble trois «leilé* bien distinctes. Lorsque, dans le ciel, elle réfléchissait la lumi're du soleil , «ai l'appelait l'hché ou la Lune; elle était alors qoinleuse, capricieuse, cl par conséquent amoureuse. Lorsqu'elle taisait retentir les enfers de ses but lemcnls , c'était Hécate, la cruelle, la redoutable et la sanguinaire. Mais loisque, sur la terre, elle poursuivait les timides chevreui s cl les fiches fugitives, .?lle portait le nom de itianr ; et sous cet aspect elleétail chaste, mais fière , hautaine , vindicative , et d'une «lcliriie«.v«> extrême sur ce qui touchait à l'honneur : « Ile avait même quelque chose de martial et «le guerrier. Nous ne la considérons ici que sous ce dernier point de vue.
On dit que lorsque sa mère accoucha d'elle et de >ou frère, Diane vil le jour la prein ère cl aida Lalone à se délivrer d'Apollon. Témoin des douleurs maternelles , elle conçut une telle aversion pour le mariage, qu'elle obtint de Jupiter la grâce de »aril«T une perpétuelle virginité , ainsi que Minerve sa sœur; ce qui lit donner à ces deux déesses , par l'oraclo d'Apollon, le nom de ricrtjts Manche*. Les fonctions qu'elle remplit eu « elle occasion auprès de sa mère sont sans doute le motif pour lequel elle était invoquée par les femmes en « ouche, car on la sutq>oî» n i l présider a la naissance des enfants. Jupiter l'arma lui-même d'un arc et de flèches, la fil reine des bois , el lui donna un rorlé-e composé de luisante nymphes , appelées
Oce'anies, et de vingt antres nommées .4mm, vivant loules , comme leur maîtresse , dans une chasteté irréprochable. Son occupation la plus ordinaire était la chasse ; ce qui la Gt regarder comme la divinité spéciale des chasseurs et même des pêcheurs , elen général de tous ceux qui faisaient usage de filets pour la destruction des animaux.
La mythologie rapporte plusieurs (rails qui ne fonl pas honneur à sa patience cl à sa longanimité ; elle L'norailceque c'étaitqu'ou- Idier une injure et pardonner une offense. Lorsqu'il s'agissait de se venger , elle ne reculait devant accune mesure quelque rigoureuse qu'elle fût ; moissonner les troupeaux par des épidémies, détruire les moissons, humilier les parents par la perte de leurs enfants , étaient des jeux de son ressentiment.— Un roi deC ilydon ayant négligé de l'inviter à un festin auquel il avait convoqué tous les dieux, Diane se vengea de cet affront en envoyant sur ses terres un sanglier monstrueux, qui y fil d'horrible» ravages. — Agamemnou ayant lue par hasard une biche consacré;.' à celte déesse, il n'en fallut pas davantage pour enflammer sa colère et attirer sa vengeance. Kilo retînt , dans le port d'Anlide , toute l'armée «les tirées, et demanda le sang d'lphi;rénie, fille du prince. — Un des monuments les plus célèbres de sa vengeance est la métamorphose d'Acteon : c'est aussi la fable la plus curieuse que racontent les poêles au sujet de Diane. Ovide a décrit cette métamorphose avec complaisance, el dépeint le jeunechasseur si aimable, que foute autre que Diane lui eût pardonne. Le soleil, parvenu au milieu de sa course, dardait sur la terre ses rayons dévorants, lorsque Actéon , fatigue d'avoir poursuivi les bêles sauvages dans ia vallée de Gargaphic, en Uèolie, chercha l'ombre et le repos. Son malheur le conduisit dans un sombre vallon, où d'antiques cyprès formaient un délicieux ombrage. A l'eilrémilé de ce v allon était une grotte que la nature avait pris soin de creuser elle-même. A côté de la grotte coulait une fontaine plu* claire que le cristal, dont les bords étaient revêtus d'un verdoyant gazon. C'est là que Diane, fatiguée de la chasse, avait coutume de prendre le bain. Ce jour-là même, elle s'y était rendue comme à son ordinaire. Déjà ses nymphes l'avaient dépouillée de ses vêlements ci étaient entrées avec clic dans U fontaine, lorsque Actéon, guidé par son mauvais sort, arriva dans ce lieu, et jclapar hasard sur la déesse des regards indiscrets. A la vue d'un homme, les chastes compagnes de Diane poussèrent des cris perçants; et plus jalouses de l'honneur de leur maltresse que du leur propre, elles s'empressèrent de «ouvrir de leur corps virginalolui de Diane Oui pourrait exprimer le trouble el le dépit «le la liôrc déesse, lorsqu'elle se vil expo*1* toute nue aux regards d'un homme Ouoiquc couverte par ses nymphes , la pu" oVur lui fil cependant détourner la tête: ne pouvant en ce moment se servir des-' l'èches pour punir le léméra.te , elle put ^J
MCTIONNAlUi; DLS RELIGIONS.
peu d'eau dans le creux de sa main, et la jeta a a visage da malheureux Acléon : « Va, loi dit-elle, va le vanter, si lu peux, d'avoir va Diane au bain. » A l'instant, même , Actéon perdit sa fi.ru ro naturelle, et fui métamorphosé en cerf. La colère de Diane ne Tut pas encore satisfaite ; elle anima les chiens do chasseur contre leur propre maître, qu'ils déchirèrent impitoyablement sans le connaître.
Diane était ordinairement représentée ions la figure d'une jeune fille, les cheveux épars on noués par derrière, la robe retroussée sur le genou, armée d'un arc, le carquois lor le dos, chaussée du cothurne, et un chien à tes pieds. Elle a le sein droit découvert. Souvent on lui voit un croissant sur la tête , parce -que Diane est aussi la Lune dans te ciel. Les poêles la dépeignent tantôt se promenant sur un chur ir.ilné par des biches ou des cerfs blancs , tantôt montée elle-même ior nn cerf , lantôl courant à pied avec son chien, et presque toujours entourée de ses nymphes, armées comme elle d'arcs et de Oèrhcs, mais qu'elle dépasse de toulc la lèlc. Celle des Sabins était couverte d'une espèce de cuira<sc, tenant d'une main son arc débandé et avant un chien auprès d'elle. Ses «laines étaient multipliées dans les bois , cl la représentaient chassant, ou dans le. bain, on te reposant des fatigues do la chasse.
On lui offrait en sacrifice les premier* fruits de la terre , des bœufs, des béliers cl des cerfs blancs, quelquefois même des victimes humaines , témoin Iphigénic chez les Grecs. Les Lacédémonicns en immolaient à Diane Orlhienne. Les Achéens lui sacrifuitolnn jeune garçon et une jeune fille. Dans laTauridc , où' elle avait un temple , toos les Grecs naufragés sur cette cô:« étaient égorgés en l'houncur de Diane, ou jetés dans un précipice.
La dévotion des peuples lui avait érigé plusieurs temples fameux. A Caslabula, en Cilicîe • elle en avait un, où ses adorateurs marchaient sur des charbons ardents. A Rome, sur le mont Avenlin, il y en avait un autre remarquable par les cornes de vacho* doot il était orné. Plularque et Titc-Liv<> rapportent celte particularité au sacrifice de la vache du Sabin Astbon Cor ace (Voy. ce mol} ; mais il est possible que ces cornes soient le symbole du croissant de la lune. Mais le plus célèbre de lous les sanctuaires de Diane était sans contredit le templo d'Ephèse, construit sur les dessins du fameux architecte Acliplmn, et qui passait pour ut.e des sept merveilles du monde. Cet édifice avait 425 pieds de long et 237 de large; l'extérieur était décoré de tout ce que la nature et l'art offrent de plus précieux et de plus rare. L'or, l'argent, les pierres précieuses , les tableaux, les statues, étaient prodigués dans ce temple. On y comptait 127 colonnes hautes de GO pieds, donlcbacuncavail été érigée par un roi qui s'était efforcé de l'embellir et de la rendre digne de cet auguste lieu. Diane y était représentée toute couverte de mamelles. Cet admirable monument, que
DID l i
tons les peuples et les princes d'Asie avaient décoré à l'envi, fut détruit par l'orgueil fanatique d'un homme obscur, qui, possédé du désir de s'immortaliser , ne trouva point do plus sûr moyen que de brûler le temple d'Ephôso. En conséquence, il y mit le feu , la nuil même que naquit Alexandre le Grand. Le sénat d'Ephèsc, instruit du motif qui avait porté ce fanatique à commettre ce crime, Gl une défense e\prcsse de jamais prononcer son nom. Mais celte mesure fut impuissante, »et le nom d' J'Jroslra es passera incontestablement à In postérité la plus reculée.
DI AN W M , lieu de Home dont parie Tile— Live. ainsi nommé, ou parce qu'il était consacré à Diane, ou parce qu'il y avait une statue de cette divinité.
DIANT1NIES , fêle de Sparlc, dont on ne nous a transmis que le nom.
D1AS1ES, fêle que les Athéniens célébraient le 30 du mois Anlhestérion, en l'honneur de Jupiter Milichius, c'est-à-dire propice. Le but de celle fêle était de prier le dieu da détourner tes maux dont on était menacé. Ou la solcnnisait hors de l'enceinte de la ville. Il s'y faisait un grand concours de peuple, et tous y affectaient une profonde tristesse. Cette fêle était accompagnée «t'une foire célèbre, dans laquelle ou vendait toute sorlede marchandises.
11 parait qu'on en célébrait une autre du même nom le 19 du mois Munvchion. On y faisait une grande procession à cheval. Les pères donnaient alors des présents à leurs enfants. Plularque dit que ce jour-là on conduisait des chevaux à Jupiter avec grande pompe.
DIBARADANÉ . nom lamool d'uno cérémonie appelée en sanscrit Dipa. Elle consiste à oilrir aux dioux une lampe allumée , cl fait partie du poud/n ou grande adoration journalière. Le brahmane qui officie lient d'une mam une clochelle qu'il sonne, et de l'autre une lampe de cuivre dans laquelle brûle du beurre en guise d'huile ; il la fait passer et repasser autour de la statue du (lieu ou de l'objet auquel on veut rendre un honneur spécial. Quand la cérémonie est publique , les b-iyadères exécutent en même temps des chants et des danses. Les assistants , dans le recueillement et les mains jointes, adressent leurs vœux à l'idole; après quoi le brahmane rompt les guirlandes qui l'ornaient , en distribue les fragments au peuple, et reçoit de lui les offrandes qu'il appot le à la divinité.
D1BATA-ASI-AS1 , divinité suprême des Battaks, peuples qui habitent l'Ile de Sumatra. C'est ce dieu qui , après avoir créé le monde , en a confié la direction à ses irois fils Balara-tloora , Sori-Pada et Mangana- Boulau. Ceux-ci gouvernent l'univers par l'entremise de leurs wakils ou lieutenants , qui sont divisés en trois classes de grades différents , dont chacune a ses fonciious particulières. Balara-Goura est le di»u de la clémence ; Sori-Pada, celui de la justice, cl Mangana-Bonlan, laulcur du mal, le leulaleur éternel.
133 D'i.iitNNv::;!;
DU'/!., en grec i !'•>;, p r ' ' < ^ » , juMi: e ; »<« • i d'une divinité dos Crées, qu'ils Mipp-isaiml flic ''<• Jujiier et de Thémis. Llb- «'il utm ces d« e-<. s t|tii présidaient à la j isî:ce. l it"t-e îc i accusait I r s roupah es au triluip.il de Jupiter. On lui attribuait aussi la réussit.' cl h; bon sinus des entreprises. l.\U> était vierge, symbole «h? la parfaite i n le^ité <v i convient aux jt:ures.
D1CÎ l'JON. Ou appelai ainsi un rien."* î dee\ branches dont l'evèque sr servait dans les premiers stècb > pour henir le peuple, • t qu'il tenait fréqoemtm ni à la ma u. l.'ii siriiiiM iit ol ];\ ceréamnie sont encore ca iis;»j»c dans los I-'i» ! i s- s orient îles.
DICTA Mi-I . piaule que les (lices ofTr.ieal, avec li' p vol, a Jeu u Luriee.
dictli-n, D'.t. i /.<•/>» était tm
surnom d" Jupiter, pris il;» l'antre de l?ir;>-, «m Khc a s i mère i' va l i ii au i.s>- <i -, ci «ai il av.; I <!c cb vc.
Oa ariji'hit linlcenms les ny: -pi; s .t • l'ite de Crète, à ou c ;in m ml Pale, U;i c •> I inri; aux de l'i'r.
DfCrV.NN:-:. nymphe -le l'île tic Crèic. «p- !'<'!i conbml quel u -lois avec Minerve n Liane. < u il l qi:e, ;iom ic par Minus amour; nv, cette nympan se je'n du h >at «l'un r>a !•,»-, ri q i cl e U mb a dans un lio-i «> pérïi ;:r.--; • qui Ii.i valut le num «le U ■«> t'inne, « a t;rce •<• r-,-./, rV«'>\ On lui allrihue aussi l'ii >• u'ion (1rs lihls propres à I I
< fiasse. CYm ce qui l'a fail confondre avec Diane, su: n «mutée l)i\ tijnr -u ,v p ir les l'hnreens cl Us Lacalcm mien \ ou. Ihniu-
t!\l\TIS.
DICTVNN K, fëlc célébrée à Sparte, ru l'honneur ib' Dia; e sirnoinnn e De!\ i -ne.
DM), ot iUDO, dieu second i>re des ancien* Slaves, a!o;é prim ipa'.eaient a • i- , . il était regarde i «mime un «les !!!•> «la L. . i, ia Vénus s'avonne. Son t ai;. loi cousis! il a éteindre!, s f-a\ antourcux allumés par frère ïa'Ia. Sua nom se retrouve curore actuellement, avec celui «le son fi ère, dans !. s chanson^ p |)nl,iircs, surloul dans celles qui f e chantent aux noces.
DI-DA , m m d'une idole chez les Coeliinchinois.
DIDILl.V, ou DION. I A. déesse des anciras Slaves; el'e correspondait à l'Ililhye o«i à la laniu • il- s Crées et tics Latins. Les femmes M. rilcs i .iuoquaieut pour obtenir la fécon- «:i(é.
IhJtVMi:. du prec : jumeau. juméllr:
hamom '.e Diane, sd'ur jumelle d'A pollon.
LlDV'iliLS, jeux grecs célèbres à Mi!'l en l'h' nneur d'Apollon Diilvmecn.
DIDV.MLLV, «le v '. r, |ume,:u; surnom «•'Apollon, soit parce tju il < A le I « i <• jome.ui «m- Diane, soit parce qu'il elait cous di te >uiis
d •.. tilde point de vue de dispensateur d • I i lumière du jour, el de principe u • celle «le it lune f < n iant la nuit.
D1DVM; ON. quartier de la ville d » M.lel ,
< a Apollon Didyuieen avait un te iii'l- cl uu « ra le. Julien, vou ant reniellr«' < n ■ redit cet • -r.ii l-' qui et. ul tout a fa;t !om! e, | rit le titre de pi 'phète de l'oiaclc de Didjme.
diî':mats. P'tiles estampes chr.rsëc* <:e caraclères que les guerriers de l'Ile ( i r> J.na l;orl -ut comme des t.ilisnians, et ave quels ils *>e croient invulnérables; |uisHa. bion qui ajout'1 à leur inlrepiiiite.
1H liSjr juttr; c'eta'l la pet s,,nndiration f initiine «'ujour et de la laaii'-re. I>Um1i. Muite passait pour la lemme du l '.tel. doul elir* eut Men uriM l i.i première Vernis.
0! î >l»l'l i:i*. . un des nui: s de Jupiter, ron- * ■ i'1 ré ; ac u:.el .jue^-i-îts comme père itc U louiië; e, <it, i j,n(f> ; d'aulr«'s auteurs le font «'erher (I ■ v -, v-eni il de 7t no n prec de •i 'i piler; <'i:lin ."servais, Marmbo el saint Au- ; " > I < n rmlerprëi'-nt par lu 'ifini tus, le jour e inl l i piodue io t naturelle de Jupiter. / o is ( Tovoiis ces divcr-es élyioolojies fanslu première n'es! qu'un ^r.issier solécisme: on le vite en li a ut ce vur ildc «lu
• disent Ijcs «ai J)i< c< ifilir, le père de i ; r^ioi) (céleste ; il esl ainsi rorrclalif (la •..-ec : et du s! mou (iu$i>0'li, dérivé* « u\ -mêmes du sanscrit Ifcs-puli, )e sii"nair
• <• la région fceieslej: «'.éimmina ion qui con- ••» :)( èniineuiîueiit au souverain élrc. Yoy. i > î-cn i" --..
.' ilir. Lu «Ses p >:n's qui inléressrnt nu : is haut de^ri- la philoso|.hi«>. riiisloired l - li éo|o<»ie, est la tv m naissance de l'.dcc «l i • b s dîllereiits peupi s se sont formée el >• l'.irmeiil encore de la Di unité. «Inacoui- I m- bien des traités sut telle matière; ruais
< t:- !f|ue complels eu'iis soient, il y manque « fu n )ant quelque chose ; car on s'est c«ml nié de r« cueillir le . sen' imenls tics plitlos phes et des écrivains de diverses nations '}"> ne soûl venus que ,> u»ieurs siècles a; n» b .li'.'iue «les 'ociele», ou bien les donnée* f uriiies par les vos j^curs qui, la plupart, i. a..:i nt se iturm- que peu d - temps ciel
• •• s peuples doul i s tonnai ssaieut a peine la I ,'u:.'i!e. l'ar ce moven. on a obtenu les «vs- I tm s ou les raismini-meuls d écrivains iolia mes la plupart du temps par l'educalion, !a fdiibss«ipbie ou les préj: i;es, plutôt que II v . niable tradition reçue ou adoptée lors de l.i lormatiou d s peuples.
Donnons nu exemple.
M iau I il >'a-; t de ta t!)''i>Io^ie des anciens Ifiecs, ou compulse, ou discute, o t runiparc les lemoi-inaiies que nous util 1 . i i - > « s Homère, P\ thajjore, l'iaton. An lote, etc. ; a \z I onne heure; mais ce ne sait «more <;o'" l • s témoignages de leur époque. .Ne .serait-il pas à propos de rem uter plus h iu!, de rcchercher ce que l'on pensait de Dieu, ce que t on en disait aux temps d'On^è-, do U-
< i ps, de Cadmus, et même avant ou\* '.;ais, repoudra-l-on, nous n'avons point de : onuineiits d ilanl «l'une ep que aus-i reçui -e, point de livres, ue pn-ines, de ch ml» I 'piil.tire >. Il e>l vrai qu il nous reste bien
u de li.oiiuments >ur ce sujet ; mais, sipe- I qu'il soit, nous en avons tu moins MR. et i e monument c:>l le nom même de Diei, <n rec. nom anlerietir à Cadmus, à te-
« .o|is, à Ouvgès. — C'est bien peu, dirai ai. — liaison de plus pour y tenir; tiro»** . a parti le plus possible ; decom;.oson» ce
ttf DIK
o«ol, aoiljrions'lc, comparons-le, cherchons iDie'jmolitgie réelle, son origine : voyons à qud peuple les Grecs ont pu l'emprunter, ■ a t'il est un terme idiotiquo ; nous en tirerai de précieuses inductions qui, plus tard P'uf-étrc, »e chanecronl en cerlitude.
4> que je dis des Grecs trouve son applifitioti par rapporta presque tous les autres fuplrs ; c'est ce qui m'a engagé à recueilr Ip nom de Dieu tel qu'il est énoncé dans i jotrs les I ingties que j'ai pu compulser. On ;wjrra toir, dans les tableaux suivants, «au* quel aspect les différents peuples ont triuci|<a>menl envisagé la Divinité, compater 1rs dénominations diverses qu'ils ont rraplojée» pour exprimer ses attributs, et > w.«urer quelles sont les sociétés qui en ont adopté eu qui en ont reçu une idée plus iule; 0:1 >e convaincra enfin que, de toutes le* grandes familles «les anciens âges, c'est hUmile$émitiquet et surtout la postérité de Jecob, qui nous a laissé de Dieu la qualification Ii plus exacte, la plus respectueuse eilj plus digne de lui.
C»* travail avait déjà élé ipséré d.ins les farci 1 de philosophie chrétienne, anneeib'il cl lt':2; mais depuis j'ai recueilli toeore de nombreuses dénominations, j'ai fijm.c plusieurs erreurs qui s'y étaient ;!i*»e«, el j'ai donné plus de développement * u plupart des articles. Toutefois celte j»yn- ?<o»k c*l loin d'être complète; malgré les livret nombreux que j'ai compulsés, il y a enewr? lien des idiomes dont je n'ai pu prtoJrc cunnaissanre ; il y a des dénomiua- 4unt j'ignore la signification el l'étymo!o-,e ; je les rapporterai cependant : d'autre* pat habiles pourront compléter cette esquinte i l'aide de la p'.iiloloijte , scieuco noofelle qoi fait, chaque j iur, d'immenses
en rcxf Hro :»cKr*nn tsa^Trvïsp *2? Ten rrrha nreai 'ocS trac— io.:a nipo
:niN23f n*.T -ot D^n
T^- sj tiij fitrfin «, K'jpi, r.a't Îo$«it>j tô "OXOMA '^'"1» t »*?:«.•» cou.
(ÀcuiL Ml, nit. f) LANGUES ASIATIQUES.