Les Hébreux
Sa 01 don le on n'exigera pas de nous que •ou» exposions ici l'idée que les Juifs se faisaient du Tout-Puissant; leur doctrine est (assignée tout entière dans la Bible, el l'on uit que nulle part un ne peut trouver des
. " * En classant les langues sous différents groupe^, fa'ai pas prétendu faire un système ; j'ai voulu uni- Vieaenl éviter la confusion qui résulterait d'une noneocUiure interminable, où l'on ne verrait aucun [*iit de réunion. J ai suivi principalement les divi- '* d'Alelung ei de Balhi, qui >e sont efforcés de ►r oprrle* tango»»* suivant leur rapport de parenté "fc liluiiou. Cependant les idiomes des peuplades
notions aussi claires, aossi explicites snr l'unité de Dieu, sa grandeur, sa sainteté, sa toute-puissance, son action perpétuelle et providentielle sur toutes les créatures, son autorité sur les hommes. Aucune autre théogonie ne peut nous montrer des pages plus sublimes el en même temps plus exactes sur l'existence du souverain Etre, sur ses perfections et ses attributs.
On sait qu'en fait de (héologic (à prendre ce mot dans sa plus stricte acception), Moïse s'est appliqué spécialement à inculquer aux Juifs le dogme de l'unité de Dieu : il y revient sans cesse ; il en fait i'exorde de ses
rtrincipaux discours; il sentait que les Israéilcs sortaient d'un pays où presque toutes les c éaturesavaient été déifiées, et qu'ils avaient be oiu d'être sans ce»se ramenés à un dogme qui sans doute avait reçu de profondes atteintes pendant un séjour de plusieurs siècles en Egypte. Il semble même qu'il craignit de les initier à la connaissance de la Trinité, car il y est à peine fait allusion dans toul l'Ancien Testament. En effet, les traditions du dogme (riniiaire sont bien moins explicites dans les livres des Juifs que dans ceux de plusieurs autres nations antiques. Mais ces nations é aicntpolylhéistes, et il était à craindre que des notions prématurées sur un Dieu trin et un ne conduisissent les Hébreux à une erreur semblable.
Des esprits inquiets et jaloux ont prétendu que les Juifs n'avaient qu'un Dieu local, que Jébova élail, il est vrai, le roi de la Judée, mais que les Hébreux eux-mêmes bornaient à peu près son empire aux limites de leur territoire. One semblable assertion accuse une insigne mauvaise foi ou une profonde ignorance. Ecuulons un instant le roi David : a Nalions de l'univers, louez toutes le « Seigneur; écoulez-moi, vous tous qui ha- « bilez le temps (P$. xlvhi. 2). Le Seigneur « est bon pour tous les hommes, el sa misé- « ricorde se répand sur (ous ses ouvrages « (cxliv. 9). Sou royaume embrasse tous les « siècles et toutes les générations (Ibid. 13). * Peuples de la (erre, poussez vers Dieu des « cris d'allégresse, chantez des hymnes à la « gloire de son nom, célébrez sa grandeur a par vos cantiques, dites à Dieu : La (erre a entière vous adorera, elle célébrera par a ses hymnes la sainlc'é de votre nom. Pcu- « pies, bénissez voire Dieu, et faites reten- « tir partout ses louanges (lvi. 1. k. 8). Que « vos oracles, Seigneur, soient connus do « toule la terre, el que le salut que nous le- « nous de vous parvienne à toutes les nao lions (Ibid. 3). Pour moi, je suis l'ami, le « frère de tous ceux qui vous craignent, de « tous ceux qui observent vos commaude- « ments (cxvm. 63). Mois , princes, grands
barbares de l'Avie, de l'Afrique et de l'Amérique, encore trop peu connus, n'ont, la plupart, dans ma méthode de classilicalion, d'autre rapport que celui des localités.
(2) Le terme Sémitique, employé pour distingur la laiigte hébraïque el ses sœur*. e?l peu exact ; j* m'en sers cependant, à défaut d'aultc, (arec qu'il Cil généralement admis.
DICTIONNAIRE DES RELIGIONS