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et ne manquent pas de procurer à celui qui les offre un séjour fortuné après la mort.
DASAHARA, grande fêle de la déesse Kali ou Dourga, épouse de Siva, célébrée avec des cérémonies ordinaires dans l'ouesl de l'FJindouslan, tandis que dans le Bengale elle est accompagnée d'un grand appareil et dure dix jours; elle commence le premier jour du mois d'Acin ou Kouar. Les Indiens se procurent des statues de terre de Dourga et des autres déesses, et leur adressent leurs adorations et leurs prières, qu'ils accompagnent d'aumêncs et d'autres bonnes œuvres; d'autres vont dans les temples ou dans les lieux consacrés spécialement aux déesses dont il s'agit, et offrent là leur poudja et leur sacrifice. Par ces actes méritoires on obtient du ciel le bien-être, la prospérité. (Voy. Nawaratbi.)
DASNAM1S, religieux hindous, appartenant à l'ordre des Dandis, dont ils sont même la partie la plus noble, étant pris parmi les brahmanes, tandis que le reste des Dandis est pris indifféremment dans les castes inférieures. Ils font remonter leur origine à Sangkara Atcharya, personnage qui parait avoir beaucoup d'importance dans l'histoire religieuse de l'Hindoustan, mais auquel on a attribué souvent une influence beaucoup plus grande que celle qu'il a en effet. Les Dasnamis (deeem nomina), sont pariapés en dix classes, ainsi que l'indique leur nom ; chacune de ces classes remonte a un des disciples en seconde ligne de Sangkara. En effet, ce législateur eut d'abord quatre disciples principaux, savoir, Padmapada, Hattamataka, Soureswara ou Mandavia, et Trotaka. Le premier eut deux pupilles: Tirtha et Asrama; le second, deux : Vona et Aranya; le troisième, trois : Saraswali, Pouri et Bharali; le quatrième, trois : Guiri, Parvata et Sayara. Ces noms étaient sans doute des appellations emblématiques ; mais tout brahmane qui entre dans l'ordre des Dasnamis doit adopter une de ces dix classes, et en joindre le nom à son nom propre. Ceux qui appartiennent aux classes Ttrtha, Atrama, Saraswati et Bharali, sont regardés comme ayant conservé la vraie doctrine de Sangkara, et sont en effet les plus habiles à exposer les dogmes du Védanl i. Les autres paraissent avoir dégénéré de leur institut; en effet, ils ont abandonné le danda ou bâton, et ne se font aucun scrupule de faire usage de vêtements, de monnaio et d'ornements; on distingue en général ces derniers sous le nom à' Atits. Comme les vrais Dandis, ils vivent dans les couvents, mais ils se mêlent des affaires temporelles, font le commerce et achètent quelquefois des propriétés; souvent aussi ila remplissent les fonctions de prêtres dans les temples des dieux. Quelques-uns même se marient, mais alors on les distingue des autres Atits par le nom de Samyognis (conjuges). Voy. Danois, Atits.
DATA1RE, officier de la cour de Rome; c'est un prélat et quelquefois un cardiual
DICTIONNAIRE DES RELIGIONS
cléptit^ par le pape pour recevoir loutcs les requêtes i|ui lui sont présentées. Il peut même o' trover 1rs provisions des bénéfices lorsqu'elles ne s'élèvent pas au-dessus de vingt quatre durais de rente annuelle; autrement il doit .es présenter à la signature »lu souverain ponlile. Il a sans lui un sousdataire el un mand nombre d'employés distribues on différents bureaux.
DATURIK. La Daierie el la Chancellerie du pape n'. lair nl autrefois qu'une même chose; mai- le grand nombre d'alYaircs a oblige d'eu fa-re deu\ triluiuauv, qui ont tant de reîa'iou l'un avec I autre, que !a Paierie ne fnt qu'expédier ce qui a passé par la Chancellerie.
I» AU nom cles prêtres des Raltaks, peuple de l'il» île Sumatra. Lorsque les Italtal»s veulent fa ire la guerre, ou commencer quelque eiilieprise iinpnvtanle, ou bien qu n 1 ils oui éprouvé quelque i; allieur, ils ont recours au Daton, pour savoir de lui quel démon ils doivent i.paiscr, qui he vielime il liiut immider. Dans ce ras. on invite -es amis à une fêle qi;i dure trois jours el trois nuits, pemlaul lesquels on ne cesse de bohe, de manger et de dan-er. Le troisième jour, au milieu de la dense, i'uu des • onvives qui joue le roie de coin, ère du prêtre, loinhe tout a coup à Wr.e, el fait semblant d'être -ans connais-anr ■■• : un mo roeni après il se relève, cl prélea I qu il est le démon qu'on veut apaiser, et qui vient prendre pari au fesin. Il répond aux questions que lu; adresse le mai Ire du les: in, de manière à donner à ses paroles la tournu e d'une prédiction, el lui promet d'inlerce ier pour lui auprès des divinités supe* ieures , puis il se laisse tomber de nouveau par terre; nu moiiien' après il se relève, comme s'il sorta t d' n profond soinmeil, et la comédie est jouée.
DAL'I.US, fêtes célébrées à Argos en mémoire de Jupiter mélamorpbose en pluie d'or pour séduire Danae. Il y avait dans la même vill • une autre fête civile du nom île /lmfi>, instituée en mémoire du combat de l'ictus contre Accise.
DAVID, prophète et roi d < s Juifs, et l'un des nrétres du Sauveur du m onde. Il lut élevé sur ie troue, de la condition de simple berger, l'an lUIî.'i ,nant Jésus-Christ. Dieu lui-même lil choix de ce prince pour gouverner son peuple, et chargea le prophète Samuel de l'oindre de l'huile sacrée. Saul, alors roi des Juifs, avait encouru par sa désobéissance la disgrâce du Seigneur, qui l'avail rejeté, I ai el a postériie. Il régna < ependant encore plusicuis années, el David eut le temps, par ses exploits glorieux contre hs Philistins, de se rendre digne aux yeux des peuples du choix (pie le Seigneur avail fait de lui pour occuper le trône de Juda. Il mérita même d'épouser une des (illes de S.iul, quoique ce prince, en proie à la plus noire jalousie, ne lui eut a» cordé cette faveur que pour le perdre (dus facilement. Saul avant été tué dans une bataille conlre les Amalecilcs, l'an 10>5 avant J.-C,
David fut unanimement reconnu roidoJud,i. Il signala son règne par la défaite de (mu ses ennemis, et surtout par !<• beau dessein qu'il conçu! de déposer l'arche du Seigneur dans un temple magnifique. Il avail déjà fait tous les préparatifs nécessaires, lorsque Dieu lui lit dire par le prophète Nathan qu'il se contentait de sa bo .ne volonté , mais qu'il ne voulait pas qu'un prince qui avait répandu ta l de miiï dans les différentes guerres qu'il avait eu à souleiiir, lui bâtit un temple de paix. Celte gloire était réservée à Salomon. D ux faules grave- ternirent l'eeiai du règne de Davi I. La première fut l'adall •' re qu'il co.u ml avec Ret^s a bée, dont il fil périr le m m nommé Liie. Dieu lui Gt Conoail'e -on pèche p. rie minisièi e du prophète Nalhan, en b* menaean' de < haimenls terribles: et ce prince en consul un repnlir si vil et si simère, que le Seigneur lui pardonna. La révolte de son fils Absaloi, qui le contraignit a sort mu-pieds de Jérusalem, fut l'épreuve dont Dieu se servit pour le purifier de sa faule. Après plu-uuts année* de la plus heureuse prospérité, David, parus mouvrinenl de vanité, fil I.iire le denotnlveine:;t des tarées de son royaume. Il reconnut bentôl sa faute; mais Dieu l'en punileului laosaut le chois d'un de ces trois fléaux, on une fai-iine de Irms ans, ou une guerre de trois mois, ou une peste de tro.s jour-. D .vid choisit le dernier, co orne le pl is court; tuais il n e i vit pas moins périr, dans cel espace de lemps, jusqu'à TO.COt) de ses sujets. Il pleura ses pé hes le reste de ses jours, el mourut dans la paix du Seigneur, après avoir placé sur le troue son fils Salomon.
David composa quantité dè. psaumes 00 can'iques spirituels, moraux cl pruphénqu< s, que la r-ynagogu- et l'Eglise ont mis au nombre des liv.es sacres. Le psautier, qui renferme leur collection, contient cent cinquante psaumes, que les uns attribuent fû totalité à David, mais que d'autres, avec plus de vraisemblance, croycnl être de d^ffeienls auliuis. D ans i e second senlim ni, David n'en aurait guère compose que soixanle-dix.
L.s Orient au\ disent que lorsque David, qu'i.s appellent Onowl ou l)nw<»ttl, chaînait ses psaumes, la douée mélo lie de sa voix avait la veilu irenehauter les oiseaux, d'à* mollir le fer, d'aplanir les montagnes, de faire mouvoir les pierres, et que, peu lanl les quarante jours qu'il pleura son peclié, les larmes qu'il répandait faisaient croiire le* piaules.
Ils citent encore à ce sujet une anecdote apocnphe, mais que nous inserons ni. p-«rce qu'elle est fort belle : Dieu, app iraisïint un jour à David, lui dit: « Tu me demandes toujours l'entrée du paradis, en implorant ma miséricorde, et lu ne me demandes jamais la possession d'un désir ardent cl d uo amour brûlant pour moi ; cepeadanl j'ai un? complaisance toute parliruu re pour les cœurs que] ai doues de cette veitu, el je répands sur eux les lumières de ma face.»
DAVID1UUES, disciples de David Georges,
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ùnafiqoe, natif de Délit en Hollande, qui exerçait la profession de peintre sur Terre djo/la ville de G^nd. Il commença à dogmaùirr rers l'an 1525, débitant qu'il était le vrai Messie, le troisième David, ueveu de Dint, non par la chair, mais par l'esprit. Aiec les Sadducéens il niait la vie éternelle, la résurrection des morts et le dernier jugement; avec les Adamites, il réprouvait le minage, et admettait la communauté des lerarors; arec les Manichéens, il affirmait qoeTàme ne pouvait être sooiîlée par le pé* ebe.elque le corps seul pouvait en être taché. Mais, peu conséquent avec lui-même, ionien niant la vie à venir, il annonçait que, le ciel étant vide, il a^ail été envoyé pour Copier des enfants qui fussent dignes 4e ce royaume éternel, et pour racheter Israël, non par la mort comme Jésus-Christ, par la grâce; que les âmes des infidèles feraient sauvées, tandis que celles des apôtres étaient damnées. Il prétendait que uier Jéfuf-Christ dans un cas pressant n'était pas u rrime, el il se moquait des martyrs qui «Taient préféré la mort à l'apostasie. La rurre que les catholiques faisaient à ses fecUirurs l'obligea de passer de la Flandre «détail, dans la Frise, où il continua de pîblier ses dogmes pernicieux, combattant Inanges, le» démons, le baptême, le mariage, l'r> ri tore sainte et la vie éternelle, et 4ébiUnt en même temps les maximes les iWt monstrueuses et les plus infâmes. L'emprrsr Charles-Quint employa les édita les pit» sévères, le fer et le feu, pour réprimer crt htrétiqees. Georges se sauva à Râle, le r* avril iS'ik , avec quelques-uns de ses corapagnoss, et y prit le nom de JeanBrurk. U se présenta aux habitants de la ville comme as homme persécuté pour Jésus- Chri*t, et topplia le sénat de lui accorder un toile. Lesen it fil droit à sa requête, et lui serroit rferferveurer à Bàle, où il vécut jusm'ih mort arrivée en 1530. Il laissa quel- «V' disciples tachés, auxquels il promit de reM a»ci ier trois ans après sa mort; il ne fui pas (ont à fut faux prophète, caries magistrats de Bile, informés de celle promesse tap e, tir ni ex humer son corps le jour mémo in'd devait ressusciter, et condamnèrent son corps à être brûlé publiquement avec ses écrits. Il y a encore des restes de cette «tfe ridicule dans le Holslein, el surtout à Frédériesladt, où ils sont mêlés avec les Arminiens.
DAViD JONES, être fantastique, créé par lasoperstitio t des marins anglais, qui le disent chef de tous les esprits maltais hi's dr la mer. Ils prétendent qu'il se rend visible sou* différentes (ormes: tantôt enveloppé dans un ouragan, tantôt sous une trombe, os de mille autres manières, potir avertir de l«or n alheur les viclmes dévouées à la mort, (•uaiid leur imagination etlrayée le personne,elle lui donne de grauds yeux, Irois 'angées de dniis aiguës, de< cordes sur la l&e. une taille énorme, el de larges narines dw son on feu bleuâtre.
iMWOfJD TAYI-EBA SOLFJMAN, uu des