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HOL

GeoOTlèTe, paroisse Saint-Médard, ao fanboure Saiut-Marcel. En iSkS, elles comptent lear ? ingt-haitième année de séjour dans cet établissement, qu'elles ont changé en monastère, et où elles ont bâti une cliapclle. H y a dans cet ordre, en conséquence d'une apparition faîte, dit-on, autrefois à la maison d'Aix, une dérotioii particulière au soulagement «les âmes du purgatoire. On célèbre p<iur elles un salut tous les lundis, et le premif r lundi du mois le saint sacrement est exposé pendant la journée ; on fait un sermon au salut du soir. C'est la lèic de la Compassion de la sainte Vierge qui est la titulaire ou vocable de l'église de cette congrégation.

Les religieuses de la Miséricorde prirent des aspirantes dès le temps de leur réunion dans leur première maison, mais rites ne reprirent l'habit de leur ordre que plusieurs années après le concordat entre Pie Vil et le goarernement français.

La maison est aujourd'hui gouvernée par la révérende Mère Saint-Basile, qui remplit la place dp supérieure depuis trente ans , sauf les intervalles nécessités par les constitutions. Madame Saint-Basite Hubert, native de Dieppe en Normandie, est une des anciennes religieuses de la rue du Vi<*ux-Colombier. et aujourd'hui octogénaire ; elle est la plus âgée des deux qui restent. L'ordre lui doit en partie sa conservation et l'état où il est actuellement. La communauté est composée, au moment où nous écrivons ceci, de seize professes choristes et onze con^ verses. Le régime est absolument le même qu'autrefois, sinon qu'elles ont des élèves pensionnaires, comme nous Tavons dit cidessus.

Renieignetntntê foum'i par la révérende Mère Saint^Baeile Hubert ^ supérieure de la

MUéricorde. — Etat de Parie, in-8% par

do Beaumont. B-d-b.

MISSION (PaftTRKS DE la). Yoy. LazaaiSTss.

MOCTÉB. Voy. Irlande.

MODESTES. Voy. Dimesses.

MOLUA. Voy. Irlande.

UOISEVAUX. Voy. Lérins.

&10LCK ET DAOTRiCHE (Des anciennes CONGRÉGATIONS de), OU t7 eet parlé des eon^ grégaiions qui suOsieient présentement en Allemagne.

La célèbre abbiye de Moick, appelée vulgairement Mclek, située en Autriche sur le Danube, et du diocèse de Passaw, a donné son nom à une congrégation de Bénédictins en Al!emagnf*. Léopold I*% marquis d*Au* triche, fut le fondateur de cette abbaye. Ce prince, après avoir pris possession de l'Autriche qui lui avait été donnée par l'empereur Henri b' l'an 928, scion quelques auteurs, et selon d'autres l'an 933, à condition qu'il s'opposerait aux Hongrois qui faisaient souvent des incursions dans l'empire, se vit l'abord obligé de porter ses armes contre srs nouveaui sujets, dont il y en avait quel* qucs-ons qui ne voulaient pas le reconnal-

DiCTiONN. DES Ordres religieux. IL

tre pour souyerain. Les habitants de Melek, qu'on nommait pour lors Eisenburg, furent de ce nombre ; mais le marquis d'Autriche les ayant obligés par la force des armes à se soumettre à son obéissance, il établit dans ce lieu la capitale de ses Etats et y fit sa demeure, aussi bien que ses successeurs, jus* qu'en l'an 1110, que la ville de Vienne fut reconnue pour la capitale /le l'Autriche. Léopold fil bâiir à Melek une église qui fut dédiée en l'honneur de saint Pierre et de saint Paul. Il j mit douze chanoines séculiers qui y demeurèrent jusqu'en l'an 1089, que Léopold 11, surnommé le Bel, les en ôti et subslitua en leur place des moines bénédictins, qo*il lit venir de l'abbaye de Sublac, en Italie, auxquels on donna pour premier abbé Sigisbold. 11 y en a qui prétendent quo par les soins de cet abbé il se forma dés lors une conarégation de quelques monnslères de l'ordre de Saint-Benoit en Allcmagne, qui reconnurent pour chef Tabbayc de Melek; mais on n'en apporte aucum* preuve : le P. Anselme Scbramb, religieux de celte abbaye,quiena donné la chronique en 1702, reconnaît qu'on ne trouve aucun titre qui puisse le justifier ni donner une connaissance certaine de celte congrégation. 11 est vrai qu'il dit qu'il croit quelle a subsisté; mais il n'est fondé en cela que sur le tèmoignago de quelques auteurs modernes, entre autres, de Nicolas Sezygliescki, qui, dans son Aquila Polono'Benedictinaf a avancé que cette congrégation avait été instituée par Tabbé Sigisbold l'an 1122, et qu'elle avait fleuri dans plusieurs monastères d'Allemagne. Mais il avoue en même temps que cet auteur s'est trompé en faisant Sigisbold instituteur de cette congrégation Tan 11^, puisqu'il était mort dès l'an 1116. Ascagne Tambourin ei quelques autres ont dit aussi qu'elle fut instituée par Sigisbold Tan 1122, et ils ont «ijouté que l'église de Melek fut consacrée par le

fiupe Caliile 11. C'est encore u:ie erreur que e P. Schramb réfute, puisque» selon lui, ce fut Uldaric, évéque de Passaw» qui la consacra Tan 1093, et que dans Tannée 1122, que Ion prétend que cette consécralion se fit par Calixte 11, ce pontife confirma a Itome les eiemptions qui avaient été accordées à cette abbaye. Toutes ces contrariétés fout bien voir qu'on ne peut faire aucun fond sur l'autorité de ces écrivains, et que tout ce qu'ils disent ne peut donner aucune cerlilude do cette congrégation. Mais, supposé que l'abbé Sigisbold en eût véritablement formé une qui prit le nom do Meiek, elle ne subsista pas longtemps; celle dont nous parlons ici et qui a porté ce nom, ne commença que plus de trois cents ans après la mort de cet abbé, au temps do concile de Constance, qui fut ouvert l'an un, cl elle doit son commencement au zèle et à la piété d'Albert V, archiduc d'Autriche, qui fut ensuite roi de Hon- (;rie et de Bohême, et enfin empereur sous e nom d'Albert 11. Ce prince, qui avait en - Toyé des ambassadeurs au concile de Constance, après réieclion qui y fut faite de Martin V pour soureraio pontife, leur ordonna

DICTIONNAIRE DES ORDRES RELIGIEUX

de le féliciter de sa part et de Inl demander dei commissaires apostoliqaes pour réformer les monastères des ordres de SainUAa- ![QStln et de Saint-Benoit, situés dans ses Uats. Ce pape lui accorda sa demande, et nomma, Tan 1U8, pour commissaires aposlo* liqncSy Nicolas de MazeUi auquel il joignit cinq religieux bénédictins, profèsdu monas* 1ère de soblac^, en Italie. Comme Tabbaje de Melek était la plus considérable de l'Au* triche, ce fut par elle que Ton commença la réforme, dans Tcspérance que Ton eut que les autres, à son exemple, la rece?raienl volontiers; et afin de mieux raffermir, le même Nicolas de Mazen fut élu abbé de Melek par nutorité apostolique, après la démission volontaire de Tabbé Jean de Flemmlng; los cinq re!lffieax qui étaient Tenus avec lui

S our établir celle réforme, furent incorporés ce monastère; et comme ils étaient profès du monastère de Sublac, et que celui de Melek avait d*abord été formé par -des reli-gicux que le marquis d'Autriche Leopold I" avait fait aussi venir de cette abbaye, le réformateur jugea à propos de faire observer à Melek lis mêmes constitutions que Ton gardait à Sublac, et elles furent reçues par toute la communauté, composée de ces cinq religieux envoyés par le pape, de huit an-* ciens religieux, et de quatre autres qui y étaient entrés pour y vivre dans une obser* vanrc plus régulière» Plusieurs monastères d*Allemagne se soumirent aux mémos lois, et quelques-uns eurent pour abbés des religieux qui furent tirés de celui de Melek, en« tre lesquels furent ceux d'Obemburg, do Ccllc-Marle, des Ecossais de Vienne, et un en Istrie. Ils se disaient tous de la congrégation de Melek, Quoiqu'ils ne dépendissent point de cetto aobaye, et qu'ils ne fussent point unis ensemble sous un chef: ils se contentaient d*avoir les mêmes observances, f t s'ils avaient besoin (!e visite, ils avaient recours au pape pour avoir des visiteurs, ou bien les princes dans les Etals desquels étaient situés ces monastères en deman^ datent eux-mêmes, lorsque le relâchement commençait à s*y introduire. Ceux de Tabbaye de Melek, pour maintenir leur réforme, demandèrent une visite apostolique, l'an use, au pape Nicolas V, qui leur donna pour visiteurs l'abbé de Celle-Marie, le prévit de Sainte-Dorothée de Vienne et le prieur de la Chartreuse de Maurbach. Ils firent de nouvelles constitutions, mais peu différentes des premières qu'ils avaient reçues au com* roencpment de leur réforme. L'on ne chan* gea rien de tout ce qui regardait le cérémonial et la récitation de l'office divin, et les unes et les autres ne tendaient qu'à faire ob* server la règle de saint Benoit dans toute sa pureté, Tusage de manger de la viande certains jours de la semaine n'ayant pas été encore introduit dans les monastères de l'Allemagne, qui n'obtinrent ce privilège qu'environ cent ans après. Cette visite de I abbaye de Melek fut cause que le cardinal de Cosa, légat do même Nicolas V en Allemagne , voyant qae l'observance régulière était fort

relâchée dans les monastères de l'orirs k Saint*Benolt du diocèse do Saltxboorg, nooiBa des commissaires Tan 1451 pnorles i^tonser. Les visiteurs députés par ce légat foreat les abbés de Celle-Marie et de Saint-Msrlie des Ecossais de Vienne, avec un reiigieas de l'abbaye de Melek. L'année suivante on il aussi une visite dans l'abbaye de Cetle-Mirie, qui fut faite par les abbés de Melek et de Saisi- Martin des Ecossais de Vienne.

L'abbaye de Melek se maintenant toojosrt dans la ferveur et dans l'observance eiacte de la réforme qu'elle avait embrassés, pissieurs abbés d'Allemagne résolureot de former ensemble une congrégation soei m chef, d'embrasser les observances de Melek, et de se conformer entièrement, pour 1rs cérémonies et la célébration de l'oÉcedifls,! celles qui se pratiquaient en ce monastère. Dès l'an IMO ils avaient fait quelques Itsutives pour procurer cette union, et ils tsrest encore pour ce sujet des chapitres protiaciaux en 146^, 1467 et U70. Mais dasicc dernier, qui fut tenu à Brphord, et où dix* sept abbés des diocèses de Saltibonrg,d6 Frisingue, de Passaw, de Brixen, d'Augsboarf et de Constance, se trouvèrent ou enrojèrest leurs procureurs, il fut résolu qne, coanneli réforme avait commencé dans le mooastèrc de Melek, tons les autres monastères s'y cosformeraient pour le cérémonial ecclésiaili* que et la récitation de TofOce divin. lU so l'arrêtèrent au'à cet article, quoiqu'ils esssent proposé u abord les trois autres soirssU: 1* de tenir des chapitres provinciani iou les trois ans et non pas tous les ans, comm« il se pratiquait dans la province de UajetKe; 3* que les Pères do chapitre pourraient dép»> séries abbés pour des fautes notables; 3' esis que l'on établirait des visiteurs poor toQS les monastères qui entreraient dans runios. Ils indiquèrent un autre chapitre à Pa^sav pour l'année suivante; mais le nombre étî abbés et des procureurs des absents oe M pas si grand que dans celui d*Brphord, d ceux qui s'y trouvèrent résolurent eDcori^ de se conformer pour les cérémonies de l'église à Tabbaye de Melek ; mais il n'y eol poici de congrégation formée et soumise à un cbef ou supérieur général, cela n'ayant été exécuté que sous le pontificat du pape Drbain VIII.

Gaspar,abbé de Melek, av lit invité, dèsDi 1618, les abbés d'Autriche à venir à Melci. afin de convenir ensemble des rocjensseccssaires pour former une congrégatioa daui cet archiduché. Les abbés de Krerob^-tf oas* ter, Garsten, des Ecossais de Vieorn*, d'Aïtcmbourg,Goltweich et Celle-Marie, s'y iroovèrent et résolurent de s'unir ensemble « de former une congrégation sous on tb^^- Le prieur de Garstein avait déjà dressé do constitutions pour être observées dans celte nouvelle congrégation. Elles forent eisai* nées dans l'assemblée, qui trouva qo'tUe* étaient trop générales, et qu'elles as poavalent être également observées dans les «^ naslères. On chargea Reiner, prieur de mtlek, d'en faire d'autres qui convisssest'

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