‹ Dictionnaire ... de la BibleChapitre 108 sur 118 · MO.M · texte numérisé non relu

MO.M

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Bdrninistratcor perpétuel de cet onlrc; ce qnî fui aussi Accordé pour ses successeurs.

Ces cttevaliers portent une croU de gueules pleioesor un babil blanc (t). Ils obtinrent df grandi privilèges et immunités des papes Alexandrie IV.Sit le iV, Jules 11. Léon X, Clément VII et Paul ill, mai^i particulièremenl de Léon X, qui leur accoraa les mêmes evempltons, privilèges et immunités dont jouissaient ceu& de Calatrava, et de Paul III» Mui leur permit de se marier et de lester. Ils reçurent la bulle de ce pape dans leur « bapitre général qui se tint I an 1572.

L'ordre de Saint-Gror^es d'Alfama fut institué Tan 1201, à Saint-Georges d'Alfama, dans le diocèse de Jortose, et fut approuvé par le saint-siége Tan 1363; il fut uni à cent de Moniésa Tan 1399 par Tantip ipe BetioU XUI, qui était reconnu pour légitime pontife en Espagne, et celle union fut confirmée dans le concile de Constance.

Silvest. Ûaorol. Mar. Océan, di tuti, gli relig. , llb. il. Du Pui, Histoire de la condam, des TempL Hennenius, Bernard Giusliniani, llerman et Scbo )nebeck,dans leurs Uist, des Ord. milii.

MONT-FRAC. Voyez Mopit-Joib.

MONT-J0I8 (Dbs chevaliers de l'ordiib de), appelét aussi de Montfrac et de TruxiUo.

Après que Godefroy de Bouillon roi conquis la Terre-Sainte, on bâtit au& environs de Jérusalem deu& villes, dont la première» qui n'en était pas fort éloignée, était située «or le sommet d'une montagne, d*où les f èlerins qui venaient visiter les saints lieux pouvaient découvrir cette sainte cité. L'autre en était éloignée d'environ deux lieues, et était aussi située sur une montagne proche de Bethléem et de la Tour d'Ader, ou du lieu •»ù range annonça aux pasteurs la naissance «lo Sauveur du monde, d'où les pèlerins qui allaient i Bethléem pouvaient aussi découvrir cette ville; et ces deux nouvelles yilles furent appelées Monl-Joie, peut-être à cause de l'allégresse et de la joie que faisaient paraître les pèlerine en découvrant de ces montagnes les saints lieux où Jésus-Christ avait pris naissance et avait répandu son sang précieux pour notre rédemption.

Il se forma dans le même temps un ordre militaire pour la défense de ces saints lieux ei des pèlerins qui les venaient visiter ; et comme ces deux villes aTaient le nom de llont«Joie, et que les chevaliers j établirent leur première demeure, ils en prirent le nom. Aleiandre III approuva cet ordre T.in 1180, A ce que l'on prétend, et donna aux chevaliers la règle de saint Basile. Ils portaient sur un habit blanc une étoile rouge à cinq rais, et il y a quelques écrivains qui leur donnent une cro x rouge semblable à celle des Templiers. Schoonebeck, qui est de ce ncnbre, se contredit lorsque, parlant de ces derniers, il dit qu'ils portaient une croix rouge pour maraue de leur ordre, et qu'en parlant des chevaliers do Truxillo il dit aussi que, tirant leur origine des chevaliers do lUont*Joie, lorsqu'ilsTurent chassés de la Pa-

(Il Viy , â Util! (lu vol ,11*307.

lesline, ils avaient fa marque de cet ordre, qui était une étoile â cinq rais(t).

L<*s infidèles s'élant mfin emparés de la Terre-Sainte, les chevaliers de Mont*Joie, aus*'! bien que les autrrs, furent contrainlt de se retirer en Europe; et afin dt* trouver un lieu qui leur fût commode pnur j (aire leur demeure, Ils parcoururent plusieurs provinces, et s'arrêtèrent enfin dnns la Casiillo etdans le royaume de Talenccuù les princes, qui avaif*nt connu leur valeur, leur finut de

Î [rends dons. Alphonse IX leur ajant donné e château de Munifrac, ils changèrent de nom dans la Castille, en prenant celui de Montfrac; niaii à Valence et dans les autres lieux où ils s'étaient établis, ils furent tonjours «appelés de Monl-Joi''. Enfin, l'an 1221, le roi Ferdinand, surnommé le Saint, voyant que cet ordre était beaucoup déchu de sa première splendeur, l'incorpora et l'unit i celui de Calatrava.

Il y a plusieurs auteurs qui parlent des chevaliers de Truxillo comme d'un ordre séparé de celui de Mcmt-Joie, et qui disent la même chose de celui de Monifr«iC; mais comme II y en a d*autr«*s qui n'en font qu'an, nous les joignons aussi ensemble. Les chevaliers de Truxillo tiraient leur origine de ceux de Mont-Joie, et ont été ainsi appelét à cause que le roi Alphonse IX leur donna aussi dans la Castille la ville et le pays de Truxillo avecSania-Croce, Albana, Cabagnii et Zaferello. Ces places avaient été conquises sur les maures; mais ces infidèles les ayant reprises peu de temps après, et les chevaliers de Triuillo n'ayant plus de retraite, furent incorporés dans l'ordre d'Alcantara. Quoique nous ayons mis celui de MontJoio sous la règle de saint Basile, en suivant l'opinion la plus commune, il y en a néanmoins quelques-nufi qui le mettent nous celle do saint Augustin, rt d'autres qui prétendent quil fut soumis à l'ordre de Ctteaux.

Mennenius, Deliciœ equest. Ordin. Chrysost. Heuriquez, Menolog, Cistert, Francise. Quaresmo, £'/ttct(f . Terrm sanctœ^ t. I, llb. ii, c. 56. Mendo, De Ordinibus MUit, Franc, Rades, CrVron. de Ca/a/mra, c. IS.Herman. et Schoonebeck, dans leurs Hist. des Ord.

mut.

MONT-LUCO (Ermites de). Voyez Jea!«- Baptiste (Ermites »e Saint*).

MONTMARTRE (Des REUGiBtisRs BiNiDic-

THES RÉFORMÉES DB),arer ta Vie delà rivé»

rende mire Marie de BeuutiUiers^ leur

réformatrice.

Ce serait trop entreprendre de Tooloir parler de tous les monastères de filles de i\irdre de Saint-fienott qui otit été réformés ; le nombre en est trop grand, et il y a si peu de différence dans les observanC(*s et dans l'hab llement, que le rérit en serait plus ennuyant qu'agréable: c*est pourquoi nous n:)us contenterons seulement de parier des reformes établies par tes révérendes uièies .Varie de Beaavilliers, abbesse do Montmartre; Madeleine d'Ëscoubleao de Sourdis, aln besse do Notre-Dame de Saint- Paul proche

(2) Vojf.^ i la fm du vol., n' 268.

Dlf:TIONNAIRE DES OfiORES RELIGIEUX.

tf«n

Ro'iovaif; rt i\f«irgneri(e d*ArbouEf c, nbbesse du Vi'il-de«(irAcr»f comme les plus célèbres réformai ri ers do ccl ordre en Franco.

Sur la fin du xv* siècle Jean Simon, évé-^ que de Parifi, arail commencé à travail er i la reforme des mnnnslèrcs de Bénédictines dans snn diorèse; Tabbaye de Chelles fui la première à ^e sonmeltre à l.i réforme, et la rlôturo y fut établie vn 1V99. Jeanne de la Rivière, qui en était abbesse, pour donner ftemple i ses religieuses, fut la première qui fil vœudcclâture, et lesahbesses ne furent ensuite qny triennales: ce qui dura jtisqu*en Tan 15i3, qaVlles recommencèrent à être pf'rpélueHes. Etienne Poncbcr, qui fut évéque de Paris après la mort de Jean SimoMt son prédécesseur, voulant continuer ce que celuNci avait commencé, établit la réforme dans les abbayes de Montmartre, Malnoue et quelques autres, et dressa des constitu«lions pour les religieuses bénédiciincs de son diocèse. M.iis cette réforme ne subsista pas longtemps; car l*abbaye de Montmartre étant tombée dans le relAchement, aussi bien que plusieurs autres, on n*y gardait pluii au* cune observance routière, lorsque Marie de B< Auvilliers en fut nomniée abbesse Tan 1506.

Rite naquît, Tan 1574, au château de la Ferlé*Uuberi en Sologne, et elle eut pour père Claude de Reauviliiers, comte de Saint* Aignan, et pour mère Marie Rabou de la Bourdaisière. Elle fut mise dès Tâge de sept 3ns dans Tabbaye de Perrav auprès d*iine de ses tantes, sceor de sa mère, qui en était abbess *. Elle n*y demeura que trois ans : car sa tante étant morte, eile entra dans Tabbaye de Beaumont, où une autre de ses tantes élail Aus^i abbesse. A peine eut*elle atteint rige de douze ans, qu'elle demanda rhahil avec tant d^instance, qu'on loi accorda sa demande; cl étant arrivée à sa quinzième année, elle commença son noviciat, et prononça ses vœux à l'âge de seize ans, l'an 1590, en présence de plusieurs personnes do qualité, qui admiraient sa ferveur et qui s'étonnaient qu'one demoiselle si jeune, et qui était une des pins belles personnes de son temps, mé* prisât le monde si généreusement et avec tant de joie et de satisfaction.

A peine eut-elle acbeyé son sacrifice qu'elle prit une forte résolution de s** rendre fidèle a sa vocation, ce qu'elle exécuta toute sa vie; y étant excitée d*un côté par les bons avis de sa tante, qoi l'exhortait tous les jours de tendre à la perfection sans écouter les répugnances delà nature ; cldeTaulre, par l'exemple de la mère de Sourdis, sa cousine germaine, qoi par son grand mérite et ses rares vertus fui depuis abbesse de Notre- Dame de Saint-Paul, et réforma ce monastère. C'était une religieuse exac te aux observances régulières, e? dont I s discours étaient si pieux et si fervents, que la mère de Beauvilliers recherchait avec empressement ses conrcrsations, dans lesquelles elles s'excitaient mutuellement à la pratique des vertus.

L'abbesse de Beaumont exerçait sa nièce dans les emplois les plus humbles et les plus

l.iboiieux de la maison. Elle fut longlempt soiis-grènetièrc« travaillant avec les $œnn converses à faire du pain, q(ioi()U*eJ1c fAt fort délicate ; et ayant un jour voulu porter qq fiirdcau trop pesant, elle se rompit nne cMf, qui, n'ayant pas éié bien remise, Inî can»s bea"Coupdedouleursteresledtf ses jours. File vivait ainsi conten'e sous fa cooluiie de la tante, lorsque M. du Fresne, conseiller d'EtM, son beau-frère, obtint po r elle do rot l'abbaye de Montmartre proche Paris, dont it loi envoya le brevet pendant qu'il faisait solliciter à Rome l'expédition de ses bulles, qur ne furent don nées que dc*ut ans après. Comme elle souhaitait toujours vivre dans l'obéissanre, elle fut ravie du retardement qu'il r eut dans l'expédition Je ses buHes, et pendant ce temps-là elle ne voulut point érrirt* à son beau*frère, afin qu'étant scandalisé de son silence et choqué du peu de reconna'ssance qu'elle lui témoignait de ratteotioa qu'il avait à lui faire plaisir, il négligeât la poursuite de ce'le aiïaire et cessât de travâi]ler pour elle. Mais il ne se rebuta point de ce procédé, étant persuadé que rcloignt*menl qu'elle faisait paraître pour accepter cette abbaye l'en rendait plus digne ; eile y consentit â la fin, quoique sa tante eût fuit >on po^si- Me pour Ten détourner, à cause que l'abbaye de Montmartre était furt décriée par le peu de régularité des religicusesqut y demeuraient.

Les bulles ayant été expédiées l'an 1598, deux religieuses de Montmartre alièreot à Beaumont quérir leur nouvelle abbesso.

Etant arrivée à Paris, elle eut Thonneur de salUiT le roi, qui lui donna deux mille écui pour commencer â réparer les ruines de son monastère, où elle entra le 7 février de la même année, et elle fol mise en possession par le prieur de Saint-Yictor, grand vicairi? du cardinal de Gondy, évéque de Paris. Cette cérémonie fut le commencement de ses io* quiétudes, se voyant chargée d'une maison pauvre et déréglée. Elle jr trouva tn>nte-(rots religieuses résolues de vivre â leur m »de ei de s'opposer à tout le bien qu'elle voudrait procurer, â l'exception de deux que Diea avait choisies pour être les pierres fondamentales de la réforme qu'elle y établit.

Le mémoire qu'on lui donna du revenu de l'abbaye était de deux mille livres, sorquoi il faildlt payer dix mille livres de detle4. La grange était saisie pour ce sujet, la crus^e engagée pour deux cents écus, les fermri données a vil prix à cause des pots de vin

3 (l'on avait exigés, et la m;iison tellement épourvue de meubles, qu*on n*en Iroun pas assez pour lui garnir une chambre. 11 fallut que M. du Fresne meublât la nouvelle abbesse depuis son lit jusqu'à la batterie de cuisine : entre ces meubles il fit tendre dans sa chambre une belle tapisserie ; mats cette vertueuse fille la fit éter, parce que cela ressentait trop la vanité, pour laque:le elle avait beaucoup d'horreur.

Celle grande misère temporelle n'était pâi ce qui inquiétait la jeune abbesse: sa grsnte douleur procédait des dérèglements de.« anciiiines religieuses, et son unique s mlage-

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