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ment était dans la conversation de cos dcax religieuses qaV Ile voyait porlées au bien et qoi étaient prêtes à donner les mains à la réfornif*. Les désordres de cette maison allaient à l'excès. H n'j avait niclAlurc, ni pauvreté observée ; les entreliens de galanteries y étaient fort fréquents : s'il y en avait q lelqaes-unes qoi jeûnaÎKnt conrormément à la règle, c'était malgré elles, parce qa*elles u*afaient ni argent ni amis, et qu'elles ne fiouvaient pas faire bonne chère comme les autres. M. da Fresne leur ayant donné douie maids de vin, et leur envoyant toutes les semaines un veau et un m >uton, la nt»uvrlle abbesse établit par ce moyen le souper en commun, qui n'était point en usag», parce que chaque religieuse prenait son repas à rheure qu'il lui plaisait, et que leurs amis It'ur en procuraient le moyen; mais celles qui assistaient à ce souper ne voulaient point rcooter de lecture ni garder le silence.
Celles qui souhaitaient la réforme ne mangeaient uoc du pain fort bis, cuit avec du chaume faute de bois, et 1rs jours d'abstinence ou leur servait du potage sans beurre avec des œufs crus qu'elles apprêtaient au réfectoire. Enfin la misère était si grande que M. du Freine, en ayant été averti, leur donna quatre mille cinq cents livres pour acheter du bois pour tes chaulTer et pour d'autres provisions. Il leur envoya aussi beaucoup de choses dont elle^ avaient besoin, et il obtint encore du roi pour elles quelques sommes d'argent, qui étant assez considérables, It'ur facilitèrent les moyens de réparer un peu le mauvaii ordre dans lequel était l'etai du monastère, et fou se servit de Targent que la dépositaire gardait aux particulières, l>0Qr empêcher la ventedu blé qui était 8ai>). Les religieuses en murmurèrent beaucoup, il y en eut même quelques-unes qui attentirent i la vie de l'abbesse, à laquelle elles donnèrent deux fois du poison, qui, par on m racle de la puissance de Dieu, n'ayant pas eu son effet, ne servit qu'à les aveugler davantage, en sorte qu'elles résolurent d'y employer le fer en la f.iisant poignarder ; il y eut pour cela des assassins apostés : ce qui était fort facile, puisque c'était l'ordinaire de ^oir les amis des religieuses passer une parlie de la nuit avec elles. Mais un des complices, dont Dieu toucha le cœur, en ayant averti une Aep coufidenies de l'abbesse, elle évita encore ce coup; ce qui fil que C(*u\qui avaient l'administration de Tabbaye l'obligèreutdc sortir du ilortoir e'unmun et de se toger dans une chambre où ii y avait dnuble potte, commandant à deux sœurs converses de probité d'appiétrr a* qui serait nécessaire p»orsa nourriture, avec «lêfcnse aux autres d'entrer dans la cuisine. Et la dépositaire, qui était une de ces anciennes religieuses qui souhaitaient ta réforme, prit soin aussi qu'on ne lui présentât rien qu'elle n'y eAt goûté la première.
Au milieu do tant de fâcheux accidents, Dtru consola notre abbesse par la visite du fardinaldeSourdls,arrhevêque de Bordeaux,
ton cousin germain, qui s'intéressa hcan-
conp pour elle et lui servit â mettre la réforme dans celte abbaye ; mais parce qu'il ne pouvait pas être si souvent auprès d elle qu'il eût été nécessaire pntir ce sujet, il lui donna pour directeur le P. Benoit de Canfeld, caput in, qui était un religieux d'une grande vertu. Le cardinal de Sourdis informa cependant l'évéqui) de Paris des désordres de cette maison, et ce fut A sa sollicitation que ce prélat vint à Montmartre et commanda à l'abbesse et à toutes les religieusrs de ne plu^ souRrirquelaclôture fût si mal observée chez elles, comme étant le moyen le plus court pour retrancher les scandales et commencer une vie conforme "à leur état. Ce discours fut très-mal reçu des religieuses: elles se levèrent toutes ensemble et parlèrent confusément, sans avoir aucun respect ni pour lo lieu où elles étaient, ni pour la dignité épl^- Gopale, et elles s*emporlèrent en des injures qui firent horreur à l'assemblée. La conclusion fut que l*évéqoe donnerait ordre à son grand vicaire de prêter main forte à Tahbesse; ce qu'il n'exécuta pas néanmoins. Dieu le permettant ai;isi pour éprouver do plus eu plus la fidélité et la constance de l'abbesse.
Le P. Benoit Canfeld fut d'avis qu'elle déposât la prieure et les autres officiëres qui ne voulaient point de réforme. Elle tint le chapitre pour cet effet , elle établit prieure Tune des* deux religieuses qui avaient désiré la réforme, et fit I autre cellerière et maîtresse des novices. Elle donna la clef de la porte à la plus raisonnable des autres, mais elle s'en réserva une, afin qu'elle ne pût être ouverte sans sa permission. Toutes les anciennes se levèrent avec grand bruit; elles chargèrent l'abbesse d'injures , protestant qu*elles no loi obéiraient jamais, et peu s'en fallut qu'elles ne la frappassent.
Les choses étaient en cet état lorsque le P. Benoit , s'en retournant en Angleterre , où le désir du martyre l'appelait , après avoirprocnréle relourdu P.Ange de Joyeuse dans son ordre, il l'obligea de si^rvir de protecteur à Tabbesse de Montmartre ; ce qu'il exécuta avec beaucoup de zèle. Il gaj^na la jeunesse par sa douceur, de sorte qu'il no demeura que huitdi*s plus anciennes qui vécurent en leur particulier, sans vouloir se soumettre aux observances régulières, étant toujours opposées aux desseins do l'abbesse* La clôture et le réfectoire commun furent les deux premiers articles de la réforme; peu à peu quelques-unes des anciennes se joignirent à celles qui s'y étaient soumises les premières, et l'on commença à voir beaucoup de changement dans ce monas^ tére.
Au mois de juillet 1593, le roi accorda encore à M. du Fresne l'abbaye de Saint-Pierro de Lyon pour une de ses sœurs. Il TolTrii à l'abbesse de Montmartre, croyant loi rendre service, en la tirant d'une maison ruinéo pour rétablir dans une autre riche et magnifique ; mais après avoir consulté le Seigneur, elle connut que sa volonté était qu'elle rélitrniât le monastère de Montm irlrc : ainsi
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elle préféra Tetécnlion de la volante de Diea à sa propre satisfaction. L'anoée suifantc, i|ai était celle da grand jubilé^ elle deminia aa pape Clément VllI la pernnissioQ d'élire un visiteur pour sa communauté, en rom^ pant Tassociation contractée avec six maisons toutes ennemies de la réforme, sans le rousen*tement desquelles on ne pouV'iit rien faire. M. de Silleri était ponr lors ambassadeur à Rome, où il aurait pu traverser celte affaire» ayant une tante et deux cousines germaines à Montmartre; mais elle fut conduite avec tant de secret qu'il n'en eut aucune connaissance : Tabbesse obtint do pape un bref qui lui donnait pouvoir de réformer sa maison et d'élire son visiteur en particulier, indépendamment des autres monastères desquels 11 lui permettait de se séparer. Elle n'envoya exprès personne à l'élection du nouveau visiteur des six maisons associées, afin de perdre son privilège, ce qui fut un nouveau su** jet de murmure parmi srs ûlles ; mais elles furent bien surprises lorsqu'on leur fit la lecture du bref du pape : elles eun^nt pour lors un peu plus de respect pour l'autorité de leur supérieure, et l'on vit plus de disposiition à la réforme qu'il n'y en avait eu jusqu'alors.
L'abbesse n'avait pas voulu se faire bénir pendant tous les troubles et les inquiétudes causés par la résistince ei Tobsti nation de ses religieusf's: mais prévoyant qu'ils s'apaiseraient dans peu, elle s'v prépara par la retraite, l'oraison et la confession générale de tous les péchés de sa vie. La cérémonie se fit le dimancbe dans l'octave des Rois : elle fut bénite par le cardinal de Sourdis, et le P. Ange de Joyeuse y prêcha. Depuis ce jour-là elle redoubla son zèle , croyant qu'elle était obligée plus que jamais de tra^ vailler i la réforme de son abbaye. Peu après elle reçut trois filles à qui elle donna rhabit, dont l'une était pour U chœur et les deux autres converses.
Les religieuses de Montmartre portaient pour lors des habits blancs comme les ctianoinesses (1); mais l'abbesse prit le noir et le donna à celles qui consentirent à ce chan- Koment ; ce qui fut contesté à l'ordinaire par les anciennes, qui en firent leurs plaintes au cardinal de Retz : ce qui obligea cette éminence d'envoyer son grand vicaire pour apaiser ces troubles, en ordonnant à l'abt>esse de ne rien faire de nouveau contre l'usage de la communauté, nesvoolant pas que l'habit fût diUérent entre elles. Elle répondit avecassez de fermeté qu'elleétait résolue d'obéir à ses ordres, pourvu qu'ils ne fussent pas opposés aux vœux essentiels. En effet elle reprit Thabii blanc, non pas de la manière que ses religieuses prétendaient; car elle se revélit d'une grosse serge de laine blanche naturelle sans avoir été blanchie au foulon, avec un surplis de toile pareillement gros* sière; de sorte que les autres qui cherchaient la vanité dans leurs étoffes bien blanches et dans leurs surplis de toile fine et empesée, ''irent remplies do confusion et se virent con- ') Voy., à la fin du vol., u' %?J.
traintes de rester i l'infirmerie, ou ellM i? paraient avec de longs manteaux de fattine blanche attaches avec des rubans de cooteor, n'osant pas parallie en cet équipage en présence de leur abbesse et des autres reUg eu^esy dont la simplicité faisait honte i ku ambition et à leur vanité.
Deux des anciennes qui étaient les plot opposées à l'abbotse b*étant dans U suite réconciliées parfaitement avec elle, tes autrei suivirent bientôt leur exemple, de sorlequ'ro deux années de temps la réforme fut pre^qoe établie dans Montmartre. Il se préseo'a uo si grand nombre de filles pour y être reçois, que, pendant près de soixante ans qne Marie de B«*.'ioviliiers en a été abbesse*, os prétend qu'elle a donné l'habit à deux ccot vingt-sept filles : par ce moyen et par U bonne conduite des abbesses qui loi ont luccédé, dont il y a eu des princesses de la maison de Lorraine, cette abbaye est deveaas une des plus puissantes et des plus richei do royaume. Enfin, cette pieuse abbesse enl U consolation de voir toutes les anciennes qui l'avaient tant fait souffrir, se prosterner à »es pieds pour lui demander d'être traité^i comme les autres, en renonçant à tonte propriété, et voulant suivre la règle de saint Benoit exactement : ainsi elle n eut p!as i^c peine à poursuivre la réforme.
L'abbesse de Beaomoni sa tante avait pni^ samment travaillé pour la faire nommer S4 coadjutrice ; elle en obtint enfin le brevet du roi et la confirmation en cour de Rome. Il était porté dans les bulles qu'elle ne serstt point obligée de quitter l'abbaye de Mootmartre que six mois après la mort de l'abbesse de Beaumont ; de sorte qu'elle porta cinq ans la qualité de coadjutrice avec cel'e d'abbesse, et pendant ce temps-là elle fil travailler aux bâtiments de Montmartre; es quoi elle fut aidée par H. de Frêne ^ sos beau-frère, qui donna encore deux mille écoi
fiour fermer un clos de vignes qui ét^iit eatre e Monastère et la chapelle des Martyrs; mais il n'eut pas la satisfaction de voir cet ouvrage achevé, étant mort en l'année 1610. Il ordonna par son testament que son corps serait porté à Mooim irire, où il laissa encore trois cent trente-quatre livres de renie, et deux mille livres en argent comptant, pour faire prier Dieu pour le repos de foi âme. On trouva dans son cabinet le dessin d'un bâtiment qu'il voulait faire à la chapelle des Martyrs, et qu*il aurait exécuté, si U mort ne lui en eût pas ôté le pouvoir ;aiiis madame de Fresne, sa veuve, suivit ses ialest.ons quelques années après, etcontrlboaà la fondation d'un nouveau monastère att^ nant cette église des Martyrs, auquel elle donna deux mille sept cents livres de renie pour la nourriture de dix religieuses, i fO"* diiion que l'abbesse, sa sœnr« fournirait le même nombre, et que cette église serait toujours desservie par vingt religieuses. ^ Jusqu'à ce temps-li on avait porté Tb'^*! blanc dans la maison avec un surplis, coone nous avons dit; mai^M'abbesse écriiil ^
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Kome et obtiol da pape un bref poar prendre rh'ibit noir, co qui se fit sans aucune conlradiclloOt non-scalemeut parce que tou' tes les anciennes étaient décédées, mais encore par la profonde suomission que la cornmoniiuté avait pour ses ordres. Elle s'acquit une si grande estime ao dehors, que plusieurs monastères dtî France , qui désiraient embrasser la réforme, lui demandaient ses a?is et s'elimaienl heurrux d'avoir des filles élevéi'S de sa main , pour les conduire, et il est hortî de Montmartre , du temps de celle abbesse, plus de cinquante religieuses pour al* 1er réformer, établir ou gouverner des maisons de Tordre. Le priouré de la Ville-i'Kvéque A Paris, sous le titre de Notre-Dame de Gràcee , fut un de ceux k la fondation des* quels elle contribua; elle y envojra , l'an 1613, huit religieuses du chœur et deux converses sous laronduite d*une supérieure , et re prieuré a éié, pendant plusieurs années , «lêpendantde TaUbaye de Montmartre; mais à présent il n*v est plus soumis, ayant obtenu de Rome des bulles de séparation.
Après la mort do l'abbesse de Beaumont, Alariede Beauvilliers» qui était sa coadjutrice, fut obligée d'y aller: elle partit de Paris le S avril 1614, et y arriva le 18 du même mois; mais elle n'y demeura que six mois, et retourna à Montmartre, qu elle ne put se résoudre d'abandonner, sedémetlaut de l'abbaye de Beaumont en -faveur d'Anne Babou de la Uourdaisière, sa nièce, qu'elle emmena avec elle pour former son esprit sur les exemples de ses filles, en attendant que ^es bulles fussent expédiées.
Ayant léglé toutes choses dans son monastère, elle fit imprimer ses constitutions pour affermir la réforme, ot afin que les filles qui se présentaient tous les Jours pour être reçues fussent informées d*abord de leurs obligations. Elle sépara ensuite sa communauiéen deux, afin que l'office divin fût célébré dans l'églist; des Martyrs, comme il létiîl au monastère d'en haut, et elle fit faire une belle galerie pour la communication des deux monastères; mais présentement les religieuses demeurent toutes au monastère d*en bas et ne vont chanter Toffici* à l'église d'en haut qu'à certains jours. Enfin Marie de Beauvilliers Saint-Aignan, après avoir gouverné l'abbaye de Montmartre pendant près de soixante ans, et y avoir rétabli les observances régulières, mourut le 21 avril 1657, étant Agée de quatre-vingttrois ans. La princesse Françoise de Lorraine de (lUise lui succéda et cons(*rva dans cette maison la régularité, ce qu'ont fait aussi les autres abbesses jusqu'à présent.
Le village de Montmartre, ou est située l'abbaye à laquelle il a donné sou nom, se nomme en latin Uon$ Mariyrum^ à cause que saint Denis et ses compagnons y souffrirent le martyre. On l'appelait anciennement le Mont de Mercure, à cause qu'il y
(1) Qui remplissait les fonctions de diacre, et poar sons-Uiscre le B. Pierre de Cluoy. L*église des 6éné«liriiiiesestaiijoitrd*tiui Tégli^ paroissiale de M^ntuidirire. Leuiooaslérc est prcsr|U6 tout détruit; il
avait en ce lien un lem, le dédié à cette fausse divinité. On y a bâti depuis une chapelle suc le penchant de la montagne du côté de Paris, en mémoire do martyre de saint Denis. Klle fut donnée arec ses dépendances, par Guillaume l",évéqne de Paris, l'an 1098, aux religieux du monastère de S»int-Martin des Champs àPar.s; mais, l'an 1133, ou lt34, Louis Vl dit le Gros, et sa femme Alix, leur donnèrent, en échange de celte église et des revenus qui y étaient affectés, le prieuré de Saint-Deni'i de la Chartre, et non-seulement fondèrent Tabbayedont nous venons de par* 1er, mais firent aussi rétablir la chapelle des Martyrs. Le pape Eugène 111 dédia Tégllse des religieusen le 21 avril, et celle des Martyrs le 1" juin de l'année IIM, ayant pour l'un de ses assistants dans cette cérémonie siint Bernard, «'ibbé de Clairvaux (1). L'habillement de ces religieuses est semblable à celui des autres Bénédictines réformées dont nous avons donné le dessin au tome premier.
Jacqueline Booette de Blemur, Etogeê det penounee illuetres en piété de tordre de Saint- Benoit, Thomas Corneille, Dictionnaire géo^ graphique^ et Moreri, Dict. hiêtorique^ au
mol MoNTMABTBB.
MONT-OLIVliT (Db l'obdbb db Notbb- Damb du), avec )a Vie du bienheureux Bernard Ptolomée ou Tolomti^ fondateur de €it or die,
La congrégation des moines bénédictins (S) du Mont-Olivet en Italie reconnaît pour sou fondateur le bienheureux Bernard Ptolomée ou Tolomel, gentilhomme de Sienne, qui reçut an baptême le nom de Jean. Il s'attacha a l'étude de la philosophie, qu'il enseigna publiquement, et il était estimé un des plus savants hommes de son temps. Un jour qu'il se préparait à expliquer une question difficile, dans le temps qu'il demandait l'attention à ses écoliers, il devint ipui d'un eoap avengle; mais ayant recouvré la vue par l'mtercession de la sainte Vierge, il fit rœu de se consiicrer à S( n service et <te renoncer au monde. £n clTet, pour s'acquitter de sa promesse, la prem ère fois qu'il remonta dans sa chaire après avoir indiqué le jour delà dispute, où il se trouva un grand nombre d'auditeurs, ao lieu de leur p; r!er des sciences profanes» il ne les entretint que des choses célestes* ei leur fil un discours si pathétique sur le mépris du momie et sur le bonheur de l'éternité, que plusieurs de ses auditeurs en furent vivement touchés et résolurent de changer dit vie et de renoncer i toute*) les vanités du siècle. Il leur eo donna lui-même l'exemple l'an 1313; car, abandonnant ses parents et ses amis, il se retira dans la solitude, accompagné d'Auib.oise Picolomini et de Patricio Patrici, tous deux sénateurs de Sienne, qui, ayant eu le bonheur de se trouver daus cette assemblée ou il avait prouoncéce discourt sur le mépris du monde,
n*en reste plus que quelques frsgraenis,et une partie de Is place qu*il occupait est stijoiirJMiui !«; lieu où S(tni les stMiions du Calv^tire. B-d b
(â) Voy., à U fin du vol , ii* i70.
DICTIONNAIRE DES ORDRES RELIGIEUX
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lui étaient redcvahifs de lenr cou? ersîon et le foulurent suivre dan» sa retraite.
Il y avait un lieu nomiuô Acona^ éloigné d*environ quinze milles de la ville de Sienne. Ce lieu, qui appartenait à Tolomei, était fort propre à leur dessein: car il était désert et inbabité; une montagne 8*j élevait ati-dessua de quelques antres; des précipices qui s*y trouvaient en quelques endroits le rendaient en quelque façou affreux; mais d'un autre côté un feuillage épais d'une înGnité d'arbres de toutes façons» qui en toot temps conservaient leur v^-rdure, joint au doux murmure de plusieurs pelits roîsseauiy qui, «'U se précipitaut avec impétuosité, arrosaient ce lieu champêtre, lui donnaient des aitraiis charmants pour des personnes qui voulaient vivre dans la solitude.
Ce fut au milieu de ce» rochers que Tolomei se donna entièrement à la contemplation des choses divines, macérant son corps par des veilles ei des jfikiies continuels, portant le cilice et couchant sur la dure. lisde^ vinrent en peu de temps un modèle de perfection: ce qui Gt que plosieors personnes, attirées par la sainteté de leur vie, renoncèrent aussi au monde pour se joindre i eux. Quoique ces saints solitaires vécassent dans une grande retraite et s'occupassent uniquement de l'affaire de leur salut, il y eut néanmoins des gens malintentionnés qui formèrent des accusa' ions contre eux et les dénoncèrent ao pape iean XXll , comme des novateurs et des personnes qui semaient des hérésies. Le pape les Gt venir devant loi pour rendre compte de leur conduite. C'était l'an 1319; ce pontife tenait pour lors son siège à Avignon ; Tolomei j envoya deux de ses religieux pour informer Sa Sainteté de leurs sentiments touchant les dogmes de l'Kglisti ; et ce pontife, n'y ayant rien trouvé que de très-orlhodote, consentit qu*ils demeurassent ensemble dans leur solitude, et les envoya à Gui de Ptelramala, évéque d'Arexzo, nûn qu'il leur donnât une de» règles déjà approuvées par l'Ëj^lise. Ce prélat eut dans le même temps une vision dans laquelle il lui sembla voir la sainte Vierge qui lui mettait en main la règle de saint Benoit, et lui ordonnait de la donner avec un habit blanc à des personnes qui étaient devantMui. H cotinut peu de temps après ce que signifiait cette vision, lorsque ces ermites qui avaient été trouver le pape à Avignon lui présentèrent les lettres de ce pontife, par lesquelles il lui ordonnait de leur donner une règle. Il ne douta point alors que la volonté de Dieu ne fût qu'ils suivissent celle de saint Benoit, et que ceuoovelordredevaitétre sou« la proiet'tion de la sainte Vierge. Mais avant que d'ériger ce nouvel institut en ordre régulier, cou formé me ut aux intentions du pai)e, il voulut encore consulter le Seigneur, et joignit à la prière un jeûne de trois jours, «près lesquels, uc doutant plus que ce ne fût la volonté de Dieu^ il alla, la même année 1319, au Val d*Acona, où il revêtit d'habits blancs Tolomei et ses compagnons » leur
(t) Vos., à lu ttc da vol., n« 27t.
ordonnant de suivre la règle 4e taîet Be* noit(l). 11 voulut que celte congfwatioalîi sons la protection de la sainte vierge, h comme il donna 1(* nom àe Mont-Oltwi i tt Val d'Acona, peut-être i cause des oliviers dont cette montagne était remplie, peut-être aussi pour faire ressouvenir les religieux qic par la mortification ils devaient être crno- (iés avec Jésus-Christ, qui la veille de m passion avait sué sang et eau dani le Janlii des Olives, celte congrégation fut fend^ sous le lilre de Notre-Dame de Ifont-Olivel, et Tolomei prit le nom de Btrnttré^ aa lira de celui de Jean, qu'il avait reçu an baptême.
Il ne restait plus que de donner on sepérieur à cette noa«elie ro.igrégatioe. Toai les religieux jetaient le^ yeux sur lenr dipe fondateur ; mais son humilité Tempêcha d'accepter cette charge, aimant mieox obéir qse de commander, A son refus, le preinicrseperieur et général de cet ordre fisl le P. ratrico Palriei, qui fut élu la ménse aosée. Ambroise Picolomioi lui succéda fanoéc loivante 13i0. Simon de Thure fut élo pour troisième général en ISil; mais aprèi «m année d'exercice, il fallut enfin que le bieshenrenx Bernard Tolomei cédât aai sotlicitations de ses frères, qui ne vouloreat point élire d'autre supérieur que lui en 13.1 et il eierça cette charge pendant vingt-iapt ans, quoiqu'il fit tous les ans de nouvello tentatives p.>ar être déchargé de cet emploi, afin de se remettre soos le joug de Tobéif- 8ance«
Les historiens de cet ordre, parlant de U ferveur de ces religieux dans le oommencemeot de leur établissement, disent qu'ils se pratiquaient pas seulement des mortiicalions en secret, mais quMs en faisaient pissieurs en public. A peine donnaient-ils ira peu de repos à leurs corps ; ils se Irraiesl la nuit pour dire matines, et croyaient f|se c'était une chose indigne de leur étal et trop sensuelle que de se reposer après avoir tin leur office ; ils employaient à l'oraisoB le tempâ qui leur restait jusqu'à prime, lii étaient extrêmement sobres dans leur mas* ger. Outre les jeûnes ordonnés par Yt^^%* et par la règle de saint Benoit, ils en obsrrvaient encore beaucoup d*autres, ne se costentant ces jours-là que de pain et d*eatt. Kf ont été iiiêuic plusieuri années sans boire m vin , et pour n'avoir pas occasion d'ea boire, ils arrachèrent leurs vignes et ôtèrest de leurs inonaslèrcs les tonneaux ellrsfaKi destinés pour mettre le vin. Mais cette grasde rigueur leur ayant tellement épuisé les forc^ qu'ils tombèrent tous inalaies, ils pratiqsèrent lecousieil que Tapêtre saint Paul doasait à son disciple Timothée, qui était de presdre un peu de vin pour soulager son eft|^ mac : on leur en servit donc, mais si fjw et si gâté, qu'il ne pouvait pas beaoeoop contribuer à leur santé, lis ont nêauiDOiBi changé de sentiment dans la soitc ; ear ih ont inséré daus leurs constitutions que ^^ garderait le meilleur vin et que Ton »«•
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drait le plus mauvais ; que Tabbé n*aurait poiitlde vin particulier; qu'il y mellrait de 1 eau aussi bien que set religieux ; el que quand on serait obligé d'acheter du vin, on achèteraii toujours le meilleur : Jl/e/jora vi~ na pro monachorum u$u serventur^ prfora teudanlurm Abbas uno eod^mque vino hene ù^ua diiuto utatuf eum $ui$ monachis^ neque ei liceai sêor$um aliquod vini dulium pro ie tantum ienmre. Si vinum emendum erit^ emn-' tur iilud quod melius eri7 (Louei, pag. 2, c;ip. dO;. Lt'ur silence les faisait admirer de tout le monde, lis ne couchaient que sur des paillasses étendues sur ie plancher el s ins eoiiverlorcs : leurs habits n'étaient que d*étoiïes grossières» et selon Morigia ils portaient des sandales de bois.
Une vie ««i extraordinaire excita la curio* site de plusieurs personnes qui y venaient de toutes parts pour vo:r ces nouveaux solilains» qui par leur modestie et douceur semb aient plutôt des anges que des hommes mortels ; les princes, les prélats et les gens quiêo trouvaient sufQsaiument pourvu) dus biens de la fortune* s*estlmaat heureux de contribuer à r<igrandis9emeut d'un ordre si saint et si agréable à Dieu, offrirent à Bernard de Douvenux établissements, dont il en accepta quelques-uns. Le premier fut à Sienne, où un bourgeois de cette ville Gl bât r un monastère qu il dota de revenus sutUstints pour l'entretien de pîusieurs religieux. 6u. de Pietraroaia, évéque dWrezzo, en Qr bâtir un antre d.inssa vile épiscop île. Le troisième fut fondé à Florence l'an 13 j4. I^e quatrième à Camprena, dans le territoire de Sienne. Le cinquième à Volterre» par ftamuuse.évéque <ie cette ville» Tan 1339. Le sixième à Saint*Gemînien. Le septième à iLugubiiv» par PiiTrcGabrieliyévéque de cette vi le ; et le huitième à boligni. lis en eurent encore dans la suite à Uome et en d*autrcs endroits. Le saiul fondateur, après avoir accepté la fondation de Sienne, ATail fait de nouveauapprouverson ordre par Jean XXII, Tau 132^, t*t il fut confirn é dans la suite par le pape Clémi'nt VI et par plusieurs autres souverains pont fes.
La peste étant entrée en Italie, l'an 13V8y j fit un grand ravage. Elle enlevait toa« les jours un grand nombre de petsonne.^, qui la plupart mouraient sans assistance. Bernard, animé do zèle de la iharitc, exhort t ses reliiîieux à secourir ceux qui en éiaicnt atta* qués; et pourlourdonner l'exemple, il allj à tienne, où le danger était pin;» évident, rt »ans craindre la mort, il exposa généreu^enu*itt sa vie pour le sîilut d'une induite d*diiit*s qui seraient péries faute d'assistance. 11 ne leur donnait pas sculeuieni les secours spirituels dont ils avaient besoin, il pansait encore leurs plaies, les portait en terre, et ^'emplojfatt jour et nuit à ces actions de t'haiilé. Ses religieux furent aussi frappés de celte maladie, comme il l'avait prédit, et plusieurs en moururent. Elle ne l'épargna pas lui-même, et s'en voyant attaqué il se roueha aur un pauvre lit, où il sa disposa à la moit par la réception des sjcre.ueuts de
l'Bglise ; et après avoir fait un discours a scH religieux, pour les es^horter à la perse*vérance, il éleva ses yeux au ciel, recommanda son âme à Dieu, et mourut comble de mérites le 20 août de la même année 13i8 . étant dans la 76* de son âge et la 35* de s.i conversion. Sa fête ne se fait néanmoins qui le 21 d'août, auquel jour son nom «e trouve dans le martyrologe romain, y ayant été inséré par ordre du pape Innocent XI. Clément X avait permis d'en réciter l'office à pareil jour, et Alexandre VllI en a approuve un office propre, pour être récité dans tout l'ordre de Saint-Benoit.
Après la mort de ce saint fondateur, Franceschini Tracozzano d'Arezzo lui succéda la même année, et gouverna l'ordre dix-huit mois. 11 eut pour successeur Raynier de Sienne, l'an 1350, qui fut derorhef élu l'an 1369. Il parait par le catalogue des gétiéraux qa'ili commencèrent pour lors à être triennaux ; ce qui dura jusque sous le gouvernement de Jérôme Miraballi, qu'ils furent élus tous les deux ans, et continués pour deux autros années : ce qui du: a encore ju<qu'en l'an IV97, que l'on ordonna qu'ils n'exerceraient leur office que pendant deux ans beulemcnl, et qu'ils ne pourrairnl é:re continués pour deux autres années. Us ob* tinrent le généralat pour quatre ans, l'an 1570 , sous le gouvernement de Protais Canturi , do Milan. Il fut enfin réduit è trois années, Tan 1584, sous le généralat do Marc Cappitagerani, et on ordonn.i quM serait choisi alternativement dans Tune des
Jrovinces de l'ordre ; ce qui s'observu encore présent; mais il y a eu des généraux qui ont été continués par au oriié du pape , comme il arriva à l'égurd de Dominique Pueroni de Crémone, qui fut continué pour trois ans par Urbain Vlil, Tan 1630.
Ces religieux ont été appelés pendant un long temps les frères ernii es du Mont^Olivet; mais suus le généralat de Matthieu d'A versa, le pape Paul lil leur permit de prendie le nom de Dom, conformément à la règ-c do saint Beuol .Pie 11, parlant de c t ordre dans Tune de ses bulles, dit qu*il a eu de faibles commeoceuieuts, qu'il a été augmenté par la dévotion des (idMes, qu'il a fait un heureux progrès et qu'il était répandu dans toute rltalic. En effet, il se trouve encore, tant en Italie qu'en Sicile , quatre-vingts monastères de cet ordre , dans la plupart desquels il y a grand nombre de religieux. Ces monastères sont dirisés en six provinces, dont trois sont au delà et trois en deçà des monts Apennins, par rapport i la ville de Home et au monastère chel d'ordre du Mont« Olivet, qui était autrefois du dioièse d'Arezzo ut présentement de celui de Pienz i. Ce monastère est si vaste et »i spaci^uix, que rem« pereur Charles V y logea avec p. us ue deux mille personnes de sa suite. Les papes Pie 11 et Paul III y ont aussi été reçus, ayant avee eux plusieurs cardinaux et prélats et lorsque Pie il y alla, il déf/ndit aux personnes de sa suite u*y manger de la viande, quoique ce fût un jeudi, par respect pour la saintsté
DICTIUNNAIUE DES OUDUËS REUGILCX.
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de ce lien et pour les observances des reli* KÎeux, qiii u*eti manccaienl pas pour lors. Les iihUis gèuéraux de ccl ordre y font leur résidence* et on y tient ordinuiremt'iit les chapitres généraux. L on ne voit guère de toonaslères pins maguifMiaes que ceux de Sainte-Marie du Mont-Oiivet de Napics, el de SainUMichel in Bosco à Bologne; «c^ui de Naples a plus de vingt mille écus romains de revenu» et la couuuunao'6 y est composée ordinairement de quatre-vingts religieux.
Le roi de Naples Al|ibonse Gl beaucoup dif bien à ce monastère. Il dcmeurail souvent avec les religieux et Ks servait même quelquefois à table, par un esprit de dévotion et lie respect qu'il avait pour ces serviteurs de Dieu. Il y a encore beaucoup d*autres moiiaslèresy qui approchent de ceux de Naples 4*1 de Bologne pour la i ichos«e el la magni- Ccence, comme ceux de Saint-Victor de Milan» de Sainte- Mai ie-aux-Bois en Sicile, de Sainl*Pierie d'Engubio, de Sainlc-Maiie du Mont'Olivet de Florence» de S.iinl-Pootîcn de Lucqurs. de Saint-Georges de Ferrare. de Sainte-Marie in 0 gnno de Vérone, de Saint- Benoit de Padou *» de Saint*Nicola» de Koliugo, du Saint-Sépuk'ie de Plaisance» el de Saint'Laurent de Crémone, lis avaient autrefois dt ux monas'.ères en Hqngrie, qui leur avaient été douncs par l'empereur Sigisniond» et quils ont abandonnés dans la suite à c«iusede rdoignement.
Ces religieux ont été en si grande estime« qu'on les a souvent choisis pour réformer des monastères. Le {.ape Grégoire XII»
voyant que I observance régulière avait été eniièrement bannie de celui de Sainte-Justine de Padooe» leur donna ce monastère l'an 1408, où ils ont demeuré jusqu^à ce que la république de Venise les obligea d'en sortir pour le rendre aux Bénédicûns, qui y ont }eté les fondements de la célèbre réforme qui a pris le nom de ce monastère. Les papes cl les princes ont accordé beaucoup de privilèges à cet ordre. L'empereur Charles V» étaut à Viliefranche de Nice» le mit sous la protection de l'empire, par ses lettres patentes du 17 juin 1538. Jean XXII et Jules 11 le mirent ious celle du saint- siège. Grégoire XI exempta ces religieux de la juridiction des évéques, et voulut que les abbés supérieurs des monas'.ères exerçassent leur ofDce et lissent les fonctions d'abbés de même que s'ils avaient r(çu la t>éuédiction abbatiale. Les mêmes Jules et Pie II permirent aux religieux des autres ordres, excepté aux Chartreux» de passer dans celui du Monl-Olivet. Pie IV approuva le privilège qui leur avait été accordé d'élire uu cardinal protecteur. PiC 11 les fit encore participants de tous les priulé^es, exemptions et immunités dont jouissaient les religieux de la congrégation du Mont-Cas!iin , et il y a peu de souverains pontifes dont iU n'aient reçu quelques grices ci quelques privilèges- Ces religieux sept babilléi de blanc, el leur habillement consiste en une robe el un scal»ulaire, auquel ist attaché un capuce beauli) Vof/., à kl lia Uu vol., n<** iîi et i73.
coup plisié par derrière, et lorsquMs i«at au chœur ils mettent une coule â la manièrf des Bénédictins, laquelle ils portent eacvfe qu.ind ils vont en ville, avec un cba^^eas blanc doublé de noir jusqu'aux bords l^«r habit est d'ane serge très-fine. L'habit d« leurs convcrs (1) est tout diiférenl de celai des religieux du chœur : ils ont une petits soutane qui leur tombe jusqu'aux gcaoat. Ils portent dans le monastère un petit boanet f lit comme Cfloi des prêtres sécolien.i la réserve qu'il n'est que de serge blaacbe sans carton : ce qui fait qu*il a'apaiooe forme trop régulière. Lorsqu'ils sont dehors, ils ont un grand manteau sans collet et qai est tout froncé : il est vrai que, dans plusieurs maisons, ils sortent arec un maaleaa blanc fait comme celui dea tèculiers, ■oit c'est on relâchement ; car dans les moantires où il y a soixante religieux, ils o'eaool point d'aulre< que les premiera; ils portest dehors un chapeau blanc par-dessus et aoir par-dessous; ils ont un rabat de ser^ef*il comme celui di*s prêtres séculiers . ^ulb portent tant au dedaus qu*an dehors du coavenî.
Les religieux de cet ordre font professloo de la règle de saint Benoit, niait nitiiée par leurs constitutions. Ils se lèTeot la nuit podr dire matines; après laudes ils vootaochi* pitre, ou chacun se prosterne devant le s«* périeur el ne se relève point qu'il ne leur «H etijoint une pénitence ou qu'il ne leur ato^ donné de se relever. Tous lea dimanditi, après coniplies, ils se trouvent à une coaft* rence de cas de conscience ou de la saisie Ecriture. Ils ont, dans q irlquesHinsdeleori mor a stères .des lecteurs d'humanités, de philosophie, de théoloj^ie et d'Ecriture saisir, qui, à raison de leurs emp'ois, aussi bis
3ue. dans les autres ordres, sont dispea^cs e l'ollice, mais ils duiveni toujours aisiitrr à l'oraison mentale. Quoiqu'ils enseigsfsi la doctrine de saint Thomas, ils ne foai fai telletr.ent attachés à srs sentiments qa'ili ut s'tu écartent quelquefois, et ils ne sont pat d'accurd en bien des choses avec les tlit>utistes.
Ils jeûnent, pendant Tautomne, les loodis. les mercredis et les vendredi», aussi bien^M les f^amedis pendant toue Tannée, à c^ose que leur ordre est sous la protection de la sainte Vierge. Ils mangeut ; e la viande tro.» fois la semaine; mais les novices, peadasi leur année de probation , n'en maagesi point, el ils ne reçoivent parmi eux qoe4e« personnes nobles : ce qui semble néaonioisi contraire à la règle de saint Benoit, qoii^met également les uobtea et les rutaners.
L'ordre est gouverné i ar on géoeral«4"i a pour assistants un vicaire général et vi visiteurs.il y eu avait dotreiois boit; p'>* sous le généralal de Promis Canotnri,^ Milan , ce nombre fut réduU i six, poir rfpondre aux six provinces de cet ordre. (H s'assemblent tous li*s ans et fonucnt jf deOniloirt*, où on délibère des affaires w la congrégation et où on élit les I0P^
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