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quoique celui (fc Mc^&iiie en relicnnc encore le nom.
Saint Guillaume» aprtls avoirdemeuré quelque temps dnns suu monastère de Paicrmc, où il avait Tait venir d( 6 religieux de son propre monastère du Mont- Vierge, que le bienheureux Albert lui avait envoyés, quitta la Sicile pour retourner dans le royaume do Naples. II alla visiter les religieux du Mont- Vierge, qui avaient été longtemps privés de sa présence: il j fit quelque séjour, et sentant par répuisémenl de ses forces et l'accroissement de ses infirmités qu'il ne pouvait vivre longtemps, il se retira au monastère de
0 glieto, où il mourut le 25 juin 1142, laissant une nombreuse postérité, dont il donna la conduite au bienheureux Albert, qui ne voulut pas néanmoins accepter tel emploi; mais on ne voulut point en élire un autre ({u'aprés sa mort qui arriva Tan 1H9; ainsi il est reconnu pour le second général de cet ordre.
Il eut pour successeur le bienheureux Ro* bert qui retrancha quelque chose des grandes austérités auxquelles saint Guillaun^e avait obligé ses reli^^ieux ; et comme ce saiot De leur avait rien laissé par écrit, il mil son orJre sous la règle de saint Benoit par autorité do pape Alexandre m. Ce pontife l'approuva derechef, et prit sous la protection du saint-siége le monastère do Mont-Vierge. Jean,8urcessi'ur de Robert, fit rebâtir l'église d' CL* chef J'ordre avec beaoconp de magnific< nco, et elle fut consacrée par le papeLocius ir, en présence de quinze évéques et de cinq abbés, et lui accorda beaucoup de privi'éges, dont le P. dom Gabriel, quatrième abl.é, obtint la confirmation du p'ipeCélcstin III. Jean, deuxièmedu nom et huitième abbé, ainphûa l'ordre par la fondation de plusieurs luoi astères, et il alla toujours en augmeniant, tant qoeles religieux vécurent eu paix ri en union, et qu'ils observèrent inviolablement Icor règle. Mais étant tombés dans le relâchement, l'esptit de discorde se glissa parmi eux, et après la mort du génénil Philippe, dix-huitième abbé du Mo.it-Vicrge,ne pouvantconvcnir pour Télection d'un succe:»seur, chaque monastère fui gouverné pardis doyens et des prévôts, qui étaient absolus et iii«iopendants. Tordre n'ayant poinldechcf. «^I«iis dom Pierre, religieux du Mont-Vierge, alla tronvcr le pape Clément VI à Avignon, et obtint de ce pontife, l'an 13^9, l'abb^iye du !Ji»nt- Vierge et le gouvernement de i*ordre, qu'il Uni pcnd/int quarante ans: ainsi les re-
1 *:ieox perdirent le droit qu'ils avaient d*é- Itrt* leurs généraux. Après la mort du général dom Picrr:', arr.véi* en 1381, Bartl.ciciny fut général jusqu*eu l'au iJliO, et eut pour successeur Palamides, qui permuta 1 abbaye du Mont- Vierge pour celle de Sainl-Pierrc i.d Ara avec le cardinal Iijg< es , deCliyprc, qui fut le premier abbé cummeuilataire du Mont- Vierge, et mourut Tau ri33. Le second fut le cardinal Guillaume, de Chypre; le troisième lo carUiiial Jran d'Aragon, fils du roi tVrdinand ;le quatrième le cardinal Oiivier-f^araiïjj archevêque de Nai)tes, qui ôla à ce
m::nas!ère le riche trésor qu'il conservait da corps de saint Jan\ier, dont ce cardinal enrichit son église. Enfin le cinquième et dernier^ abbé commendataire fut le cardinal Louij d'Aragon, neveu du roi de Naples, qui remit cette abbaye entre les mains do pape Léon X, à condition qu'elle serait unie pour loujoui s à ThApital dr 1 Annonciade deNaples ; ce qui fut exécuté Tan 1515, et les gooverneors de cet hôpital en prirent possession le 18 décembre de la même année. Ces^gouverneurs, qui sont ordinairement cinq gentilshommes et quatre bourgeois, mirentau Monl^ Vierge un sacristain, qui y tenait lien d*abbé, et un de ces gentilshommes disposait de Coules choses, et nommait m(^me le supérieur, qui n*avaitqiiele titre de vicaire et peu d'autorité sur les religieux, n'ayant pas môme le pouvoir de les envoyer aux ordres. Ce gentilhomme donnait les prieurés de Tordre â ceux qui lui en offraient davantage, et tout se faisait an nom do sacrislaia, que les gouvernrurs changeaient quand bon leur semblait: de sorte que le plo^s souvent c'était un prêtre séculier, sans science et sans expérience, et quelquefois l'évéque de Lésina, qui est une ancienne ville ruinée quiappar- Ii4 ni présentement i l'hôpital do l'Annouciade.
L*ordre do Mont-Vierge se vit par ce moyen à deux doigts de sa perte; Il ne fut pas seuleti.ent dépouillé de ses revenus qui étaient considérables, puisque le seul monastère du Mont-Vierge possédait les baronies de Mercogliano,Spedaletto,MugnaL;no et Quatrelle, a«ec le fief de Monle-Fuscoli, d'où dépendaient Li-Felici, San Jacomo, Ferfularfo, Terra Nova, San Martine et Pietradelli Fusi; maisélant.sans chef, et pour ainsi dire sans supérieur, les religieux tombèrent dans un grand relâchement, et les études en furent entièrement bannies.
Les gouverneurs de Thôpital de l'Annonciade, pour faire consentir plus votoMtiers le pape LéonX à l'union qu'ils domandiiieiUdu monastère du Mont-Vierge et de ses dépendances à cet hôpital, représentèrent à Sa Sainteté que tous ses revenos ne montaient ao plos qo'à trois cents ducats, et qu'ainsi lo nombre des religieux ni l'obseivance régo- Itcre ne diminueraient pas dans ce monas* tère ; c'est ce qui fil que ce pontife co«iseniil à cette union par son bref de Tan 1515. Mais les rcli<;ieux du Mont-Vierge appelèrent ao pape même de ce bref qu'ils supposèrent sub^ reptice cl obreptice; puisque les revenus du Mont-Vierge se montaient à des somme* bien plus considérables qu'ils n'avaieniex-
Îiosé au pape. Ce qui leur fut d'autant plus aciie à prouver, que, sans les revenus des terres de Mercugliano,Spedaletto, Mognano et les autres, on vendait tous les ans ^our I ois cents ducats de châtaignes qoi se recueillatenl sur la montagne, et pour plos de quatre cents ducats de bois qo'on coupai! ait mêmeendroit, et que les religieoxavaient toute juridiction spirituelle eltemporeltedans les terres qui avaient été onies à Tbôpilal dt i'Auuouciade, et dont oéaomoins il o'étaiV
DICTIONNAIRE DES ORDRES REUGIFUX
fait aocone mention dans le bref. On n'en! aacan éaard à leurs remontrancest et ils se iFirenI dans la dépendance des laYqaeSy ce qui dura jusque sous le pontificat de Pie V. Mais avant qu'ils fussent délivrés de cette servitude» Alphonse Piscieello, l'un des gouverneurs de rAnnonciade» s'étanl trouvé à un chapitre des religieux de cet ordre» et Tojant Tignorance ou il était plongé, la plupari des religieux ne sachant même ni lire ni écrire» il leur donna pour supénear* en
Îoalité de vicaire général» le P. dom Barbato errato délia Candida» qui était le moins ignorant de ces religieux et le plus zélé pour les observances régulières. Ce vicaire général» avec Tassislance de ce ffooverneur, établit un séminaire et des études au Mont- Vierge» d'où il est sorti dans la suite de trèshabiles gens» qui se sont rendus recommandabl<*s dans l'ordre par leur science et leur piété.
Jean-Lonis Piscicello, étant gouverneur de l'Annonciade en 1565» les exhorta i reprendre les observances régulières et la règle de saint BenoU, qu'ils avaient abandonnée. Ils suivirent son avis; mais ne pouvant exécuter ce dessein» tant qu'ils seraient gouvernés par des séculiers» ils eurent recours au pape Pie IV pour être affranchis de cette servitude» et députèrent vers ce pontife le vicaire général dom Barbato» qu'ils élurent dans leur chapitre comme procureur pour aller i Home avec quel<|ues autres religieux, et ils prirent pour leur protecteur le cardinal Sforzp. Le pape Pie Iv étant mort comme ils sollicitaient la rrslitqtion du Mont-Vierge et de leurs revenus» ifs n'obtinrent ce qu'ils demandaient que sous le pontificat de son successeur Pie V» qui» nonobstant les oppositions du procureur de l'Annonciade» délivra Tordre du Mont-Vierge du gouvernement des séculiers» défendant aux gouyerneurs de l'Annonciade de s'en mêler i l'avenir» et cassa l'union qui avait été faite de ce monastère avec l'bêpital de l'Annonciade ; il le soumit néanmoins au sacristain de cet hôpital» pourvu qu'il fût régulier et évéque, comme il parait par le bref de ce pontife du 7 mars 15o7; mais il ne rendit pas les revenus du Mont-Vierge aux religieux. Il ordonna seulement que les gouverneurs de l'Annonciade donneraient tons les ans» à chaque religieux pour son entretien» vingt écus romains» et que de cinquante-trois 'prieurés qu'il y avait alors dans l'ordre» on les réduirait au nombre de dix-huit aux frais de l'hê- INtai» qui ferait toutes les dépenses pour àiro accommoder les lieux réguliers » afin que les religieux j pussent vivre en commun «t y garder les observances régulières. Mais les gonvemeors, appréhendant que la dépense des réparations de ces monastères ne se montit trop haut» firent un concordat la même année arec les reliaieux, par lequel ce ui-ci abandonnèrent à l'hêpital de TAnftonc'ade environ trois mille ducats de rente, et rhdpital leur céda tout le reste des revenus qui dépendaient da monastère du Mont- Vicrge, lequel accord fut confirmé par une
bulle de Pie V. Cependant» comme on n'j avait pas compris les vassaux des trrres de Mercugliano» Spedaletio, Hugrano, délie Quadrelle et les autres» sinon qa'os les obligeait à servir en personne leâoit- Vierge» demeurant au surplus sous la juridiction temporelle de l'hApitalquidevailnooi mer les officiers de justice ; ces vassani appréhendant de perdre leurs privilèges, s'adressèrent A ce même pontife pour le prier deleor permettre de rester toujours vassaux di Mont-Vierge; ce que le pape leur accorda, ordonnant qu'ils ne pourraient jamais élre vendus ni échangés» et qu'ils seraient toujours vassaux du Mont-Vierge qui en aarait le domaine direct.
Le pouvoir que ce pape arait accordé ai sacristain de l'Annonciade sur les reiifieoi da Mont-Vierge était d'assister à leur chapitre général pour l'élection d'un vicaire général» et les religieux qui se trouvaient grevés par leur supérieur» pouvaient appelerde leurs ordonnances à ce sacristain, qui es jugeait en dernier ressort. Hais Sixte V, qui avait succédé à Pie V» croyant qu'il ne cos* Tenait pas que le sacristain de l'Annonciade» quoique régulier et évéque conformémeotà la bulle de son prédécesseur, se mêlât drs ^affaires des religieux du Monir-Vierge» et voyant mémeque le sacristain qui y était posr lors» n'était, ni régulirr ni éyéque» exeni(|ta tous les religieux de cet ordre de sa jnhdietion» lui faisant défense» sous peine d*exco» municalion, par sa bulle de 1 an lo88, de se trouver à l'avenir à leurs chapitres, ni de m mêler des affaires de l'ordre.
Tant de réiolutions arrivées en cet ordre en avaient banni les observances régolièresi et quoioue le pape Pie V e&t fait birt quelques règlements pour les v rétaMîr, il s'y avait qu un petit nombre de couvents qti les avaient reçus» et où la règle dn saint Benoit était pratiquée. Mais, l'an 1596, le pape Clément Vlll roulot introduire une réforme générale dans tout Tordre. Pour cet effet il nomma commissaire apostolique le Père Jeas Léonardi» fondateur des clercs récnliers de la Mère de Oiea de Lucques. Il lui donst pouvoir de visiter tous les couTcnls de cet ordre» de supprimer ceux où on ne nou^sit pas pratiquer les observancea régulières, et de ne réserver que ceux qu'il trouverait lei plus commodes pour cela, et dans lesquels on pourrait mettre pour le moins donie reli-
Îieux. 11 lui recommanda sur toutes dtoses 'en bannir la propriété et de réUblir la m commune dans les monasières où elle n'était pas observée.
Ce Père exécuta les volontés du sonvenfs pontife, et malgré les oppositions de qu«^ ques religieux, il éUblit la réforme dans^ l'ordre, et dressa des constitutions qui hirmt approuvées par Sa Sainteté, et qui j f^ encore en pratique. Le même réformaietf assigna à ces religieux le Bréviaire des ÏJ^ mites Camaldules de la congrégalîon ds Mont-de la-Conronne, qu'il fit imprimer I»» 1597| et leur ordonna que, dans six mois» li-
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rojsenl à réciter IH>IBce divin conformément i ce Bréviaire
Paul V, confirmant ce que le Père Léonard! avait fait louchant la sopprcssion des peiila monastères de cet ordre, uia, par une bnlîe de l'an 1611, le nombre des couvents qui de-» raient rester, et celui des religieux qui y deva ent demeurer. 11 ordonna qu'il iiy aurait que vingt-quatre monastères; que dans celui d I Mont-Vierge il y aurait toujours cent religieui, dont la moitié seraient prêtres ; dans le monastère de Naples, seize religieux ; dans celai de Cisamaricaiia, quatorze, et dans ceux de Capoue, de TerrcvPinta, deTerra- Candida, de Mauriliani, d'Aversa, de Homo, de Guglieto, de la Touille» de Montefalco ei d'Argeoso, douze religieux; et que ces monastères seraient gouvernés par des abbés. Onze antres sont nommés dans la mémebuUe» dans lesquels il ne pouvait y avor que six religieux, gouvernés seulement par des prt(*uVs, qui pourraient succéder aux abbét des autres monastères en ras de décès ; que ces onze prieurs seraient amoTîbles, et qu'on en élirait trois pour aller au chapitre général, auquel le doyen, lesdéOuiteurs, les visiteurs, le procureur général en cour de Rome, tous les abbés ei le maître des novices, auraient voix, et que tous ces abbés jouiraient des menues droits, privilèges, immunités etexemptioQS, que ceux de l'o:d4e des Camaldules.
Le même ponliTeordoiina encore que dans viogt-quaire autres ma'sons, nommées dans son bref, on n'élabiirait aucune commu* naaté, et qu'on y enverrait seulement deux religieux, dont l'un serait pré're pour y dire la messe, et l'autre convers, pour avoir so n des revenus, lesquels religieux seraient repaies de la famille du monastère, auquel la maison où ils demeureraient serait annexée. Il consentit aussi qu'on mit cinq religieux dans les monastères situés dans les dépen* djnccs du Monl-Viergc, et où ils faisaieni les fonctions de curés, et qu'il y en eût trois dans celui de Pouzzoles, comme servant d'hospice au monastéie de Naples : dans toutes les autres maistms de l'ordre, ou n'y devait envoyer qu'un frère convem ou oblal, pour avoir soin des ornemeuts de l'église ci des revenus.
Il j a aussi dans ce bref des règlements concernant le gouvernement de l'ordre: aucun abbé, prieur ou celléricr, ne peut ex<^cer ces offices dans son pays. Le monastère du Jdont-Vierge , chef d'ordre, et celui de Sainte-Agathe à Rome, sont destinés pour y recevoir des novices, et il ne peut y avoir dans tout l'ordre plus de trois religieux du Hiéme pays. On doit établir deux monastères pour y élever les jeunes gens, jusqu'à ce qu'ils soient prêtres, ou an moins sous-diacres : la forme de l'habit des convers et des oblats y est prescrite.
L'on voit par ce bref qu'il y avait encore sous le pontificat de Paul V un grand nombre de monastères de cet ordre, et quoiqu'il y en e&i eu plusieurs du vivant même du fondateur dans le royaume de Sicile, il n'en re>taii alors que deux ou trois qui étaient
du nombre de ceux oà on ne devait envoyer qu'un prêtre et un convers : tous les autres eu ce royaume avaient déjà été supprimés ou donnés en commende dès l'an 1«10, et entre 1rs autres, celui de Saint-Jean des Ermites à Palerme, qoi était un des plus con* sidérables de cet ordre en Sicile, où il n'en reste aucun à présent. L'ordre du Mont* Vierge ne subsiste plus è présent que dans le royaume de Naples et dans quelques lieux de l'Etat ecclésiastique, où il a au plus quarantr-sept maisons.
Le général de cet ordre est triennal et abbé du Mont-Vierge ; il se q4ialiflc seigneur spirituel et temporel de Mercugliano, Spedaletto et de toutes les terres qui dépendent de son abbaye. 11 se sert d'ornements pontificaux et donne les ordres mineurs, non-seu* lement à ses religieux , mais encore aux clercs séculiers qui demeunmt dans les terres de sa dépendance.
Le Mont-Vierge est fort élevé elcourert de neiges en tout temps. Le monastère n'est pas bâti au sommet de la montagne, mais dans le milieu. 11 est très-magnifique et contient plusieurs corps de logis. Les religieux n'y mangent jamais ni viande, ni œu's, ni laitage, ni fromage, non pas qu'ils y soient obligés par leurs constitutions,, mais parce que Dieu a consacré ce lien à la pénitence : ce qui est si manifeste, que si l'on y porte do la viande, des œufs, du fromage^ même du suif de chandelle ou quelque autre graisse, l'air s'obscurcit tout d*un coup; il s'élève, des tempêtes et des orages furieux, mêlés d'éclairs et de tonnerre qui parali prêt 4 tomber; ce que les séculiers, qui ont voula ' porter de la viande ou de la graisse, soit par curiosité, soit par ignorance, ont espéri^ mente plusieurs fois. C'est ce que rappor* tent tous les historiens qui ont parlé du Mont-Vierg<s et dont le cardinal des Ursins, archevêque de Bénèvent, rendit témoignage l'an 1708, par un acte authentique, ou, ai.rèi avoir parlé de l'image de la sainte. Vierge, qui est révérée en ce lieu , et de la manière qu'elle y a été portée, il finit par ces paroles : Hoc prœ cœteris memoria aignum perhibetur^ quod ad hoc asceterium nec caro^ nec caseunif nec ova , nec opnt quodcunque lacterium, neque sebaceœ candetœ perdecem milliaria undique versum duci queunt; êtatim enim calam fulgurat ae ionat frangore^ im* mensœ erumpunt pluviœ ; œUit'oaue lemporê vigere eonsuevit , prœfati populi innumeri concursus^ summœque devotionit. Nos ip$i qui temet atque iterum eongregalionis Mon* iii^Virginù vititatorem egimus apoitolicum et ad idem aiceterium autpro electioM afr6a« Iwn çeneralium^ iumntU pontificibui demandiintibuif vel pro eorumdem tolemni ftenedictione pturtee acceseimui^ oculati îe$î9Ê fuimut : ae proinde^ in horum omnium et singulorum fldem^ présentes nosira nîanu sti6tcriptas^ nostroque sigillo obfrmatae expe^ diendasjuêtimus. Dalum Benewenti ex nosira, archieptscopio hac die 9 mensif Januarii 1708. il fait un froid extrême snr celte mon* tagne , et aux mois de juillet et d'aoAt les
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DICTIONNAIRE DES OUDUES RELIGIEUX
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roli[i!i(*u\ sont quelquefois ohUi^éi» de se clu'inlTer. A quatre milles au-dessous du monastère, il y a un lieu fort a^iéaMc, oii foules choses nécessaires à la vie abondent. Te lico s'appelle Lntreln; on y a bâii une hclte inirrmerie, qui pourrait passer pour nu très-beau monaslèro. On n'y peut pas non plus porter ni vi:inde, ni œufs, ni taîlagc. \insi les religieux et les personnes séculières, môme les étrangers, quand ils sont à roxtrémKé de malatlie, n'en inmgenl point. Ceux qui y meurent sont portes au monas:ère d'en haut pour y être enterré?^. H lie laisse pas d'y avoir bccTucoup de fontaines sur cette montagne, nonobstant sa hauteur. It s'y trouve aussi beaucoup de pât^i rages ; ^ y a niéim; on pré qui a IrohS milles de tijur, cl on- y recueille du blé et de Tavoino. Les religieux de cet ordre sont hahlllcsde Manc. Leur Ihabit ordinaire consiste en une robe et un s-apulaire, et ils portent au chœur et dans les viiies où »ont situés leurs monastères, une coule comme les Bénédictins (1). Sitvestre Maurolic dit que tie son temps ils ne portaient point de cuulos, mais s*! ttlemenl un scapulaire a^ecun capure et un manle3U blanc à la manière des ermites. Quetquefois, quand ils vont seuls par la ville, Hs ont un manteau blanc à ta manière de celui des ecclésiastiques, avec un chapeau blanc doublé par dessous d'une toile nuire fQsqu'atrx bordfi. Ts ont pour armes d'or à trois montagne» de tinoples , surmontées d'une croix de gueules, entourée par le haut d'un cercle de même couleur, et accostée de ces deux lettres M et V. L'habillement des rtligieuses consistait aussi en une robe blanche, serrée d une ceinture de cuir blanc, a?ec un scapulaire; un linge cntortiMait
leur télc et desC'^ndait sur leor gorge en forme de guimpe, et elles portaient pardetsu»un grand voile noir fort délié; et dam leurs cérémonies e((es avèrent an mantcao traînant jusqu'à terre (2). Le principal monaslère de ces filles était a Gog!ieto,qui étiil double, comme nous avons dit. La supéneore y avait la qualité d'abbesse , <'t pouvait port *r la crosse, aussi bien que l'abbé du mo« nastère dos hommes, qui se servait d'ornements ponlificanx. Ce movastère avait plus de vingt mille dncat^ de rcvono, dont l'hôpital de TAnnonciade à Naples a tlissipé une grande partie, aussi bien que Irs albèscoronicnda:aires : il n'y a ptos ï>rés«'nten)rnlquc douze relij^ieux. Ce moiiaslJMc porte le nom de saint CiuilLiume, à cause que ce saint fondateur y a clé enterré. Cet ordre a donné quelques pVéîtfls à l'Eglise et qtielques écrivatns.
Silvrslr. Mau»*o1. Mare Ocemy. di lut.fji P.elig, lib. ir. Thomas a C'iSto, htaria del Sagradss. luogo di Monte Ver ,ine. Giaromo Jontano, Chronic, di Monte Venjiite. F<'li\ Henda, et Jacom. Jordano, Vit. S, GuiW, Uullar. Rom. Baillel, Vies des SS. el iHémoh Tes envoyés par les religieux de cet ordre di couvent de Sainte-Agathe à Rome en 1709.
Les religieux de cet ordre avaient , i I\omc, le monastère de Sain'e-Agathe «îps (lOth^. Noos ne voyons pas qu'ils aient aujourd'hui de maisons dans cette ville.
M01UM3NT. Voyez Citkaux, § IL
MOilT (FBfeniis DS la). Voyez Padi. (£»• uiTus ne Saint-).
MOHTAUË. Voyez Latra?i, § IlL
MUN3TKR-BELISE. Voyez Nivelle.
NARBONNE (Des Frères Mineurs de la congrégation db) et des Spirituels.
Dès Tan 1290, quelques religieux de Provence et de cette partie de la Frai^cc que Ton nommait anciennement France Narbonnatse, voulant conserver l'esprit de pauvreté, déclamèrent Tortement contre ceux qui étaient tombés dans le relâchement; mais lorsque 1<t congrégation des Ermites Cclestius eut é'é supprimée, comme nous avons dit, et qu'une partie de ceux qui en étaient rut ciierché un asile chez ces religieux zélés de France, non contents de blâmer et de condamner une conduite si contraire à l'esprit de leur saint fondateur, se trouvant un nombre suffisant pour composer une congrégation, ils en commencèrent une qui prît le nom de Narbonne, à laquelle s'unirent aus>i certains autres religieux zélés de la province de Toscane, qui prenaient le nom de Frères Spirituels. Le reste de Tordre, qui formait la plus grande partie et que l'on appelait la communauté , se souleva contre
cette congrégatioi) naissante que l'on accusa de suivre la doctrine ft 1rs erreu s de P errf- Jean Olive, afin de Téiouff/r dans son commencement en la reniant suspecte d*bc-
résie.
Ce Pierre-Jean Olive était un religU'O» "<? Tordre de la province de Provence et «le lajcustoiie de Narbonne. il avait loiij'»ur* fait profession d'une grande fiauvn té, p"tir laquelle il était si zélé, que, non content <t' la pratiquer, il reprenait librement refii qnt la transgressaient, dont il se fit par cet r«droit autant d'ennemis; mais comme laver* lu ne peut s'attirer la haine des vicient S'in* en môme temps se faire aimer cl honorer des vertueux, ce s/iint religieux eut de v<*ntables ami^ qui lui furml atl.ichês par ^^* liens d'une piété solitle el sincère, et q«it "^ servirent pas peu à le consoler dans If» chagrins qu'il reçut dans la suite, dmt le premier fut Taccusalion qui fui faite contre oi dans le ch îp tre général qui se tint à Si ;»*" bourg Tau 1282, de blâmer conliniicllcnîfnl
(1) foy., à la On du vol., n**» 277, 278, 270 et 280 (2) Voy., à la ttn du voK, n"» iSI et i^.