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clarA, entre antres choses, que 1rs Frères Mineurs par l<*ur prorcssion ne sont pas plus obligés aux préceplcs (te TEvangile qac les autres chrétions : il y marqua les endroits de la r^gle qui obligent; il défendit de quétpr de Targent, d'avoir recours à des amis spirituels pour rn recevoir^ hors les cas portés par la règle ou la déclaration de Nicolas 111, de mettre des troncs d;ins les églises, et déclara que les Frères Mineurs ne pouvaient pas hériter. H défendit aussi les celliers et greniers dans les eoufcnts* où le« aumônes suffisaient pour reutreticn des religieux ; en- 6n il résolut et termina la principale difficulté dont il s'agissait, en déclarant que les rc-ligieux, en vertu de la rè{;lc, sont obligés à de pauvres usages qui sont contenus dans ce le règle, srlon la manière qui y est prescrite.
Quant à la doctrine de Pierre-Jean O'ive, 5ur laquelle il y avait de grandes disputes, il fut résolu que le pape censurerait trois de ses propositions : la première, que Tessence divine engendre et est engendrée; la seconde, que l'âme de l'homme, comme raisonnai Me, n'est pas la forme de son corps ; et la troisième, que Jésus-Christ reçut le coup de lanco avant qu'il fAt mort ; et piur le reste. Ton en remit l'examen au chapitre général, a\ec pouvoir d'en ordonner ce qu'il jugerait à propos. Les défenseurs d'Oliie, qui par ces décisions se voyaient frustrés de leurs espérances, cherchant à couvrir l'adhérence et rattachement qu*ils ava>nl ] our les sentiments de cet auteur sous un spécieux prétexte de charité et do justice, se plaignirent de ce qu*on traitait avec trop de sévérité un homme qui s'était toujours soumis à la correction de TEglise, et disaient que si quelque point de sa doctrine méritait la censure, il n'était pas juste d'en commettre le jugement des autres aux supérieurs de Tordre, qui s'étaient déclarés tes parties, et qui l'avaient persécuté durant sa vie et après sa mort, et que pour sept ou huit articles que l'un n*approuvait pas, il était bien dur et extraordinaire que Ton condamnât tous les autres, puisqu'il s'était trouvé de célèbres auteurs qui , s*étant trompés en queloues choses» n'avaient po nt été condamnés dans tons leurs ouvrages. Mais les'adversiiires d'Olive l'emportèrent sur ses défenseurs, et empéchèreat qu*on ne changeât rien de ce qui avaii été résolu, lizovius attribue encore d'autres hérésies à ce religieux, mais sans aucun fondem* nt.
Le pape, qui ne cherchait que la paix et l'union, ne se contenta pas de faire ces rèclémente, et de recommander à tous les su* périeurs de Tordre de faire observer exacte* ment la règle, selon la déclaration qu'il leur avait donnée ; il leur ordonna de plus de traiter avec un esprit de charité et sans aucune distinction les religieux qui avaient été soustraits de leur juridiction pendant ces disputas, et même de les élever ajix charges comme. les autres, et à ceox-ct de se soumettre è l'obéis^tance, et de s'unir i l'ordre dans un esprit do pait. libertin d; Casai,
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qui craignait qu'on ne lui fit de la peine, parce qu'il avait pris le parti des Spirituels avec plus de chaleur que les autres, ayant entendu cette décision du souverain pontife, s'écria : Père iaint^ iauvez-moi selon votr§ parole; et afin de se le rendre favorable, et qu*il lui accordât sa protection» il loi représenta qu'il était venu par ses ordres, qu'il avait beaucou|) souffert de la part de ses eunrmis, qu'il savait que la persécution augmenterait, s'il le livrait entre leurs mains; et qu'ainsi il lui demandait la permission
fiour lui et pour les religieux zélés pour 'observance, de se séparer d'eux, afin d'ob* servtT plus commodément el sans être in* quiétés la règle, selon les déclarations qu'il y venait de faire. Mais le pape lui refusa sa demande :co qui acheva oe déconcerter les Spirituels, dont quelques-uns retournèrent à l'obéissance des supérieurs, et les autres se retirèrent en difTérentes pro\inces pour y vivre dans Tindépendance. Mais les cen<:ures que le pape fulmina contre eux les firent revenir à l'union de l'ordre, et ils reconnurent leur faute. Ubertin de Casai obtint néanmoins dans la suite du pape Jean XXII, l'an 1317, la permission de passer dans l'ordre de Saint-Renolt, dont il prit l'habit dans l'abbaye de Gembloura en Brahanl.
Après la mort do Clément Y et du général Alexandre d*AIexandrie, la vacancedu saintsiège et du généralal de Tordre donna lieu aux Frères Spirituels de reprendre leur pre* mier dessein de se séparer de la communauté de Tordre. Pour Texécuter, ils s'assemblèrent au nombre desix->ingts dans la Provence et le Languedoc, et avec le secours de plusieurs séculiers, ils s*emparèrent par force des couvents de Narbonnc et de Béliers, établirent un custode et des eardiens, changèrent la forme de leurs habits, et reçurent indifféremment ceux des autres provinces qui se voulurent joindre à eux. Les habitants de Narbonne et de Béliers les appuyaient, les regardant comme les disciples de Pierre-Jean Olive, qui avait été novice à Béziers, et était mort à Narbonne, où Ton dit qu'il faisait alors beaucoup de miracles; et ceux de la province de Toscane se retirèrent en Sicile. Mais le général Michel de Césène, qui ne fut élu que dans le chapitre général qui se tint i Naples le dernier jour de mai 1316, quoique son prédécesseur Aleianilre d'Alexandrie fût mort dès le mois d'octobre 1314, pria le p^ipe Jean XXII de faire rentrer dans l'union de l'ordre ces religieux qui s*en étaient ainsi séparés. Ce pontife écrivit à Fridéric, roi de Sicile, pour remettre entre les mains des supérieurs ceux qui étaient dans se^ £tals, qui n'avaient pas voulu se soumettre à l'ordonnance de son prédécesseur Clément V ; et 6 our ceux de Languedoc, il leur envoya ertrand de la Tour, provincial de Guienne, afin qu'il lâchât de les ramener â leur devoir par les voies de la douceur; mais ce moyen ayant été inutile, Bertrand leur signifia de la part du pape qu ils eussent à quitter leurs babits courts et étroits, avec
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D1GT10NNA!UE DES ORDRES RELIGIEUX.
iears petils capoces : ils répondirent qoe ce qu'il demandait était une des choses auxquelles ils ne devaient pas obéir, puisque riiabit qu*i!s avaient pris était conformé à l'esprit de saint François et à sa rèfçlc, el qu'ils ne croyaient pas ai^ir on cela contre la déclaration de Clément V. Mais Bertrand p^rsislanl à dire que le pnpo avait absolument désapprouvé crt habillement, el qu'il avait ordonné qu'à l'égard de la qualité et la forme des habits, les religieux devaient obéir à leurs supérirurs, et leur ayant signifié lo c )mmandemcnt que leur faisait ce pontife de se réunir à Tordre et se soumettre à leurs supérieurs , iis eo appelèrent au pî^pe futur.
Jean XXII, en ayant été arorti, ordonna aux oITiciaux de Béziers et de Narbonne do les citer juridiquement à comparaître en sa présence flix jour^ «près la. signifîcation qui leur en aurait été faite. 11 fallut oboir à un ordre si précis. Quarante-six sortirent du couvent (fe Narbonne, et seize de celui de lléziers. Il v en eut encore d'autres qui sa joi;;nircnt a eux, et éiant nrrivés un peu lard à Avignos au lieu daller au couvent, i*s passèrent la nuit à la porte du palais du pnpe. Le lendemain ils furent introduits à l'audience, et écoutés fort patiemment par le pontife, qui, ayant jugé leurs raisons frivoles, Irur cfimmunda de se soumettre à leurs supérieurs ; et sur ce qu'ils refusèrent de le f.'.ire, Sa Sainteté les Ot arrêter, et donna commission de vive voix seulement à Michel de Monaco, religieux de I ordre et inqnisilour de la foi, de procéder contre eux, comme étjnt suspects d'hérésie cl rebellés à TKglise. Quelques-uns reconnurent leur faulo ; mais il y en eut vingt-cinq qui perse» vcrèrenl dans leur opiniâtreté, soutenant que le prtpe oITcnsa t Dieu par le comman* demrnl qu'il leur faisait. Ils ajoutaient que Clément V s^était trompé dans sa déclaration au sujet de la forme des habits, des celliers 4i\ des greniers qu*ii avait permis dans quel* ques codvenls ; que ceux qui vivaient selon cette déclaration se damnaient ; que la règle de saint François n'était pas différente de l'Kvaugile, et uiie le pape ne pouvait dispenser personne des obligations qu'elle conti** nait. Le pnpe étant informé de ces extravagances , fit expédier une commission en forme à l'intiuisiteur, pour procéder contre eux comme hérétiques.
Les deux grands points de ce diiïérend consistaient d.tns la forme de l'habit, et dans 1rs provisions de blé et do vin; les Frères Spirituels prétendaient que ceux qui se disaient de la communauté ne pouvaient pas porter des habits amples et longs , et de iMiirnes étoiïcs, avec de grands capu< e«, ma's ^^uIe^le^tde pauvres habits courts et étroits, a\cc de peiits capucos ; el blâmaient les provisions de blé et de vin, que ceux de la conimunauté faisaient aussi dans le temps de 1.1 m^iisson cl des vendanges, quoiqu'elles ne provinssent que d'aumônes. C est pourquoi te pape, afin de les humilier davantage, "t leur ùtcr tout sujet d*cspêrcr de pouvoir
jamais réussir dans leurs prétentions, fil dm nouvelle déclaration qui se trouve parmi s**! Extravagantes, De verborum sîfjnifi'nîinnf^ où, après avoir approuvé celle* de Nit'w las III et de Clément V, il ordonna à Iahs Vi religieux de se soumettre pour ce« deux articles au jugement de leur^ supérieurs.
Le p.'ïpe ayant donc obligé les Frères 8p'rîluels de se réunir à Tordre, et ordonof i Michel de Monaco, inquisiteur, de faire if procès à- ceux qui refu^eraieni d*obéîr, ceai qui purent échapper à la recherche quNm eu fit, s'enfnirent en Sicile, pour se joindre à quelques-uns de leurs compagnons qui t*f étaient retirés auparavant; et persiMant i ne vouloir point reconnaître les supérieurs de l'ordre, ils élurent ponr général Hrnri do Cera, delà province de Génc«, qu'ils mirent le plus propre ponr les soutenir dam leur rébellion. Cette témérité irrita Icors parties et les juges : on ne se contenta pi« de |ps poursuivre comme désobéissants, on leur imputa encore des hérésies, et des vingt* cinq Spirituels qui avaient été arrêtée à Avignon, il y en rut qualre qui furent brûlés à Marseille comme héréliqurs, p^or avoir toujours soutenu que les prér-ptesde la règle étaient indispensables. Cn cinquième se reconnot et fut c^n 'amné à ooe prison perpétuelle, et les autres vin^t désv vouèrent puMîquement ce qa*ils avaient arancé. Enfin, par une bulle da 23 janvier 1318, le pape condamna les SpiritaH» comme scandaleux, apostats, schîsma'iqoei et hérétiques, et les supérieurs de l'ordre re» prirent encore l'examen de la do trine de Pierre-Jean Olive, et la firent condamner SQ plusieurs chefs.
Luc Wading.,i4nnaf../lfinor., tom. fiel III. Dominic. de Gubernalis, Orh. Seraphir, ^lom. 1, iib, T, cap. 6. Marc de Lisbonne, Chroni*i, de Vordre de Sainl-FrançoiSf tom. 11.
NAVIRE 00 NEF. Voyez CROi5ii5T (Cbk-
VILIERS DC).
NESTORIENS (Des Moines).
Les Nestoriens sont les peuples d'Orirnl
3ui suivent encore aujourd'hui les erreari e Nestorius, évéque de Constantinopif*, qui fut lOndamné dans le concile d'Ephèse. Di toutes les hérésies, c'est celle qui s'est le plus étrndue; car non-seulement les chr^ tiens qni habitaient la Mésopotamie, et ud très-grand nombre dn ceux qui demeiiraieal au de«à de TlMiphrate, en furent iofett«'S, mais elle s<' répandit au .delà du Tigre, et même jusqu'aux Indes et aux extréni tiS de l'Asie. Plusieurs auteurs ont écrit que le« Nestoriens sont gouvernés par denx patriarches, dont l'un est le ch^t des Chaldéens assyriens oriiutaux, et r«iutre de ceui q«^ r«»n nomme absolument Neslorien*. \'a* M. Renaudot, dans son quatrième tome »îe la Perpétuité de la foi, fait retoarqcer que Ton ne doit point ajouter foi à ces auteur, et qu'il n'est pas vrai que le patriarcal ad été divisé, parce quo les p itriarches dt-
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