‹ Dictionnaire ... de la BibleChapitre 114 sur 118 · NES · texte numérisé non relu

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Ncstoriens oot résidé lantôi à Mosul» tantôl à Diarbékir.

Mais quoiqu'ils aienl Jonicuré quelquefois à D.ai'békir, leur séjour ordinaire est iiéaniiiotns au mouas ère d'irotmoz, éloigna de la ville <tc Mosul dVnvirou trois lieue.^ : c'est ce que j*ai appris du patriarche Mar- Ji)5ephy que j'ai vu élant à Home en 1698. Ce piélai étast autrefois Ir plus grand enneiiii que les catholiques eussent eu ces quartiers. M. ils Dieu l'ayant touché, il vint à Kome pour se faire instruire et s'éclaircir sur quelques difOculiés qu'il avail. On lui fil u::e mauvaise réception, sur ce que l'on rrojralt sa conveisino feinte et dissimulée, et un le regarda comme un espion, ce qui ne le rebula point. 11 reconnut enûèrcment ses erreurs, et étant retourné en son pajs, il témoigna plui de zèle pour la défense de la relig ou calholique qu'il n'en avait fait paraître pour la combattre. La cour de Rome en ayant été avertie par ses missionnaires, lui fit r ire excuse du mauvais accueil qu'un lui avait fait. Le pape lui envoya le pallium^ et la propaganda ftde lui assigna une pensi n de cinq cents é^ us. Les ambassadeurs des princes ca.holiques employèrent leur crédit pour le faire confirmer patriarche par un eommcindiment exprès du Grand Seigneur; mais dans ta suite ses travaux et ses fatigues lui ayant affaibli la vue, il fit élire en sa place, pour p.itriiirche, un jeune homme trèscatfaulique et très-savant, qui s'appeUe aussi Mar-Joseph, et qui s'employe (ous les jours avec beaucoup de succès à la conversion de cette nation. L'ancien patriarche Mar-Josepb revint à Rome, où il est mort dcpui.i quelque temps, après avoir demeuré plusieurs années dans cette ville. 11 avait un neveu prêtre à Paris, qui y cs4 mort, après y avoir demeuré pendant près de vingt années. Il se nommait M. Dominique ou Ab^le> lahad. C'est de lui que j'ai appris les p.:r:icularités suivantes, pour ce qui concerne les Moines Ni'sioriens.

Ces religieux se disent tous de l'oide de Saint-Antoine, quoiqu'ils n'en suivent pas la règle, non plus que les MarotiitevH, le^ Arméniens, Its Coptes et les autres dont xunxs avons déjà parlé, n'ayant pour rè^le que certaines observances communes pour tous les monastères, où elles sont fort mal gardées, n*y ayaut dans l<i plupart de ces monastères que fort peu de subordination, à cause que les su éiit^urs u'osent repiêudro les religieux ni ie.«i ciiâlier, dans rapprchensioa qu'ils ont qu'ils ne se fassenl mahoniètans.

Les monastères de c«'S religieux Ncstoriens sont en a>sez (.rand nofubre; mais la plupart abandonnés, principalement ceux qui sont le lou;^ du Tigre, et il y a fort peu de religieux dans les autres, excepré dans celui d'Hormoz, qui est te plus consi icrahle, d.àus lequel il y a environ cinqu^intc religieux. Ce nionaslère, qui, comme nous avons dit, isl le séjour ordinaire du (atriarche,

(l) Voy., à lu fin du voL, w" 2 .'5.

lire son nom d'Horsmisdas, l'un des saints des Nestoriens. Il y a quelques autres monastères en Perse, dont le plus considérable est proche de Tauris. Il y en a aussi d;ins le pays de Karie, sous la doniin<;tion des Turcs, dan!i lesquels il n'y a qu*un ou deux religieux.

Tarmi tous ces couvents il s'en trouve en< viron une vingtaine qui sont doubles pour les religieux et les religieuses, séparés néanmoins d'habitntion, mais dont Téglise est commune pouries uns et les autres. Ce sont Tes religieuses qui nourrissent les Moines, lisse lèvent à minuit pour réciter leur office, et font la prière le soir et le matin. l'en-» dantlejour, ils vont travailler à la campagne, et les religieuses leur apprêtent à manger pour leur retour. M. Abdelahad m'a aussi assuré qu'il se trouve parmi les Ncstoriens des religieux de Tordre d'un saint ermite qui était natif de Mésopotamie, dont les couvents ont été ruinés par les Turcs; c'est pourquoi ils demeurent avec ceux de l'urdre de Saint-Anloine, qui ont presque les mêmes observances, n'y ayant de la différence que dans leur oifice, ceux de l'ordre de ce 8:iinl ermite, dont il ne m'a pu dire le nom, récitant plus de psuumes que les autres. Il y en a d'autres néanmoins qui m'ont au«si assuré que parmi les Ncstoriens il n'y a qui' des religieux de Tordre de Saiui-ÀnlOiUe.

Quoi qu'il en soit, tant les religieux Néslonens que les religieuses, ils ne mangent jam lis de viande, ni beurre, ni laitage en tout temps, et pendant leurs carêmes ils ne man^ geni point de poisson et ne boivent point de vin; ce qui leur est commun avec tous les séculiers de cette secte, qui jeûnent aus.4i* tous les mercredis et les vendredis de Tan-> née. Ces carêmes sont au nombre de six, savo r : le grand .carême de l'Eglise 1lni\er^ekle^ ({u*iU commencent le lundi d'après le dimanche de la Quinquagésiine, et pendant le<]uel ils ne mingent qu'au soleil rouchani ; Celui des Apôtres, qui commence quinze jours avant la fêle de saint Pierre; celui de TÂssomplioii de Notre-Dame, qui dure aussi quinze jours, aussi bien que celui de T£xalt.itiou de la sainte croix; celui d'Ëlie ou des Niai viles, qui n'est que de huit jours; et celui de la iNativité de Notre-Seigueur, qui dure vingt-cinq jours.

L'habillement de tes religieux consiste en une soutane ou veste noire serrée d'une ceiuture de cuir, et use robe par-dessus, comme celle des Arméniens, avec des manches assez amples: ils ne portent point, de capuce, et ont seulement on turban bleu (1). Les religieuses sont habillées de même; elles metlent seulement des Uîiges noirs autour delà téie, qui leur couvrent le menton jusqu'à la bouche, et ont par^dessus ces linges une espèce de vuile noir fort petit, qui s'attache sous le menton, comme on peut voir dans la figure que nous cm donnons (2) Il laul que les religieuses aient plus de (|ua«

(2) Voy., à la Gn du vol., n' t%i^

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DICTIONNAIRE DES ORDIIES RELIGIEUX

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rante ans poor receToir Tbabit monastique, parce qo*on appréhende qu'elles ne sortent 'pour se marier ; ce qui n'empêche pas qu'il n'y en ail très-souvent qui ne le fassent, aussi bien que des Moines, qui quittent aussi quelquerois leur habit pour se marier, et même quoiqu'ils soient prêtres: ce que leurs évêques lolèrentlnalffré eux; car s'il y en a quelques-uns qui s opposent à cet abus, les religieuiL qui veulent se marier en demandent permission au pacha ; et pour lors l'évêque est obligé d'y consentir, de crainte que celui qui la demande ne se fasse turc. Voilà ce que cause Thérésie, le schisme et le peu de discipline qu'il y a parmi la plu* part des religieux d'Orient, qui se sont soustraits de l'Eglise romaine, et qui sont plutêt religieux de nom que d^effet. Le peu qu'il y a de religieux Nestoricns dans les monastères, qui sont la plupart abandonnés, fait qu'on ne leur fait point faire de noviciat. Après qu'ils ont resté quelques jours en habit séculier, on leur donne Vhabil monasti« que, et ils déclarent en le prenant qu'ils prétendent être de l'ordre de Saint-Antoine, ou de ce saint ermite dont nous avons parlé. C'est eu quoi consiste toute leur profession, celui qui leur donne rhabit mettant le nom d*on de ces sainis dans les oraisons qui se disent en ces sortes de cérémonies, le toQt en langue syriaqqe ou chaldéenne, qui est la langue dans laquelle les Nestoriens ofGcient C'est ce que j'ai appris de M. Abdel.'ihad qui était lui-même Néstorien, ou plulêt Chaldéen, nom que les Nestoriens coniFcrtis A la foi prennent, en quittant celui de Neslorien comme un nom infime.

^£CTRES. Voyex Bbrbegal.

NICOLAS (Saint-) d'Arbr NES. Foy. Sicilb.

NICOLAS DE FODLQDE-PALÈNH. Voyex

IftaÔHB (ErMITBSDB SaI!IT-).

NIDERMDNSTER. Voyez Cologne.

NIVELLE (Chanoinessbs db), de Mom^ de Maubeuge^ de Denain et de quelquee autree lieux en Flandre.

Il en est de même des chanoinesscs séculières de Flandre que de celles dont nous avons parlé, ayant été aussi religieuses dans leur origine. Celles de Nivelle furent fondées

tir Itte ou Iduberge, femme de Pépin de anden, prince de Brabant, maire du palais et ministre des rois d'Austrasie. Après la mort de son niari, qui arriva l'an G40, étant âgée de quarante-huit ans, elle se consacra à Dieu et reçut le roWe des mains de saint Amand, évéque de Maestricht. Los enfants qui lui restaient de son mariage étaient Grimoald, qui fut aussi maire du lalais en Austrasie, k la place de son père; Beghe, qui épousa Ansigiide.fitsdesainl Arnould, et Gertrude qui n'avait que quatorze ans : mais appréhendant que cette jeune princesse ne se laissât entraîner aux plaisirs du monde, elle lui confia les cheveux en forme de couronne, pour lui faire recevoir après le voile; ce qui

(I) Vtfy., à la fin du volume, l»> 285 et 2S6.

montre que c'était la contame en ee Imp^ là que l'on coupât les cheveux en fornc^ couronne aux religieuses et aux vierges qoi se consacraient A Dieu, comme remarqoele savant P. Mabillon, qui ajoute que lecoofilf de Leptines ordonna, au contraire, que t'oa raserait entièrement les cheveux des relh gieuses qui seraient tombées dans quelqni crimes. Gertrude eut autant de joie de voir ses cheveux coupés, que les antres Glletea avaientde voir les leurs bien frisés et arraofTN, et se gloriGait de porter une couronne poar l'amour de Jésus-Christ. Saint Amand sollicita ensuite Itte de bfltir un monastère poor s'y retirer. Nivelle, petite ville de Brahasi, dans le diocèse de Namur, entre Mo: s ii Bruxelles, luj parut favorable à ce desscii. Itte y 6t jeter les fondements d'un moDdstpre, et lorsqu'il fut achevé, elle s'y retira a«ec u fille qui en fut la première abbesse, ajut

ftour lors vingt el un ans ; car elle ne rr^l e voile que sept ans après que sa mère loi eut coupé les cheveux, et elle ne prit le gos* vernement du monastère que l'an 6Î7. là conduite de cette jeune abbesse ja^tiGa Ibrt avantageusement le choix de sa ntère, qoi mourut l'an 652, après avoir été sous la discipline de sa tille pendant cinq ans, et Gertrude se démit de sa charge d'abbessc trtm ans avant sa mort, qoi arriva le 17 mars 4e l'an 659.

Le chapitre de Nivelle est composé k quarante • deux chanoinesses qui doiteol avoir fait preuves de noblesse de quatre races, tant du côté paternel que du côté maternel. Le jour de leur réception, qui s< lait avec beaucoup de pompe et de magniâcence, elles sont aussi reçues chevalières de Siiat- Georges. On leur présente un carreau de f^ lours, sur lequel elles s'agenoaflleot pesdant la messe. A l'Evangile elles tir nneni i la main une épée nue, et à la fin de la mesie un gentilhomme, après leur avoir doare laccolade, leur donne trois coups do plat de l'épée sur le dos, et les reçoit ainsi cbeva* lières de Saint-Georges. Leur babilleneti consiste eu un corps de jupe blanc aiecdes bandes de velours noir par-deTaol,dcsmaBches de toile fort amples, un autre morcela de toile qu'elles mettent depuis la ceinture jusqu'à mi-jambes, et lait en façon de surplis, li^lef ont par-dessus un manteau noir doubléd hermine. Elles ont aussi une fourrure de petitgris au bas de leur jupe, une fraise autonrdt cou, et la tête couverte d'un toile blanc, k soie (1). L'abbesse est dame de Nivelle, in\ au spirituel qu'au temporel. Il y a daoi le même chapitredesebanoinesqni font leurrer*

vice dans une église voisine, et en certains

jours de l'année ils viennent dans le chaut

des chanoinesses, où ils psalmodient arec

elles. Dans le chapitre l'abbesse préside ait

chanoines el aux chanoinesses, et ils p^^orvoyeni tous ensembleauxbénéficesvacottts par

la mort ou par le mariage des cbanoiaesse*-

Joan. Mabill. Annal, ord. S. Bened., loin- !•

Yep«^z, Chron. général, de Vordre de 5*sl-

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