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Benoit^ lom. II. Modeste de Saint-Âmable, M onarehie sainte de France ; et Boasaingaut, Voyage des Pays-Bas.
Ltii chanoinesses de Mons reconnaissent sainte Vaudru poor leur fondairice. fille était 611e da comte Walbert, prince du sang rojal de France» el de la princesse Bertille, et fut mariée au comte Madelgaire, plus connu sous le nom de saint Vincent des Soi-
Î^nies, qai se sépara d'elle poor se faire re* îgieux à Aumont-sur-Sambre. La sainte, après cette séparation, demeura encore deux ou trois ans dans le monde ; mais ayant pris Li résolution d*y renoncer, elle se retira, par ravis de saint Guilain, son direcleur, en on endroit solitaire do la montagne de CastriU l€>c. Elle fit acheter la place par on seigneur nommé Uidulphe, qui est aussi honoré comme saint, vi qui avait épousé sainte AYe, sa parente. Elle le pria d'y faire préparer une cabane où elle pût se renfermer pour servir Dieu. Uidulphe fit plus qu'on ne loi avait demandé; il bâtit sur la place qu'il avait achetée un monastère magnifique, qui ne convenait point à la pauvreté que sainte Vaudru voulait embrasser. Elle ne voulut point y loger, et le ciel favorisant son încli« nation, il arriva peu de jours après qu'un vent impétueux renversa ce bâtiment. Saint Uidulphe, pour se conformer au désir de la sainte, lui bâtit une petite cellule avec une chapelle, uù elle alla demeurer après avoir reçu le voile sacré des mains de' saint Auberl, évéque de Cambrai. Piosieurs femmes nobles voulurent se mettre sous sa conduite. Le lien parut trop étroit à sainte Aldegoiide, sa sœur, pour y recevoir les personnes qui se présentaient à sainte Vaudru; c'est pourquoi elle l'exhorta de venir avec ses religieuses dans le monastère qu'elle avait fait bâtir i Maubeoge ; mais Vaudru, qui n'aimeit que la pauvreté, ne voulut pas cj^uiiter •a solitude, qui devint en si grande réputation et si fréquentée, qu'on v bâtit une ville considérable qui est aujourd'hui la capitale du Hainaot, et ce pauvre monastère a été changé en ou riche chapitre de chanoinesses. Sainte Vaudru mourut Tan 658, et se vovant proche de sa fin, en présence des re* ligienx et des religieuses (car ce monastère élait double) elle nomma, pour lui succéder, Ulfetnide, sa nièce, qui n'avait que vingt ans, mais qui avait toujours été élevée sous •es yeux depuis le berceau.
Les comtes deHainaut prenaient autrefois la qualité d'abbés séculiers, avoués, gardes, juges, protecteurs et défenseurs tant de cette église que des biens qui en dépendaient, mettant en leur place pour gouverner les filles une abbcsso qui avait une si grande autorité et prééminence, que c'était elle qui recevait et mettait en possession du comté de Ûainaut et de la dignité abbatiale les nouveaux comtes. Ils faisaient serment de main* tenir les privilèges, libertés, exemptions et possessions de cette abbaye; mais elle a perdu depuis plusieurs terres et juridictions
(I) Voy., à la fln du vol., d<» 2S7, 2S8 et 289.
3 ni lui ont été ôtées. Ce chapitre est composé e| trente chaooinesses. Il y a aussi eu des chanoines dans cette église, mats les chanolnesses les en ont chassés, et ils n'y font point de service, si ce n'est quelques r>rières
au'ils sont obligés d'y venir dire tous les ans. ous donnons ici trois difl'érentes figures de rhabillement de ces chanoinesses (1): la première représente l'habillement qu'elles portent pendant la première année de leur réception; la seconde, l'habillement qu'e les ont pendant la seconde année; et la troisième, celui qu'elles portent toujours après ces deux premières années, pendant lesquelles elles sont appelées écolières. Elles sont obliffées de faire jurer la vérité des preuves de leur noblesse par deux gentilshommes ayant l'épée nue â la main.
Sainte Aldegondo, sœur de sainte Vaudru, voulant l'imiter dans le renoncement qu'elle avait fait au monde, et éviter les poursuites d'un seigneur qui la recherchait en mariage, sortit secrètement du château de Courtsore, où sa mère, qui était veuve, demeurait, et se relira dans on lieu solitaire appelé Méthode, et aujourd'hui Maubeuge, sur la Sambre, où elle demeura quelque temps cachée. Elle alla trouver ensuite saint Amand, qui élait au monastère d'Aumont, et saint Aubert, de qui elle reçut le voile de religieuse et l'habit monastique. Etant retournée à M.iubeuge, elle vendit tout ce qu'elle avait de pierreries et de joyaux, et en distribua le prix à diverses églises et à d'autres lieux do piété, auxquels elle donna les biens qu'elle avait en fonds de terre. Elle fît bâtir un monastère â Maubeoge, et en fil consacrer l'éf;lise par saint Auberl, sous Tinvocatlun de a sainte Vierge. Elle y assembla un grand nombre de vierges et y mit aussi des religieux pour leur administrer les sacrements. Enfin, après avoir gouverné sa communauté pendant plusieurs années, elle moorut l'an 683. Celles qoi sont venues après elle on| renoncé, vers le douiième siècle, aux vœox solennels pour se séculariser aussi bien que celles de Nivelle et de Mons, et ont formé lo chapitre de Maubeuge. Ces chanoinesses ont le gouvernement de la ville et de son terri*» toire, et la juridiction soit au civil, soit ao criminel. Elles faisaient autrefois battre tous les ans certaines petites monnaies de plomb appelées ift/es, avec l'effigie de sainte Aidegonde. Douze de ces petites pièces revenaient â un denier ou gros de Flandre, et avaient cours dans tout le Hainaut jusqu'à Bruxelles. 11 ne suOit pas, pour être reçue chanoinesse de Maubeuge, de faire preuve de noblesse de seize quartiers, il faut que la noblesse soit si ancienne qu'on n'en connaisse pas l'origine : i'hiibillemcnt qoe ces chanoinesses portent présentement est peu ou point diOTérent de celui des antres chanoinesses de Flandre. Ainsi nous nous contenterons de donner ici on dessin d'un habillement que portaient autrefois les abbesses de Maubeoge, tef qu'il se troove dans ua
DICTIONNAmE DFiS ORDÂF.S UELICIEUX.
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aB€i<'nmanu8cril4ei'abb:iye(kSainl-Ainand, qui cousis ail en un voile b'anc ubscur, un manteau violet parsemé de fleurs, une robe rouge bo.déede pellt-gris« tombant jusqu'à mi-jambe, sous Liquel e il y en avnil une autre bl.in be, qui drsceudail jusqu'aux talons (1). Pour ce qui regarde ie ojanloau, le P. Mabilion croit que les fleurs dont il et semé soit de l'invention du piMulri*; c;:r il dit que I on trouve dans on autre manuscrit du coiiimencement du onzième siècle, une autre abbessequi a le même babil et le même manteau, uiais sans fleurs, et qu'elle e^t accompagnée d'une religieuse qui n'a pour habillement qu'un voile et une coule : ce qui conûrme que ces chanoinesses oDl été originairement religieuses.
Voyez pour Mons et Maubeuge, Joan. Mabill.,il9ifia/. ord. S. Bened,, tom. I. Yèpcs, CItroniq. général, de Void, de Saint- Benoit^ tom. 11. Modeste de 8aint"Amable, Monar^ chie sainte de Fronce. Bousingaut, Voyaje de$ Payê-Bas; et Guichardio, iJiit. des Fays^ Bas.
Sainte Beghe, qui é!ail aussi sœur de sainte Gerlrude,se voyant veuve du duc AnsigtlJe, qui avait été assassiné, et duquel elle avait eu Pépin d'Héristal, qui fut père de Cbarles Martel, ne voulut point écouter ^es proposi* lions qu'on lui (il de passer à de secondes noces. Mlle alla à Rome et obtint du pape Adéodat des reliques de quelques saints, avec un morceau de la vraie croix, des pierres teintes du sang de saint Etienne, et une partie des chaînes de saint Pierre. Elle fonda a son retour, Tan G96, le monastère d*Andenoe, situé entre Namur et Hui, proche ta rivière de Meuse ; et en mémoire des sept principales églises de Rome qu'elle avait visitécs , elle en Gt bâtir sept à Andenne, dont la principale fut dédiée en l'honneur de la sainte Vierge, et les six antres sous l'invo- Ccttion de saint Sauveur, de saint Pierre, de saint Jean, de t^alnt Etienne, de saint Michel et de saint Lambert , vi elle partagea à ces églises les reliques qu'elle avait apportées de Kome. Il ne lui restait plus qu'à peupler ce monastère de religieuses d^uiie ^ainle vie. Il ne lui en parut point de plus parfaites que Cilles qui avaient été formées par sa »œnr sainte Gertrude. Elle fut à xNivelte pour ce sujc^ et Agnè4, qui en élait pour lors abbesse, lui en accorda six, et pour comble de faveur elle lui donna des livres et une partie du lit de sainte Gertrude, qui attira une nouvelle bénèdictionsarceshnbitantsd'Andcnne, eu faveur desquels Dieu Gl plusieurs mirarlos, tant pour manifester la sainteté de sa servante que pour ré'M>mpenser la dévotion de ceux qui l'invoquaient dans leurs besoins. Sainte Be^be en fut la première supérieure : s*s rcligirusei sVng^gorenl au service de Dieu pour toujours el p ir une stabilité perpétuelle, mais rllo ne les gouverna pas longtemps, él'int morte deux ans après. Ce monasière a ete changé en un chapitre de chanoinesses qui sont au nombre de trente, el
il y a aussi dix rbanoioes qui leur serrent de chapelains. Ces ch.inoines^es n^ontjaniaii eu d'abbesses ; (es comtes dt*. Flanilre m on: toujours éié les abbés, et en cette qualité iU disposent des préb<;udes lorsqu'elles vaquent. Los principales dignités de ce chapitre stml celles de prévoie , de doyenne , dVscolâire et de chantre. Elles ont la cotiat on de plusieurs béiiéficos et cures. Ces chanuincsscs portent un surplis étant au choeur, a<6cao long manteau noir doublé d'iienninp,
Joan. Mabllon , Annal, ord. S. fienc'l, ti>o).'l. Petr. Coëos, Disquisit. fliitoric, de origine Beghinarum Belgii. Modeste de Saisi* Amable, M anarchie sainte de France.
Le chapitre des chanoinesses de Munstor- Belise, au dioccse de Liège, a été aussi dans son origine un monastère de religieust*s bâti par sainte Landrade. Elle élait n èreoa («etitc-fiile de saint ArnouM de Metz, el, seitin quelques-uns, Gile d'Ansigilde et de saiute Beghe, et sœurdePéinn d*Béristal. A>anl passé ses premières années avec beaucoup do piété, ses parents la voulurent marer; mais elle leur déclara qu^ellc voulait rrstrr vierge. C'est pourquoi ils lui don^ièrent loHle la liberté quelle souhaitait pour se consacrer plus parfaitement au service de Oiea. Elle se Gt accommoder une petite cellule, el mena une vie pénitente et solitaire, sans quitter encore sa famille; elle se revélU d'un ciliée, et par-dessus d'un habit foK simple et semblable i celui des servantes. Son amour pour la contemplation la pressait fort de se retirer dans le désert; mais elle était retenue par la considération de sa jeunesse et par la crainte d*abandonner des psuvrei qu*elle «assistait. Quand elle fui plus igée, elle se retira dans un bois qui était si affreux par la multitude de bêles farouches dout il élail rempli, qu'on l'^ippelait Bellua, on Rttraite dts bêtes. Aprè^ la vision d'ute croit éclatante qui lui apparut dans ce bois, elle y Gt bâtir unç église qui fut dédiée par saint Lambert , évéque de Maë^lricbt. Plusieurs Glles et veuves se rendirent auprès de la sainte pour imiter ses vertus, et trav^ti ter à Irur salut sous sa direction. Telle fut Torigine du monastère de Bclise, qui prit ce mni après avoir quitté ceUii de Beilua «lU litirn^tf des bétesy qu*il portait auparavant, et Ton a bàii une petite ville du même nom é un quart de lieue de ce monastère. La mort de cette sainte fondatrice arriva vers Tan 630 ou (j^U el ce monastère a été changé en une communauté de Glles nobles, qui ont renoncé aui vœux soleunels, pour se marier quand bu lour semble, à Texemplc des autres chanoinesses. L'on voit dans cette abbaye une licorne qui a six pieds et demi de long: on tient qu*elle y a été apportée par une fiH^ d'un duc de Bretagne, qui se ût cbanoines^f en ce lien, et qu'à cause d'elle cette abbaye lut nommée V Abbaye de Saint- Amour.
Moilesle de Saiui-Amable, A/ona#f^«>w«f^' de France: et Thomas Coraeille, Dict> J^ graph.
(I) Yvij./i la Ga Ju vol., ii' 20 J.
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Le boarg <1e Duonening ou Dulirns, qu on nomme préseniement Denain, et qui est sur le chemin de Valenciennes à Douai, est recommandable par une abbaye de cbanoineesei lécnlièreSy que les Bénédictiiis mettent encore au nombre de celles qui étaient au- (refoisde leur ordre avant qu'elles se fussent sécularisées. Elle fut fondée par saint Adelbert, comie d*EstreYan» et sa femme sainte Reine, nièce du roi Pépie, fers Tan 764, se- Ion la plus commune opinion, et, selon d'autres, Tan 750. Us donnèrent tous leurs biens à dix filles qu'ils avaient eues de leur mari;ige; f*t Talnée, nommée Rainfride^ fut la première abbesse de ce monastère, ou ses Meurs Orent vœu avec elle de chasteté» et ont toutes mérité, par leur vie exemplaire et leurs grandes vertus, d*étre révérées comme saintes. Après la mort de saint Adelbert, sainte Reine, n*ajranl plus rien qui la retint dans le monde, se retira avec ses filles dans le monastère de Denain, et soit i cause qu'elle en est ta fondatrice, ou qu'elle en ait été vé* ritablement abbesse, les peintres ont accoutumé delà représenter avec un voile blanc sur la tête et une crosse à la main. Baudery, ôtéi|ue de Noyon, qui vl%all au commencr* ment du douzième siècle, et qui a écrit la chronique des évéques d'Arras et de Cam« brai, parlant de cette abbaye, dit qu'elle fut fondée par sainte Rainfrède, qui en fut abbesse : que quelque temps après ce monastère déchut beaucoup de sa splendeur, et tomba entre les mains de certains chanoines; mais que le comte Baudouin, par les sollieitalions de Tévéque Gérard et de Loduin, abbé de Saint- Waast, le rétablit dans son premier état, y faisant revivre la discipline régulière sous la règle de saint Benoit et la conduite de Tabbesse Brmentrude.
Ces chanoinesses étaient autrefois dames In comté d*Ostrevan ; mais la souveraineté le ce comté étant venue au roi comme comte le Hainaut, les chanoinesses ont seulement conservé le titre de comtesses d'Ostrevan. le chapitre est composé de dix-huit chanoi* lesses, qui doivent faire preuves de noblesse le huit quartiers. Leur habit est asseï semilable â celui des chanoinesses de Nivelle, à 'exception qu'elles n*ont point de fraise, et [u'elles ont seulement un mouchoir de cou Itaché avec trois rubans noirs (1) : elles ont osai à Irurs corps de jupes quelques bandes o velours noir de plus que celles de Nivelle; t quand elles sont hors du chœur, elles lettent par«dessus leurs habits un ruban noir rodé d'or, auquel est attachée une médaille 'or avec Tiaiage de sainte Rainfrède, qui est seonnoe pour patronne de cette abbaye.
Jonn. HabilL, Annal, ord. S. Bened, Mo* este de Saint-Amable, Monarchie $ainte de 'ranee; et Thomas Corneille, Diction. g4o^ ^aphiouc,
NOBLE-MAISON ( CuvAunns ra la ).
opez Etoile,
O^UD (CuvALiiRS do), Ole du Sainl'Bê" prit au droit-désir^ nu royaume r/e NapU». Robert le Bon et le Sage, roi de Naples, qui (I) Voy., à la fin du vol., n* 291.
DlCTIOXIfAlEB DFS OnDRBS AKLlGIRr? . II.
éiait de la mai-^on d*Anj»tt, ayant perda Charles de Sicile, iton fils unique, voulut donner un mari aussi de la maison d'Anjon A Jeanne, fille atnée du même Charles. Dans cette vue il Ut venir A Naples, Tan 1S33, Charles II, roi de Hongrie, son neveu, et An« dré, fils puîné de ce prince, qui fut fiancé, le 18 septembre, avec Jeanne, sa cousine issue de germain. Cette princpsse était pour lors dans la neuvième année de son Age; André rn avait sept. Mais ce mariage ne fut point heureui, les inclinations do ces deux époux ne s'accordant point. Le roi Robert avait tAché de leur inspirer des sentiments d*union, et il avait par sa prudence contrebalancé les divers mouvements de ces deux esprits. Mais aprèA sa mort, qui arriva l'an I3V3, ils ne gardèrent pluji de mesures; Jeanne ne voulait point qu'André prit la c^ua* lité de roi ; et ces contestations durèrent jusqu'à ce qu'Elisabeth, reine de Hongrie, ayant fait un voyage A Naples, persuada A Jeanne^ qui était sa belle-fille, de se (aire couronner avec André son mari. Celte cérémonie se fit avec beaucoup de magnificence, en présence de quatre cardinaux que le pape Clément VI envoya à Naples. Cela ne réunit pas néanmoins ces deux esprits; le malheureux An«* dré fut étranplé dans la rille d'Aversa Taa 1345, et la reine fut soupçonnée d'avoir donné son consentement A ce meurtre.
Cette princesse épousa^ l'année sni?ante, en secondes noces, Louis do Tarante, qui était aussi son cousin ; mais Louis, rot de Hongrie, ayant passéen Italie avec une puis* saute armée, pour venger la mnrt d'André, et s'étant emparé de la ville de Naples, Louis de Tarente et sa femme furent obligés de se réfugier en Provence, qui appartenait aussi i cette princesse, et ils ne retournèrent A Naples que l'an 1353, après avoir conclu la paix avec le roi de Hongrie, par l'entremise du pape. Ce fut pour lors que Louis de Tarente, en mémoire de ce qu'il avait été couronné roi de Jérusalem et de Sicile le jour do la PentecAte, institua un ordre militaire sous le nom du Saint-Esprit au droit-désir, plus communément connu sous le nom 4e l'ordre du Nœud, A cause quo les chevaliers portaient pour marque de leur ordre un nœud en forme de lacs d'amour, ce prince ayant voulu exprimer par ce nœud, comme disent quelques auteurs, l'attachement que les sujets devaient avoir pour leur prince, et séciproquement te prince pour ses sujets. Cependant la véritable nom de cet ordre ét&it celui du Saint-Esprit aa droit-désir, comme il parait par les statuts qui furent dressés par l'instituteur, et qui commencent ainsi : Ce Monî Um chapiires faits et trouvés par le très exeelUfit prince monseigneur le roy Leys« par la grâce de Dieu roy de Jérusalem et de Sicile^ aile onneur du Sninl^-Esprit^ trou-veur etjondtur de la très noble compagnie du Saint-Esprit au droit-drsir^ commencée le jour de la Penthecostel'an de grâce M.Ct'C.UI. Noiu Loys par la grâce de ùieu roi de Jérusalem et de Sicile f aile onneur du SainhEe^
DICTIONNAmE DES ORDRES RELIGIEUX.
prit 9 lequel jour par $a grâce nou$ fusmes couronnez de nos royaumes^ en essiucement et acroit$emeni (Tonneur^ avons ordonné de faire une Compagnie de Chevalière qui seront appeliez les Chetaliers du Saint-Esprit au droit'desir^ et les d. Chevaliers seront en 'nombre de trois cent; detquets nous comme trouveur et fondeur de cette compagnie^ se^ ront prineeps: et aftssi doivent être ious nos successeurs roys de Jérusalem et de Sicile, Et à tous ceux (jue nous avons eslus et esliront à ^slre delà dite compagnie, faisons â scavoir^ </ue nous pensons à fàire^ se Dieu plaît, la première [este au chastel de t* Eu f enchanté du werveilleux péril, le jour de la Penthecosle prochaine tenant, et pour ce tous Us dessus dits compagnons qui bonnement pourront^ eoient audit jour, audit lieu, en telle manière comme cy après sera devisé: et a doncques tera plus a plain à tous tes compagnons parlé de cette malierre.
Premièrement ilg deTaienl jarer qa*il8 don* neraient aide et secoars à ce prince de tout leur poof oir, soit A la guerre» noit en toutes autres occasions. Tous les chevaliers devaient porter un nœud do telle coulrur qulls voulaient sur leurs babils, en un endroit où il pût être vu y et dessus ou dessoos le nœud ils détalent mettre ces paroles: se Dieu plais. Le vendredi ils devaient porter un cbaperon noir avec un nœud de soie blanche sans or, argent ni perles. Si on chevalier, s'^tant trouvé dans quoique aciion, avait été blessé ou avait blessé son ennemi, et qu*il eût remporté Tavantage, il devait porter dès ce jourlà son nœud délié, jusqu'à ce qu'il eût été au saint sépulcre. Son nom devait être écrit sur le nœud, qo*il devait porter ensuite lié comme auparavant avec ces paroles, i7 a pieu à Dieu^ et dessus le nœud un ray ardent du Saint-Esprit: ce qui était apparemment une de ces dammes en forme de langue de feu sous la 6gnre desquelles le Saint-Esprit descendît sur les apétres dans le cénacle. Ils devaient porter aussi une épée» sous le pommeau de laquelle leurs nom et surnom étaient écrits avec ces paroles : se Dieu plaist. Ils jeûnaient tous les vendredis de Tannée, ou bien il leur était libre de donner ce jour, là à manger A trois pauvres en Thonneur de Dieu et du Saint-Esprit.
Tous les ans ils se trouvaient à Naples le jour de la Pentecôte, au château de l'OEuf, et comme les étrangers et ceux qui éiaient de pays éloignés étaient obligés de faire des dépenses pour leur voyage, le roi les remboursait des frais qu ils avaient faits. Ils avaient dans cette assemblée des habits blancs. Ils y devaient porter par écrit tous les faits d'armes qu'ils avaient accomplis dans l'année, et ceux que l'on trouvait les plus coofidérables étaient écrits dans un livre qu*on appelait le livre des avènements aux chevaliers de la Compagnie du Saint-Esprit au droit-desir. Si quelque chevalier avait fait une action indigne, il devait se trouver à pareil jour au château de l'OEuf, vêtu de noir avec une flamme sor le cœur et ces mots en gros caractères: J*ai espérance au Saint-Es^
prit de ma grande honte amender. 11 ne mangeait point ce jonr-IA avec les cbevalieri. mais seul an milieu de la salle où le prince et les autres chevaliers mangeaient: ce qoi durai! jusq,u'à ce que le prince avec son conseil l'eût rétabli en son honneur. 11 y sv<iii aussi dans le même château une table qoe l'on appelait la table désirée, où mangeaiem, le jour de la Pentecôte, tous les chevaliers
a ni pendant Tannée avaient délié le nœud. eux qui avaient fait les plus belles actioni étaient assis à la place la plus honorable de la table ; et s'il y en avait quelqu'un qui por* tât son nœud relié avec une flamme, oa lui mettait sor la tête une couronne de laurier. La fêle étant finie, on tenait un chapitre dans lequel il était permis de retrancher oo d'ajouter aux statuts ce que l'on croyait plus convenable pour rhonneor et l'avancement de Tordre. Un chevalier qui avait déjà reçu quelque ordre avant que d'être admis dans celui du Sainl-Esprit au droil-dé>ir, devait le quitter, ou ne le pouvant pas faire honnêtement, celui du Saint-Esprit devait être le premier, et dans la suite il n'en devait recevoir aucun sans la permission du prince; mais on ne devait pas la loi deman* der qu'on n'eût porté le nœud relié avec la flamme. Après la mort d'un clievalier lei parents étaient obligés de porter son épée aa E rince, qui, après l'avoir reçue, faisait dir^ uit jours après, un office solennel poor le repos de Tâme du chevalier décédé. Tons les autres y assistaient. Le plus proche pareol ou un ami du défunt prenait son épée par la pointe et l'offrait sur Taotel, étant suivi du prince et des autres chevaliers qni accompagnaient cette épée jusqu'à Taalel. Ils se mettaient ensuite A genoux, priant Dieo poor l'Ame du chevalier décédé, et après le service on attachait cette épée A la muraille de la chapelle : on devait mettre dans l'espace de trois mois une pierre de marbre oà étaient marqués le nom do chevalier, le lies et le jour de sa mort. SMI avait porté la flamme sur le nœud, on ajoutait sur ceite pierre de marbre une flamme d^où sortaient ces paroles: // acheva sa partie du droit-étsir, et chaque chevalier était encore obligé de faire dire sept messes pour le repos de son âme.
Telles étaient les principales obligations des chevaliers de Tordre du Saint-Eiprit au droit-désir, prescrites par leurs statuts qui contenaient vingt*trois chapitres aui* qriels on ajouta cet autre Tan 1353, qoi marquait aux chevaliers en quelles orcj* sions ils pouvaient délier le nœud : i'em. il est déclaré par ce dernier chapitre ajoia en ta première teste passée de la Penteecsn ran de grâce 1353, que nul compagnon àif dit ordre n'en peuese délier le neu, sinon pour la manière qui s*en$uit: cest à seavoir que se aucun des compagnons MTord^' se trouvera en aurun fait eTeurmes la eu it nombre de tes ennemis seront cinquante ''<i^* bus ou autres et la part du Chevalier d'ilordre n*en s*estendit plus que le nomb'' de ses adversaires f se ledit Chevalier te / (•»•
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voit pour son honneur tant ovancier quil pnt eslte le premier à ferir et envayr irs ennemis , ou se il pouvait prendre If capitaine de ses ennemis^ et la lin de .la bataille sera honorable pour la part dudit Chevalier dell* ordre ; il puet deivr le neu. item se aucuns desd. ccmpagnons delC ordre se irouvoient en aucuns faits d'armes la ou le nombre de leurs ennemis fussent trois cent barbus ou plus, et la part des Chevaliers deW ordre non s*eslendtt outre le nom^ bre des ennemis , et les Chevaliers ou Che^ valier delVordre fussent les premiers fereous en la bataille ou eschitlle des ennemis^ et que la fn de ta bataille sera honorable pour la part desdits compagnons delCordre : eux po~ vent deslier le neu en la manière susdite si notoiremeni que chacun soit tenu monstrer au prince f et à son conseil 9 de son bien fait vrayes enseignes»
Louis de Tarenle n'ajaiit point eu d*enfanCit cet ordre fut aboli après sa morl par les désordres et les réfoluUoni qui arrircrenl au royaume de Naples. L'on aurait ignoré les statuts que ce prince avait priscriu aux cheraliers de cet ur* dre« si l'original n'était tombé an pouvoir de la républii|ue de Venise» qui en fit présent i Henri 111 » roi de France el de Pologne » lorsqu'il passa i Venise à son retour de Pologne. U. Le Laboureur les a fait imprimer dans ses additions ans Mémoires de M. de Caitelnau. La mé»
moite de cet ordre s*est toujours cooser?ée à Naples par le moyen des armes et des tombeaux de plusieurs de ces cheraliers, qae l'un roit en différents endroits de cette ville» et particulièrement dans l'église ca* Ihédrale» où est le tombeau de Collutio Bozzoto , qui avait délié le nœud et l'avait relié i Jérusalem » comme il parait par répitaphe de ce chevalier» au bas de ci'lle de son père , qui était chevalier de Tordre de rÈtoile. Uicjaeet strenuus miles Coltutius Bozxutus^ fitius ejus^ qui fuit de socic tate iVodt» iilustris Ludovieif régis SiciliŒf quem nodum in cawpali bello vietoriose dis^ solvitf et dictum nodum religavit in Jeru* salem: qui obiit ann. Domini m. CCC. LXX, die VIII SeptembriSf IX indietione.
Cet ordre était aussi sous la proieclion de saint Nicolas , évéque do Mire; et sur le tombeau de Robert de Burgenzn» qui est dans l'église de Sainte-Claire à Naples» Ton voit les armes de ce chevalier du Nœud entourées d'un ruban au haut duquel il y a le nœud de l'ordre et au bas l'image de saint Nicolas. Les différents habillements de ces chevaliers (1) que nous donnons ici» sont|tirés de la bibliothèçiue du roi» où ils sont représentés en miniature.
Bernard Giustiniani , llist, di tutti qli Ord. militari. Schoonebeck» Hist, des Ùr» dres militaires: et Le Laboureur» Uémoites de Caslslnau^ tom. Il» pag. 8SI5.
NOIRES (SoBCRs). Voyez Cbllitrs.
NOLI (Ghanoirbssbs db)» dans l'Etat de Gé-
nex» et autres communautés de filles sou-mises à tordre de Saint^françois»
Nicolas des IJrstns » comte de Solcto, ne se content? pas de faire réparer» l'an 135% , le monastère des reli{;ieuses de Sainle-CI<iire à Noii , dans l'Rtat du Gènes, sous le titre de Saint-Jacques ; mais par une piété autant particulière que sainte » il y fonda aussi un collège de chanoinosses, auxquelles il donna le soin d'y éLver de jeunes filles dans l.t
S iété» jusqu'à ce qu'elles fuss^ent en âge d'emrasser un état. Ce fondateur leur prescrivit une manière de vie par dos constitutions qu'il dressa» et qui contenaient quarante et un chapitres, dont le cinqiiième fait mention d'une bulle de Boniface Vlll , qui approuva cette société. Il divisa cette communauté en trois classes : la première fut de cbanoinrs- •es destinées an service divin ; la seconde fut de filles séculières , et la troisième de sceors ciinverses» destinées ao service des autres. Il commit iiux premières Téducation des filles séculières» jusqu'à ce qo*el!es eussent fait lo chois» 00 de rester dans cette maison en y gardant la clôture, on de se faire religieuses Clarlssesdans le monastère de Saint-Jacques, ou de se marier. Ces chanoinesses devaient réciter ToHlce selon le bréviaire des Frèrr» Mineurs» solenniscr toutes les fêtes des saints de cet ordre , dont elles devaient avoir tou-
t'oars on religieux pour confesseur. Leur halit était aussi en quelque façon semblable i celui des religieuses de Sainte-Claire » n'en étant distinguées que par un surplis qu'elles
Eortaientsur une robe grise» liée d'une corde tanche; et elles avaient pour chaussure des socques ou sandairs de bois. Les filles séculières et les sœurs converses destinées pour le service de la maison » avaient au^si une robe grise avec un manteau de même [%); les sœurs converses devaient réciter pour leur office autant de Pater et é*Ate que saint François en a ordonné par sa règle pour les frères lais de son ordre. Cette maison et le monastère de Saint-Jacques ont été soumis dans la suite à la juridiction do l'évéque de NoIi ; mais les chanoinesses et les religieuses Clarisses ne quittèrent point le bréviaire» Tbahit , ni la direction des religieux de Saint-François.
Luc Wading, Annal. Minor. tom. VIII» addit. ad tom. IV, n. S.
Entre les monuments de piété qui ont été érigés en Espagne par les soins et les libéralités du cardinal Ximenès, archevêque de Tolède, et les religieux de l'ordre dé Saint- François , il y a deux monastères de rell* gieuses du tiers ordre do même saint Fran^* çois» tous dbux sous le titre de Saint-Jean de la Pénitence. Le premier fut fondé à Alcala par ce cardinal» l'an 150i, pour trente-trois rf-ligieuses » dont le nombre ne peut être augmenté » et il y joignit une commnnaaté de pauvres demoiselles , sous le nom de Sainte-Elisabeth» qui devaient être soumises à la conduite de ces religieuses » jusqu'à ce qu'elles fussent en état d*être mariées 00
(I) roy.» à la tin da vol.» u<" 23i, S95 e: 204. (1) V. t^., à la fln du vol.» n«* 295 cl 20G,
DICTIONNAIRE DES ORDRES RELIGIEUX
iTélre rclig'euscsy aroc ordre qae si elles fai* saîent i:lioi& de la Tie religieuse, le monastère serait obligé de les recevoir ; et que si elles voulaient se marier , il roarnirait leur dot, ajanl laissé pour cet effet des fonds su fusants.*
Cette fondation ajant réussi, il en fit une semblable à Tolède , où il fit bâtir, e 1 1511, un monastère sous te même titre de Sainilean de la Pénitence, dans lequel il y a ordi« nairement plus de quatre-vingts religieuses qui font profi*ssion,comme telles d'Alcala, de la troisième règle de saint François ; et proche ce monastère il fonda aussi une ctmimunauté de deux cents jeunes demolsellei, qu'il mit sous la conduite de anelques-unes de ces religieuses. Le pape Léon X lui accorda «n èref pour rct effet en 151b, par lequel il lui permit qu'ouiro les rentes et les revenus considérables qu'il affectait à cette maison , il jr 4>&t unir deux ou trois bénéfices et même davantage, soil qu'ils fussent simples ou i iliarge dT&mcs ; et cela non-seulement pour l'entretien des religieuses et des jeunes demoisellcst mais pour aider à marier ces dernières après qu elles auraient demeuré six ans dans la communauté, ou pour servir de dot à celles qui voudraient être religieuses dans le monastère. Philippe II, roi d'Espagne, augmenta do quarante le nombre de ces demoiselles , voulant que ces quarante places fussent remplies par les filles de ses officiers du second rang» ayant assigné pour chacune dé ces demoiselles cinq cents ècus d*or, soil pour être religieuses, soil poar être mariées. Cette communauté de jeunes filles subsiste encore; mais celle d'Ali ala fut transférée d;ins la suite à Madrid, et fut mise sous la direction des Angustines Déchaussées du monastère de Sainte-Elisabeth , et soumise à la juridiction du grand anmônier.
LucWading, Annal. Minor. tom. VIII, ad ann. 150^, n. 58; et Mémoires manuscrits»
A l'imitation du cardinal Ximenès, Ferdi* nand de Silva , comte de Cifucntes , fonda dans sa ville de Cifaentes^ l'an 1525, on courent de religieuses du tiers ordre de Saint- François, sous le nom de Notre-Dame de Bethléem, pour les demoiselles el suivantes de sa femme, qui, étant demeurées sans mattresse par la mort de celte dame, témoignèrent à ce comte qu'elles voulaient se consacrer è Dieu. 11 fil venir pour cet effet des religieuses du monastère de Saint-Jean de la Pénitence de Tolède , qui demeurèrent avec les nouvelles religieuses, jusqu'à ce que leur monastère fût achevé , dont elles ne prirent possession que Tan 1526. A côté de ce monastère (n'jr aj[ant qu'un mur de séparation), il fonda aussi une communauté de filles , semblable à celle de Tolède, qu'il soumit aussi à la conduite des religieuses : leur église est commune , mais leurs chœurs sont séparés, aoasi bien que leur demeure. Il j a ordinairement dans ce monastère plus de quarante religieuses, qui sont, aussi bien que la communauté de ulles séculières, sous la juridicliou des religieux de Tordre de Saint-François.
Après qae Ferdinand Corte i eut eonqaîs le Mexique pour le roi d'Espagne , Isabelle de Portugal, femme de l'empereur Charles V, y envoya des religieuses Clarisses el do tiers ordre de Saint-François , qui j Oreol plu* sieurs établissements, comme à Zucbimilci, Tetzeuci, Quausthitlani, Telmaoaci, Tapeaca, Thevacana et autres lieux. L'on fonda auprès de leurs monastères des communaulés de jeunes filles indiennes pour être élevées sous leur conduite , et pour j être instruites des mystères de la retigi*>ii et de lou» les ouvrages qui ioovienneut aux personnes de leur sexe. Ces communautés de filles indiennes sont si considérables , qu'elles sont ordinairement de quatre ou cinq cents filles.
Luc Wading, Annal. Minor. tom. VIII, fid ann. 1590, n. 2.
Le même Wading , de Gobematis , le P. Artos du Moustîer et quelques autres btsti>r;eni , ont fait mention d'un ordre sous l<* nom de TAscension de Notre-Seigneur « qui embrassa U règle des Frères Mineurs ; mais comme ils n*ont point dit en quel lieu, |i>oar quelle fin , ni en quelle année cet ordie a été institué, nous n'en pouvons rien dire non pies.
Luc Wading, tom. VIII, ad ann. 1523, n. 14. Dominic. de Gobernatis, Orb. Sfrapkk, tom. II. Artos du Uoastier, Martgrotog.
Françiscanum. lianoel da Espéra nca, Hiil. Serafica^ part. i.
L'annaliste des Frères Mineurs préleod qu'il y a eu des recluses de Tordre de l'Annonciade dans l'église de Sainl-Pierre du Vatican , à Rome, se fondant , à ce qu'il dit, sur une bulle du pape Léon X, de Tan 1515, par laquelle ce pontife , en accordant aux religieuses Annonciades des dix Vertus les mêmes grâces qu'il avait accordées aux religieuses Clari>ses , déclare qu*il veut qoe les quatre recluses de régtise de Saint-Pierre, qui y demeuraient dans la chapelle de Saint* André, jouissent des mêmes grâces pendant le temps qu'elles y demeureraient, ou dan» quelques autres lieux où elles garderaient le même genre de vie. Cet auteur n'ayant pu trouver à quel dessein elles avaient été rrufermées dans celte chapelle, quelles étaient leurs fonctions, ni quaud elles en sont sorties , se contente de dire qu'elles étalent de l'ordre de rAnnonciade;maiscommeLém X« dans la même bulle, parle aussi des r. h* gieuses du tiers ordre de Saint-Françoîs , d y a plus d'apparence que ces recinses étaiest plutôt de celui-ci que de celui des Annonctades, puisque ces dernières n'ont pas passe en Italie.
Luc Wadinff« Annal. Minor. tom. VUL ad ann. 1515, n. «1; et Dominic. de Gubenutu, Orb. Seraphic. tom. II.
NOM DE JÉSUS (DoMi!iiCAi!is db la co^* cnéGATàON DU Saint-). Voyez LomAnnix.
NOTRE-DAME. Voyez CuARrri. — 0»n-
PA6NIK. -- CONGAtoATIOR , CtC — Voyet IS
dés gnation particulière des Institats cunsa' crés à la sainte Vierge, sous le titre : Nuiaa* Damk.