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les appela jadis en Angleterre les Frirea noirif Uoilis qo*on appelait les Carmes Frirêê blmui.
Les Dominicains ont des maisons en di- Terses conlrôrs, en Italie, en Angleterre, en Irlande, à Gand et autres lieoi de la Belgique. En Tannée 1832, l'empereur de Russie a supprimé dans la seule proyince de Mohilow einquante^inq monastères de Dominicains; ?ingt-neui restent encore ou du moins restèrent alors. La révolution d'Espagne a détruit tous les couvents de Dominicains ; il en reste, dans les Etals soumis à l'emperear d'Autriche, trente-sept contenant deni cent deux religieux. Les Dominicoins ont actuellement pour supérieur ou maître général le R. P. Ange Ancarani, et pour procureur général le P. Joseph Alberti , tous deux résidant à Rome. Quelques tentatives avaient été faites sans succès aux diocèses de Rodex et d'Evreux et peut-être ailleurs, pour rétablir en France rinstitut de Saint- Oominiqae. M. Tabbé Lacordaire ayant embrassé I ordre des Frères Prêcheurs, sous le DOffl de F. Dominique, après avoir Tait son noviciat i Rome, a été autorisé par le général à rétablir cet ordre dans sa pairie. Après plusieurs projets d'établissement en divers diocèses, il a pu enOn se Qxer à la maisoa de Cbolais, appartenant autrefois aux Chartreux et originairement à une congrégation spéciale de fiénédictins que nous ferons connaître dans le Supplément. C*est donc à Cbolais, an diocèse de Grenoble, qu'il a établi le ehef-lieia de cette future et prochaine province de France, et qu'il a donné l'habit aux premlera novices, le k août 1845. Comme celle province, sans faire une réforme particniière, sera pourtant nue sorte de congrégation spéciale dans l'ordre, nous consacrerons un article exprès à cette palingénésie des Domiolcains en France. Voy. Domini* cims, au Supplément. B-d-b.
DOMINIQUE (CoMGBteATions diverses db L*oaDBi DB Sai!it-}. Voyez Loubabd.b, etc.
DOMINIQUE (Obdbb db Saint-). Voyez DomsiiCAiRs.
DONAT (SâiifT-} Voyez Césaibb (S^nt-).
DORDRECHT. Voyez Auodstirs.
DORÉS (Chbvalibbs). Voyez Constantib (Cbbvaubbs db).
DRAGON RENVERSÉ, dbs Discipliubs, db
L*AlOLB-BLAtCHB, DU TuSl^f , DB NOTRB- SBIOffBLR BT DB SA PaSSION , DB Ll FlDÉ- LrrÉ, BT DB SaINT-KuPBRT, B!f Allemagnb
(Cbbvalikbs du).
Presque tous les écrivains conviennent que IVmpereur Sigismond a institué un ordre militaire sous le nom du Dragon renversé ou vaincu, mais ils ne s'accordent pas sur le temps auquel se fil cette institution : les uns, après liicbieli, la mettant Tan lUW, et les autres, après Pavin, prétendant que ce fut Tan 1418. Michieli ajoute que le motif qui porta se prince à instituer cet ordre fut aCn
que les chevaliers qui le recevraient pussent combattre les hérésies qui infectaient la Bohême et la Hongrie, et une, pour cet effet, il sollicita la convocation des conciles de Constance et de BAIe, où ces hérésies furent condamnées. Sur ce fondement il n'y a point de doute que Michieli ne se soit trompé en mettant l'institution de cet ordre en lïOO, puisque les conciles de Constance et de Bflle ne furent tenus, le premier qu*en liH, et le second Tan IMl, et que Jean Hus ne commença à semer ses erreurs en Bohème qu*en
L'abbé Giustiniani fait voir que ceux qui ont cru que cet ordre n'avait été institué qu'en 1418, après la tenue du concile de Constance, se sont pareillement trompés»
prétendant qu'il était établi avant l'an 1397 : ce qu'il prouve parle testament de François del'Pozzo, de Vérone, de la même année, où il est parlé de son tils Vietorio dehPozzo^ chevalier de Tordre du Dragon, qui était pour lors auprès de l'empereur Venceslas, oùGalcas Visconti, prince de Vérone, rayait envoyé pour quelques affaires. Voici ce que porte ce testament, dont Toriginal est conservé dans la maison des seigneurs Pobzo de San-Vitale, et dont il est fait aussi mention dans la généalogie de cette maison, écrite par Jean-Baptiste Merlo et imprimée à Vérone. In omnibuif et inetiiuit et eeee ffoluit $p. et egreg. virum U. Vietorium aPu" teomilUem Draconit ejus ditectUsimum fh {lum, qui modo, prœcepto magn, et polenties. D. Jo. Galeatv\ rrperitur apud sereniêeitnum Venceslaum imperaiorem nontrum^ pro eju$ negotiit pertractandie. Ce qui fat croire i Tabbé Giustiniani que Tempereur Sigismond avait fondé cet ordre lorsqu'il épousa, en 1385, Marie, reine de Hongrie, ou le jour qu'il fut couronné roi de Hongrie l'an 1387,
|»arce que ce jour-là il flt chevalier Pantaéon Barbo, ambassadeur de Venise. Le mé-> me auteur ajoute que ce prince étant devenu, dans la suite, empereur et roi de Bohème, et ayant reçu la couronne impériale à Rome» Tan 1493, il 6t, en passant à Vérone, plusieurs chevaliers, aussi bien qu'à Hantoue, où il alla ensuite; et que les armes de ces chevaliers se voient encore dans plusieurs églises et sur les portes de plusieurs palais de Vérone, arec deux dragons au-dessous de ces armes, dont l'un regarde l'écu, leurs queues passées sous le corps, tortillées autour du cou par le bout, et ayant chacun une croix sur le dos. Favin a donné la représentation du collier de cet ordre, compîosé de deux chaînes d'or, sur lesquelles sont des croix  double traverse, avec un dragon renversé au bout du collier (1).
Mennénius , sur l'autorité de JérAme Roman, historien espagnol, dit que sous les empereurs Sigismond et Albert 11 il y a en en Allemagne trois ordres militaires fort célèbres, et qu'un certain MoYse Didace de Valera, espagnol, reçut de Tempereor Albert ces trois ordres, savoir : celui du Dragou,
(l)Vo9..^|afiaduToi.,tt*16.
IIS
DICTIONNAIRE DES ORDRES RELIGIEUX
lie
doBiMms fanons de parler, qoe ce nrince Ini donna conima roî de Hongrie; celui du Tntin« comine roi de Bohême» et celai des Diteiplinaf on de l'Aigle-Blancbe. comme archiduc d'Autriche. Mais comme TAotriche ii*a été érigée en archiducbé que par TemperanrMaiimilienl*'» l'an U93» Albert, oui monrni Tan iUO, n'aurait pn donner Tordre da rAigle-Blancha k ce Moïse Didace de Valern en qualité d*arcbiduc d'Autriche.
Aussi les historiens sont-ili» partagés au sujet iie rinstilntion de cet ordre, que quelques-uns attribuent à DladislasV, roi de Pologne, surnommé Lokier, qui, selon eux, l'institua au mariai^e de son Dis Casimir le Grand arec une flile du duc de LItbuaoie, en 1325, ajoutant qu*un nid d'aiglons qui fut trouvé par Lechus, premier prince de Polo-
5 ne, lorsqu*il faisait creuser les fondements e la ville de Gni'sne, donna occasion à Ulu* dîslas d(^ prendre pour marque de cet ordre une aigle blanche courounée, pendante à un collier composé de cbatucsd'or (1). Il se peut faire qu'il y ail eu aussi eu Autriche un urdre sous ce nom et sous celui des Disciplines, dont le collier, selun quelques écrivains, était en forme de baudrier, où étaient attarhées des aigles blanches. Quoi qu'il en soit, l'an 1705, Frédéric-Auguste, roi de Pologue et duc de Saxe, renouvela dans ce rovauma l'ordre de l'Aigle-Blanche, «l donna a plusieurs seigneurs qui avaient suivi son paitl une aigle blanche aveccettedevise, pro/ftfe, leg$ et rege.
S'il est vrai que Temoereur Albert II donna A ce Moïse Didace de Valera les trois or« drea du Dragon, de l'Aigle-Blanche et du Tnain, ce dernier aurait été institué avant Tan 1562, quoique l'abt^ iiiustiniani dise ^ne dans Tincertitude où on est de son inslitniion on doit conjecturer qu'elle ne peut avoir été laite que dans cette année, puisque selun lui les archiducs d'Autriche en ont été les fondateurs, et une ce ne fut que dans ce lemps-IA que Ton donna le titre d'archiducs i Ferdinand et à Charles, neveux de Tempereur Charles V, Mais cet auteur n'a pas fait réflexion que ce Ferdinand n'eut que Is titre d'archiduc d'Inspruck, et son frère n'eut que celui d'archiduc de Uralz; que leur père Ferdinand, frère de Tempereur Charles V, avait été archiduc d'Autriche dès l'an 1520, et que l'Àutricbe avait été érigée en archiducbé par l'empereur Maximilien I ', comme nous avons déjà dit, Scboûnebeck, qui ne parle qu'après l'abbé Giustiniani et qui souvent traduit mal cet auteur, dit que l'ordre du Tusiu dépendait des archiJucs il'Auiriche, et que Ferdinand et Charles, qui étaient frères, furent les premiers qui reçurent cet ordre, l'an 1562. Ce qui est certain, c'est qu*ou ne sait point quelle a été l'origine de cet ordre ni pourquoi on loi donna lo nom da Tusin. L'abbé Giustiniani dit encore que ces cheialiers portaient un manteau rouge sur lequel il y avait une croix verte (:2), qu'ils faisaient vœu de chasteté et d'o-
béissance au saint-siégeet A leur sonverains et qu'ils suivaient la règle de Saint-Basile; mai** cet auteur a soumis à la même règle et k d'autres tant d'ordres de chevalerie qui n'en ont eu aucune, que nous n'ajoutons pas beaucoup de foi k ce qu'il dit de ces cheva* liera, qu il confond peut-être avec les cbe* valiers d'un autre ordre qui subsistait en Hongrie, et qui étaient habillés de cette sorte, desquels Mennénius fait mention sur le rapport de Jérôme Mégiser, historiographe de l'archiduc d'Autriche, et dont Josse Annanus et quelques autres ont donné l'habillement sans parler de leur origine, ne leur donnant seulement que le nom de chevaliers hongrois. Quoi qu'il en soil, nousdon* nerons l'habillement de ces chevaliers sons le nom du Tusin.
Favin, Théâtre d'honneur et de eheralerie. Le P. Anselme, Paiais de l* Honneur. Bernard Giustiniani, Uist. di tutt. gli ordini militari. Mennénius, Deliciœ equèet. ordin. Uerinan et Schoonebeck, dans leurs Histoi* rcB dei Ordres religieux.
A ces anciens ordres d'Allemagne nous joindrons encore trois autres ordres militaires qui ont été établis de nos jours par des princes allemands. Le premier est celui de Jésus-Christ et de sa Passion, que le prince Charles, neveu de l'électeur de Saxe Jean- Georges IV, institua ; dont les chevaliers devaient porter sur leurs manteaux une croix de salin blanc ou en broderie d'argent, an milieu de laquelle était l'image de Notre- Seigneur, et an col un ruban bleu labisé, ayant au bout une grande médaille d*or ou la même image était ^ratée; et étaient obligés d'assister avec dévotion au service qui se fait le vendredi et le samedi de la semaine sainte. Le 7 février fut choisi pour la cérémonie de l'institution de cet ordre. L'archevêque de Salzbourg célébra pontîQcalement la messe en l'église des Récollets de la ville de Leibe, avec la musique de Son Altesse et l'harmonie des timbales et Irom* pettes; après quoi ce prince donna le collier de l'ordre à ce prélat, et ensuite au prince Adolphe, au prince Frédéric, son frère, à celui de Nuremberg et à plusieurs autres personnes de la plus haute qualité.
Frédéric III, marquis et électeur de Brandebourg, ayant priS le titre de roi de Prusse, instiiua le H janvier 1701 un ordre militaire sous le nom de la Fidélité^ et donna aux chevaliers pour marque de cet ordre une croix d'or émaillée de bleu ayant au milieu les chiffres de ce prince F. R., et aux angles l'aigle de Prusse émaillée de noir. Cette croix est- attachée à un ruban de couleur d'orange que les chevaliers portent en forme d'écharpe depuis l'épaule gauche jusqu'à la hanche droite , dessus le justaucorps , la couleur d'orange avant été choisie apparemment en Hiémuire de la mère du roi, princesse d'Orange. Ces chevaliers portent encore sur le cèle gauche de leurs habits une croix brodée d'argent, eu forme d'étoile, au milieu de lâr
(f } Voif.t à Li fiit d i Yul., n* 17.
(2) Yo^j.f à 1j lin du vul., u* 18.
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Îoella est ane aigle eo broderie d*or sar an mi d'orange , I aigle tenant dans Tune de •es terres one couronne de laurier, et dans l'antre oo foudre avec cette inscription andessus de sa tète , Suum cuique^ en broderie d'argent. Cet ordre ne se donne qu'à ceux de la maison royale et aux personnes les plus considérables de TEtati en reconnaissance de leur anérite. Ceux qui reçurent cet ordre les premiers forent le prince royal, les trois margrafes frères du roi, le margrave d'Ans« pacy les ducs de Gnrlande et d'Hotstein , les comtes de Wartemberg, de Barfons, de Dona et Lollom ; les quatre conseillers régents de Prosse, HM. de Berbant, Branschke, Croutr, et Vallenrond ; le grand maître de l'artillerie et le général major , le commissaire général comte d*Onboff , le chambellan comte de Dona et H. BîUan , grand maître d'hôtel de la reine.
Il y a encore eu on ordre militaire institué la même année 1701 par l'archevêque de
Salzboorg Jean-Ernest de Thun* sons le nom de Saint-Rupert, premier éTéoue de cette Tille. Le prélat , après en avoir obtenu la confirmation de l'empereur Lèopold l*', créa, le 15 novembre, fé:e de saint Léopold, douze chevaliers de cet ordre, qu'il choisit entre la plus illustre noblesse de ses Etats : la céré* monte se fit dans l'église de la Trinité , nouvellement constrniie , et il donna à chacun de ces chevaliers une médaille d'or, a?ec l'image de saint Rupert d'un c6té, et de l'autre nne croix ronge.La cérémonie fut suivie d'un magnifique festin, auquel les chanoines de la cathédrale et plusieurs personnes de qualité assistèrent, et deux fontaines de «in coulèrent pendant le repas dans la place qui est devant le palais. Le lendemain, le comte Ernest de Thun , neveu de rarchevé:]ue , qui l'avait fait commandeur de l'ordre, donna aux cîievaliers un autre repas magnifique • qui fut soiri d'un combat d'ours et de taureaux.
ÉCAILLE. Yoy, Ban os (Orobb ob la).
ËCHARPB. Foy. Hachb.
ÉCHELLE ( Religieux bospitalifrs de Noteb-Damb dblla Scala ou de l').
Dt$ religieux koipitnlien de Notre-Dame délia Scala ou de l* Echelle, à Sienne^ avec la me du bienheureux Soror, leur fondateur.
Voici des hospitaliers à qui Barbosa, Tambnrin, Crusenios et quelques autres auteurs donnent pour fondateur le bienheureux Augustin Novelli, qui, après avoir été chancelier de Mainfroi, roi de Sicile, se fit religieux de l'ordre des Ermites de Saint-Augustin , dont il fut ensuite général , étant pour lors péniieocier et confesseur du pape Boniface Vlll; et ils prétendent que ce fut vers l'an 1300 qu'il fonda cette congrégation. Gos auteurs se sont peut-être fondés sur ce que dans la rie de ce saint II est dit qu'il persuada à on homme riche de la ville de Sienne, nommé Rcs^aorns, de donner tout son bien à Tbôpital de cette ville, et que, comme le bienheureux Augnstin avait beaucoup de crédit à Rome, il obtint des privilèges et des exemptions pour cet hôpital et pour ceux qui le desser* raient, qui prirent le nom de religieux, et auxquels il prescrivit une manière de vivre et quel devait être l'habillement du recteur.
Selon l'auteur de cette vie , qui (à ce que dit le Père Papebroch) était contemporain de re bienheureux Augustin, il n'aurait prescrit ces règlements pour les religieux de cet hépilal de Sienne nue rers l'an 1300, puisqu'il ne les fit qu après avoir renoncé au généralat, qu'il exiTça pendant deux ans, et auquel il avait été élevé le 25 mai 1298, comme remarque le même Papebroch dans ses annotations sur cette vie. Par conséquent ces hospitaliers n'auraient été religieux que d^tns le même temps, puisque l'auteur de la vie du bienheureux Augustin dit qu'il leur
en obtint la permission , ce qu'il a entendu par ces paroles : Ineuper et omnia bona privilégia quœ habet dietum kospitalef et guod poeseni vocari fratree^ et deeorumexemptione a sancta matre Eecle$ia^ ipie cum eteet magnœ reputalionit in cûria , acquisivit. Ce«* pendant il y arait des religieux dans cet hA« pital dès Tan 1292, selon Giugurta Tommasi oans son Histoire de Sienne ; et, si le recteur et (eux qui desservaient cet bépital n'eus-» sent pas été religieux , la république do Sienne, A qui le pape Célestin III avait remis le gonrernemeut de cet hàpital l'an 119ik» en l'étant des mains des chanoines do la cathédrale, aurait pu les changer et en mettre d'autres en leur place, l'an 1392, voyant que par leurs malversations les revenus se dissipaient, et que les pauvres étaient privés de secours, liais comme c'était dans ce temps-là de véritables religieux qu'tlle ne pouvait pas renvoyer, elle employa seulement son autorité pour que l'bA* pital f&t mieux couverné à l'avenir qu'il n'avait été jusqu'alors. Le sénat (dit Tommasi) envoya pour ce sujet six députés à Orlando, qui en était recteur, et qui les rebuta d'abord sans les vouloir entendre ; mais ils furent derechef envoyés avec ordre exprès à ce recteur de réformer avee eux les abus qui étaient dans celle maison , afin nue les pauvres fussent mieux soulagés à 1 avenir. Le sénat lui dcfenditenméme temps de soumettre cet hôpital à aucune église ni à aucun ecclésiastique, et fit des règlements pour le bon gouvernement qu'il prétendit qu'on observerait. Ainsi cela détruit ce que l'auteur de la vie du bienheureux Augustin Novelli a avancé ; et n'y ayant eu que huit ans d'intervalle entre les années 1S92 ft 1300, il semble que Tommasi aurait dû faire mention des règlements qui avaient été faits par le bienheureux* Augustin Novelli , s'il est vrai qu'il en ait fait ; mais au contraire il
fis
DlCTlONNAmE DES ORDRES REU6IED1E.
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ne parle ancanenienl délai, non plus qu'Orlando Malavolti, dans THistoire de Sienne, qu'il a faite aassi. An reste, il se peut faire que le bienheureux Novelll leur ail seulenienl procuré la règle de saint Augustin.
n se trouTa une peinture dans cet hôpital, de Tan 1443, laquelle représente le bienheureux Augustin Novelli donnant l'habit au recteur arec cette inscription au bas, Corne S. Agoitino Novelo die Vabito a reitore de lo epedale; mais on ne pent pas tirer de là une conséquence qu'il a été le fondateur de ces bospîlailers. Peut-être en avait-il commission, ou bien ce recleur était bien aise de le reccToir de sa main par dévotion. D'ailleurs, il en était de ers recteurs comme de Tadministrateur de ThApital du Saint-Esprit en Saxe, à Rome, qui est (oo)oors une personne distinguée, qui n'est pas tirée du corps de la religion, quoiqu'il en soit général; et il te pourrait faire que le bienheureux Augustin ayant persuadé A ce Restaurus, dont nous avons parlé, de donner tous ses biens, qui étaient considérables, i cet hôpital, et cet homme ayant voulu se consacrer au service des pauvres, on l'aurait par reconnaissance fait recteur de cet hôpiial, et qu'il aurait Toulo recevoir l'habit des hospitaliers des mains du bienheureux Augustin Novelli.
Lombardetll, dans la vie du bienheureux Soror, qai est le véritable fondateur de ces hospitaliers, après avoir dit qu'il reçut l'habit des mains de l'archevêque de Sienne, demande grâce au lecteur, et le prie de ne le point faire passer pour un menteur, si par hasard il loi tombe entre les mains une vie du bienheureux Soror écrite par un auteur anonyme, qui dit que ce fut le bimbeureux Augustin Novelli qui lui donna l'habit. Il fait en même temps remarquer que ces deux bienheureux n'étaient point contemporains, que le bienheureux Soror mourut Tan 898, et que le bienheureux Augustin Novelli vivait en 1306. H ajoute qu'il est yrai que le bienheureux Augustin donna l'habit et le vo Je à une sainte femme, nommée Diéla, qui demeurait dans cet hôpital au service des femmes malades. Ainsi, selon cet auteur, ce serait peut-être le bienheureux Soror qu'on aurait voulu représenter dans ce tableau recevant l'habit des mains du bienheureux Augustin Njvelli, et qui aurait donné occasion à cet anonyme auteur de la vie du bienheureux Soror de dire qu'il avait reçu l'habit des mains du bienheureux Augustin Novelli, ce qui ne peut pas être, et il n'y a nulle apparence que ce dernier ait institué les hospitaliers de Sienne, à qui nous donnons à plus juste titre pour fondateur le bienheureux Soror.
Il naquit k Sienne le 25 mars de l'an 832, de parents qui subsistaient plutôt du travail de leurs main^ une des biens de leur patrimoine, dont ils étaient médiocrement pourvus. Ils ne laissèrent pas de donner de si bonnes instructions à leur fils, cl de l'élever dans des sentiments d'une piété si sulide, qu'après leurmorl, se voyant libre de« soins
'*il leur rendait, et des secours qu'il leur
procurait , il se dévoua entièromeot au aervice de Dieu dans les exercices de la péni* tence. Pour cet effet il se prescrivit un georu de vie qu'il ne changea que par raitoo de conformité lorsqu'il eut établi la cougriga-* tion dont nous allons parler. II portait eonlinuellement le cilice, jeûnait trois fbia la semaine au pain et à l'eau, et les aotraa jours il ne prenait que des viandes eoflsmn* nés et en très-peite quantité. Je ne sala i^i l'auteur de l'Histoire des Flasellants ne a'élèvera point contre moi si je dis que le bien» heureux Soror, pendant une heure du jour et autant de la nuit, déchirait son corps avec des disciplines armées de pointes de fer» puisque c'est aller contre son sentiment, et donner un exemple de cette sorte de martyre dans le neuvième sièc'e. Mais comme je ne parle qu'après Lombardelli, qui rapporte ce fait dans la vie du bienheureux So« ror, l'auteur de THistoire des Flagellants pourra le lui contester s'il le veut, et je passe aux autres mortifications de ce bienheureux, qui à peine donnait à son corps quelque re« pos la nuit, et le peu qu'il lui accordait n'était que sur une planche, emplovant le reste de la nuit à la prière et à la méditation. Il se levait à minuit pour aller à quelque porte d'église dans laquelle on disait matines à cette heure-là. Le jour il assistait à tous les offices, et visitait presque toutes les églises de la ville et les autres lieux de picte.
Mais, comme Dieu le destinait à secourir les pauvres, il lui inspira d'aliord la pensée de donner un asile aux pauvres pèlerins, qui| passant à Sienne |:our aller à Kome, et n'y ayant point de retraite assurée, étaient obligés de coucher le plus souvent dans les rues. Il avait une petite maison jo'gnanl Té* glise cathédrale, qu'il destina pour cette œuvre de charité, eu la faisant servir d'hospice pour ces pauvres pèlerins. Il les invitait à y venir loger, il leur lavait les pieds, leur donnait à manger, et raccommodait leurs habit*. Ses soins ne se terminaient pas à des assistances simplement corporelles ; il s'appliquait à leur procurer le salut éternel, eu leur faisant des instructions, les entretenant de choses spirituelles, et les consolant dans leuis misères.
Son exemple, joint à ses exhortations, anima tellement les personnes charitables de Sienne, qu'il y en eut plusieurs qui voulurent contribuer à son pieux dessein. Los uns l'assistèrent d'argent, d'autres lui envoyèrent des vivres en abondance; de sorte que par cette assistance il se vit en état d'augmenter sa chambre et d'y mettre un plus grand nombre de lits. Les étrangers qi i avaient ressenti les effets de sa charité en passant à Sienne, étant de retour chez eux, tirent connaître ce saint homme, auquel on envoya de différents endroits de grosses sommes, par le moyen desquelles il se vit en état d'entreprendre ûv grands bâtiments^ afin de pouvoir recevoir un plus ^rand nombre de p<4uvres. Pour cet effet il jeta les fondements de l'bôpilal de Notre-Dame dalla
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Scala 00 de TEchelle, aoi fot ainsi nommé à cause qQ*en creusant la terre pour faire les feodeiDontSt on j Irouya trois degrés de marbre que Ton crut être des restes d'un temple qui était dédié à Minerye. Son bépital étant achevé, et étant ainsi beaucoup augmenté, s,i charité aof^menta aussi en même temps. Non content d*j loger les pèlerins» il y reçut encore les malades de la Tille et les étrangers; et voulant que les pauvres prisonniers se ressentissent aussi des aumônes qu'on lui faisait, il leur envoyait à manger trois fois la semaine. Sa charité, qii n'avait point de bornes, le porta encore à recevoir les enfants exposés, et. par le moyen des grands legs que Ton flt a son tiApitaly il se trouva en état de faire apprendre des métiers à ces enfants, afin qu^ils pussent gagner leur vie: et il mariait même les Qles. Enfin cet hépital est devenu si fameux dans la suite, qu*il a présentement plus de deux cent mille livres de revenu, sans les aumôneSi qui sont considérables.
Le bienheureux Suror, vo]|rant son hépital solidement établi, et que plusieurs personnes qui s'étaient jointes à lui pour servir les pauvres voulaient persévérer le reste de leur vie dans ce saint exercice de charité, il leur prescrivit une forme d'habillement pour les distinguer des séculiers, et dts règlements tant pour leur manière de vivre que pour Tordre du service des malades, la réception des pèlerins et l'élection des officiers. Il y avait des règles oui regardaient le recteur en particulier, et uautres qui ne regardaient que les Trères. 11 y en avait aussi pour tes sœurs; car, comme il y avait dans Thôpilal des appartements séparés pour les femmes, elles étaient servies par des personnes de leur sexe, qui étaient habillées île même que les frères. Ces règles furent d'abord approuvées par l'évêque de Sienne, et confirmées dans la suite, longtemps après la mort du fondateur, par le pape Célestin III, l'an 11%, et par plusieurs de ses successeurs. On y flt néanmoins des chanj;ements en différents temps, lelon qn'on le jugea k propos pour le plus grand bien de ritôpilal. Plusieurs hôpitaux d'Italie, voyant le bon ordre qu'on observait dans celui de Si< une, y voulurent être soumis et le reconnaître pour leur chef. Le recteur de Sienne envoyait des hospitaliers dans ces hôpitaux, qu'il retirait quand il le jngeaii à propos; et il v faisait la visite comme général et nommait len recteurs. Il av;iit aussi voix à l'élection de Tévêque, et le droit de patronage dans plusieurs églises. I^s principaux hôpitaux qui dépendaient de celui de Sienne étalent ceux de Florence, de Saint-Geminien , d'Aquapcndmte , do Rieti,deTodi,deSan-Miniato,dePoKgibonzi, de Saint-Saviud, d»; Barberino, et de Caste! délia Pieve; mais dans la suite ils se sont soustraits de Tubéissance du recteur do Sienne, et même tous ces hospitaliers, qui eurent dins la suite grand besoin de réforme, à laquelle ils ne voulurent point entendre,
(l)r0v.,ruilinduvol.,n* 19.
ont été entièrement supprimés vers le milieu du xvr siècle. Quant au bienheureux Soror, voyant que l'hôpital de Sienne augmentait en revenus, il ne voulut faire aucune dépense sans l'avis de deux gentilshommes de la ville, auxquels il fit donner le nom de Sagade Notre-Dame délia Scala ; maû dans la suite le nombre de ces gentilshommes a été augmenté, et on en élit tous les ans huit le premier jour de janvier, qui doivent prendre connaissance de toutes le recettes et de toutes les dépenses de cet hôpital. Le bienheureux Soror y mourut le 15 août de l'an 898. L'on fut quatre jours sans le pouvoir mettre eu terre, à cause de la grande foule du peu*
S le qui ne le voulait point quitter. On le leva e terre l'an 1192 pour le mettre dans la sacristie, et son corps fut trouvé tout entier et sans corruption.
L'habillement de ces hospitaliers consistait en une' soutane noire comme celle des ecclésiastiques, sur laquelle ils mettaient une chape ou manteau, et par-dessus cette chane une espèce decamail,sur lequel il y avait au côté gauche une petite échelle à trois éche-* Ions surmontée dnne croix en broderie de soie jaune, et pour couvrir leur tête ils avaient un béguin de toile noire qu'ils alla* chaient avec des cordons sous le menton; et sur ce béguin ils portaient un bonnet rond large d'un palme et demi replié de la largeur de quatre doigts (1), et ils n'ôtaient ja« mais le béguin qu*en présence du pape.
L'babit do recteur n'était pas différent de celui des hospitaliers, sinon que dans certaines fêtes et cérémonies, sa chape et son bonnet étaient de velours, et Téchelle en broderie d'or; mais je crois que la vanité y avait fait ajouter quelque chose de plus que ce que le bienheureux Soror avait ordonné.
Foj^ez Bolland. iom. IV Maii. Lombardelli, YU. detl. B, Soror. Tommisiet OrlandoMa* lavolti, Hist. de Sienna, Barbosa, de Jur. ecclfsiasUco lib. i, cap. hl. Ascag. Tambur. deJur. ÂbbaL tom. II, ditp. 2fc. Crusen,ilfo« nasiie. August. Luigi Ton lli, 5eco/t ÀgoiU" niani (om. V; et Philip. Bonanni» Calalog. Ori. Relig. tom. I, p. 111.
ECOLES CHRÉTIENNES bt ob l'ENFANT JÉSUS (FnkBBS bt Sobubs dbs).
Le défaut d'cilucation et dMnstruction des enfants de l'un et de l'autre sexe ayant toujours été la source de plus'eurs dérèglements qu'on voit régnrr au milieu du christianisme. Dieu a suscité de temps en temps de saints fondateurs et autres personnes pieuses, qui, poussés d'un saint zèle pour la gloire de sa divine majesté, ont Iflché de remédier à ces dérèglements en établissanldes congréffations de l'un et de l'autre sexe, qui, sous dinérenis noms et des règles p-iriiculières, ont pour Ou principale l'instruction de la jeunesse. Telle est celle des Ecoles Chrétiennes et charité* b!cs de TEnfant Jésus, qui ne diffère des précédentes qu'en ce qu'elle renferme aous
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IMCTIONNAIRK DIS ORORfS RELIGIEUX.
oa même non el soat ane même règle des
I^ersoones de l'an et de Taatre sexe, dont es uns sonl destinés pour enseigner les gar* ÎonSv et les antres pour enseigner les filles, «e P. Nicolas Barré, reli|;ieux de Tordre des Minimes, qu'ils reconnaissent pour leur instttuteur,naqoitàAmiensTersran1621,depa* rente honnêtes et fort ver tuent, qol n'omirent rien pour lui donner une bonne éducatioo. Lorsqu'il fut en âge de choisir un état de vie dans lecfuel il pût servir Dieu comme il souhaitait, it entra dans Tordre des Minimes, et y fit ses VŒUX l*an 1642, âgé de 21 ans. Son principal caractère était de retirer les plus grands pécheurs des abîmes du désordre , et de porter les âmes déjà gagnées à Dieu et avancées dans la piété à de plus hauts de*
5rés de perfection. Ce fut ce zèle au*il avait e gagner des âmes à Dieu qui le porta à nnir ensemble plusieurs filles vertueuses qui s'employassent à Tinstrnction des personnes de leur sexe. Le premier établissement s'en fit à Paris Tan 1678, et le P. Barré, voyant le succès de cet établissement , engagea aussi des maîtres d'école à faire une pareille société, qui fut commencée Tan 1681. Los uns et les autres vivent en cominu* nauté, sans faire de vœux, sous la conduite d'un supérieur ou d'une supérieure, auxquels Ils sont obligés d'obéir. Selon l'esprit de leur institut, ils doivent travailler sans relâche â leur propre sanctification, par Tacquisiiion de toutes les vertus. Leur emploi principal est de tenir les écoles pour des enlànts pauvres et indigents, et d'instruire des principaux mystères de la foi les grandes personnes auxquelles Dieu inspirera d'avoir recours à eux , et cela sans aucune distinction ni acception de personnes. Il n*est pas néanmoins permis aux Frères de rrcevoircn leurs écoles des fille^ydequelqueâgequ'elles soient, ni aux Sœurs des garçons, si jeunes qu'ils puissent être. Les uns et les autres ne peuvent pas non plus aller dans les maisons pour enseigner à lire, écrire oa travailler, sous querque ptétexte que ce soit. Ils doivent être toujours disposés au premier ordre de changer de demeure pour aller faire Tinitruction aux lieux et aux personnes que les supérieurs jugeront à propos, imitant en cela Texcmple de Noire-Seigneur iésos-Ohrist, qui étant sur la terre enseignait dans les bourgs et villages aussi bien que dans les villes, allant pour cet effet partout où la gîoire de son Père Tappelait.
Ces instructions se doivent faire gratuitement, en sorte que tant les Frères que tes Sœurs ne doivent rien recevoir de ce qui leur sera offert par les parents des enfants qu'ils instruisent, soil riches soit pauvres; et à plus forte raison leur rien demander, ni directement ni indirectement. Les dimanches et fêtes les Frères font des instructions publiques et des conférences chrétiennes pour les hommes et les garçons âgés qui y veulent venir, el les Sœurs en font aussi pour les filles et les femmes. Quoiqu'ils ne fassent point vœu dobéissauce ni de pauvreté, ils sont néanmoins dans une si grande dépendance de
leurs sifpérieors, qu'ils ne peuvent rien avoir à leur insu ni disposer de rien sans leur volonté ni leur permission. S'il y a des écoles dans la ville autres que celles qui sont dans la maison, et qui dépendent de Tinstitut, le supériear des Frères doit visiter celles des
J arçons, et la supérieure des Sœors celles es filles, tous les quinze jours ; et, s'il y en a auprès des villes, ils sont obligés d'y aller au moins une fois tous les trois mois, et j demeurer tout le temps qui sera nécessaire pour examiner de quelle manière les maîtres et maltresses se comportent , et Tédificatioii
2ue le peuple en retire. Pour ce qui est des coles les plus éloignées , ils ne sont obligés d'y aller qu'une fois Tannée. Ces maisons des Ecoles charitables sont sous la protection du saint Enfant Jésus et do la sainte Vierge sa mère : c'est pourquoi leurs Têtes
Rrincipales sont celles de la Nativité de otre-Sei^neur, la PentecAte et celle de la Présentation de la sainte Vierge, auxquels jours les Frères et Sœurs doivent faire une protestation nouvelle de servir Dieu sincèrement, de se rendre dignes de lui appartenir, et de suivre sa conduite en telle manière qu'il voudra, et qu'illeursera signifié par leurs supérieurs. Us doivent réciter en communions lesdimanches les litaniesdes saints, les jeudis celles du saint Nom de Jésus, et le samedi celles de la Vierge, dont ils doivent réciter aussi l'office tous les jours. Tous les ans ils font une retraite de dix jours. Ils prennent chacun A l'alternative un jour de retraite, depuis le premier dimanche de TAvent, jusqu'à Noël^ et depuis le dimanche de la Passion jusqu'à Pâques, et enquelanes autres jours de Tannée. Us ne peuvent faire aucune mortification ni austérité de corps, sous quelque prétexte que ce soit, sans le consentement exprès du directeur général , mais au jour de leur association, il leur est permis de faire quelque dévotion extraordinaire, afin de renouveler l'esprit avec lequel ils se sont consacrés ce jonr-lA aux emplois qui regardent nniquemeul la gloire de Dieu et le service du prochain ; et deux fois la semaine ils reconnaissent leurs fautes en présence de touje la communauté assemblée.
Tels sont les principaux règlements que leur a prescrits le P. Barré , leur instituteur,
!|ui mourut à Paris le 31 mai 1686, âgé de i5 ans.
Il y a déjà en France plusieurs maisons tant d'hommes que de filles de ces Ecoles chrétiennes et charitabli s. La principale de celles des Frères est à Paris au faubourg Saint Germain, et ils en ont en plusieurs provinces, comme le Poitou, TAuvergne, la Lor* raine, la Champagne, la Picardie, la Bourffogne, le Boulonnais et le Berrî. Ce qui est honorable pour les Sœurs, c't^st que madame de Haintenon en choisit quelques-unes pour avoir soin de l'éducation des jeunes demoiselles qu*on élève à Saint-Gjr, lorsque le roi Louis XIV fit cet établissement, lan 1686. Les Frères ont pour habillement une soutane et une houppelande, avec des manch<s pendantes, le loat d'étoffe noire et gross:c*
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