‹ Dictionnaire ... de la BibleChapitre 15 sur 118 · ELE · texte numérisé non relu

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foodatiott à Philippe H doc de ttoorgognei rotnme prétend M. Hermiiny il dtl que cVst Loois H» et non pa» Chnries de Bourbon qui ni a été l'ifittîlQteiir : Da tafe eêsame ben si 9eti€ eke Lêdavicoll^ non Carlo duca di Borbon fu CinstUuiorê di qutsto ordine. Et dans an aulro endroit, où II corrige aussi Micfiif*lt, qui arait avancé que Louis do Bourgogne était le fondateur de cet ordre, il ûii: Fu Lmdovlco duca di Borbone Finstitutore^ ei non éi Borgogna, corne écrive Michicli.W y a longtemps quecrt ordre ne subsiste plus, quoique l'abbé Giustiniani ait donné une chronologie de ses grands maîtres depuis Louis 11, duc de Bourbon, jusqu'à Louis le Grand, roi de France. Si M. Herman avait seulement jeté les jeux sur cette chronologie, il n*anrait pas accusé Tabbé Giusiiniani d'avoir fait Philippe II, duo de Bourgogne, instituteur de cet ordre, puisqu'il o mis à la léte de ses grands maîtres ou rbrfs de Tordre Louis il, duc de Bourbon, en 1370.

Faviii, TMéîrc d*honncur ci de chctalcric, iosef Micliîeli , 7e^oro mililar de cavalcria. Mennénlos, Dcieiœ Equcsi. Ord. Bernard Ginallniani, i/isl. di tuii. gli ord. mHiiwr» Le P. Anselme, Le Palaic d'honneur, Hcrinan vl Schoonebeck, dans leurs Hicioirccdcs ordrcc mUitairêM.

ECUYEftS AU FER D'ARGENT. Voyez Fis »*or«

EGYPTIENS (Moines). Voyez Goptrs.

ÉLÉPHANT.(oaDnB db L).

Dec ekcvaliers des ordres de V Eléphant et de Danebroch en Danemark*

L'ordre de l'Eléphant en Danemark est du nombre de ceux dont on ne connaît point l'origine. Les uns la font remonter jusqu'au temps de Christiern I", d'autres prétendent qu'on ne la doit mettre que sous le règne de Christiern IV, et d'autres enûn ne la Gient que sous celui de Frédéric il. Mais l'opinion la pins commune est que Christiern 1"' a été riasiitatear de cet ordre, Tan 111^78, selon quelques-uns, ou Tan iklk, selon d'autre<« M. Ashmolu dit avoir vu une lettre écrite l'an 1337 par Avoleide, évéque d'Arbusen, chancelier de Jean, roi de Danemark, à Jean Fris, aussi chancelier de Christiern lli, dans laquelle re prélat marque que Christiern I", étant à Rome, demanda au pape Sixte IV la permission de pouvoir instituer cet ordre en l'honneur de la passion de Notre-Seigneur iétoa-Christ, et que les rois de Danemark en fassent toujours chefs ; et il ajoute que ce prince fonda une chapelle magnifique dans la grande église de Roschiid, lien de la sépulture des rois de Danemark el éloigné de quatre lieoes de Copenhague, où tous les chevaliers devaient s'assembler. Le même auteur, décrivant le collier de cet ordre, dit que ce n'était d*abord qu*une chaîne d'or au l*as de laquelle pendait un éléphant qui av.ât sur le côté une couronne d'épines dans laquelle il j avait trois clous ensanglantés en

mémoire de la passion de Nolr&-Scigncur, que dans la suite ce collier fut composé de croix entrelacées d'éléphants, et qu'au bas de ce collier il y avait encore un éléphant qui tenait sous ses pieds une imase do lit sainte Vierge, en Thonneur de laquelle il y a aussi des auteurs qui prétendent que C( t ordre fui institué. Faviii et le P. Anselme, qui sont du nombre de ces auteurs, disent que les chevaliers de cet ordre portent au COU une chaîne d'or au bout de laquelle pend sur l'estomac un éléphant d'or énialUé de blanc, le dos charge d'un chAteau d'argent maçonné de sable ; et cet éléphant est porté sur une terrasise de sinople éiaalllée de fleurs. J'ai une ancienne estampe où le collier de cet ordre est ainsi représenté, à l'eiceptiou qne le collier est de trois chaînes d'or. Mais, quoique Faiin et le P. Anselme décrivent de cette manière le collier de l'ordre do l'filé* phant, néanmoins celui qu'ils ont fait graver est composé de plusieurs croix entrela-* cées d'éléphants qui portent chacun sur leur dus une tour, et au bout de ce collier il y a une médaillo entourée de rayons, au milieu do laquelle est rimage de la sainte Viergi'. J'ai encore une ancienne estampe où ce co!* lier n'est que d'une chaîne d'or composée do plusieurs os qui paraissent des vertèbres, au bas duquel pend un éléphant ayant sur le dos une tour, et au-dessus de la tour un 1, qui pourrait signifler le roi Jean ; de même que le C que les chevaliers qui furent faite par Christiern IV mirent sur le collier, mar« quait le nom de ce prince. Celui que Mennénius a fait graver est semblable A celui que Favin et le P. Anselme ont donné, avec cette différence que la médaille de la sainto Vierge est attachée à trois petites boule:«, et qu'au bas de cette médaille il y en a encons une autre représentant trois clous de la passion. Enfin la plupart des auteurs •cfui ont parlé de cet ordre en ont donné le collier do différentes manières. Celui que les chevaliers portent présentement est composé de plusieurs éléphants entrelacés de tours, clia- . que éléphant ayant sur le dos une housso bleue, et an bas du collier il y a un éléphant d'or chargé sur le dos de cinq gros diamants, en mémoire des cinq plaies de Notre-Seigneor ; cet éléphant est émaillé do blanc et a sur le dos nn petit Maure assis.

Quant A leur habillement, ils portent dans les jours de cérémonie un grand manteau de velours cramoisi doublé de salin blanc, dont la queue traîne de deux aunes, avec un chaperon par derrière attaché au manteau : les cordons qui lient le manteau sont d'argetit et de soie rouge, le baotode-cbausses et le pourpoint de satin blanc, et les bas de cou* leur de perle. Ils portent sur le côté gauche du manteau une croix en broderie, entourée de rayons ; leur chapeau est de velours noir avec un booquet de plumes rouges et bian* ches (1). Ce qui distingue le roi, c'est que les plumes de son chapeau sont blanche^j avec une aigrette noire, ei que son mantoau

(t)Va:r.,àlaauduvol.,u*S4.

nicTio:^NAine drs ordres rkligiblx

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•si doublé <l*henniae. L*liabillenienl de cetebcf allers» querabbé Giusliniaai a lail graver, a été dessiné, A ce qu'il dil, sur on por- Irait du roi CbrisUern V, mort Tan 1699. Ce prince y est représenté avec one cuirasse, ayant un cordon bleu passé en écbarpe depois l'épaule gaucbo jusqu'à la banche droite, et un éléphant d or au bout, avec un manteau bleu, soiné de couronnes d'or et de cœurs en broderie ; ce manteau est doublé de peaux de loups-cerviers et a sur le côté saucbe une croix entourée de rayons. Ainsi li T a 00 souvent du cbangement dans Tbabillement , aussi bion çue dans le collier. Favin , qui a été suivi par d'autres • s'est trompé lorsqu'il dit que les rois de Danemark ne confèrent cet ordre que le jour de leur couronnement ; car, sans parler dos rois de Danemark qui ont régné depuis l'institution de cet ordre, Cbrislicrn V, qui, A son avènement i la couronne, avait fait des cbevalier^i de l'Eléphanl, Bt encore cbevalier de «et ordre, l'an 1672, Tambassadeor d'Angleterre qui résidait auprcs de sa personne. Il y eot one promotion de plusieurs autres chevaliers Tan 1679. Le marquis de Bade Doorlacb, et Christiern, prince d'Osifrise, le forent aussi l'an 1682. L'année soivanle, Frédéric Charles de Roye de la Rochefoocaolt , comte de Roye, fut fait pareillement cbevalier de rEléphani. Il y eut une autre promotion le 15 jiii.let 1694^, et le collier de cet ordre fut donné A Evrard Louis , prince de Wirtemberg; 8 utigard Georges, landgrave de Hesse-Darmsiadl; Philippe, landgrave de BesseCasscl ; Albert , duc de Saxe-Golha ; Léopold Evrard, doc de Wirtemberg-Monthelltard, et à d*autres ; et l'an 1697 le duc Jean Adolphe de Saxe-Weioscnfelx le reçot aussi.

Elle A^hmole, dans son Traité de la Jar^ retiire; Favin, Thédire d'honneur et de cAepaUrie ; Bernard Giostiniani , HUi. di tutti gli Ordini militari ; Mennénius , Herman et Schoonebeck,4lans leurs Histoires des Ordres mlilaireti et le P. Anselme, L$ Palais de Vhonneur^

Outre l'ordre de l'Eléphant en Danemark , il y a encore un aolre ordre soos le nom de Danebroch , 4lont qoelqoes écrivains , amateurs des fables, font remonter Torlgine jusqu'au temps de Dan, fils du palriarcne Jacob, qui , selon eux, fut le premier roi de Danemark et donna son nom A ce royaume. Ils disent que ce roi prétendu étant sor le point de livrer one balaille, Tan do monde 2898, vit descendre en l'air one grande croix biauebe qoi fot le signe de la yictoire qo'il remporta : ce oui fut cause qu'il institua un ordre auquel il donna son nom et celui de Broge, qui, co danois, vent dire peinture. D'aulres, plus raisonnables, craieut quu Waldemar 11 en aélé l'instituteur vers l'an 1219. M. Bartholin , qui ot de ce sentiment et qoi a fait une dissertation sur rorigioc do cet ordre, ajoute que ce prince donna aux chevaliers une croix blanche. 11 y en ad*autrès qui eu aitiibuent aussi finstilution à Waldemar, et qui prétendent que cette croix

blanche était bordée de rooge, et qoe le om»tif qoi porta ce roi A iostitoer cet ordre fut qu'étant près de donner combat i ses eoNcmis, il avait va one croix pareille ooi descendait do ciel. Ce ooi estcerlaio, c est que, s'il est vrai que Waldemar ait ioslitoé C4*t ordre, il n'était plos coono eo Daoemnrk lorsqoe Christiern V le rétablit l'ao 1672 : mais il y a plus d'apparence qu'il eu a élé plutôt l'instituteur qoe le restaorateor, et et fut i l'occasion de la naissance do prince royal de Danemark Christiern Goillaooie , son fils, qo'il célébra avec beaocoop de magniOcence. Les chevaliers de cet ordre portèrent alors en écbarpe depois 4'épaole gauche iosqu'à la hanche droite un roban blanc bordé de vert , aoquel pendait one croix cîe diamants , et sor leors maoteaox ces deox mots en broderie. Pistais et Justita^ dans one couronne de laurier. Ce princ<* retrancha dans la suite ces paroles, et ayant réformé l'ordre, il ordonna qoe les chevaliers porteraieot uo manteao de cooleor aorore, oooblé de satio blaoc. Ce m loteao est à |iea près de la même manière qoe celoi des chevaliers de TEléphant ; mais le haet-dechoosses est plos large , semblable A celui des Soisses. Us doiveot paraître devaot le roi avec cet habit de cérémonie trois fois l'an, le joor de la naissance de ce prince , celoi de son couronnement et celui de son mariage. Leur nombre n'e4 que de dix-oeuf, le roi en est le chef et ne confère cet ordre qu'A des officiers d'armée.

Thom. Barthot., De squest. Ord. Dantbro* giti Dissertât, histor.; et Schoonebeck, lfû« toirs dss Ordres militaires^ tom. IL

ELISABETH (Rblioieuses de Saiotb-).

De Vorigine des religieuses du Tiers Ordre (U Saint^François , avec la vie de sainte Elisabeth de Hongrie , teuve du landgrave di Thuringe^ première religieuse de cet ordre.

C'est avec raison que les religieuses do Tiers Ordre de Saint- François regardent sainte Elisabeth de Hongrie comme leur mère, poisqu'elle a été la première Tiertiaire qui ait fait des vœux solennels. Elle était fille d'André 11, roi de Hongrie, et de Gerirode . fille do duc de Carintbie. Elle vint ao monde l'an 1207. Ses vertos commencèrent A éclater presque dans le berceau, particolière* ment sa compassion envers les paovres, qoi, dès l'Age de trois ans, lui mérita un mirade signalé d» la puissance de Dieu ; car ayant été surprise par le roi, sun père, lorsqu elle leur portait quelque chose qu'elle oe tootait pas que Too vit, et loi ajant dit que c'étaient des roses, cela se trouva véritable. Le laodgrave de Thurioge l'ayaot demandée en mariage pour son fils aîné, et ayant envoyé pour ce sujet une célèbre ambassade ao loi de Hongrie , elle fut conduite en Thoringe dès rage de quatre ans avec toute la magoîficencc possible.

La cour du landgrave la vit encore plus fervente et plus vertueuse qoe ne l'avait vue celle du roi de Hongrie. Sa gouvernante a'< ^

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