EPI
ne coûte qa*une pistolo : ce qoi lait qae Ton regarde a? ec mépris ces sortes de ehevaliers. Las nonces, les auditeurs de Rote et quelques aotree prélats de la cour romaine oat aussi le prifIMge de créer chacun deos cheraliers de l*Bperon d*or; c'est pourquoi l'on yotl en France quelques-uns de ces ehe?aliers qui ont été reçus en cet ordre par des nonces, et i*ai eu en raain les lettres d'un de ces cher»liers, de l'an 1702, que M. Fiesctii, pour lors nonce eo ce royaume, accorda, et que nous rapporterons ici.
Lauremtiuê F/ûms, Bei et iQnetœ sedii apoilolieœ gratia arehiepiseopui iâveni onm- $i»f sûnetisiimi D, N. papœ prœlaius domê" itieuÊ ei asâiitênê^ ejuêdem et tametm eedie apud regem Chrhiianinhman nuntius upo-* êtoHcuê extraêrdinariuê. Dileeto nebh in Chriit0 donrino Ludavieo fUio domini Vineen^ iii de Marlenne, domim die Pu? Igné, ac êoeri paltÊêii ei mulm Lateranemie coimrîs, mt/ilii , et efeesirtJ ÀureaH^ iolmtem in l}ùmino, Sin^ gutnree animi tui dotée emimiœgus dfveiionie effectue, gteem ad eanetieeimum dominum no* etrum popam eanetamfue apoetolicam eedem et noe gerere cempreftartf , vitœqno ne mo^ rum honeetae^ aliai/ue laudabilia prohitatie eê tirtniwm meritùf quee iltanun targtêor oltie- $imue in pereona tua exubérante gratia eumu* taoit^ HMTtfe noe indueunt ui pereonam eam^ dm digmiorie naminie titulo extoUamue et emgulari preerogaeivn deearetnue. Hine eet ^uod no8 volentee le, prcraMMorum tuorùm tntuUUf apecialiê eafeellentiœ dignitate e%»bli^ mare ei cum dignie proeequi favoribue^ te Lu* dotieum de Marlenne, dominum de Puviçné, laetraii eedopiione fUium altieeimi poientteei^ ndgue principie Ludoviei Delphim Franciœ, eimml eê altieeitnm ac poteniiseimœ principie Mariœ Thereeim Auetriaeœ GaUiarum reginœ^ 9a€ri paiatii et aalm LateraneneU eomitem^ mUitem et equitem Aureatum^ auoioritate eooetotiea nolrie uti prweuli aeeistenti a ean-* cta eede apoefolien teneeeea, qua fungimur in kae parte^ ienore preeeentium, /hejmiw, créamue, inrtituimue^ deputamue^ ac Morum eo^ mihm, miliium et equitum Aureatorum eacri p^atH ei auleB Lateranemie bujuemodi^ nu* atfre, ardini et eoneortio favorabiliter aggre* gamue : decernentee quod tu ex nunc deincepe •etfifrus. einguto, enn et catcaribue aurenits, torque et alHe ineignibue mi/tlarifrui , nt enon ei omnibue ei einçulie priviiegiie, îaiiniintfalfbue^ exemptiontbue, honoribue, preeeminentiie et antetatianibue^ quibue ulii eacri paiatii et oulm Lateranefuie eomitee^ mihtee et équités Aureati ab eadem eancia eede apoetolica créatif de jure t titii, eoneuetudine^ pritilegio^ aut fdiae^ qucmodolibet utuntur, potiûntur et gaudent^ tiA*, potiri et gaudere poeeie et ea- '^f , non obetantibue conetituttonibue et or* di^tionibue etpoetolitie ceeterieque contrariie qnibueeunque. In quorum oamtum et eingvH /oniai /Mens et teetimonium^ hoc noeirum pnoilegium^ manu propria jirmaium et per i^fra ecriptumsecretarium noetrum iubecnbi^ ^igillique noetri quo in talibue utimur^ jussi^ mii« impreseione munit i. Datum Pariiiis in polalio noetrOf die 88 mensis Novembris anno
1703. L. arekiep. Atenionen.:ei plus bas:/o« eeph. Raym. Alcorambonue eecret. et scellé.
Vogex^ pour cet ordre, Fa?in, Théâtre d^honneur et de chevalerie; Bernard Giustiniani, Hiet. di tutti gli Ord. militari: do Bellay, Mennénius, Herman et Schoonebeck, dans leurs Hiet, dee ordree militairee.
Il y a eu aussi à Naples on ordre de TEperon institué par Charles d'Anjou, roi de Naples et de Sicile. Ce prince, ayant été couronné à Rome l'an 1266, en partit pour aller prendre possession du rnyaume de Naples. Mainfroy, qoi le lui disputait, ayant succombé dans une bataille, tout le royaume se soumit au comte d'Anjou, qoi, pour avoir plus de moyen de récompenser la noblesse qui s'éiait déclarée pour lui, établit l'ordre de l'Bperon. Voici de quelle manière on y était reçu. Le cheyalier se présentait an jour marqué dans l'église cathédrale de Naples, et là, sur un Ibâtre élevé où étaient le roi, la reine et tonte la cour, il prenait place dans une chaise couverte de drap de soie verte. L'archevêque, en habit de diacre, accompagné de ses suffragants, le faisait jnrer sur les saints Evan-<
faites qu'il ne porterait iamals les armes coure le roi, s'4l n'v était obligé par son légitime seigneur, et qu en ce cas il rendrait au roi la marque de l'ordre, sous peine d'être ré* puté infâme et mis à mort, s'il était pri onnier de guerre; qu'il défendrait de toutes ses forces, quand H serait requis, les dames tant veuves qae mariées et les orphelins abandonnés, si leur cause était juste. Deux cbe-^ valiers des plos anciens le présentaient ensuite au roi, oui de son épée toi touchait l'épaule en loi disant : Dieu tefaeee bon cAevaîier; puis sept demoiselles de la reine, vé« tocs de blanc, venaient lui ceindre l'épée; quatre chevaliers des plus considérables lui attachaient les éperons dorés, et la reine le prenant par la main droite et une autre dame la plus considérable pir la gauche, elles le conduisaient sur nn autre siège richement paré. Alors le roi, se pinçant à sa droite, la reine à sa gaucho, toute leur cour dans des sièges au-dessous, on servait un* collation de sucreries, par oà finissait la cérémonie. On ne sait point quelle était la marque de cet ordre.
Des Noulis, Histoire des rois de Sicile et de Naplee, des maisons d'Anjou, pag. 138.
DOMINIQUE (CoilGBfcGATIONS DIVERSES DK
Saint*). Voy. Lombardib.
epinal, de poussay et de bouxi^rb b^ Lorraine, de Saint-Pierre et de Sainte- Marie A Metz (Chanoinbssbs d').
Les chanoinesses d'Bpinal n'ont pas été moins religieuses dans leur origine que ceU les de llemiremont leurs voisines, qu'elles ont imitées en secouant le joug de la règle de Saiut-Bcnoit; et il en est oe même do toutes les autres dont nous naricronsdans la suite. Elles eurent pour fonualeurThicrril", évéque de Metz. Mûrisse, évéque do Madaure, sVst trompé lorsqu'il a dit que saint Uocric, trcutième évéque de Metz, qui mou»
DICTIONNAIRE DES ORDRES REUGIEUX
Cracowi€n$e$ m oppido CUjfwrx^ non Iom« a flumim Rudawa tub ponitteatu Peiri ViU
XUeopi Craeotnenêiêt fondant «I eonduni ei \tmntf et pulckerrimo mtiro himcio^ cireai-
$um Fratruque es monatterio Pragmui
tumpioê ad illam introducunt a quitus la-
que ad mm tempora et sub oeuUt mêU ecelesia ttla Sametm Cruciif ei in te divina^ ei t» ma^ Hilmtt, korieque eananieis^ cœlerUque fcc/têioMiUie eœremoniiSf eonoro caniu ei leciione idiomaie elavonico per monaehot firaireeque S. Benedicti offieiaoaiur ei adminiiirabaiur.
Mieehovîta, qai écri? ail plosiears années après DugIoz, dit (1) aaui que cet religieoz toiyaient la rèffle oe SainUBenolt, ^a'it forent fondés Tan 1390, et que dans sa jeunesse il n'y arait pins qu'on prêtre qni célébrait dans oe monastère la messe en langue esclavone : ilfifio Dômini 1390, feria quitUa poei feeium êoueti Jaeobi apoeioii^ rex WladUlaue cum eua eomorfe Hedwigi monaiierium Stavorum ord. S. Benedieti ex Praga eumptorum tiiuti 5. Crucii exira muroe Cracovietuee in oppido
Cleparz fundaveruni 171 toee sonora iam
horas canonicae quam miêsae in idiomaie Sla-
tfomeo eeiebrareni ei expièrent terum in
^diebui pueritim meet^ presbyier Slatmt idiomaie Slavonieo continuabai.
J*ai écrit en Pologne pour savoir s'il ne serait point resté dans cette église de Sainte* Croix du faubourg de CléparxA Cracofie, quelques amtens monuments qui pussent donner une plus ample connaissance de ces moines Rsclavonn ; et les mémoires qui m'ont été cnroyés de ce pays en 1712 marquent qoe celle église ayant été rebAtie nouvellement, il ne s'y trouve plus aucun tableau ni écrit esclavon qui fasse mention des moines qui Tout l'Ossédée. il est encore marouédans ces mémoires qu'il y a à Cracovie des personnes âgées qni di«>ent que devant la première guerre des Suédois on faisait dans celte église des prédications en langue esclavone, et qu'il y a des actes qui portent qu'elle a été desservie par des moines de Saint-Basile qui suivaient le rite grec. Il se peut faire que quelques moinrs Moscovites, qui sont tous de l'ordre de Saint-Basile, ayant embrassé la religion cal boliqoe, aient quitté leur pays pour s'établir en Bohême , où ils ont eu la permission de suivre le rile grec et de célébrer TofBce divin en langue esclavone selon l'usage de Moscovle « et qu'il aient passé ensuite en Pologne, ou ils ont été api^és et établis A Cracovie par le roi Ladislas IV, que <|oelques-uns disent n'avoir été une le deuxième du nom.
Ce qui me fait croire que ces moines Escla- ▼ons, ainsi appelés apparemment à cause qu'ils célébraient leur office et messe en langue esclavone, pooratent être surli^ de MoscoviCy est la couleur de leur habillement,
2 ni était rouge ; car les moines Moscovites taient ainsi habillés anciennement; c'est pourquoi J'ai mis ces moines Bsdavons an rang des religien de Saint-Basile, quoique Dogloz, Miecnoviiaei quelques autres histo-
riens polonais disent qolls soif aient la règle de Saint-Benoit. Le motif qui peut avoir porté le roi Ladislas i établir ces moines en Polo-
Î^ne, et A les obliger A célébrer leur olBce en angoe esclavone, est peut-être A cause que la langue polonaise, de même que la bonémienne et la moscovite, tire son origipe de l'esclavone. Nous avons dit ci-devant A l'article Basilb que les moines de Saiot*Basile dans la Russie-Blanche ou petite Russie,
1>rovince de Pologne qui appartenait antreois aux Moscovites, disent encore leor olBce en langue esclavone, en suivant toujours le rite grec, et qu'ils ne renoncèrent A leurs erreurs que l'an 159^. C*est ce qui nous confirme dans l'opinion que nous avons que ces moines Esclavons qui s'établirent en Bohême et en Pologne pouvaient avoir été des moines Moscovites ou Russiens qni avaieal aussi renoncé A leurs erreurs.
ESPRIT (Cbaroihks rAgclius Aiaoafts M
L'onOEB DU Saiitt*)
On sait qQ*il y a eu des chanoines régn* liera sous le nom d'Associés de Tordre da Saint-Esprit ; mais on ignore, et raanée et le lieu de leur établissement, et ce qa'iU sont devenus. Il y a néanmoins bien de l'apparence qu'ils ont subsisté, poisqne l'on trouve plusieurs éditions de leurs eonslitalions , dont deux se trouvent A la bibliothèqoedu Roi, l'une de Paris, in-lSt*, de l'année lS88«et l'antre aussi de Paris, în-4% de l'année 1630. Ces constitutions furent approuvées par Tarchevêqne de Rouen, les év êqoes de Bayeux et de Cootance, et par plusieurs docteurs, comme il parait par l'épltre dédieatoire de ces constitutions.
C'rst dans celle épttre dédieatoire, adressée le k novembre 15M an pape Sixte V, que le fondateur de ces chanoines se fait connaître. Il se nommait Jean Herbet et était Lorrain ; il dit au pape qoe sa mère, étant enceinte de lui, le consacra A Dieu ; que dans sa jeunesse Dieu lui inspira nn ^rand xèle pour son service, et qu'il eut toujours beaucoup d*aversion pour tout ce qui était oontraire A ses commandements et A ceux de l'Eglise ; que depuis vingt -six ans, on environ, il avait fait serment de s'opposer forte* ment jusqu'à la mort aux hérétiques, aux méchants catholiques, aux ecdâias tiques impudiques, ivrognes, avares» et qni négligeaient le service divin ; que depuis vingt-* deux ans il avait tons les jours eélihré la sainte messot excepté seulement trois jours qu'il en avait été empêché par des personnes qui s'opposaient A son institut, et qu'il aimait mieux mourir que d'être privé pendant no seul jour d'offrir le sacrifice adorable de nos autels ; qu'enfin il avait été inspiré de Dieu d'instituer sa congrégation, qui est divisée en une confraternité et en un ordre de chanoines du Saint-Esprit ; que la eonfraleniité est pour tons les catholiques de l'on et de l'autre sexe; qu'elle était déjA fort étendue en Normandie, principalement dans le dio-
(l)llaUL oe Miechmu, Chron. Vobn., Mb. i, cap. 49.
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ESP
MBT
cète de Coofance» el qoe let sfatats en afaient élé approuvés par le cardinal de Boorbonv arcbe?éqoe de Rouen, par les évéqoes de Coatanice et de Bajeai et par plasiears docteurs en Ihéoloffîe dea nniyersiléa de Paris et de Caen ; et il présente ces stalots an pape, avec ceux qu'il avait dressés pour les chanoines, pour en avoir la confirmation de ce pontife ; mais nous ne gavons pa!i s'il la loi donna.
Conformément à cas constitutions f ces chanoines, a'ils étaient prêtres, devaient célébrer la mease tous jes joiir* ; et s'ils ne l'étaient pas, ils devaient ep entendre pne tous les jours, et plutôt deux le^ fêtes et les dimanches. Ils s'emplojaient à rinstruction de la jeunesse ; c'est pourquoi ils avaient des collèges, et dans ceux ou ils n'avajenl pas beaucoup d'écoliers, jls pouvaient changer loos les jours Tonice divin àTégli^e, si quelque fonoateur le demandait, et seulement les Ittei et dimanches dans les cplléges où ils svaienl beaucoup d'occupation. Les relilieux de la communauté, et pnéme les dofflestlquesi devaient faire abstinence tous les mercredis de Tannée. Si l'on ne trouvait pas de poisson, ils devaient se contenter de lé- Komes. En mémoire de la passion de Notre- Sei^neur, ils jeûnaient tons les vendredis, à moins qn'il ne se rencontrAt on jeûned'Ëglise dans la seinaine, et il était libre à un chacun de s'abstenir de vin le vendredi, par mortification, et de jeûner pendant Tavent : personne l'était aussi obligé au jeûne depuis PAquea iasqa'à la Pentecôte; et si, étant en voyage on pour quelque autre raison, ils ne pouvaient satisfaire au jeûne du vendredi et à l'ab>linence du mercredi, ils devaient dire ou les sept psaumea avec les litanies, ou trois fois le chapelet, on douner cinq sols aux pauvres de ce qu'on leur accordait pour ieur usage, et dans ce nombre étaient compris les curés et les licaires qui étaient ocrapés à administrer les sacrements aux fidèles. Tous les dimanches ils se confessaient i un prêtre de la congrégation, el, hors ie collège, à un autre prétie approuvé par révoque, it au moins lous-les ans ils devaient faire une confession générale à leur provincial ou à son vicaire. Ceux qui n'étaient pas dans les ordres sacrés communiaient seulement une fois le mois ; ceux qui étaient dans 1rs ordres sacrés, tontes les semaines, principalement les dimanches et les fêtes, afin de s*accoutomer ta s'approcher de la sainte table, où ils devaient, étant prêtres, tous les jours célébrer la messe. Tous les prêtres , diacres, sous-diacres el bénéficiers, étaient obligés de réciter ou chanter les heures ca- DOoiales ; et ceux qui n'avaient pas les ordres sacrés, seulement l'oflice du Saint- Ksprit, ou de la sainte Vierge, ou les sept psaumes de la pénitence. 11 y avait des heures destinées pour l'oraison mentale, et leiamen de conscience te faisait soir et malin. Leor habillement devait être honnête, >eœb!ab1e A celui des chanoines , des docteur«, ou des régents des universités, sans aucune superfluité; ils avaient toujours le
bonnet carré d^ns la maison» et ne pprtaieni )e cliape^u que quand ils sortaient, et ils mettaient i leur cou une crpix d'or ou d'ar«
(;ent, selon la qualité des personnes, et ila a pouvaient attacher spr leur habit exté-;^ rieur, avec la figure du Saint-Esprit ep forme de colombe descendant sur les apôtres. Voilà tout cp que nous savons de ces chanoipes ç nops donnons seulement encore ici la toff mule de leprs vœpx.
Ego iV., lieet non fim dignus eonspeetu Dêi ojitimi mosimi, (amen infinila etus bonitqtê tf elemeniia^ hodit profwunem facto in ordine Spirilus Sancii, eigue in eo votum faeio solemne qc perpefuum obedieniiœ el eastUati$ et abdieationii proprietatis bonorum tempo^ ralmm coram cœlesti curia etmilUanti Eceh» fîa inter nfomis /peu (R* domine) tique e$ Hbt et tûti atsoçiationi Spirilus Sanetif eaneie promitto et juro et voveo me perpetuo in eQ «tcluffsni, ler vietsf Jieo et Bcdesxœ Chrielianm et cttlholieœf apostolicœ ef Romanœ^ usgue ad fjiorfemf omnia intelligefido^ fidemque^ elpie-^ ialemp et morei^ et il^ai(n m$a dirigendo ju^ta ejus oisociationii conetitutiones a Jf . Joanné Èerbetio pergratiam Pei insiitfitoreprœHiri^ ptoMp et a 9umn%o poniifice probutae out p$r^ minai. À tua ergo immema bonilQte et ele^ mentia humitiler peto (op/tme et c/emen/tttime Deut) ut qu% miht dediiti hoc eanetum deeideriumf $ie eliam ad id meliue el ealuteh riu$t inlegriui et prompiius adimptendum^
Î^ralia Spirituê sanctif uberioreê miki bénigne arçiarie ad major em^i^anctiorem el ciariorem^ Det Patris^et Fiiii, et Spiritue taneti gloriam^ el populi Chrittiani , poltisimum ass octaliots/s Spirilu9 SanetiftatiLctaminitilutionem^ Hicre* mentum acdignitatem el meamplurimorwngue fa/ii<em. ilmen. On peut consulterles Constitutions de celte congrégation, qui sont sous le titre de Libri 1res de Legibus Collegiorum Ordinis Canonieorum S. Spirilus^ tnstilu* lorejoanne Herbelio.
ESPRIT (CUEVALIBRS DB L'oRDRB DC SaIRT-},
en France.
Henri III, roi de France et de Pologne, passant par Venise à son retour de Pologne pour venir prendre possession de la couronne.de France, la république de Venise lui fit prosent de l'original des statuts de l'ordre du Saint-Esprit*au-Droit-Désir, ap-« pelé aussi du Nîteud, dont Louis de TarentOv roi de Jérusalem et deSicile, époux de Jeanne I'*, reine de Naples, avait été TinsUtuteur,. et lui avait donné le nom du Saint-Esprit, à cause que le jour de la Pentecôte il avait élé^ couronné roi de Jérusalem et de Sicile. C'est ce qui fit naître la pensée à Henri III d'insli*^ tuer aussi un ordre militaire sous le nom du Saint-Esprit, i cause que le jour de la Pentec6te de Tannée 1573 il avait été élu roi de Pclogne, et qu'il avait succédé au royaume de France à pareil jour de l'année suivante iilk, après la mort de Charles IX, son frère. Le Laboureur, dans ses Additions aux Mémoires de Castelnau, dit que ce prince, ayant reçu de la république de Venise les statuts de l'ordre du Saint-Esprit au-Droit Désir, iui^
DICTIONNAIRE DES ORDRES RELIGIEUX
iSS
titné par Lonis de Tarenle, résolat de 8*ap** proprier cet ordre, comme s'il avait été do •011 înfention, et qa'après ayoir copié e' tyimmenté les statuts» il doona ordre au cliancelier de Chiverny de les brûler; mais que ce minisire se; Ot une conscience de faire périr un si rare manuscrit, lequel^ outre le mérite de son sujet et de son antiquité, était encore fort estimable pour les belles miniatures en vélin où l'on voit ce qui est contenu en chaque chapitre de ces statuts; que ce li* Yre échut ensuite en partage à Philippe Ho« raut, évéque de Chartres, fils du sieur de Chiverny, etqu'il tomba enGnentre les mains de if. le président de Maisons. Ainsi, selon cet auteur, Tordre du Saint-Esprit de France n'est autre chose que celui de Naples; ce qui ne parait pas vraisemblable : car si Ton compare les statuts de l'un avec ceux de l'autre, il est facile de juger, par la différence qui s'y trouve, que ces deux ordres ont été faits indépendamment l'un de l'autre, la conformité qui s'y rencontre ne consis^ tant uniquement qn*en ce que Louis de Tarente et Henri III eurent le même motif en les instituant, le premier ne l'ayant fait qu'à caose qu'il avait été couronné roi de Jérusa» lem et de Sicile le jour de la Pentecôte, et
3ue Henri III à pareil jour avait été élu roi e Pologne, et qu*ii avait succédé au royaume de France, ce qui n'était pas une raison assez forte pour l'obliffer à supprimer les statuts de l'ordre du Saint-BsprIt-an-Droit-Désir , afin d'en abolir la mémoire, qui d'ailleurs •e serait conservée par les monuments qui sont encore aujourd'nui dans Naples, et par le témoignage de plusieurs écrivains.
(Jttoi qu'il en soit, ce ne fut que plus de quatre ans après que Henri III eut reçu l'original des statuts de Tordre du Saint-Uspritau-Droit-Désir qu'il institua, au mois de décembre de Tan 1578, un ordre militaire en l'honneur et sous le nom du Saint-Esprit. Son intention ne fut point d'abolir tacitement celui de Saint-Michel, comme quelques auteurs ont avancé, puisque, par ses lettres
Patentes pour Tin>titution de l'ordre du Saintisprit, il déclare qu'il veut et entend que celui de Saint-Michel demeure en sa force et vigueur et soit observé de la même manière quil Ta été depuis son institution. Nous nx>ojM avisée dit ce prince, avec notre trié" honorée dame et mère^ à laquelle nous reeon^ naissons avoir ^ après Dieu^ notre principale et entière obligation ^ les princes de notre sang, etautrts princes et officiers de notre couronne^ et seigneurs de notre conseil fêtant près de nous , d'ériijer un ordre militaire . en cettuy notre dit royaume^ ouire celui de Mon" Mur saint Michel, lequel nous voulons et entendons demeurer en sa force et vigueur et être observé tout ainsi qu^il a été pratiqué de* puis sa première institution jusaues à présent. Et il ajoute ensuite: Lequel ordre nous créons et instituons en l'honneur et sous le nom et litre du benjit Saint-Esprit^ par t'inepiration duquel^ comme il a plu à Dieu ci-devant diriger nosmeilleures et plus heureutes actions^ nous le supplions aussi qu*il nous fasse ta
grâce que nou^ voyions bientôt tou$ noi sujets réunis en la foi et religion calholiqw tt ^ivre à Vavenir en bonne amitié et concorde tes uns avec les autres, sous Inobservation entière de nos loix et Vobéissance de nous et de nos successeurs rois, à son honneur et gloire^ à la louange des bons et confufion des mau^ vais, qui est le but auquel tendent nos pensées et actions, comme au comble de notre plus grand heur et félicité.
Cette prière et les désirs de ce prince témoignent assez quelle était sa piété, et qu'il n'y a rien eu que de saint dans Tinstitaiion de son ordre, ce qu'il avait plus expresse^ ment déclaré on peu auparavant dans lei mêmes lettres patentes, oik il dit encore qu'ajant adressé ses vœux et mis toute sa contiance dans la bonté de Dieu, dont il reconnaît avoir et tenir tout le bonheur de cette vie, il est raisonnable qu'il s'en ressouvienne, qu'il s'efforce de lui en rendre des grâces immortelles, et qu'il témoigne i toute la postérité les grands bienfaits qo'il en a reçus, particulièrement en ce qu'an milieu de tant de différentes opinions au sujet de la religion, qui avaient partagé la France, il Ta conservée en la connaissance de son saint nom dans la profession d'ooe seule foi catholique et en Tunion d'une seule Eglise, apostolique, et romaine. De ce qu*il lui a plu par Tinspiratlon du Saint-Esprit le jour de la Pentecôte, réunir tous les cœurs et les volontés de la noblesse polonaise, et porter tous les Etats de ce royaume et du duché de Li(huanie à l'élire pour roi, et depuis à pareil jour l'appeler au gouvernement du royaume de France ; au moyen de quoi, ajoute-t-il, tant pour conserver la mémoirede toutes ces choses que pour fortifier et maintenir davantage la foi et la religion catholique, et pour décorer et honorer do plus en f»lus la noblesse de son royaume, il institue 'ordre militaire du Saint-Esprit.
Des expressions si pieuses ne sont que trop suffisantes pour faire voir les bonnes intentions de ce prince. Cependant, comme il y a certains caractères d'esprit qui ne peuvent s'empêcher de donner un mauvais sens aux actions les plus saintes et les plus justes, Tinstitution de Tordre du Saint-Esprit n'a pas manqué d'interprétations autant injustes que chimériques, puisqu'on Ta plutôl attribuée à des mystères d'amourettes que de relÎKion. Le vert naissnnif dit le Laboureur,/ejounscfor^f, lebleuet leblanc, étaientles couleurs de la maîtresse d'Henri Hl; les donblés MM quil fit mettre au collier de V ordre désignaient son nom, et les deux lettres grec* ques qu*on appelle delta entrelacées ensemble, qui dans la rencontre du cercle formaient un phi grec pour sionifier fidelta, devaient servir d'assurance de cette fidélité quHt lui avatt jurée, et qu^il ne continua pas longtemps. Les H qui furent ajoutées aux chiffres des doubles MM^ marquaient le nom du roi, et les fleurs de lis dans les flammes représentaient le fet% de son amour. Ce qui est donner ainsi une mauvaise interprétation aux intentions de ce prince. A la vérltc il no s'est point expliquô
ESP
inr là sif oificaiion des chiffres qu'il fil mettre au collier ; mais ne peot-oo pas croire qae les duobles délia entrelacés ensemble qui, par la rencontre du centre, comme dit le Laboureur, formaient un pbi erec pour lifDifier fidiUa^ marquaient la fidélité que lesfojets doirent àleur prince? Les doubles lambda, qui, selon Favin, désignaient le nom de la reine, qui s^appelait Louise, ne poufaienl'ils pas plutôt signifier la loyauté et rhommage que les cbcYaliers doivent à leur looreralo? Les doubles MM, la magnanimité, qui est la verta des héros dont un chevalier ëoit faire profession? Et les flammes, ces liaqoes de feu sous la figure desquelles le Siiot-Esprit descendit sur les apôtres dans le lalnt cénacle le jour de la Pentecôte ? Ce qoi semble une interprétation beaucoup plus saïQrelle que celle des mystères d'amourettes, et qui est entièrement conforme aux termes de ces lettres patentes, par lesquelles les chevaliers sont excités à demeurer fermes dans la religion catholique, dans Ta- BM)or de Dieu, dans la fidélité à leur roi et daos la pratique de toutes les vertus, dont les lettres et les flammes qui composaient le eollier de l'ordre étaient le symbole.
11 le trouve plusieurs exemplaires des statuts de cet ordre, différents les uns des antres, et qui ont été tous suivis chacun dans leur temps. Les derniers qui ont été imprimés en 1703 et qui sont les plus corrects, eoDlienornt qoatre-vingt-quinze articles, qui portent, entre autres choses, uu'il y aura dans cet ordre un souverain chef et grand saaltre qui aura toute autorité sur tous les confrères, consmandeurs et officiers, et à qui tenlil appartiendra de recevoir ceux qui entreront dans cet ordre. Henri III s'en déclara chef et souverain grand maître, et unit la grsnde maîtrise à la couronne de France, isns qu'elle puisse en être séparée. Les rois ipssttccessears ne peuvent disposer en façon quelconque de cet ordre, des deniers qui y ionl affectés, ni disposer d'aucune commende, qnoiqu*elle soit vacante, qu'après avoir été sacrés et couronnés; et le jour de leur ^ lacre et couronnement, ils doivent être re- * qois par l'archevêque de Reims, ou celui qui fait la cérémonie du sacre, en présence des doQze pairs et officiers de la couronne, de jorer l'observation des statuts de l'ordre, seiou la forme prescrite par les mêmes statuts, ce qu'ils sont tenus de faire sans en poQvoir être dispensés pour quelque cause que ce soit; et le lendemain du sacre, le roi reçoit l'habit et le collier de Tordre par les mains de celui qui le sacre, en présence des card naux, prélats, commandeurs et officiers de Tordre. C'est pourquoi Henri 111 ordonna que la forme du serment serait insérée et transcrite au livre du sacre, avec les autres serments que les roia sont tenus de faire aiant que d'être couronnés; et comme ce prince avait déjà été sacré et couronné, il se réserva la liberté de prêter serment entre les mains de Tarcbevêque de Reims ou d'un autre évéque qu'il lui plairait en la première assemblée de Tordre qu'il tiendrait.