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re qu'il donnait ThabH religieux à tous ceax qui le demandaient, sans les éprouver, ne se loociant pas qu'ils fussent bien converlis, poorro que le nombre de ses disciples •ogmenlât ; et qu'après qu'ils avaient donné Ifur nom, il n'eu avait point de soin, et les laissait agir comme ils voulaient. GeolTroide VendAme loi écrivit que Ton disait de lui une chose dans le monde qui ne lui faisait pas honneor, e< dont il devait promptrnient se corrif^er si elle était vraie : savoir, qu'il avait Doe si grande familiarité avec les femmes, qa'il leur permettait de demeurer avec lui, qu'il avciit avec ellos des entretiens secrets, et qu'il n'avait pas même de bonté de coucher avec elles, sous prétex'e de se mortifier en souffrant les aigailions de la chair ; ce qui était on nouveau genre de martyre inouï, très-dangereux et de mauvais exemple. A la vérité ces lettres sont regardées p t qoelques-uns comme des ouvrages supposés* Le P. Hainferme, religieux de son ordre, dans le Bouclier de l'ordre de Footcvrault, les rejette toutes les deux. Du di^ ses con« frères, dans une dissertation qu'il fit imprituer i Anvers en 1701, reconnafl pour véril ihle celle de Geoffrol ; mais Bollandus la rejette. Le F. Sirmond l'admet, aussi bien que le P. Aleiandre, qui rejette celle de Marbo- <iius. Hais, quand eiies seraient véritablement de Marbodius et de Geoffroi, cela ne détroit pas la sainteté du bienheureux Rohert d'Arbri^sel; elles font seulement connaître que Marbodius et Geoffroi ont cru trop aisément les ennemis de ce saint fon« <laieur; Geoffroi reconnut dans la suite la fiiOâseté de cette calomnie, et devint ami de hobert et de l'abbaye de Footevrault. Il y fit de grandes fondations, et, afin de n'y être pas a chaise dans les fréquentes visites qu'il y faisait, il y fit (à ce que l'un dit) bâtir une maison pour lui, que l'on a depuis appelée rUétel de Vendôme-
Après tous les établissements que ce sernleur de Dieu avait faits, il crut qu'il était ■éci'ssaire d'en demander la confirmation au »aiDi-siége, et de faire exempter l'abbaye de Fonlevrault de la juridiction de l'évéque : ie qu'il obtint par une bulle de l'an 1113 adressée aux religieuses do Fonlevrault, qu'il avait portées a en faire la demande au pape. Continuant ses missions apostoliques dans le Limousin, il y fit deux nouveaux établissements, l'un nommé Boubou^ l'autre (i Prieuré dé la Gasconiire. Ayant passé du Limousin dans le Périgord, il fonda le coareot de Cadouin, qu'il céda dans la suite au hienbeureux Giraud de Sales. Enfin le dernier établissement qu'il fit, et l'un des plus célèbres de son ordre, fut celui de Haute- Bruyère, A huit lieues de Paris, au diocèse <|e Chartres, oui lui fut donné par Bertrade de Mootfort, femme de Foulques le Hechin, comte d'Anjou. Le roi Philippe 1«' ayant •caudalcusement épousé cette femme, du vivant même de sou mari, elle fut enfin convertie par les exhortations de Robert, et, se croyant obligée à réparer le scandale qu'elle
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avait donné, elle se retira dans ce temple qu'elle avait présenté au Seigneur, où ayant non*scnlement pris l'habit de Fontevrault, mais encore toutes les austérités de cet ordre, qui pour lois était dans toute sa ferveur, elle édifia autant l'Eglise par sa vie r pénitente et mortifiée, qu'elle l'avait scandaisée par sa vie molle et déréglée. Son premier soin fut de pourvoir ce nouveau monastère de tout ce qui était nécessaire pour l'entretien dos religieuses, afin que la pauvreté, qui est la ruine ordinaire de la régularité, ne les empêchât pas d'offrir â leur céleste époux des sacrifices de louange, ni de méditer ses grandeurs pendant tout le temps de leur vie : c'est pourquoi, craignant que le revenu qui en dépendait ne f&t pas suffisant pour l'entretien des religieuses, elle ajouta A ce don ce <jue le roi lut avait ass-
5 né dans la Touraine pour pattie do son ouaire; ce qu'elle fit agréer par ce prince, qui y donna son consentement.
Robert, après avoir fait tous ces établissements, prévoyant qu'il n'avait plus encore beaucoup de temps à vivre, voulut achever le dessein que Dieu lui «wait inspiré pour son institut. H fit étabi r pour chef et supérieure de sou ordre Pélrouille de Craon Cho* mille, qui est reconnue pour la première abbesse de Fonlevrault, et dressa les statuts de cet ordre, qu'il mil sous la règle de Saint- Benott. Il ordonna l'abstinence continuelle de la viande, n'en permettant pas mémo l'usnge aux malados. Les religieuses, entre autres choses, devaient garder le silence en tout temps, aller toutes ensemble A l'église et en revenir de même. Leurs voiles devaient toujours être abaissés et cacher ontièretient leur visage. Elles ne devaient être véiuos
3ue de tuniques faites des plus viles étoffas u pay;), de la couleur naturelle de la laine, sans être tondues (1). Les surplis blancs leur étaient défendus aussi bien que les gants. Une rflîgicnse ne pouvait sortir hors du cloître pour quelque ouvrage que ce fût sans la permissioo de l'abbesse. Quand les prieures allaient dehors, elles ne devaient mener avec elles aucune religieuse, et elles devaient être accompagnées pour le moins d'un rel'gieu\ et d'un séculier ; nulle autre que l'abbesse ou la prieure ne pouvait parler dîins le chemin, jusqu'A ce que l'on fût arrivé dans rbételierie. Le dortoir était toujours gardé le jeur par une converse, et la nuit par deux on quatre. Les malades ne pouvaient recevoir le viatique ni l'extrême onction que dans l'église ; et, quand on les portait en terre, elles devaient être couvertes d'un cilice.
Quant aux religieux, ils devaient dire en commun l'office canonial, vivre en commun sans avoir rien en propre. Ils ne perlaient ni manteaux , ni chemisettes noires ; ils avaient une ceinture de cuir, A laquelle était attaché un couieau de la valeur de deux deniers, et une gaine de la valeur d'un denier (2). Ce que l'on desservait de leur table devait être rendu aux religieuses, pour
(2) Votj., ibid., u' iio.
DICTIONNAIRE DES ORDRES RELIGIEUX