‹ Dictionnaire ... de la BibleChapitre 38 sur 118 · FUS · texte numérisé non relu

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Chfiiio^ in remiisionem voUt peteaminum iniungendOf quaienus ab asêeftwne tenir arii tmreê i§ tœhro peniius aterimUs eonfea$orem eumdtm apud ù§wm pia toùis reddaêiê vem^ raiion9 propithêm, Ca pontife, qoi Toyait «ootettl saint Français pendant qu'il fivail, n'aurait paa parlé de la sorte, s'il n'af ail élé assuré de la vérité de ces stigmates. Beneit XI permit d'en faire l'office publiquement • S»le IV en Qt insérer la mémoire aans le Martyrologe romain ; et Paul V, à la prière de Philippe 111, roi d'Bspagne, sar ce que dans quelques lieux on avait cessé de dire l'office des Stijçmalcs de saint François, en lit une obligation à tous lee ecclésia* stiqnes.

Ce sainty après avoir demeuré encore qoinse joora sur le mont Alveme pour finir son carême, en descendit portant Timago do Jésos-Clirist crucifié, gravée non sur des tables d'airoén ou de bois lailléea par la main de l'ouvrier, mais écrite sur sa chair avec le doigt de lliev, laveur dont il s'estimait si indigne, qu'il faisait son possible pour In cacher et dérober aux jeux des hommes; mais inutilement, car Dieu manifesta ces signes de son amour pour François en fai« lant phiaienr» miracles qui en firent connaître la vertu et la sainteté à tout le monde. Malgré les ëooloors qu'elles lui causaient, ci qui élaîrsit quelquefois si violentes, qu'il ne pouvait marcher, il ne laissait pas do continuer nos fonctions apostoliques, se fai* tant porter pour cet rttei sur des charrettes dans les ville» et les bourgades, pour animer tout le monde à porter la croix do Jésus- Christ* C'était là toute sa science ; il faisait profession, coaMue TApôtre, de ne savoir point d'autre chose que Jésus crucifié, n'ayant poiut lait d'autre étude depuissacoitfsrsion.

Oepoit le jour q«'il reçut les stigmaC<>s jtMqn'isa mort^sa vie fut toujours languissante; et II eut tant d'occasions de souffrir poor l'amaur de Jésus-Christ, qu'il pouvait dire avec ee divin Sauveur qu'il n'y avait pHuneparbedaDêSou corps qui fût exempte de souffraoce : car, outre les douleurs dont naos vcuone de parler, et qui étalent conti* nuelles^ il eut on mal aux yeux, pour lequel un lai Qi uu cautère qu*il spufTrit avec autant de patience qu'il était cruel et extraordinaire, puisqu'on lui brûla la peau et les chairs juaqu'aux os, depuis l'oreille jusqu'au ioorcil;et il eut peu de temps- après le corps tout brisé par une chute violente qu'il fit par l'inadvertance de rinOrmier, ce qu'il souffrit atec tant de patience, que , bien loin de se plaindre, il balsa plusieurs fois la terre qui devait bientôt le recevoir dans son sein. Enfin, Dieu l'ayant voulu éprouver par toutes tories de manières, le saint, sentant que sa fin approcbait, se fit transporter du couvent de Font-Golumbe à celui de Notre-Damo-des- Anges proche Assise, pour mourir dans le lieu ou il avait reçu le premier esprit de dé> voiion, et qui avait servi de berceau à son <^dre. Y étant arrivé, il se fit mettro nu sur la tene, disant qu'il voulait combattic osi

athlète. Le gardien, voyant sa pauvreté, prit une méchante robe, avec une corde et un capnce^et lui dit de les recevoir par auméne comme un pauvre : ce qu'il lui cotumanda en vertu delasainteohéissance.Lo serviteur de Dieu, ravi de ce qu'on lui donnait par au« mdne un balni poor sa sépolture, le reçot pour y être etiseveli comme un Frère Mineur, à condition qn'H mourrait nu et qu'il demeorerait quelque temps en cet état après sa mort. Ayant fait ensuite assembler tous ses frères, qui sn trouvaient pour lors dans cette maison, il lenr donna sa bénédictiofi, et à tous les absents, de la manière qne le patriarche Jacob l'avait donnée aux enfants do son fils Joseph, en se fiilsant croiser les bras, et moorut tranquillement, lequârlrrèmo jour d'octobre de l'an 1226, dans la quarante*cinquîème année de son flge, ayant vu phie de quatre-vingts maisons de son orJre olablies, presque d.ins tous les royaumes de 1 » chrétienté. Il n'était que diacre, son humilité l'ayant empêché de recevoir la prêtrise.

A peine ful-il expiré, que l'on vit en son corps un changement merveilleux : sa peau, qui était noire et brûlée du soleil, devint blanche comme la neige; les stigmates s'y découvrirent avec plus d*évidence qu'auparavant : ou eut alors toute la liberté poor les examiner, et toute la ville d'Assise accourut pour voir ces signes saliilairej de no« tre rédemption dont Jésus-Christ l'avait favorisé, et que son humilité lui avait fait cacher pendant sa vie. Le lendemain, de grand umtin, l'on porta dans la ville d'Assise ce sa* cré dépôt) escorté d'une multitude incroyable de peuples, qui avaient des rameaux eu des cierges à la main. Il fut porté en passant dans l'église de Saint-Damien, pour donnera sainte Claire et à ses religieuses la sallsfaclion de le voir et de baiser ses stigmates, et on Tenterra ensuite dans l'église de Sain^Geor* ges, où Dieu rendit son tombeau glorieux par le grand nombre des miracles qui s'y fl-> lent.

Le P. Hélie, qui était vicaire général, écrivit une lettre circulaire à loua les couvents de l'ordre, pour leur donner avis de la mort du saint fondateur. Grégoire IX, ayant fait assembler le chapitre général l'an 1^27,7 voulut assister, et le gouvernement de l'ordre fut mis entre les mains du P. Hélie, qui, affectant beaucoup de piété et un grand zèlo pour maintenir la régularité, fit difficulté d'accepter le généralat, sous prétexte de ses infirmités et de son peu de capacité; mais il ne ftiisait cela que pour en venir à ses fins, qutétalentde se procurer sesaises et ses corn* moditésau préjudice de la régularité,en trompant par ces belles apparences les religieux, qui, le voyant si humble, l'en crurent plus (iiçne, et consentirent que, selon qu'il en aurait besoin, il pAt se dispenser en quelque» choses des austérités de la règle^ et se servir de montures dans ses voyages. A ces conditions il accepta l'office de général, et fut le premier après saint François. Ce qu'il fil de mieux peikdant tout le temps qu'il gon* ¥crna l'ordre, fut qu'il procura la canonisa-

DICTIONNAIRE DES ORDRES RELIGIEUX

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lion de re saint fondateur» que le pape Grépiiire IX Gl avec beaucoup de solennilé Tan 12%, el étendit ton culte dans tome TËglisc, en Uxant sa fêle an h octobre, par une bulle qu'il publia en 1230. On n*eol pas plutôt achevé la cérémonie de la canonisation, que Ton Irnvailla aux fondements d*une église magnifique, qui devait être dédiée en son lioniienr près des murs d*Assise. Le pape viiulut mettre la première pierre, et donna de grosses sommes pour contribuer à cet éJilice, dont il donna le soin au général Hélie, qui, par une transgression manifeste à la régie du saint patriarche, fil mettre des troncs dans cette église, et faire une quête d'argent dans toutes les provinces. Nous avons vu dans l'article Césabins les troubles que cela causa dans l'ordre, aussi bien que ie relflchemcnt que quelques autres généraux inlrodnisirent dans la suite* Nous nous contenterons de rapporter ici en peu de mots Télat présent de cet ordre, qui s'est étendu dans toutes les parties du monde, où, nonobstant 1rs hérésies dont rAngletcrn*, r£cossc, Tirlande, le Danemark, la Suède, la Hollande rt plusieurs autres provinces, tant en Allemagne que dans d'autres pays, ont été infectées, et où l'ordre de Saint-François a perdu une infinité de monastères de l'un et Taulrc sexe, il ne laisse pns d*avoir encore plus de sept mille maisons d'hommes, tant de l'Observance, Déchaussés, Réformés, Kécollels, Conventuels, Capucins, que du Tiers Ordre, dans lesquelles il y a plus de cenlquinze mille religieux; et plus de neuf cents monastères de tilles, tant Clarisses et Urbanistes, que du Tiers Ordre, de la Conception elAnnonciades, toutes soumises aux supérieurs du premier etdu troisième ordre,dans lesquels il y a plus de vingt-huit mille trois cents religieuses : ce qui se connaît par les chapitres généraux de-ces différentes congrégations, ou Ton fait toujours le calcul des maisons el des religieux et religieuses, sans compter les monastères de filles, qui sont sous la juridiction des ordinaires des lieox où ils sont situés, el qui sont aussi en très-grand nombre.

Tout Tordre de Saint-François est divisé en plusieurs branches, qui sont les religieux da rObservanci*, les Déchaussés, Réformés rt Récollets, qui se disent de l'Ëlroite Observance, les Contenluels et les Capucins, qui forment tous le premier ordre. Les Clarisses, Urbanistes et Capucines, qui sont du second ordre; et le troisième, qui n*avail été institué par saint François que pour des séculiers, comprend aussi des religieux et religieuses, qui forment différentes congrégations. Les religieux du premier ordre de Tune et l'autre observance sont divisés en Famille Ctsmoniaineet Ultramonlainc. La Cismontaine comprend les eoufenis qui sont en Italie, ceux d'Allfmagne supérieure, la Hongrie, la Pologne, et les autres qui sont en Syrie el dans la Palestine. L'Uilramontaine est com-

Ksée de couvents de France, d*Espagne, de Jlcuiagne inférieuic, de Saxe, jusqu'au ONitinent; les Iles de la Méditerranée, l'Afrique. l'Asie et les Indus. L'une et l'autre

famille est encore diviiéoen pro?lnee«t vi. raines et custodies. On entend par provinces l'union de certain nombre de couvents souf no chef, qui dépend do général. On ap* pelait au commencement de l'ord.>'e vicairiis quelques couvents nnis ensemble qui, à cause de leur petit nombre, ne pouvaient pas jouir de la dignité et des prérogatives des provinces. Sous le pape Eugène IV, les congrégations provinriales de l'Observance , quoique considérables par le grand nombre des couvents, n'avalent néanmoins que lelitre de vicairies , parce qu'elles étaient subordonnées au ministre provincial de la communauté ou des Conventuels; et l'on appelait vicaires provinciaux ceux qui étaient supé rieurs de ces congrégations, parce qu'ils étaient obligés de demander leur confima* lion au provincial; mais elles ne laissaieoî pas de jouir des prérogatives des provinces : ce qui dura jusqu'à la bulle d'union de Léon X, dont nous parlerons dans la suite.

On appelait aussi custodies, aa commencement de l'ordre, quelques couvents qui faisaient partie d'une province qui, à raufe do sa trop grande étendue, ne pouvant pas être gouvernée par les provinciaux, était divisée en plusieurs custodies gouvernées par des custodes, dépendant toujours néanmoins du provincial de cette proTince, qui était obligé d'y faire la visite tous les ans. Présentement les custodies ont succédé aot vicairies, et celles qui ne dépendent d'aucun provincial sont immédiatement sujettes au général. Elles tiennent leurs chapitres en particulier, ont un défiuitoirc coslodial ei se gouvernent d'elles-mêmes sons raulorité d*un cuslode; et les préfectures sont les mb* sions parmi les infidèles.

La Famille Cismontaine a soixante-sii provinces, trois custodies et six préfectures; l'Qltramontaine a quatre-vingt-une provinces et plusieurs custodies ; et toutes ces pro* «inces et custodies sont soumises à un général qui prend la qualiié de ministre général de tout 1 ordre de Saint-François. Il a encore sous sa juridiction les Clarisses et Urbanistes, el les religieux du Tiers Ordre de Saint- François, qui ont une province en Portocal, deux en Espagne, et quatre en France. Les Conv< nluels ont on général oui prend le litre de maître général des Frères Mineurs Conventuels; et les Capucins en ont aussi on qui se dit ministre général des Frères Mineurs Capucins. Les religieux du Tiers Ordre en Italie en ont aussi un particulier, que ceux de Flandre reconnaissent pour sapérieur. Ceux d'Allemagne sont peu connus, cl font bande à part, la plupart étant sonssis aux évéques.

Le général de tout l'ordre de Saint-François est à raltern.'iiive de li Famille Ctsmont.iine ou de rUllramontaine, et depuis na temps considérable on choisit toujours an sujet du roi d'Espagne. Comme la règle ni les statuts de l'ordre ne marquent point U temps que doit durer son ofBce, les premiers généraux Texerçaienl jusqu'à leur morl, s moins iiu'ils n'y renonçassent volonlairc-

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mrnt« comme firent les btenhi'arrnx Jc«in Parent (*t Jean de Parme; ou«ma^ré eux» roinme firent Raimoiid Gaufredi , par ordre ie Boniface VIII, et Gilles Delphino. Il y en I mémo f|ui ont été dé;:osés, comme Ûêlic V Cortonne, Crescenzd Esins, Michel do Osène, Antoine de Massa, llaimond de Cot« lii*unla et Paol PisoU; mais en ôtant A t-e lirrnicr le gouvernement de l'ordre, on lui laissa le titre do général. Le pape Jules II, qui avait été pendant vingt-six ans protec* lur de Tonlre avant que de monter au soii- >erain pontificat, voyant qu<^ l'ofGce de {lé-^ n^r,il,qoi était à vie, apportai! un préjudice ronstdcrable à l'ordre, le réduisit a six ans leulemenl, dans le sixième chapitre généralissime qui se tint à Rome Tan 1506, après la renoDCiation forcée de Gilles Delphino. liaimood de Cottignola fut élu pour le premier çénèral pour six ans, conformément à cette réduction de Joies II. Pie V, par une bulle de l'an 1571, ordonna que les généraux nerceraient lenr office pendant huit ans; mais Sixte V, Tan 1587, le remit à six ans, comme il avait été ordonné par Jules 11. Si le général meurt avant que d'avoir Gni ce temps, ou qa'il soit élevé à quelque dignité de l'Eglise, on loi substitue on vicaire général qui est élu par les pères discrets perpé* loelsde l'ordre, qui sont ceux qui ont exercé Toffice de général ou qui ont été vicaires généraux pendant denx ans, s*ils sont présents dans roDc et l'autre famille, c'est-àdire Cismontaine ou Uliramontaiue, ne devant point être appelés s'iU sont absents. I>nnsla Famille Cismonlaine, on doit appeler a l'élection le procureur général, le commis- Siire général en cour de Rome, le procureur générni des Réformés, tous les définiteurs généraux cismontains et les ultramonlains qui se trouvent au lieu de l'élection, aussi bien que le provincial, le vicaire ou commissaire de la province dans laquelle se fail l'êlet lion ; et, dans la Famille Ultramontaine, 1« vicaire général est élu par le commissaire r^ncral des Indes, les déQnîteurs généraux delà naton seulement où se fail I élection, ^< les autres, s'ils sont présents, avec six des fTovineiaux les plus proches. Si le {;cnéral, avinl que de mourir, n'a pas Qui son premier triennal, ou qu'il donne sa renonciation, oQ quM soit déposé, ou qu'il soit élevé a qoelqtie dignité de l'Eglise, le vicaire générai qui lui succède ne peut pas gouverner l'ordre jusqu'au premier chapitre général, mais il doit assembler les vocaux de sa famille et procéder A l'élection non d'un vicaire, mai» d'un ministre général. Que si le général meurt avant que d'avuir fini son second triennal, le vicaire général qui lui <*»t substitué doit Gnir ce qui restait de ce Intrnnal, et 11 ne peut être de nouveau élu céncral qu'après seize ans de vacance. Ce qui a toujours été obserré jusqu'en l'an 17G0, qne le révérendissime P. Jean de Las Torn s lut élu général dans le chapitre qui se tint à Rome. Ce général étaut mort Tao 1701, on lui substitua le révérendissime P. Alphonse <h Bteziua, pour lors commissaire général

des Iodes, qui fut ronfirmé m qnalilé de général par le pape Clément XI. Mais à la Un du second trit*nnal, n'ayani pu faire tenir la chapitre général à cause de la gnerre dont l'Europe a été affligée depuis l'an 1700, il fut d'abord continué dans son omce pour deux ans par le même Clément XI, par un bref de l'an 1700, et enfîn jusqu'à la conclusion de la paix par un autre bref de l'an 1707. Mais, étant mort en 171G, et les mêmes raisons qui ont empêché l'assemblée d'un chapitre général depuis 1700 subsistant encore par les prétentions de l'empereur Charles VI sur 1rs rojaumes d'Bspairne, nonobstant la juste possession de Philippe V, le révérendissime P. Joseph de Oarcîa loi fut substitué par l'élection qui rn fut faite srlon la pratique de l'ordre m semblables cas : re qui a été conGrmé par un bref de Clément XI, en vertu duquel il jouit de tous les droits et de la qualité de général.

On élit aussi dans les chapitres généraux un commissaire général pour la famille dont le général n'a pomt été tiré. Pour conserver la paix entre les religieux de l'une et l'autre observance, on décréta, dans le chapitre général tenu à Komc en 1GG4, que le commissaire général sera pris à l'alternative d'entre les Observants et les Réformés, et qu'ils auraient également des définiteurs généraux : ce qui fut approuvé par le pape Alexandre VII. Il a le même pouvoir dans sa famille que le général dans tout Tordre, excepté qu'il ne peut nommer aux offices dont la nomination appartient de droit au général. Il peut même faire valoir s«>n autorité en présence du général, excepté dans les provinces que le général s'est réservées. Sou office ne dure que pendant un triennal. Lo général pouvait autrefois, quand bon lui semblait, ne pas assembler de chapitre pour en élire un autre, et il loi était permis de faire élire un vice-commissaire jusqu'au premier chapitre général par les pères discrets de la famille dont le commissaire général était tiré. Dans le chapitre général de Rome de l'an 1076 on fit un décret par lequel le commissaire général, aussi bieu que tes définiteurs généraux de la même familh*, exercerait son ofiice- depuis un chapitre général jusqu'à l'autre; mais Innocent XI no voulut pas approuver ce décret, et même le révoqua par une bulle, ayant donné ordre au général de tenir un chapitre pour l'élection d'un commissaire général. Ainsi, en vertu de la bulle de ce pontife, après que le cotnmi!$saire général a fini son triennal, les vocaux de sa famille en élisent un autre, à moins que la tenue du chapitre ne soit rmpêchée par la guerre, auquel cas le général peut continuer le commissaire jusqu'à ce que te chapitre se puisse tenir, ou bien il peut de son autorité en nommer un aulro de la même famille. Ce commissaire, après son triennal, est discret perpétuel dans la même famille, et ne peut être de nouveau élu commissaire général ou ministre général qu'après avoir vaqué seize ans, à n^oius qu'il n'en soit dispcubé par le saint-siégc.

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DICTIONNAmE DES ORDRES RELIGIEUX.

Les principaux ofDrcs de Tordre à la noininalîoii du général sont ceux de commissaire des Indes résidante la cour du roi d'Espagne, le commissaire en cour de Rome et le procureur général de la régulière observance, qui était autrefois commun pour tous les religieux de Tune et Taulre observance; mais les Réformés d'Italie en obtinrent un du pape Clément YIll, Tan 1603. Il fut dV hnra insliiué par les généraux; mais, par un brefd'Urbain Vlll de l'an 1632, il est présentement à la nomination du cardinal protecteur, L^an 1633, on accorda aux Français un agent en cour de Rome; mais ils ont aussi obtenu un procureur général l'an 170^. Il n'y a néanmoins que le procureur général de Tobscrvance qui ait place dans les chapelles papales. Le général nomme aussi le gardien du couvent du Mont-de-Sion à Jérusalem, ou du Saint-Sépulcre, lequel est com* iiiissaire et notice apostolique dans la terre sainte, et a droit de se servir d'ornements pontiQcaux. Le couvent d'Aracœli à Home, el le grand couvent des Cordeliers de Paris sont aussi soumis immédiatement au général, aussi bien que Tbospicc des Pénitenciers de la basilique de Saint-Jean-de-Latran à Rome, qui sont des religieux Réformés; le couvent de Saint-Pierre In-Monle-Orio de la même ville, où Ton enseigne les langues orientafes; le gardien de Constanlinople, «iui est commissaire sur les couvents de Chio de Smjrne et quelques autres du Levant; les pauvres Clarisses de Madrid el de Vienne en Autriche, les Urbanistes du célèbre mo* nasière du Saint-Sncrement de Naples, et celles de Sainte-Harie-Bgyptienne de la même ville.

L*ordre dé Saint-François a donné à l'Eglise quatre papes, qui sont Nicolas IV, Alexandre V, Sixte IV, et Sixte V; quarantecinq cardinaux, un nombre infini de pa* triarches, d^archevéques et d'évôques , et deux électeurs du Saint-Empire; tant de personnes illustres par leur science et par la sainteté de leur vie, qu'il est presque impossible d'en faire le détail; non plus que des missionnaires que cet ordre a produits dans les siècles passés, qui se sont éteudus d«|ins tant do pavs différents, que l'on peut dire qu'ils ont fait entendre leur voix par toute la terre, et qu'ils ont porté la parole de Dieu jusqu'à ses extrémités les plus reculées, sans parler de ceux qui sont encore présentement occupés dans les quatre parties du monde i la conversion des infidèles, hérétiques et schismatiques. Il se glorifie d'avoir quarante-six martyrs qui ont été mis au catalogue des saints et dont ou Tait Tofflte dans tout l'ordre, il y en a dix-sept qui ont 'été canonisés sons le titre de confesseurs ; plusieurs autres à qui l'Eglise a donné le nom de bienheureux et dont elle a permis do faire l'office. L'an 1628, dans le chapitre général qui se tint à Rome, l'un en comptait quatre-vingts dont on poursuivait la canonisation, et ce nombre est augmenté depuis ce lemps-IA jusqu'à cent quatre, auiqucls nn pourrait encore ajouter plus de deux mille

autres personnes de l'un el l'autre sexe qui ont répandu leur sang pour le nom de Jésus- Christ, ou qui ont mérité d'être regardés comme saints par la pureté de leur vie, la rigueur de leur pénitence et le don des mirai les. Sans parler de saint Bonavenlurc, qui a mérité le titre de Docteur Séraphique; de saint Antoine de Padoue, de saint Bernardin de Senne, de saint Jean Capisiran, cl de saint Louis, évéque de Toulouse, qui ont fait un des plus beaux ornements de ce môme ordre, qui se glorifie d'avoir eu aussi Alexandre du Ualès, maître de saint Bonaveiiture, et Jean Duns, surnomme Scot à cause qu'il était Ecossais, auque' on a donne le nom de Docteur Subtil, pour avoir défendu avec autant de force que d''érudilion la vérité de l'immaculée conception de la stinle Vierge, que l'ordre prft pour natronne sous ce titre, dans le chapitre général qui se tint à Tolède l'an i64>5. Nous irions trop loin si nous voulions parler de tous les célèbres écrivaina qui en sont sortis. Wadingueena donné un catalogue qui contient un volume in-folio^ et dont le nombre a été bien augmenté depuis l'an 1650, qu'il fut imprime à Rome. Les personnes qui ont été employées

f)ar les souverains pontifes et les princes de *£urope dans les légations et les affaires importantes sont aussi en trop grand nombre pour en faire un détail. Le pape Grégoire IX donna ordre à Haimon, général de l'ordre, de réformer le Bréviaire et le Missel romain, et les corrections qu'il y fit ne furent pas seulement reçuesdans l'ordre de Saint François, mais elles le furent aussi dans toute l'Eglise, (élément Vil donna ordre aQssi au cardinal Quignonez, qui avait été général du même ord.e, décomposer un Bréviaire particulier pour les personnes de sa cour, qui lut approuvé par son successeur Paul 111 et imprimé pour la première fois à Rome en 1535. La commodité de ce Bréviaire, qui était furt ifourt. et disposé de telle sorte qu*OD lisait l'Ecriture sainte pendant toute l'année el lo Psautier eutier chaque semaine, Gt que plusieurs personnes voulurent s'en servir; U n'y avait que les prêtres et les clercs séculiers qui le pussent réciiery el encore avtc une permission particulière du saîot-stége, ce qui dura jusqu'à la réformatiou du Brc« viaire romain, fuite l'an 1568 par ordre do Pie V, qui supprima tous les autres Bré%iai' res, SDécialemeut celui du cardinal Quignonez, dont il y avait eu un très-grand nombn» d'éditions, mais toutes falsiflées, à la résenc des trois premières, qui sont très-rares. Outre la Bible d'Alcala en langue latine, grecque, hébraïque et cbaldaïque, que le cardinal Ximenès fit faire à ses dépens, oo lui est aussi obligé do nous avoir conservé l'ancien office mozarabiquc, dont les exemplaires sont devenus trèa-rares, principale^ ment le Missel, quoiqu'il en eût fail tirer uo tiès-grand nombre d exemplaires.

Le véritable habillemenl de saint Fran« çois consistait en une robe de mécliant drap de couleur de cendre, avec un capuce potniu attaché à la luéuic robe fuite eu fonue de $3c.

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