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connue on le petit ?oir dans l'estampe qui est aocommenconieiitclecetoine (t). Ses (>remiers disciples étaientaussî habillés de la même maeière. Be toutes les congrégations qui subsistent encore soos le nom de Frères Ilineors, comme Observants, Déchaussés, Reformés, Récollets, Conventuels et Capu* cius, il n*y a que l'habit de ces derniers qui approche le plus de celui de saint François; îboDl seulement élargi et allongé le capuce, par la forme pyramidale qu'ils lui ont donnée. La pauvreté de cet habillement ne tarda pas longtemps à être altérée par la yanilô do P. Belle, qui, ayant pris un habit plus ample, en fut repris par saint François d une manière aussi sévère qu'elle était humiliante ; car ce saint fondateur le lui ayant demandé, s'en revêtit, et, après s'être promené avec ostentation en présence de ses frères, do nombre desquels était ce premier infrac* leur de la pauvreté, il le dépouilla et le jeta par terre avec indignation, en disant que les bâtards de Tordre étalent ainsi habillés. Saint Bonaventurc, dans le chapitre général de Narbonne, Pan 1266, Ht du changement dans l'habillement, premièrement atin que )e5 religieux fussent distingués des bergers, et secondement pour ôter un abus que quelques-uns avaient introduit , qui était de p>rtcr des capuces amples qui , ne pouvant pas bien couvrir leur tête, les obligeàieat â j ajouter des aumusses ; c'est pourquoi il ordonna que les capuces seraient ronds, attachés à une espèce de mosette aussi ronde par devant, qui se terminait en pointe par derrière. La différence qu'il pouvait y avoir eotreces sortes de capuces et ceux que portaient les bergers de ce tcmps-là , c'est que les capuces dés bergers étaient pointus et longs, et ceux que saint Bonaventure Ql prendre à ses religieux étaient ronds et courts; mais les uns et les autres avaient des moselles, et il y a bien de l'apparence que les bergers les portaient encore de cette forme sur la fia du quatorzième siècle et le commen* cernent du quinzième, car i*at va des Heures eo vélin qui étaient à l'usage du cardinal Jean d'Armagnac, mort l'an 1409, où, entre les miniatures qui y sont, il y a un l>ei^er représenté avec un capuce pointa et une mosette, comme on peut voir dans la %ure qoe nous avons fait graver (â). Il y a bien de l'apparence que cetie forme d'habiU Iciuent, qui fut ordonnée dans le chapitre de Narbonne, ne fut pas introduite tout d*un c^'Dp dans Tordre, puisque dans la mosaïque qoe le pape Nicolas IV lit faire dans la basilique de Saint- Jean-de-Latran, saint Frant<>is y est représenté avec un capuce long et yo\n\n assez semblable à celui des capucins, qui ont toujours lait tant d'estime de la découverte qu'ils avaient faite de ce capuce i<mg et pointu, qu'ils ont souvent intenté procès aux autres congrégations de l'ordre au sujet de rhabillcment, particulièrement aux religieux du troisième ordre de Saint- François en Sicile, sur la couleur de leur
U) Vo9.Ȉ la findtt vol., u' 71.
habit; aux Conventuels Réformés, sur la forme de l'habit et les sandales de cuir; aux Récollets sur leur capuce po.ntu, et aux religieux Pénitents du tiers ordre de saint François en France, sur ce qu'ils laissaii^nt erof-' tre leur barbe, et qu'ils portaient comme eux une corde b anche.
Luc Wading, i4fitta/. Minorum. Francise.
Gonzaga, de origine Seraphicœ Religionig. Rodulph. Tussiaian. Historia Seraphica.
Dominic. de Gubernatis, OrOis Seraphieui. Marc de Lîsboa, Cronica de loi Menores. Juanetin Ninno, Cronicài de lo$ Menores. Francisco de Royas, AnnuL de ta Orden do loB Menores. Michel de la Purification, Vida Evangeliea de loe Frayles Menores. Sanctua Bonaventara, Vêt. S. Francisci, Rartholom. de Pisis, Lib^r Conformiiatum vil. S. Franeisci cum «tia /. C. Henrious Sedulius, Hi^ êtoria Seraphiea. Petrus de Alva , Naiurm prodigium^gruiiœportentum^ hoc est Séraphin» ei Francisci viiœ aeta ad Chrisli vitum et moriem regulaia. Arturius à Monasterio , Marlyrologium Franeiicanum. Spéculum Mi'* norum, Monumenta Ordinis Minorum^ et Fir-* mamenta Irium Ordinum S. Francisci,
FRANÇOIS (TiRRS ororb db Saint-). Voy.
PÉNiTBHCB et les divers noms qui diiïéreu* cient les congrégations du Tiers Urdre.
FRANÇOIS D*ASSISB (Ordrb db SaINT*).
Voyez Franciscains.
FRANÇOIS i>E PAULE (Ordrb de Saimt-j.
Voyez Minimes.
FRANÇOIS DE SALES (Ordre db Saint-).
Voyez ViSITANDINBS.
FRERES JOYEUX (Chevaliers db l'or«
DRB DB LA GlORIBOSB ViBRGB MaRIB, APPELAS AUSSI les).
Après avoir rapporté l'histoire des ordres et congrégations religieuses qui ont suivi la règle de saint Augustin, aussi bien que quel* ques ordres militaires dont les chevaliers sont Téritablement religieux ou Tout été dans leur origine, ce qui fait que nous ne les avons pas séparés des congrégations religieuses, il noua reste encore à parler de quelques ordres militaires dont les chevaliers, à oe que l'on prétend, ont été soumis à la règle de saint Augustin , quoiqu'ils ne fassent pas religieux. Les premiers sont les chevaliers de l'ordre de la Glorieuse Vierge Marie, Mère de Jésus-Christ, qui furent établis par le P. Bartliélemy de Vicence, religieux de Tordre de Saint-Dominique, qui fut ensuite évéque de cette ville. Ce père, voyant l'Italie en trouble et en confusion par la faction des Guelfes et des Gibelins, institua cet ordre l'an 1233. Le principal institut et ToUigation des chevaliers étaient de prendre les armes contre les perturbateurs du repoa public, et contre ceux qui violaient impunément Ia justice. Ils faisaient aussi vœu de chasteté conjugale, d'obéissance et de proté* ger les veuves et les orphelins. Les premiers qui furent faits chevaliers furent Pélegriti C^astelli, Castellan Malcuolo, Hugoltn Laiii-* bertini, Lodérin Andalo, Giramoo, Caccia-
(I) Voy., à la fin du vol., n* 72.
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DICTiONNAlRE DKS ORDRES RELIGIEUX.
ii^tnici, loti^ (rpnrishonriTncs ho!oiiaî^, Sélania. Liaiat II de H'^ggio, cl Raiiiier Adetartlo lie Manloiie, ri il y en a qui leur donnenl pour premier grand maître Lodcrin Andalo. Dans la suilc ils flrent confirmer leur ordre par le pape Urliain IV, Tan 1262, ce qui a r<iildlreà quelques-uns que cet ordre n'avait été insliluè que celle année-là. Ces chevaliers porlaienl un babil blanc et un manteau gris cendré sur lequel ils mellaieiil une croisL rouge. Il y en a qui prélendent quUls en portaient aussi une criée d*or sur la poitrine. Nul ne pouvait être reçu dans cel ordre s*il n*élail gentilhomme. 11 leur était néanmoins défondu de porter des éperons dorés, et d'avoir les harnais ûii leurs che* vaux dorés. Comme il leur était permis de se marier, qu'ils avaient des commanderies, qu'ils jouissaîenl de plusieurs privilèges et commodités qui leur donnaient moyen de subsister honorablement et avec éclat, et que même dans la suite ils songèrent plutôt à passer le temps dans les plaisirs, qu*à s'acquitter des obligations de leur ordre, le peu* pie, par une espèce de raillerie et do mépris, les appela Frères Joyeux.
Les sentiments sont diiTéronls touchant la croix qu'ils portaient; les uns leur donnent une cruîx de gueules à huit angles, orlée d'or et cantonnée de quatre étoiles; d'autres ajoutent à celte croix l'image de la sainte Vierge ; quelques-uns prelciident qu'elle était plus longue que large et qu'elle avait seulement deux étoiles d'or aux deux angles au-dessus du travers (1). L'abbé Giustiniani, passant à Bologne en 1677, voulant s'inTormer de la vérité, trouva dans la maison d'un des successeurs du comte Jérôme Bentivoglio une croix en peinture semblable à cette dernière , quoique le |peu do chevaliers de cet ordre qui restent a présent portent la croix à huit pointes cantonnée de quatre étoiles. Il y en a encore qui font mention d'une autre croix fleurdelisée par les bouts, au milieu de laquelle est le nom de Marie en chiffre, avec un cercle de rayons sous les fleurs de lis. Cet ordre avait des commanderies à Bologne, à Modène, à Mantoue, à Tiévise et en divers endroits ditalie. Le dernier commandeur de Bologne» nomme Camille Voila, mourut en 1589, et les biens de cet ordre furent donnés par le pape Sixte V au collège de Montalte. Les églises de Saint-Matthieu, de Saint-Pierre et de Saint -Paul, àCasarale hors de Bologne, étaient autrefois des commanderies de cet ordre. Lorsqu'il fut éleinl, les chevaliers qui demeuraient à Trévise conservèrent une commanderie sous le nom de Sainte-Marie de la Tour ; et lorsque le chevalier qui en est prieur meurt, les chevaliers nomment un d'entre eux pour lui succéder. Peut-être qu'au temps de rextinclion de Tordre, ces chevaliers »'y opposèrent, et que par accommodement on leur laissa celle commanderie avec pouvoir de porter la croix*
Voyez Mcnnénius, de Belloy, l'abbé Gius-
11) Voff,, 9i la Qn du vol., n° 75.
linlani, Schoonebeck et ITermnnl, dans leurs Jlisloires des Ordres mililaires et de ehevalerie. Tamburin, de Jur. Abbatum disputa 2&, quœflion. 5, n. 9G ; et Carol. Sigoniui, lib. XVII ei xix de Regno llaliœ.
FRÈRES MINEURS. Voyez FnANCifCAms et les litres de leurs diverses brandies; par exemple : Récallets , Capucins , Obsertan" tins^ Conventuels^ Colletants^ etc.
FRÈRES PRÊCHEURS. Voyez Domiri-