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rui ^e noliômc et dernier duc de Carinlhip, qui, s*étaot rendu odieuT aux peuples de Hohi^me par ses tyrannies, fui déposé Tan 1309 par les Klats de ce royaume, el ne mourut que Fan 1331.
Quant à la villede Millestad, elle n*a iamnis été évéché; ma'S il se peut faire que I empereur Frédéric 111, qui est le véritable fondateur de cet ordre, ayant donné une riche abbaye de l'ordre de S<iinl-Benoil dans celte Tille, pour servir de demeure aux nouveaux chi valiers et chapelains de Tordre de Saint- Georges, on ait donné le nom de chanoines aces chapelains, et que Ton ait piis la ville de NeustaJ pour Millestad, car cet empereur Ct aussi ériger en évéché, dans le même temps, la ville de Neuslad, dont Tévéque ne fol point soumis pour le temporel au grand mettre de Tordre de Saint-Georges, comme prétendent Mennéus, de Belloy et quelques autres, qui appellent cette ville de Neustad, Cité Meuve, à cause de son nom latin civitas nova.
Cette abbaye de Millestad, autrefois chef d'ordre des chevaliers de Saint-Georges , (tant présentement en la possession de« Pères de la compagnie de Jésus, le P. Dollandus a parlé de Torigine do cet ordre militaire dans nn traité particulier qu*il a laissé, et qu'il avait dessein de faire servir do supplément à la vie de saint Domitien, fondali'ur ""t titulaire de cette abbaye ; mais le P. Papebroch a trouvé plus à propos de le joindre à la vie de saint Georges martyr au 23 avril, où il parle aussi de plusieurs autres entres militaires qui ont pru ce saint pour patron et protecteur. Ain:»! nous ne croyons pas pouvoir nous égarer en suivant les PP. Hi)l!andos et Papebroch, d'autant plus que <e que le P. Bollandus a avancé n*est fondé qtic ourles bulles des souverains pontifes et les lettres de Tempereur Maximilien t*'.
Ce fut donc Tempereur Frédéric 111 qui fonda Tordre militaire de Saint-Georges en Autriche, Tcrs Tan 14^68. Il voulut qu*il fût érigé et institué par le saint-siége apostolique en Tbonneur de Dieu et de la sainte Vierge, pour Texaltation de la foi catholique, pour le salut de son Ame, et pour donner du lustre à la maison d'Autriche, dont il sortait. Ce prince, ayant éié à Rome la même année pour accomplir un vœu qu'il avait fait, obtint du pape Paul II Térection de cet ordre , ce qui se prouve par la bulle de ce pontife qui commence ainsi : Sane ^harissimus in Chriêto fitiut noêter Frideri' fus Romanorufn imperator semper Augustuâ, <i*iit fervore devotionii aecfnfus, nuper ad tii'tandam sacratisfima BB, Pétri ei Pauii I opostolorum et alia Deo dicata loea, ad Ai- 'mam urbtm ex voto personafiter se eontulit^ fiobishumititer explicavit, qnod ipse ad lauàtm et gloriam Omn potentis ac giorioêœ tirginiê Mariœ^ pro exaltatione quoque enthoixcce fideif anitnœ sitœ salule, ac domuê Au%irice [a aui originem traxit ] commemo^ ratione et décore^ nnum militarem ordinem
sub innneatione sancti Georgii marlyris, per nos erigiatque institut tota mente desiderat.
Quoique le pape Léon X dise aussi la même ch'ise, on ne doit pas néanmoins inférer de là que cet empereur ne soit pas In fondateur de cet ordre; car Jules 11 lui donne celte qualité dans une autre bulle, où il dit posilivemcnt qu'il érigea cet ordre el en fut le premier fondateur : Ordinem Divi Georgii martyris erexit et auctoritate sanctœ sedis apostoiieœ primus fundavit. Celles du pape Paul II et de Léon )L nous apprennent ce que ce prince fit après avoir fondé son ordre. 11 prit le monastère de Millestad, du diocèse de Salzbourg, pour en faire le chef de cet ordre, et pour servir de demeure tant aux chevaliers qu'aux chapelains. Il fit rebâtir Tégiise à ses dépens, accommoder les cloîtres, les dortoirs et les autres lieux ré-
Suliers de cette abbaye, nu'il fournit abonamment de meubles et d'autres choses nécessaires pour Tusa^e des chevaliers, dont pour la première Tois il nomma un pour grand maître, voulant qu'à l'avenir il fût élu par les chevaliers, toutefois de son consentement ou du chef de la maison d'Autriche; que les chapelains ou ecclésiastiques seraient gouvernés par un prévAt qui serait leur chef; que les chevaliers, le prévôt et les prêtres seraient soumis au grand maître ; que la première chambre serait destinée pour son logement, la seconde pour la prévôt des prêtres, la troisième pour le plus axien chevalier, la qualrième pour le plus ancien prétrct et ainsi des autres ; de lelin sorte qu'entre deux chevaliers il j auniit un prétro, et entre deux pétrcs un ehevalier, et qu'au chœur le grand mallre seulement aurait la première place; mais que les prêtres précéderaient tous les chevaliers*
Le grand maître et les chevaliers, aussi bien que le prévôt et les prêtres, devaient fiiire vœu do chasteté et d*ohéissance; m lis personne n'étiiit obligé à celui de pauvreté. Ils retenaient seulement la propriété de leurs biens, tant du patrimoine que d'acquêts, avec la permission de leur supérieur, et en recevaient les revenus» qu'ils convertissaient à leur propre usage, sans qu'il leur fût permis de rien vendre de leurs biens tant meubles qu'immeut>les , qui appartenaient entièrement après leur mort à la mai** son où ils avaient fait profession, ou à quelque autre qui en dépendait. L'habillement des uns et des autres consistait en une robe ou soutane de quelque couleur que ce fût, pourvu que ce ne fût point de rouge, de veri ou de hlfU; et, les vigiles, toutes les fêtes de la sainte Vierge, et tous les samedis, ils de« valent mettre par-dessus cette soutane, ou robe, une autre robe blanche do la mêm* longuenr sur laqiK^llc il y avait une eroix rouge (t), •
Le pnpe, après avoir marqué les prières que les chevaliers devaient dire tous les jours, parle ensui'e de toutes les postess'ons que Tempereur leur avait données»
(I) Foif., à la ûii du vol., n" 80.
DICTIONNAIRE DES ORDRCS RELIGIEUX
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savoir : Tabbaya de Millealad de l'ordre de SafnUBenoii, la coiumanderie de Morbog do Tordre des clievaliert de SaîiiUJi^an de Jerotalem, sîluèe daos le diocèse de Passaa ; rhèpital et le monastère de SainUMarlin au métne diocèse, et à présent de celui de Vienne; la chapelle de Kolre-Dame de nou- Telle fundaiion , et l'église paroissiale du ÎIont-S!ra(ien au diocèse de Salibourg, dont le droit de patronage appartenait à Temperenr; et ce pontife supprimât dans le monastère de Mille&tad et dans la commanderie de Morbe^y les ordres de Saint-BcnoU et de Saint-Jean de Jérusalem. Il y a des auteurs qui ajoutent que l'empereur donna encore i ces cheTtilicrs tous les biens des seigneurs de Cranicberg, dont la maison était nouvellement éteinte, et qu'ils possédaient aussi Trautmandorf, Sch&rreoek et plusieurs autres biens.
Paal 11 permit à Tabbé et aux moines de Mîllestad de passer, s*ils voulaient, dans d'autres monastères de l'ordre de Saint -Benoit où ils trouveraient des récepteurs bé« névoles, à condition que les chevaliers, sur les revenus de Mîllestad, leur donneraient de quoi s'entretenir pendant leur vie, et que ce monastère aassi bien qoe les autres églises dont nous avons parlé ne seraient jamais changés en usages profanes ; mais que l'on y célébrerait les offices accoutumés, aue l'on acquitttrait les fondations, et que Ion eiercerait toujours rhospitalilé dans l'hApital de Saint-Martin. Entin il approuva et confirma l'ordre de Saint-Georges ad imlar de Tordre Teutonique ; et Sixte IV, qui succéda à Paul 11, le 16 juillet li71, approuva aussi cet ordie.
Jean Sibenhirtcr, qui en était grand maître en H93, voyant qu'il avait souiïert beaucoup de perles, tant par les incursions fré* queutes des Turcs que par les guerres que l'rmpercur avait eues à soutenir contre Mathias V, roi de Hongrie; que la plupart des villes et des villages étaient abandonnés, qu'un grand nombre d'églises avaient été brûlées, les monastères d'hommes et de filles détraits, qa'A peine restait-il du monde pour cultiver les terres, et que les chevaliers no pouvaient pas résister aux fjrces et à la puissance des Turcs; il institua une confrérie ou société BOUS le nom de Saint*Georges, dans laquelle pouvaient entrer des personnes de l'un et de l'autre sexe, sans être obligées à aucune observance régulière. Les ans devaient pendant un an combattre contre les Tares, à leurs dépens on à la solde de l'empereor, et les autres contribuer par leurs aumônes et leurs libéralités à la construction d'un fort, et à le pourvoir de mu nilions pour servir de rempart contre lt*s incursions de ces infidèles. L'empereur tâàx'i^ milien 1** approuva cette société par ses Ict* très patentes données à Inspruck le 18 septembre U93, et le pape Alexandre VI la confirma l'an liM, ordonnant qu'il y aurait deux. Ticaires généraux, savoir : le grand maître de l'ordre de Saint-Georges et l'évé-
(i) Fif., lia fin du vol., n* 81.
que de Gurck, qui y présideraient, el set* quels on s'en rapporterait pour tout ce qol regardait le spirituel; et que l'empertst Maximilien el ses successeurs dans lei ds« chés d'Antriche, de Slyrie, de Carinlhie et de Carniole, députeraient deux ou plusirun capitaines généraux auiquels on obêiraii pour les choses qui concernaient la guerre, cl qu'ils reccvraieut le serment de fidélité H d obéissance (1).
L'empereur ordonna que ceux qui sf r 'ieit de cette confrérie auraient, pour les diit s* guer, une croix d'or avec une couronne e: sa cercle d'or, que chaque chevalier pourrait enrichir de pierreries ou autres pierres précieuses à sa volonté, et qu'ils la poorrsifiu porter publiquement, en présence des roj et dos princes, à leur chapeau ou à leur bonnet, ou en tel autre lieu que bon lesr semblerait. Le même Maximilien leur accorda beaucoup de privilèges par ses lettres données à Anvers le jour des saints a^èirn Simon cl Jude, de Tan IfcM; entre autres il voulut qu'ils précédassent tous les auirei chevaliers, qu'on les appelât Chevalien Couronnés, et que leurs enfants portassent (2) couronne sur leurs armes. L*évéqor. en les recevant chevaliers, leur attachait U croix au bras, leur mettail en oiaio qi cierge , et des gentilshommes leur alla* chaient les éperons. Enfin le pape Alexandre VI déclare par sa bulle qu'il a voulu sa faire inscrire dans cette confrérie aussi bira que plusieurs cardinaux, et il adresu us bref a tous les évéques d'Allemagne, dass lequel il leur recommanda cette milire, à laquelle il accorda beaucoup d'indulgences c'est pourquoi il se trouve encore une ordonnance de Jean Sibenhirter, grand maltrr de l'ordre de Saint-Georges, où il traite <e pape de confrère : Oremui pro sanclûM»
noitro Atexandro YI eonfraire nottru» L'empereur Maximilien dit aussi daui SCS lettres qu'il a voulu être inscrit as nombre des confrères, et, dans celles qoM écrivit à Jean , roi de Navarre, le 16 octobre 1511 , il dit que son père , remperi*ur Frideric, à cause de la grande dévotioo qu it portait à saint Georges , avait voulu entrrr dans cet ordre; et que, pour lui, suiraot kt traces de son pore, il a dessein de le conserver et d'augmenter ses revenus. Le pape Joies H , parlaut de cet empereur, dit i^ii*il avait résolu d'entrer dans l'ordre de Saisi- Georges, de s'y consacrer pour le reste de ces jours, de s'opposer aux iuSdèlcs qui violaient ravager la vigne du Seigneur, rt* avec les Frères de cet ordre, répandre js»qu'i la dernière goutte de son sang poorU défense et l'augmentation de rEgli»eft^^ l'Empire, et de recouvrer, a«ec le secosn du ciel, la ville de Jérusalem, celé de Cor.s« tantinople et les autres lieux qui étaient^* cupés par les infidèles. Le même pape i en confirmant cet ordre, lui accorda beancosp d*indulgen«es; el Léon X, en lecoafinMBl de nouveau aussi bien que la confrérie os société qui y avait été annexée, lui accorii encore des indulgences et les mêmes pn***
if) Vos/., k U Un du vol. n» Si.
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Ihftî dont jouissaient les autres ordres mlli--
Mais l'ordre de Saint-Georçes, nonobstant tout ce qae Tempereur HaTiimilicn Gt pour son agrandissement, et les précautions qu*il pril pour qu'il pût se conserver dans sa tplrudeuri a eu le même sort que plusieurs autres dont il ne reste plus que la mémoire ; et les guerres ciTiles , principalement celles qoi s'élevèrent en Allemagno au sujet de la religion, ont causé sa ruine. Les ducs d'Autricbe et les princes sVmparèrent des biens qoi loi appartenaient et se trouvaient sur leurs terres ; et enfin Tarchiduc Ferdinand, qui fut ensuite empereur sous le nom de Fcrdioandll, donna, avec le consentement da pape, l'an 1598, aux Pères de la compagnie <le Jésos, le couvent de Millcstad pour la iondation de leur collège de Grati en Styrie. Ceux qui ont dit que l'empereur Frédéric IV arait institué Tordre militaire de Saiat-Georgfs, mettent sans doute au nombre des empereurs Frédéric d'Autriche, qui fut le compétiteur de l'empereur Louis V, et qui lui disputa l'empire pendant neuf années; mais, comme la plupart des écrivains ne le mettent point au nombre des empereurs, non plus que Frédéric de Brunsvick, qui fat élu après la mort de Venceslas, et qui fut tué lorsqu'il venait pour prendre la couronne impériale i Francfort , nous avons donné à finstituteur de Tordre militaire de Saint-Georges le nom de Frédéric 111, et ce que nous aTons dit de cet ordre fa t assez connaître (|ae ces chevaliers étaient véritablement religieux.
L'abbé Giustiniani» de Belloy, Schoonebeeck, Meoneos, Hermant, Bonanni et Favia, dans leors Hitioires des Ordres militai'ret.'et Bolland., tom. 111 ApriL, vng. 155.
Il V a plusieurs auteurs, comme MenneoSi Tambourin, Scboonebeeck, M. Hermant et quelques autres, qui ont parlé d'un ordre do Saint- Georges institué par Alexandre VI pour la défense de l'Eglise contre les enne* n)(s de la foi (1); quelques-uns disent que ce tut Tao ik9i que ce pape Tinstitua. M. Hermant prétend que ce ne fut qu'en ItôS; uia.8 ce pape n'a point institué uordre militaire, et celui que ces historiens lui altribuent est le même que cette confrérie ou société Que l'empereur Maximilien joignit à l'ordre de Saint-Georges dans la Carinthie, et qui fut confirmé par lo pape Alexandre VI, l'an IWk.
L*abbé Giustiniani, Menneus, Scboonebeeck, Hermant et le P. Bonanni, Hist» des Ord, milit. ; et Tambur., de Jur. Abb. disp. 2b.
On attribue encore l'institution d'un ordre ni4itaire sous le nom de Saint*Georges, au pape Paul III, qui assigna la ville de Kavennes aux chevaliers pour leur demeure (2). lu devaient veiller à la défense de cetie Mlle, et donner la chasse aux corsaires qui venaient sur les côtes de la Marche d'Ancène. Cet ordre fut aboli dans la suite par le pape Grégoire Xlll, & ce que dit l'abbé Giuitiniani, qui prétend que cela se justifie par
(I) V09., h la Un du vol., n* 83.
[') y*>9't à Ij liu Uu vol., u* 8i.
l)icno3iNaiiiB DES Oudabs religieux. U.
une bulle de Sitte V^ qui institua les chevaliers de Lorctte.
L'abbé Giustiniani, Menneus, Hermant, Scboonebeeck et le P. Bonanni, dans leurs HiHoires des Ordres mil laires.
Ces auteurs parlent aussi d'un ordre militaire à Gènes, dont ils rapportent l'inslitulioii à l'empereur Frédéric III. Labbé Giusti^ niuni, le P. Bonanni et Scboonebeeck, disent Que ce prince , revenant do Rome l'an li72, passa par Gènes ou il fut reçu avec beaucoup de magnificence, et que, pour marquer sa reconnaissance envers celle république, il institua un ordre sous le nom et la protection de saint Georges, et donna pour marque aux chevaliers une croix rouge (3); mais que, comme il avaitf.it le dogedecetto république chef ou grand maître de cet ordre, et Que ce doge change tous les deuK ans, l'ordre n'avait pu se maintenir et é:ait entièrement éteint. 11 est vrai que l'empereur Frédéric III alla A Rome en llSâ pour s'jr faire couronner avec l'impératrice Eléonore son épouse ; mais, comme il y retourna en 1^68 (comme nous avons dit} et qu'il pria le pape Paul II d'ériger et approuver l'ordre de Sainl-Georges, auquel il fit unir par co pontife l'abbajfe de Millestad pour la principale demeure des chevaliers, il se peut faire Îue cet empereur, passant à son retour par énes, créa quelaues nobles Génois chevaliers de ce nouvel ordre, et que l'on a tiré de Là une conséquence qu'il avait institué ou ordre à Gènes sous le nom de saint Georges. Goipme ces auteurs n'apportent point do preuves solides pour l'existence de cet ordre, je ne fais point de difficulté de le mettre au nombre de ceux qui sont supposés, aussi bien que celui de Saint-Georges à Roma dont nous^vons parlé ci-dessus.
GEORGES AU coHTé db Bourgogne (Che*
VAUERS DE SaIICT-).
Quoique Gollut, dans ses Mémoires de Bourgogne, parlant des chevaliers de Saint** Georges dans le comté de Bourgogne, ua donne à leur société que le titre de confrérie» elle n'en doit pas être moins regardée comme un ordre de cnevalerie, puisque, pour y être reçu, il faut faire preuve d» trente-deux quartiers de noblesse du câté paternel, li autant du côté maternel ; de même qpae Tordre de la Jarretière en Angleterre ne doit pas être regardé comme une simple confrérie, parce que Froissard ne lui donne que ce tiirr, qui était donné à presque tous les ordres de chevalerie dans leur origine. La société des chevaliers de Saint-Georges, dont nous parlons dans cet article, peut avoir été instituée, selon le même Gollut, vers l'an 1390 ou l&OO, parce qu il y avait, dît-il, en ce temps-là quelques gentilshommes qui furent du nombre des premiers confrères, comme Uumbert de Rougemont, sieur d'Dt* sie ; Jean de Rjre, sieur de Tfl-Gastel ; Etienne de Monstret, sieur de Villeroj-le-Bois,.et PhiU bert de Miolans, fondateur de la coufrérie,
(ô) Voy., kh Ûniltt vul., n** 85.
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DICTIONNAIRE DES ORDRES RELIGIEUX
Nniis vronsun rvcocil des armoiries de Iods PfH clicir.lHci'9. dppnis leur institution )nsq ti^cn rail l^C3t qu'elles furent gratées et données mi publie sods le litre d*lf^ai de la confrérie it Sainî-Gêorges, dutrcment dite de Rouge^ monê en Franehe-Comté. Ces chevaliers porfènt pour marque de leur ordre on saint Georges d'or massif, et A leur réception ils font serment de maintenir dans la province la pureté de la religion catholique et l'obéirsiuice au souverain.
C'est & la dévotion de Philibertde MiolatlS.
Rntllbomme du comté de Bourgogne, que n doit cet établissement, qu*iî 6t à son retour d'un toyagc d'Orient, d'où, ayant ap-
torté qoelquf*s reliques de saint Georges, il t bAfir une chapelle proche l'église paroissiale de Rougemonl, dont il était seigneur en partie; et, les ayant fait mettre dans une riche ehfliise, il convoqua, Tan 1399, un grand nombre de gentilshommes de ce comté pour assister à la translation de ces reliques, qui fut faite avec beaucoup de magnificence. Ces gentilshommeSt voulant témoigner la dévotion parilcnlièfe qu'ils avaient pour ce Éjllnt martyr • s'unirent dis lors ensemble, s'engageant d'assiMer â tous letf Services et offices qu^ Plitibert de Miolans avait fondés Haas cette chapelle. Ils firent quelques ré^
([IrmentS) et donnèrent à leur chut h titre de lAfotiuler, ({u'on a changé depuis en celui de gouverneur; et Ils élurent pour premier bâtonnier ce Philbert de Miolans, ()ut donna sa maison de Roogcmont à cette confrérie.
L'an 1485, l'on fit des statuts qui portaient rtitre autres choses que chacun aurait son ratt^ selon Tordre de sa réception dans la confrérie, sana avoir égard A aucune dignité, richesses, chevalerie, ni autre chose donnant ^réèmlnedce ; due tous les ans Ils i'assembieraient la teille de la fête de saint Georges , audit lieu de Kougemont, pour faire le service diviui accompagner le bAlonnicr , et traiter dos affaires qui concerneraient la Confrérie; que t^lol qui ne nourralt s y trou- %er enverrait an bAtonnier les droits dus A la confrérie et les excusés de son absence ; qu'ils iraient en la maison do bAlnnmer, de*» tant lequel Ils marcheraient deux A deux, te* ttant ufk cierge A la main; qu'ils demeure* raient A l'église pendant le service sans en )>ouvoif sortir; que les ecclésiastiques siéraient revêtus de surplis et précéderaient les rottft'ères , qne le Jour de saint Georges l'on f hanterait les vêpres , et qu'ensuite l'on dirait les tiffiles des hnôrts,et que le lendemain Ton diran trois messes hautes. Tune du 8aint*Ksprit , une autre de la Vierge , et la troisième des morts pour les confrères décé^ dés ; que le bAlonnicr y otTHrait du pain , do ^IneiVénée du dernier confrère qui serait décédé, oont 1rs Confrères , ses parents , pré*» Sêttierufent aussi Kécu de ses armes , et que, •'Il y eu avait plusieurs qui fussent décédés, les autres conArèrea feraient la même chose; %mt si quelques conft^res se trooraient dans le lien aoouel Ton des confrères décéderait, ils porteraient son corps A Téglise , et que , n ciaol pas en nombre sufGsaui, iU raccom-
pagneraient au moins, et demevreraieiit dui iVglise jusqu'à ce qno son corps fût nib rs terre ; que tous les ans ils payeraient ai Ûlonnier un franc pour les frais de l'otCce divin; que le bâtonnier donnerait A la collslios du pain et du vin seulement , et le jonr de saint Georges , A dîner, do bouilli senkment , et a souper do rAli avec deux sortes de vin pur et net, sans excès; autrement, que le procureur de la confrérie prendrait le surplus et le distribuerait aux pauvres: qte le jour de saint Georges on donnerait li c«>llation comme le jour précédent, et que, pour supporter les frais, on donnerait au liiiosnier six gros vieux; que chaque confrère payerait aussi au procureur deux gros |K)Qr la rétribution des chapelains i ^oe le lâtua serait donné par ordre de réception , et que, si celui qui uevait être bAtouniar refusait cet emploi « il paverait^ dix livres ; oae ses nom serait raye de la liste des cooiFrères, et l'écu de ses armes Até de sa place; que ceisi qui serait reçu dans la confrérie enverrait dans l'année^ I écu de ses armes blasoaaées |:our être mis en sa place, dans la chapeilr; <|ue s'il arrivait différend entre les Confrères, et que quelqu*nn ne voulAt i>aa acquiescer au jugement qui en serait donné ^ar les astres , il serait exclu de la confrérie ; qs*iii ne pourraient soutenir plus d*on an anesrs» tence d'excommunication, et ne ferAieet rtes contre leur honneur, sous peine d*étreausii exclus ; qu'ils poitcraient toujours llmaiie de saint Georges , et que , s'ils maaaaaiesi de se trouver deux ans de suite A Keofi^ mont , leur nom serait biffé de la liste des confrères : enfin que le§ héritiers des eos* frères décédés seraient tenus de donner Uesie sous A la confrérie ^ qui ne pourrait tire composée que de cinquante gentilshommes.
L*an 1487, on ajouta à ces statuts qoe le bâtonnier serait obligé de donner A sooper, outre la collation, la veille de la fête de sa ot Georges ; et, sur ce une quelques biiosnieri manauèrcnt d'y salislaire, il futordeose, l'an 1494, que chaque bAtonnier maDqoaslà cette obligation payerait quarante livrrs. Le nombre des confrères était augmenté Tai 1504 jusqu*A cent sept ; et en 1618 ils orduDnèrent que les héritiers du bAtonnier fcraiesl les repas quMl n*aurait po faire, sur peiaede 50 livres. L'an 1552 , Ton ajouta encore aat Atatuts que dans ces sortes de renas il b'j aurait point d*autre viande que du Dorof, da mouton, do veau, do cabris, du cochoB,des chapons, des poules et des poulets, sabs as* Cune pAtisscric pour le dessert , «t que ies tt>ki frères seraient tenus do faire preuve de noblesse. Mais ces repas ont été retrascbéi depuis. Les assemblées se tiennent présealement dans l'égliso des Carmes de ncsaaço** Le baron de Champlite , gonvemear de ia Franche-Comté, s'éUnt fait inscrire aa sombre des confrères l'an 1569, l'on fit oa dosveau statut par lequel Ton recomoModa I observance des anciens ; et Ton ajouta qse Ui confrères feraient serment de vivre et ido«' rirdans la relieion catholique , apostoliqix' et romaine, et dobcir A Philippe il.roidi'
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Cgne, et à tes sacecsseors ou eomté de «r; ogiie ; sur quoi le dae de Tolède , gouverneur des Pays-Bas, leur témoigna la reconnatosance qu'il en arait par une lettre
Ï*il leur écrivit , et on élut un gouverneur la confrérie. Il parati que Ton y recevait aussi quelquefois des femmes; car, dans une . liste de cet confrères. Ton trouve Henrietie de Vienne, dame de Rougemonty et Jeanne deChauvirey, dame de Bevouges.Ces confrères prennent présentement la qualité do riiefaliers de Tordre de Saint-Georges, et portent pour marque de cet ordre un saint Georges a cheval, tenant un dragon sous ses pieds, le tout d'or massif du poids d*une pislote on ptos, àleur volonté, attaché à un ruban bleu.
Goltnl, Jf Anotf es de Bourgogne; et VBiai de la coni^Mê de Sainî-^Georges dite de Aougemênif Imprimé en 1663.
6B0R6KS d'ALFAMA (Chevaubus db Saiiit-). Foy. Moutssa.
GEORGES BH SiCILB ( CONfiRÉOATlOIl DB
SAt?iT-). Voy. Gborobsiii Aloba.
GEOKGKS IN ALGBA (Cbanoinbs sêcuuebs
DB Saint-).
Dti chamoimes eéculiers de ia congrégatiQn de Seimt^Georgee in Aigha à Veniêe^ avee la vtt de ioinl Lawrmt Juslinien^ patriarche de Vernis^ et Vun dee fçmdaleHrê de €eUe cangrégotiQn»
L'on accordera aisément les différentes opinions toochanC les fondateurs de la congrégation de Saint^Georges in Atgha^ si Ton coosidère que ce fut par la force des prédi* calions du y. P. Barttiélemy Colorane, dont aoss avons déji parlé , et par son conseil , ^e Antoine Corrario et Gabriel Gondelmaire» luutdeuKiieveuB de Grégoire XII, et le der- Bîer l'un do ses successeurs sous le nom 4*fiogèoe IV, réaulorent de se donner entièrement i Dieu en établissant une oommuoauté oè ils menaient une vie apostolique , vivant en eocnrann , et où plnsieors nobles Vénitiens se joignirent à eux , du nombre toqoels f«t saint Laurent Jnslinieii , oui dans la cuite Int patriarche de Venise. Car il y en a qui ont prétendu que Barlliélemy Coleouie a été le loiidateur de cette congrefaiion; d'autres onlntlriboé cet honneur A Gabriel Gondelmaire, d*autres i Antoltie Gorrario tt Gabriel Gondelmaire ; d'autres enfin, et qui ont élé les plus suivis, disent 4Q« c'est saint Laurent JnsUnien , apparem* ■ueal parce qu'il a été le premier général de celle congréffation , et qu'il en a dressé les itsinls el règlements. Nous n'avons garde de lui refuser ce titre de fandaleur , que les papes Cléneni Vlli et Paul V M ont donné, wiqo'ib o«t accordé, en IMS et 1666, aux cbanoÎBcn de cet ordre de célébrer sa télé el 4e véciler son oUce ; mais on ne peut en nésM temps éter celle qualité de fondateur A Ameioe Corrorio, puîsqnei sur son tom* ^u, qui «il dans régltse de SainUîeorges i^Àlgha^ i Venise, on lit cette inscription :
Stpulaym piissimi Patrie Dom Antonii tonorii tealœ memoriœ eoùcopi Ostiensis,
Cardinatis Bononieneis^ fmndatoris hnjui,., CongrBgationitf qui obiii anno a Nativitate- Domint M.CD.XLV. dte 19 /an. Oraiepro eo semper.
Ce que Ton voit aussi sur celui d'Eugène IV^ qui est à Rome, dans l'église de Salnt-San* veur in Lauro^ qui appartenait i cette congrégation lorsqu'elle fut supprimée, comme nous le dirons dans la suite*
Ce foi sous le pontifical de Boniface IX, l'an l^Ob, qu'Antoine Gorrario et Gabriel Gondelmaire, nobles vénitiens, désirant servir Dieu plus parfaitement en méprisant les pompes et les vanités de ce mondo, aban^ donnèrent leurs maisons et leurs biens, cl choisirent d'abord pour leur retraite vne église proche Vicencf", sons le li're de Saint* Augustin. Leur vie exemplaire leur ayant en peu de temps attiré plusieurs compagiions, et le lieu se trouvant trop petit, ils allèrent à Venise, où ils ri^solureol d'établir leur demeure an monastère de Saint-Nicolas an Lido, regardant ce lieu comme retiré et éloigné do bruit do monde , où ils pourraient plus tranquillement vaquer à la prière el à l'oraison ; mais Louis Barbo, prieur du monastère de Saint-Georges m Algha^ de Tordra de Saint'Auguslin^ qui y était resté seul avec deux frères lais , désirant d'y rétablir la régularité, et étant persuadé de la vertu el da la sainteté de Gorrario et de see compagnons, les fut trouver, leur offrit son église et son monastère^ et les sollicita si fortement, qu'ils acquiescèrent A sa demande. Ils vinrent dc« meurer avec lui,el il sollicita ensuite le pape BoniCace IX i les faire cbauoioea da cette Eglise.
Ce pape, par une bulle du mois de mars IkOk , donna coma>ission à l'évéque de Kishame de réformer ce monastère , d*eu changer tout le gouvernement, et di) taire ce qu'il jugerait à propos pour y établir l'observance régolière.Cetévéque, n'y avaiillrou* vé que Louis Barbo et deux frères lais, qui professaient tacitement la règle de Saint- Augustin, el ne voyant aucune apparence do réforme, jugea à propos d'ériger ce monastère en collégiale, qui sérail desservie par des chanoines séculiers qui vivraient en commun f suivant le premier dessein da Gorrario et de son compagnon , qu*il mit en possession de celle église, du consentement (le Louis Barbo, è qui il laissa le titre da prieur sa vie durant.
lis étaient dix-huit, tous dans les ordres sacrés, savoir : dom Antoine Gorrario, dom Gabriel Gondelmaire, dom Etienne Maurociui, dom François Barbo, nobles vénitiens ; dom Mathieu de Strada, de Pavie; dom Romain de Rodvillo, milanais, et dom Luc Phi- Kppi d*Esle, prêtres; dom Martin Quiriuo, dom Michel Gondelmairct dom Laurent Jnstinicn, nobles vénitiens ; dom Jean de Piizé* nado, dom Simon de Persico, crémonois, dom Jérôme de Mussis, de Pavie, diacres; dom Augustin Gaslaldi, de Pavie ; dom Jean Sardunali, de ColLri ; dom Marc Gondelmaire et bominique Maurocini, nobles vénitiens, sousdiacres, qui, étant tous à genoux aux pieds
DICTIONNAIRC DES ORDRES RELIGIEUX
de révéqiM» furenl établit chanoines de cette églito, eux et Icars successcars. Ce prélat lear donna toute la juridiction spirituelle et temporelle qui en dépendait, et leur prescrivit des règlements tant puar leur nianicre de vivre que pour leur habillement, laissant la liberté au prieur d*en hire d'autres, selon quMI le jugerait expédient pour le bon ordre vi le maintien de la régularité, lui donnant aussi pouvoir do recevoir des frères lais ou convcrs, qui vivraient aussi en commun, cl dont !e nombre ne serait point limitéi non |.ius que celui des chanoine». «
Ange Corrario, ayant été élu pape, Tan H06, sous le nom de Grégoire XII, conOrma cet établissement par un bref du 27 juin 1^07, par lequel il approuvait aussi les constitutions qui avaient été dressées par l'évéque de Kisname. Il flt aussi cardinaux Antoine Corrario et Gabriel Gondolmaire , et donna l'abbaye de Sainte-Justine de Padouo à Louis Barbo, qui réforma ce monastère, lequel devint chef d'une congrégation fameuse dont nous parlerons dans la suite, ayant pris pour l'aider dans cetto réforme dom Etienne Maurocini et dom François Barbo, chanoines de Saint-Georges in Algka.
Il y a bien de l'apparence que dans le commencement ers chanoines vivaient dans une très-grande pauvreté et même d'aumâncs, puisque noiis lisons dans la Vie de saint Laurent Justînien , qu'il la demandait de porte en porte par la ville de Venise, s'estiniant heureux de se voir méprisé où il avait été honoré, et que sa mère, ayant ordonné à ses serviteurs de lui emplir sa besace afln qu'il n'eût pas la peine et la confusion do courir ainsi toute la ville, il la remercia, se contentant de recevoir de sa main deux petits pains, pour avoir sujet d*en demander à d'autres.
Ces chanoines se rendirent si recommandnbles en peu de temps, et vivaient dans une si grande réputation de sainteté, qu'ils furent introduits dans plusieurs collégiales, qui toutes ensemble formèrent la con^^régation de Saint-Georges m Algha^ à cause de ce lieu, où .^e fit le premier établissement, et qui fut reconnu pour chef de cette congrégation, qui dans la suite fut composée do treize maisons , dont celle de Saint-Sauveur in Lauro à Home était du nombre.
Le premier chapitre général se tint l'an H2^, dans lequel saint Laurent Justinien fut élu premier général. II augmenta les constitutions et fit plusieurs règlements, qui fui ent toujours obsirvés dans la suite, ce qui sans doute lui aura fait donner par les souverains pontifes le titre de fondateur de cette congrégation, quoique à la vérité il n'ait pas été le premier qui en ait jeté les fondements, comme nous avons montré ci-dessus , puis-
Î|ue Antoine Corrario et Gabriel Gondelmaire urent les premiers qui conçurent ce dessein. Le même Gondelmaire, ayant été élevé an souverain pontificat sous le nom d'Eugène IV, accorda plusieurs privilèges à cette congré- Kalion, qui furent confirmés et même ampli- Cés par SCS successeurs. Sixte IV, Nicolas V,
Pie 11, Paul II, Innocent TIII, AlesandreTI et Paul III. Le pape Pie V, l'an 1570, obligea ces chanoines à faire des vœux solttanels es retenant toujours le nom de cbanoiiiet séculiers, afin d'avoir la préséance sur les antres réguliers.
lis se sont bien éloignés dans Uis«ll« de la pauvreté et de rhumilKé dont leors fondateurs avaient fait profession et dont ib leur avaient laissé l'exemple. Les grands biens qu'ils possédaient en plusieurs oodroits leur firent bannir la régularité de lenrs monastères. La plupart, étant nobles Vénitiens, se prétendaient indépendants les ons des autres ; ils ne marchaient par la ville qo'ae» compagnes de plusieurs bandits et coopeîarrets, qui étaient les ministres de leurs dé» bancbes (comme on m'assura étant i Venise), de sorte qoe c'est avec lai^oa qm Clè^ ment IX les supprima en 1668 et donna tons lenrs biens à la république de Venise pour s'en servir dans la guerre qu'elle avait contre les Turcs, qui assiégeaient ponr Ion Candie et dont ces infidèles se sont cmparéi.
Ils portaient une soutane blanebe, et pardessus, une robe à la vénitienne de cooieur bleue, et un chaperon sur l'épaule , qo'ils prirent à la place d'un capoce qn^ils portaient autrefois(l). La couleur bleue leur fat ordonnée par Clément Vlll comme étant celle de rhabit que portait saint Laurent Jnstinien, leur instituteur, ainsi qu'il est marqué dans le bref de ce pape de l'an 1603, et ils avaient pour armes un saint Georges A cheval Inant un dragon, avec ces mots pour devise: 5i^p<r aspidem ri baiUiiCum amftiuaMf.
Il parait asseï par leors illustres foodaleors qu'il y a eu parmi eux des personnes disiin* guées, puisque Gabriel Gondelmaire a été pape; qu'Antoine Corrario, Marc et François Gondelmaire ont été cardinaux; qoe saint Laurent Justinien a été patriarche de Venise, et qu*il a en ponr successenr dom Mafhée Contarloi, de la même congrégation, bilippe Monticelli fut confesseur de» papes Alexandre VI, Pie III, et Jules II. Cens qoi se sont rendus célèbres parmi leurs écrivains ont été Jean Baptiste Salici, professent de l'université de Padooe ; Jacques-Philippe Thomasini, évéque de Gitla-Nova 4'lslrie; Ensèbe Bonfanli , Alexandre Coneedeati, mais surtout saint Laurent Jnsliniea, deiA les ouvrages ont été imprimés en nn volume in-lolio i Lyon, en 1568, avec sa vie, écrite en douse chapitres par son nesen Bernard Justinien, Chartreux, dont voici u abrégé.
Il était de Tillustre famille des Joslinien A Venise, qui prétendent descendre de l'euH pereur Jnstinien. Son père s'appelnilBemard, et sa mère était de la famille des QniriMV laquelle demeura veuveA l'âge de vinct«qnatre ans et chargée de cinq enbnts, dont Is plus illustre fut notre saint, qui naqnit Is premier jour de inillet 1381, lorsqoe lonleU ville faisait des feux de joie pour la vidoirs obtenue en la journée de Cliioxa; ce qui donna sujet à sa mère de demander à Die«« au moment de sa naissance, qu'il fAt nn jear
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