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la lerreor de ses ennemis et le salul dt; ses citoyens : ce qui e^t arrivé dans la suite; car Ja Yille de Venise Ta dioisi pour nn de ses protedeors ettotélaires^anssi bien que la ville do Païenne, depuis qu'elle eut recours à son intercession. Tan 1625, pour être délivrée de la peste, dont elle était pour lors affligée.
On reconnut dès son Iras âge la forte inclination qu'il aurait à s'occuper aux choses saintes, et ce fut ce qui le porta, à Teiemple de dom Martin Quirino,son oncle mater* nel, qui s'était associé à Antoine Gorrario et Gabriel Gondelmaire, d'entrer aussi dans leur compagnie, ayant été du nombre des dii-huit qui furent les premiers chanoines lie Saint-Georges t'ni4/j/Aa, comme nous avons dit ci-dessus en parlant de cette congrégation, i Taugmentation de laquelle il travailla aTec tant de zèle, que c'est ce qui lui en a bit donner le titre de fondateur. Il se prescrivit d'abord une rigueur de vivre qu'il a toujours observée jusqu'à la fin ; et, un jour Qtio iroisdesplus anciens Pères lui commanoèrent,dc la part do chapitre, de modérer les rigueurs eicessives qu'il pratiquait, il leur répondit fort humblement : Je ferai, mes Pères, ce que vous me commandez, mais lacbez que celui qui a résolu de souffrir pour Dieu ne manquera pas d'en trouver les tDovens.
Il n'j avait rien de plus humble que lui,. 9^ quoiqu'avcc le temps il fut fait supérieur, il ne s'en éleva pas davantage, et ne laissa pas de s'appliquer toujours aux plus vils nii- Diitères. Ses entretiens ordinaires étaient do ^ délnits ou bien de l'humilité de Notre- Seigneur Jésus-Christ. On l'accusa deux bis ^D plein cliapitre d'aroir commis quelques nates dont il était innocent. La première fois » reconnut celte fau(e, mais la seconde fois,
Karnepas Tivoriser la malice de ceux qui -«aient accusé faussement, il ne répondit nea et se tint dans le sHence.
Tontes ses rertus éclatantes ne purent pas demeurer cachées ; c'est ce qui fit que le pape «ugène IV, qui le connaissait plus que les autres, puisqu'il était aussi l'un des fondalenrs de la même congrégation, le nomma à lévéchéde Venise, et, bien qu'il refusAtcon- •taoïment cet honneur par deux fois, néannoins le pape Ini ayant commandé une troisième fuis de l'accepter, il fut contraint de ^ soumettre i Tobéissance. Il était pour lors BRède cinquante-un ans; et, durant les vingttrois qu'il f écnt depuis, il ne changea jamais ss façon de vivre qu'il avait pratiquée dans son monastère. Il porta toujours Ihabit de sa congrégation, qui était de couleur bleu coieste, comme nous avons dit. Il ne voulut point de tapisseries en sa maison, ni d*autres ornements qui se ressentissent de la vanité <<|i siècle. Tout son tr<:in consistait en deux clianoincs qu'il prenait do monastère pour i«idcr, 1*00 à réciter son office, l'autre pour Pjirtager avec lui les fonctions pénibles de sa citargo;el en cinq oftlciers domestiques: ca'Oie se plaignait-il quelquefois, quoiqu'on sotiriant, qu'il avait une trop grande faniiioà nourr.r; mais il entendait parler do
tous les pauvres de ta ville, dont 11 prenait un soin particulier, s'informant de leur nrnn* bre et de leurs nécessités les plus pressant<»s, afin de les soulager. Un de ses parents l'ayant prié de le vouloir aider de quelque argent afin de pouvoir marier sa fi le, ils'en excusai, lui disant que s'il lui donnait une petite somme, cela lui servirait peu; et que s'il lui en donnait une plus grosse, il ferait tort il plusieurs pauvres pour qui les biens de l'Eglise sont destinés.
Le pnpe Eugène fit ce qu'il put pour Patlirer à Rome afin qu*il pût Tassister de son conseil. Il s'en excusa toujours tant sur la longueur du chemin que sur sa faiblesse ; mais ces excuses n*ayant plus de lieu lorsque le pa|)e, étant contraint do sortir do Uomo, se réfugia à Florence et ensuite à Bologne, il Tint Irourer ce pontife, qui on l'embrassant Ini dit : Soyex le bien venu » rornemeni ei la gloire de$ pré'afê Mais le saint, qui ne respirait que son diocèse, obtint bientôt la permissi m d'y retourner; et ce fut sous lo pon« tificat de-Nicolas V, successeur d*Bugène, que le patriarcat de Grade et l'évéché de Venise furent réunis en sa personne pour lormincr les différends qui étaient entre les prélats de ces deux sièges, car il arait été ordonné que le survivant de Tuo d'eux serait patriarche et évéque de Venise.
Enfin, étant flgé de th ans sans avoir rien . relâché de ses ferveurs ni de ses rigueurs ordinaires, la fièvre le saisit, causée par lo grand froid qo*il avait enduré pendant l'office divin, et en peu temps il fut réduit à l'extrémi'é. Il ne voyait qu'A regret les empressements qu'on témoignait pour le secounr dans son mal, parce qu'il ne croyait pas qu'on se dût mettre si fort en peine de lui ; il ne put se résoudre A se servir de viandes délicates
Cendant sa maladie, et, voyant sa dernière eure approcher, il leva les yeux au ciel et dit amoureusement ces paroles : Je viem â vouij 6 bon Jésus l et, pour consoler ses domestiques qui versaient des larmes, il leur dit : Arrêtez ces larmêe^ c^esi ici un jour de joie ei non pas de pleure. Il se fil ensuite porter i la chapdie, oà il rendit paisiblement son Ame à Notre-Seigneurlo 8 janvier liS5. Il avait ordonné que son corps serait porté sans aucune pompe A son monastère de Sainl-Georffesin ii(</Aa,' mais les chanoines de sa cathédrale ne le voulurent xamnis permettre, et c'est dans leur église qu'il a toujours reposé depuis ce temps-IA, ou il a opéré un grand nombre de miracles qui ont obligé le pape Clémenl VIT A le déclarer bieniwureux, i*an 152V, el Alexandre VIII à le canoniser, l'an 1690.
Il y a aossi nue congrégation du mémo institut en Sicile, Tondéc p ir Henri dcSiméou de Palerme, qui, ayant suivi Âtphunse, roi d'Aragon, à Rome l'an 1433, obtint de vivo voix du pape Eugène IV la permission de porter rhabil des chanoines de Saint-Georges tu Aighat et, étant retourné en àon paya et ayant assemt.lé quelque^ prétri'S avec Ifii» donna comincncemeul à ce te congrégalîotu Le même pupc, par un bref de Tan 14X7»
conflrma la donation qoî leur fui fa'te «te riiôpiial de Baiot^Jacques de Matiara à Pa- Icrme, et la même année il approuva leurs roaslîloUODB. Ils avaieill eneore quelques autres monattèrei , et Tivaient dans une grande pauvreté. Leur habU consistait en une soutane de drap blanc oi un manteau ou rhape de drap bleu fort frossier^ avec un petit câpuce, ei ils allaient nu-pieds avec des sandales de boîi» comme on peut voir dans la Ogure que nous joignons ici (1). C'était sans doute le véritable habillement des chanoines séculiers de Salnt<-Georges in Algka liahs leur origine» et la robe à la vénitienne
3u*ils ont portée depuis, aussi bien qoe ceux e Portugal, est apparemment Teffet de quelque relAchemeni ; car Morigia, de Tordre des Jésuates, dans son Histoire des hommes illustres de son ordre, parlant du cardinal Antoine Corrarlo, Tun des Tondaleurs de cette concrégation* qu^il prétend néanmoins avoir été de Fordredes Jésuates^ apparemment pour faire honneur A son ordre» dit qu'il fil porter aux chanoines de Saint^Georgea l'n Àlgha des sandales de bois, et qu'il IciT obligea à faire la quête par la ville comme il se praliquail dans Tordre des Jésoales; et que lorsqu'il écrivait (c'était en 16M)» il n'y avait })as lungiemps que ces chanoines faisaient encore porter des sandales de bois A leurs uoficea»
Maurolic ot Ci^scenté tout aussi mi^ttlion de quelques ebanoînes de SainUOeorges qui foi matent une autre pelilô congrégation, dont le principal monUitèreet le chef était proche Gènes, ils avaient encore des monastères à Lodi le vieui et le nouveau, et deux autres dans le Partnesân et le Plaisantin.
Jean Thomassini» évéque de Citta-Nova»
et qui a fait les annales ^de la congrégation de Daint-Georges de Venis^ dit que les chanoines du mont Saint-Bloy près d'Arras, de Saint-Aubertde Cambrai» et quelques autres aux Pays-Bas» étaient aussi do même insti-lut. Il se fonde peut-être sur ce qoe la cou« leur de leur habit était bleue ou violelle; mais il était différent quant A la forme.
Voyez Jâcq. Phtlipp. Anant. Canonitarnm irecut. S. Georgii in Alghn, Francisco Maria» iïistoriû dût tagmâtu tongrtenoes dos Com^ go Meculares de S. Jtorgt em Aiga de Vene^a et de S.Joao. Eeangelista em Portugal. Silvcsl. Maurol, Afor. océan, di tut. gli Reltg. lib. V. Morigia., Origine de ioutes les reilgionSf liv. t, chap. hi. I^snot, Hist. tripart. Otnotiie. Rcgul. iib. ii, cap. 70. Tavnbur», de Jnr. abbût., tom. Il, diêput. 24, quwst. 4» mim. 32. Bernard Justin» VU. S. Laurent. Justin. Vies des 55. du P. Giry. Hcrm., Etn- Uissement des ordres religieux f chap. 51. Gio Pielr. Cresccnzio , Presidio Rom. lib. ii , pag. 28.
GÉORGIENS (Moiï^Es). Foy. Mrlcbitbs.
GBRENRODË (Cn a?(0inbssbs protbstaktes ob), Yoy. Ganobiisubim.
ORDRES RELIGIIlDX. 40^
GÉRÉON ( Chbvaubbs ob l'obabb db
Saisit-)-
Qaoique nous ayons mis sous la règle Je saint Basile les ordres militaires doal uoas avons parlé dans quelques articles, nous nV sons pas néanmoins assurer qu'ils aient t êriiablement suivi cette régie, ou qu'ils y aient été soumis, eiceplé celui de Coostaatin. 11 y a si longtemps qu*ib ne subsistent plus» et il en est resté si peu de mémotre«qae nous noos en sommes rapporté à la bonne foi des écrivains qui ont parlé de ces ordres. Nous n'avons pas même voulu les saivre ea mettant Quantité d'autres ordres aoos U même règle. Si nous avons cru devoir donner place dans cet ouvrage à ceux dont noos avons déjà parlé, c'est qu'ils ont été institué* ca Orient, ou établis pour la défense des saints lieux de la Palestine; et c'est pour la même raison que nous j joignons aussi tes chevaliers de Saint«Géreon août on ne con* nail point roriffine. Mennénius parle de cet ordre sur le témoignage d'un voyageur, Jean de Hoevel» qui dit avoir vu» dans b Palestine, des chevaliers de Saint-Géréon qui portaient une croix patriarcale, de la même manière que celle qui est dans les armes du royaume de Hongrie. Il y a des auteurs qui attribuent l'institucioa de cet ordre â l'empereur Frédéric barberousse» d'autres à Pré* dcric II. Les uns leur donnent pour marque de cet ordre uiie croix patriarcale d'araent, posée sûr trois montagnes de sinopie ea c)iamp de gueules, d'autres prétendent qu'ils avaient stir un habit blanc une croix no re en broderie sur trois montagnes de sinople. et* d'autres leur donnent encore une auire croix différente (2). Ainsi on ne peut rien dire de certain touchant cet ordre» que Favin» sans aucun fondement, prétend atoir été soumis à la règle de saint Augustin.
Il y a bien de l'apparence que ces chevaliers de Saint-Géréon étaient les mêmes que ceux de Hongrie, que le P. Melchîor Inchoffer de la compagnie de Jésus» dans les annales te* clésiastiques de ce royaumci dit que Toii a|>« pelait Porte-Croix» à cause qu^ils porlaieat pour marque de leur ordre une croix acmblable à celle que l'on voit dans les armeâ du même royaume» qui est une croix patrîjr* cale posée sur trois montagnes. Cet auteur leur donne pour fondateur saint Etienne^ premier roi de Hongrie» qui, à ce qull prétend» institua ces chevaliers en mémoire «le la croix que le pape lui envoya^ avec permi** sion do la faire porter de? ant lui» a ca«i*e que ce prince avait travaille avix tant île Z4Me â é:ablir la religion chrétienne dans ses Etats» qu*il a été considéré comme Papôtre de Hongrie. Mais» comme les ordres mAitaires n'ont commencé que dans le xii* siocle, il se peut faire que saint Etienne, ay^ot reçu du pape Silvestre II» l'an iOOO, la couronne de Hongrie , avec une croix qu H pouvait faire porter devant lut, il établit des officiers pour uor>er cette croix» auxquels^ pour ce sujet, Von donna le nom de Pot te-
(I) Vof., à banda vol., Il' 87.
(2) Viy.,iU(induvol.»Q*88.