‹ Dictionnaire ... de la BibleChapitre 50 sur 118 · CIL · texte numérisé non relu

CIL

Croix, el qoe 4an« la suilo l'an en ail foroié' uù ordre miÛUire qui ne subtiete plus.

MeQoéaiii0« dêlicim Equiti. Ord, Fafio, Tkédtr0 d'/^onntur ei de ehival.^ tom. II. 5ihoinebeci(, Hi9t. d$$ Ord. UilU., et Mettbior InckpfLffr, Annal. Ecdti. regni Itung.^

ûéfondimi, Fey« CftiAiRV (Saiht).

GILBBBT DB SIMPRINCBABI en Angle^

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Saint )•

Les chanoinqe rig^Uetê H les Bénédîistins oQi raison d« metire nu rang des congréfça^ lions des Qrdra# da Boiol^^Augaslin el de Saiiit-Bcnoil celle de Saint-Gilbert Aa ^m-«priagham, puiaqq'il Ht observer la règle de saint AugustJD A se» reiîg ienitt qu'il appelle des chanoinei^y ei qu'il donna à aes religieuses celle de paioi BeineH ; el eVst à tort que les reUgieim de CUeaux pjrélendent qoe cet ordre doH appartenir A eux seuls, comme leur ayant été eoiimiatear &iioU€jlbert dit loi-mén)e le contraire «bine ^ee consiiiU'o lioos (Capiit$t. dp inUio «nennsl., art» 2), où efures avoir rapporié de quelle manière 50 fit rélabliasement de ^t religieotes, il ajoute qpe leor nombre a e muiti pliant et que aa)aDt poini de religieux letlrés pour en avoir soin «uaat bfco ^m Aee conTorses, i} avaU été au cjiapitro général de Cllenux, ou le pape Eugèiio ^ait en peraonoe, afin de re<' meltre sous la jori^iciipn des religieux de CCI ordre,ai*a maiaons^ les servantes de Jésus^ Cbrisi et lea frères Uhi mais qu'on no lui accorda pais sa demande ; c'est pourquoi il^aïaa été contraint par i»éc«salté de s'assorier des clercs pour avoir soin des religiru* ses et des frires lais , et qu'il leur avati doQoi la règles de aajat Augustin.

L'on poprr^iit néanmoins leur accorder les frères lais, parjce que saint GiJberl dit, dans un autre endroit des mêmes conslitotiona IScripta de fralribus^ or t. 1)« que dans le temps que Tordre des moioesaes de Sunpringbaoi (ut commencé % U vint des religieux de Clleaux accompagnés de quel* qses frères lais de cet ordre qui étaient propres pour le iravaili pauTres dans leurs babillemeats « se conUntaot de la nonr» riiure des pauvres, préférant ies berbes et les légumes aux plus arandes richesses, qui se buvaient que do l'eau, qui avaient soin des fermes et qui n'avaient pukit d'autres sioplois dans l'ordre. Ce que qfleii|ues*uns lies siens du nombre de ceux qui étaient desliués au travail ajfanl appris, ils désirèrent ilne de la méoie manière et avoir ies mêmes observances; c'est pourquoi, vo4«iant satisfaire à leur désir, et pour le salut de leur ime, il ordonna nue les frè/es lais de son ordre, tant en l'iiabillement qu'en la uourriiure, suivraient la manière et l'observance des frères de llheaui.

Aiu^i il jf o?ait du mélaiif^e dans lo dro de Stiiot-Uilbcrl, et l'on peut Uire qtie tes religieux, les religieuses, les converses cl les frères lais formaient quatre ordres ui(- (cfcutSy puûiqM'ils fai^ni.nt quatre couiaïu-

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naulés diiTércntcs qui avjtent chaciinc uit réfectoire à part où présidait un sgpéiicqr ou supérieure tirés de leur corps, et qu'il» étaient aussi dlstin^^ués par la forme e( là couleur de leurs habillements, comme nous Crroos voir. Nous mettons néanmoins cet ordre au rang des chanoines réguliers, puisqu'on ne peut pas disputer aux religieux préires cette qualitét que saint Gilbert^ leur fondateur, leur a donnée.

Ce saint naquit en Arglderre vers l'an 1083, du temps de GoillAume te Conquérairt* Bon père était un gentilhomme de Normandie nommé Jocelln, seigneur de Simpringtiam et de Tyrington, dans le comté de Lincoln ; el sa mère était anglaise, qui, étant grosse do lui, eut un présage de ce qu'il devait être un jour, dans un songe qu'elle eut, où il lui sembla que la lune tombqit dans son sein.

Il fut envové eu France pour j faire ses éiadt^s ; lesquelles étant achevées, il retourna chez lui, où il s'appliqua à instruire gratuitement la jeunesse. Mais en enseignant aux enfants les lettres humaines, il les formait en pnéma temps à la vertu, leur prescrivant une manière do vie qui approchait de celle qn*on pratiquait dans les monastères les plus réglés.

Il demeura quelque temps dans le séminaire de Robert Bloës, évéque de Lincoln, elfut promu à la prélrisepar son successeur Alexandre, qui eut bien do la pcioc à obtenir son consentement; cor il résista longtemps au désir de son prélat, se croyant indigne du sacerdoce. Depuis ce temps-là, il augmenta ses exercices de piété, $on zèle et sa ferveur. 14 lit paraître un généreux mépris des richesses et des honneurs dans lo rofus qu'il Gt de l'archidiacoaé de Téglfse do Lincoln, qui avait de gros revenus et beaucoup de droits honorifiques, disant qu'il ne connaissait point de plus prompte voie pour se perdre. Quoiqu'il eût de gros biens de patrimoine, il nese regarda plus commeen étan| le propriétaire, mais seulement réeonnme et le dispensateur^ qui devait les répandre sur les pauvres et les indif^eots, pour qui il avait beaucoup de tendresse et de compassion, principalement pour les filles qui étaient dans la pauvreté «4 qui n'osaieol la faire connaître.

U on choisit sept entre les autres, qu'il trouva plus portées à la piété. 11 en eut un soin particulier, et elles se oonsacrèrcnt ensuite à Dieu par le v<ea de virginité. Ce fut ce qui donna commencement k son ordre ; car, par le conseil et sous l'autorité de l'évéqoe Alexamire, il les renferma dans un monastère qu'il leur flt bâtir dans sa maison paternelle de Sio)priogham,ron 1146. 11 leur ordonna sur toutes choses un étroit silence, et, afin qu'elles ne fussent point distraites dans leurs exercices spirituels, il prit de pauvres femmes qui avaient soiii de leur préparer à nuuiger hors le monastère, et on leur passait par une fenêtre tous leurs besoins.

Celli*s-ci d<«ji3ndèrent aussi d'être admises à la profession religit'use en qualité <le soeurs converses. S^iut Gilbert les instruisit

de toQs les devoirs de la vie religieuse. Il Toalal les éprouver pcmianl un an, après quoi il leur accorda leur demande, et eies s*engagèreiit à vei état par des vœux solennels, ajani été renfermées dans le même monastère avec les religieuses. Il choisit aussi des hommes pour avoir soin des affaires du monastère et faire valoir les terres qui en dé* pendaient, et ils furent reçus comme frères convers.

Cet établissement eut l'agrément du roi E(ii nDC,des princes et de tous les grands seigneurs, iiui firent de grands dons à ce monastère. Saint Gilbert fut contraint par nécessité de les accepter en partie; mais il en refusa aussi beaucoup, de peur que les |;rands biens, comme de méchantes herbes, n étouffassent le bon grain qu'il avait semé dans ce champ, qui devint si fertile, que des personnes de Tun et de l'autre seie se rendaient de toutes parts à ce monastère pour embrasser cet institut, ce qui l'obligea de faire de nouveaux établissements.

Ce saint fondateur, plein d'humilité, voyant un si grand nombre de disciples, crut qull ii*avait pas assez de capacité pour les conduire ; c'est pourquoi il vint en France l'an 1 lis, trouver les religieux de Citeaux assemblés dans leur chapitre général, où le pape Eugène III assistait, pour leur mettre entre les mains le soin de ses maisons. Mais Us ne les voulurent pas accepter, disant qu^l no leur était pas permis d'avoir la conduite des moines d'un autre ordre que lo leur et encore moins des religieuses. Le pape, informé de ses vertus, loin de consentir à sa prière, l'exhorta à ne point abandonner son troupeau, et lui témoigna le regrei qu'il avait de ne l'avoir pas connu pins tôt, parce qu'il l'aurait encore chargé de l'archevêché d'York, auquel il avait pourvu depuis peu.

Il consulta ensuite saint fiernaru et reçut de lui de^ avis touchant U conduite qu'il devait tenir dans le gouvernement de son ordre : et, étant retourné en Angleterre, il mit la dernière main pour le rendre parfait. Sur le refus que les religieux de Citeaux avaient fait de prendre la conduite de ses religieuses, il établit des chanoines à qui il en confia la direction. U leur donna la règle de saint Augustin, et aux religieuses celle de saint Benoit, Il dressa ensuite des constitutions pour le gouvernement des uns et de$ autres, et les envoya au pape Eugène 111 pour y retrancher ou augmenter ce qu'il jugerait à propos. Uais ce pontife n'y trouva rien à redire, et y donna son approbation, ce que ses successeurs Adrien Iv et Alexandre 111 confirmèrent dans la suite.

Il semble que dans rétablissement de son ordre il ait voulu imiter saint Norbert, dont les monastères étaient communs pour les hommes et les filles, sépares néan:noins d'habilation.Car ceux de saint Gilbert étaient aussi doubles, et, de même que dans l'ordre de Prémontré, ses re'igieuses ne pouvaient parlera la grille qu'accompagnées en dedans par deux aiicteiiuvs, et au dehors par deux religieux. Les uuâ €t ict auUes u esaieut ^c

regarder. Si les religieuv étaient oWf^ d'entrer dans Thabitation des filles )!Oor quei. qnes nécessités spirituelles, ils ne pouvaient voir le visage découvert de ces vierges, <|iri devaient toujours avoir le voile baissé m leur présence. Ce saint exigeait l'âge ds quinze ans pour admettre les frères drrcs au noviciat, et vingt ans pour la professios: les frères convers n*y pouvaienl être rrf m avant vingt-quatre ans. Les filles, qui denuih daient d'entrer en cet ordre, devaient avoir douze ans pour être admises dans le monastère, et quinze pour avoir la qualité de novice; et il fallait qu'elles sussent le psautier, les hymnes et les antiennes, avant qoe de faire profession.

Lorsque ce saint visitait ses monastères il allait toujours accompagné de deux clerci et d*un frère lai. Il ne s'entretenait pas de discours inutiles, mais il psalmodiait cooiinuellement ou priait mentalement, et por« tait toujours de quoi donner suffisaminrat aux pauvres quMI rencontrait dans les chemins. Il ne mangeait point de viande, siée n'était dans les grandes infirmités, et mèno s'abstenait de manger du poisson pendant TAvent et le Carême. 11 ne se servait que de vaisselle de bois ; ses austérités et ses mortifications étaient très-grandes, et il n'était pas plus vêtn en hiver qu'en été, qQoiqoll paraisse par ses constitutions qu*il vonlait que ses disciples fussent bien vêtus : car, tos* chant les habits, il ordonne que les chanoines aient trois tuniques, une pelisse depeani d*agneau, un manteau blanc et un captre fourrés aussi de peaux d'agneau. Les reli* gieuses devaient avoir cinq tuniques, savoir : trois pour le travail et deux fort amples, c*e4*à-dire, deux coules blanches qu'elles portaient au cloître, à l'église, au chapitre, an réfectoiie et aa dor* toir ; une pel'sse de peaux d*agneao, ose chemise ou tunique de gros drap, et leurs voiles étaient aussi fourrés de peaoïd'j* gnean. Les sœurs converses étaient habilléfi de noir, et, au lieu découles, elles avaiest des manteaux aussi fourrés de peaui dV gneau. Enfin les frères lais avaieoi trois tuniques blanches, un mantean de coalesr tannée, doublé de grosses peaux, une chape aussi tannée et un capoce.On leur permettait encore pour le travail une pelisse faite de quatre peaux de bélier.

Quant à leur manière de vivre, elle é'ait aussi très-austère : ils ne mangeaient point de viande et n'en donnaient pas même aot étrangers, sinon aux prélats, aux archidiacres et aux malades ; et si ces personnes eo voulaient, ils les devaient faire apprêter pv leurs domestiques et non pas par les rel • gieux. Les réfectoires des chanoines et des frères convers étaient disposés de telle oiinicre, qu'il y avait des lenêtres ou taurs qui répondaient à l'habitation des sœan,par où elles leur passaient à manger. Les roBvers gardaient un exact silence pendant le ira vail, comme tailleurs, ttsseiand^, cord^'O^ iiiers, peaussiers : les forgeront pouTa»ecl parler, lis devaient tous fdire pro[u>«()«'

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