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daim le chaptirc des rGligicuses.il ne leor èlail pàt permis d'avoir nocun livre. Ils oe devaient savoir que le Pater^ le Ciedo^ kMUerert meî, Deui^ el qarlquos autres prières ; el ils disaient certain nombre de Fattr et i*Ave , pour matines , laudes et les autres beares, qu'ils récitaient dans un oratoire particulier. La même chose était observée à regard des scenrs converses.
Saîot Gilbert ne prit pas d'abord Thabit de son ordre ; mais» appréhendant que cela ne tirât à conséquence dans la suite pour ceux qui eo auraient la conduite, il lo prit ; mais il ne Toulut plus commander el se suu^ mit entièrement à Tobéissance sous la conduite de Roger, aussi de 9inipringham, entre les malus duquel il se démit de la supériorité, après avoir reçu Thabit de son ordre à Bulington,
La sainteté de sa vie et la pureté de ses mœurs ne purent pas le m(*tlre à couvert de la calomnie, dont on Iflcha de le noircir et 100 institut. La première peisécution qii*il •ouffrit fut à l'occasion de saint Thomas de Caatorbéry. On l'accusa faussement d'avoir eDvo}éde Turgent à ce saint, qui en passant [)ar les couveols de cet ordre, lorsqu'il sor* (il d'Angleterre pour passer en France, y fut reçu avec beaucoup de charité. Comme on ct>un:>issait Gilbert pour un homme d*une grande vertu, les juges devant lesquels il fut elle voulurent qu'il affirmât par serment si ce qu'on lui imputait était véritable ; mais il se le vonlotjamais faire, quoiqu'on le menaçicde reovoTer ses religieux et ses religicui<s hors de leurs monastères, et de détruire ion ordre, et que lui-même en souffrit considérablement pendant un assex long temps, jusqu'à ce que le roi Henri II eût ordonné qu'il retoarnât avec ses religieux dans leurs moajstères. l^oar lors, il avoua aux juges, sans prêter serment, que ce qu'on lui avait imputé était faux, et qu'il n*avait jamais envoyé d argent é saint Thomas.
La seconde persécution lui fut d'autant plus sensible, qu'elle lui fut suscitée par les frères convers, qui avaient à leur télé un psoirre tisserand demandant l'auméne, qu'il aiait admis par charité dans son ordre, aussi bien que quelques autres misérables à qui il Sfait fait apprendre des métiers. Ces frères cunvcr«, qu'il avait établis en plusieurs lieux pour l'administration du bien de ses monastères, non-seulement s'élevèrent contre lui et voulurent le contraindre par force de les décharger d'une partie de l'observance de leur règle, comme trop sévère , mats ils le diffamèrent teucore auprès du pape Alexandre 111 par des calomnies atroces, auxquelles il fijouta foi trop facilement.il décréta contre G Ibert et ses chanoines ; mais le roi Henri 11 et les évéques de son royaume ayant écrit à ce pontife pour lui faire connaître l'innocence du saint fondateur, il reconnut la vinlé, écrivit à Gtlocrt en lui donnant beaucoup de louanges, et ordonna que ses constitutions ue aéraient point changées eu
(i) VojT., à la lia iu vol., u^* »9, 90 ci 91.
aucune manière, si ce n'était de l'avis de Tu plus grande et de la plus saine partie de tous les rellgîoox de l'ordre, auquel il accorda beaucoup de grâces et de privilèges.
KnQn ce saint homme, accabléde vieillesse, tomba malade dans un de ses monastères qui était dans l'Ile de Kndencia. Il y reçut ses sacrements ; mais ses religieux le flrent transporter à Simpringham, où il mourut le six février de l'an 1 189, âgé de cent six ans, ayant vu sept cents religieux dans treize cooven's de son ordre, dont II y en avait neuf qui étaient doubles de religieux et religieuses, cl quatre seulement de religieux ; et il y avait près de douze cents reliffieuses. Il s'est fait beaucoup de miracles a son tombeau, qui obligèrent le pape Innocent III, après plusieurs informations, de le canoniser. Lorsque les monastères furent ruinés au temps que la religion catholique fut bannie de l'Angleterre, il y avait vingt-un monastères de cet ordre dans ce royaume. Simpringham en étatt le chef, on y tenailles chapitres gêné* raux, auxquels deux religieuses, supérieures de chaque maison, l'une des filles du chœur, et l'autre des converses, devaient assister; mais les frères convers n'y avaient aucune voix. H. Allcman, dans son Histoire monastique 4*lrlandc , marque encore une maison de cet ordre à Baltimore, dans la province de Munster, au comté de Weslhméath ; mais il se trompe lorsqu'il dit que retordre dépendait do celui de Prémontré. Dodworth et Dugdalle, dans l'Histoire monastique d'Angleterre, ont représenté un chanoine et une sœur converse de cet ordre dans leur habillement, et tels que nous les donnons ici, auxquels nous avons ajouté une religieuse du chœur, selon leur habillement prescrit par les constitution 4 (1).
Foy. Roger. Dodworth et Guillel. Dugdalle, Monasticum Anglicanum^ tom, H. Nicol.
Harspsfeld, Hitt. AngL sœcuL xii, cap. 18. Bolland., Act. 55., S Fsfr. Baillct, Vies d»s SS.^k février. Tàmb., De Jur.abb.^iom. Il, di$p, 2i, qMœst. 5, num. 3^. Herraant, Uisl. des Ord. relig.^ tom. II, ca/i. 35; el le P. Bonanni, Catalog, omn. Ord» relig., part, i et il.
GLORIEDSË VIBllGE MARIE (I^hbvaliers DB la). Yoy. Frères joyeux.
GONZAGUB (RamTBS db Notrb-Davb db).
Des Ermites de Notre-Dame de Gonzaguê el des Ermites de Sainte ean*Baptisl$ de la Pénitence.
Morigia. parlantdes Ermites deNotre-Dame de Gonzaguê, dit que François de Gonzaguê, dernier marquis de Hantoue, allant un jour se proinenor à une maison de plaisance aut environs de Mantouc*, appelée la Gonzaguê, son cheval se ciibra et le jeta par terre, où il fut quelques lemp^ tenu pont mort; mais qu'un nommé Jérôme Raigni de Casielgioffre. s'étant prosterné devant une image de la Vierge qui se trouva en ce lieu, il fit vœu à Dieu que, s*il rendait la sauté
DIGTIOMNAIRE DFS ORDRES RELIGIEUX.