II
à ce prioce il qoiitcrali lo monde pour te consacrer à son service, et pria avec tant de lerfetir la mainte Vierge d'intercéder pour lai auprès do Dieu, que ses prières furent eiaucées» et lo marquis de Maotune se releva sans sentir aucune douleur.
Ce prince, ayant sa le vœu que Jér6nio Raigni avait fait, il lui flt bâtir un monastère aa roéoie lieu, où il mena une vie si sainte et si exemplaire, que plusieurs personnes se joignirent en peu de temps à lui. L'évèqiie de Reggio leur prescrivit une manière de vie»
8u*ils observèrent exactement et qui Tuiconrmée par le pape AIexan<ire VI ; mais dans la suite ils jpriicnt celle de saint Augustin. Morigla ne dit jpoiot quel était leur habillement. Leur principal monastère était celui de GoDzague, où demeurait ordinairemeut leur général, et ils avaient encore cinq ou six couvents en Italie; mais Ton nocouoait plus présentement ces ermites,
Paolo Morigia* llist. delL origin. di iuit. gli Relig. lib. i, cap. 59.
Silvestre Maorolic parle aussi d*un ordre de religieux Ermites de Saiot-Jcan-Bapliste de ta Pénitence • qui subsistait de son temps dans le royaume de Navarre , et dont le principal couvent ou ermitage était éloigoô de sept lieues de la ville do Paropelune. ils vivaient suus robéissanco de 1 évèque do celte ville ; mais leur snpérieoroa prévùt vint à Rome, sous le pootiGcat de Grégoire XIII, dont il obtint la conQrmatioo de son ordro, et ce pontife approuva aussi leurs constitutions, leur permettant de lairô des tcsux solennels. Us araient cinq ermitages, dans chacun desquels il n'y avait pas puis de huit on dix religieux. Le premier do ces couvents, qui était chef de la congrégation, s'ap- . pelait Saint-Clément le Vieux, te second, Saint-Hacaire de Montserrat, lo troisième, Saint- Barthélémy, le quatrième, Saint-Martin, et le cinquième, Saiot-Fulcence.
Ces ermites étaient très-austères. Ils marchaient nu-pieda sans sandales, ils étaient vétos de bure IX)^ ils ne portaient point do liage, ils coucoaient sur des planches, a^ant pour chevet une pierre, et ils ^rtatent jour et nuit une grande croix de bois sur la poitrine. Ils demeuraient seuls dans des ci*Uu« les séparées les unes des autres, au milieu d'an bob, et ils gardaient un étroit silence. . Ils mangeaient aussi seuls, vivant de légumes, ne buvaient du vin que rarement, et no mangeaient de la viande que dans les maladies, avec la permission de leur supérieur. Us récitaient l'office divin en commun, dans une église qui était au nUicu de leur ermitage, prenaient la discipline trois fols la s<'maine, et tous les jours en carême, pendant lequel temps ils jeûnaient trois fois la semaine an pain et i t*eau. H y avait quelques prêtres parmi eux; mais ils no s'adonnaient ni à la prédication, ni k la conression. Maurolic ajoute que ce qu*il dit de cet ordre n'est que sur le rapport d'un certain frère Jérôme ilenriquez du même ordre, qu'il vit
à Naples au commencement d« damkr siècle, et qui no put lui dire qui Avait élé la Tondaleur do cette oingrégalion, ni dan quel temps elle Tut fondée. Leur kabtilcmfil consistait en une robe de gros drap 4fl couleur tannée, sorrte d'pae ceintufo 4e cuir, avec un manteau et un acanulaire de la niême couleur. Ils avaient aussi lonjoars sur la poitrine une grande croix de beû, comme nous l'avons dil.
Silvestre Maurollc, Mur* Océan, di tuU, gL Relig., lib. m, p. 206.
Il y a eu aussi en France un ordre sous le titre d'Qrmites de SainIrJean, ooomio il parait par les lettres d'un prieur général <l« l'ordre des Brmites de Saint-Jean, par les* quelles, il s'oblige do faire dire tous les joun trois messes pour Alphonse, eonsie de Pmtiers et de Toulouse, la comtesse Jaanac u femme, et pour lo pèro et la nsère de i>* prince. Ces lettres sont BBnm date; mm comme Alphonse, comte do Poitiers et et Toulouse, mourut l'an 1S70, il j^dt fappa* rcnco que cet ordro subsistaiit dans la iiir siècle.
Ah Trésor de$ Charirti du Roi. Tonfcrw^ ioe. k^ n. ko,
GttANOFEUlL. Koy. MAMOunsas.
GBANDMONT (OmoM m)«
S I. Des reUgieux de VOrdre de Grandmont 9 avec la Vied^Jiaint Etienni de Muret, leur fondateur.
Ce n*est pas seulement dans le dernier que Ton a été ea dispale ^nr satotr de «fUfl Institut était Tordre de t^randaMii, et s*«l devait être eeaaé membre ém cetet le Saiot-Aufustin ou de Saint-.Baaoil; car.éi ieaips mémo de saint Etienne de liorel, (osdateur de cet ordre, on était dans la niéiai» incertitude ; c'est pourquoi oa s'adress) i ls> pour ea être éeiaurci^ en lai dcsaandant ii\ était moine , chanoine ou erosile. Msif ^ cortosilé de ceux qui lut liront cette den in <« a'ea fut pas plus satisfiiile, car il leur ne* pondit qoe non, et, eomase on le presuii 4e dire ce qu'il était, puisque tous les relifirei se rapportaient à ces trois espéoos, il rt^^ dît que ni lui ni ses religieux aa portai<**( point l'batHt de moines ai de cbanainsi. ti qu'ils no s'altrilNialent pas de si saints wnm; que ks chanoines , par ieur iusiituUen, oel le pouvoir de lier et de déliera reKeB{ile<lf< apures; que tes vrais moines n'ont sois qse d*eax-akèmes et ne s'occupent quedeU'^t et que les ermites doivent demeurer dsst leurs cellules et ne vaquer qu'à l'oraties et au silence. Nonobstant cette réponse de saint Etienne, les ermites de l'ordre de Saint-A*gustin n'ont pas laissé de mettre l'erJre k Grandmont au nombre des congrégation» ^oî ont suivi la règle de saint Augustin, tjo^ ques-uns d'entre eux, comme Cru^^iat» aol prétendu qu'il avait seulement coaisescè sous cetto r^glo l'an lOTC, qu'il avait été sf prouve par lu pape Alexandre 11, et 4a*ss-
(«) Fof ., à la ûo du vul.» n* ^2.
GRA
GRA
uileilaTail q«tiUé la règle de saiot Augusin pour prendre relie de saiot Benoit; mais ommcnl cet ordre» qui n'a commencé |o*co 1076, aorait-il pu être approoYé par e pape Alexandre il» qui étall mort dès *aD 1073* Ainsi, le témoignage de Crosénius r^st pas recerable, non plus que celui de on confrère Et.sius« qui, en disant absoument que saint Etienne prescrivit à ses liiclpies la règle de saint Augustin, qu1l ivail pour lors trente ans, el qu il était abbé ie Muret, se trompe considérablement, prinjpalemenl dans le dernier article, puisque :el ordre n*a en pour supérieurs que des >rieurs jusqu*au temps du pape Jean XXII, Itti le premier donna la qualité d'abbé au prieur de Grandmont.
Le cardinal Jacques de Vitri semble agré* prr cet ordre à celui de Ctteaux plutôt qu'A relui des ermites de Sainl-Aueustin, lorsqu'il dit qu'il observait la règle et les coutumes de rel ordre; ce qui a Tait que Chrysostome llenriquez a mis saint Etienne an nombre des saints. Mais saint ^tionnc ayant institué »oD ordre vingl-deux ans avant que celui de CHeaox commençât, on no doit avoir aucun égard ni au témoignage du cardinal de Vitri^ Di à celui d*HeDriquez.
EoGn, plusieurs écrivains de Tordre de
SaiDlr-Beaolt n*ont point faitdirCcuJté dédire
que saint Ktienne avait prescrit la règle de
saist Benoit à ses religieux, entre les au*
tre^, Tépez, qui dit qu'il leur donna ci^tle
règle avec des <x)nstitntions particulières. Le
P. Mabillon a été aussi de même sentiment,
cl dit que le pape Grégoire VII lui permit
d'établir un ordre monastique suivant la
règle de saint Benoit, qn'il avait déjà long-
lemps pratiquée avec des moines de Calabre^
lori'4Q*il alla en Italie. C'est ainsi au*U en
P&rledans sa préface du Second Siècle des
laistido son ordre; et dans ses Annales dn
Méiue ordre il dit ^ue celai de Grandinont
n*éiait pas tout à lait assujetti A la règle do
Mini Benoit, non plus que ccluides Chartreux;
Miui ordo Carihusiemium alque Grandimon-
fnsiiiiA, quorum Imtitutorei Bruno et Sic*
p^nuf Henedieiinœ rtgufœ non omnino ad-
t^icii /itère. Cependant la règle qui estacloel-
lemeoi cq pratique dans VotAxe de Grand*
>"<>al, ei qui fut écrite après la mort de saint
l'iieuiie, son fondateur, sur ce qu*on lui avait
enlendu dire on vu faire, esl si différente de
ctlle de saint Benoit, qu'il n y a aucune ap-
Farencs de vérité dans ie sentiment de ces
iuiears.
Oq ne doit pas être surpris si les Augustes et les Bénédictins ont agrégé k leurs or* ^ celai de Grandmont, puisqu'il s*est jroavcanssi des écrivains de cet orJre dont ^ uas ont cro qo*il appartenait aux Béné« diciiiis, et lesaulresauK Au^uslins. Entre aniret le p, Jean Lév^uo, religieux Grandlaokiaie, avait fait une apologie pour prou- ^^r que son ordre était sous la règle de saint «^a^usiiQ; et les raisons qu'il en doauail (tateat que saiut Etienne^ en fondant son ^^arc,cii avait en un pour modelé qu'il avait ^B en Calabrci et qui ctiUt, sci>04i cjcI auteur.
de Tordre de Saint- Augoslin; que ce saint avait été pendant un temps disciple de Gaucher, qui était, à ce qu'il prétend, aussi chanoine régulier; que les Grandmonttiins sont appelés eltrcB et non pas motnfj; que depuis le pape Jean XXII ils se suut qual'Oés CAanotnes Réguliers^ Conventuel s^ Collégiales et Stables; que dans rassemblée des grands jours qui se tint à Tours, Ton donna un de leurs monastères, où le relâchetnent s^él.iit introduit» à des religieux réformés de Tordre de Saint-Augustin ; et enfin que depuis l'an 12V5 jusqu'à présent, les Grandmontains se servent au chœur de surplis et de bonnets carrés, et même que pen« oaot un temps ils ont porté des aumusses. Mais, après avoir examiné toutes choses avec plus de réflexion, il se rétracte dans ses Annales, en disant que Tordre de Grandmont doit être regardé comme un ordre particulier^ qui, ayant été autrefois érémilique, est de«venu cénobiiique, et est maintenant milite^ ayant une règle qui lui est particulière*
Quoi qu'il en soit. Tordre de Grandmont eut pour fondateur saint Etienne, que plu« sieurs nomment de Muret à cause du lieu de sa retraite. H vint au monde Tan 10^6, dans le château de Thiers, ville de la Limagne en Auvergne, appartenant à sa famille en titre de vicomte. Son père se nommait aussi Etienne, et sa mère Candide, tous deux autant illustres par leur noblesse que rceommindables par leur insigne piété. Après avoir été longtemps sans avoir d'enEants« ils firent drs prières, des jeûnes el des anmônes, pour en obtenir de Dieu, et promirent de lui-consacrer le premier quMl leur donnerait. Leur vœu fut exaucé, car Candide, quelque temos après «accoucha d'un fils auquel on donna lo nom de son père. Ses parents, le considérant comme le fruit de leurs prières, prirent un soin tout particulier de Télerer dans la piété« Ce qui leur réussit d^autant pins facilement» qu^il s^y portait de lui-même, cir il coinmença dès ses plus faibles anoées k s'adonner a la prière et à la retraite. Son père» ayant eu dévotion d'aQer visiter quelques roliques dea saints en Italie, j mena avco lui son fils, qui u avait que dooxe ans ; mais^ comme il revenait en France, le lenneEtienuo étant tombé malade à Bénéveol, il fut obligé del*y laisser sous la conduite de Varcbevô^ que de cette ville, appelé Milon, qui était originaire d'Auvergne. Ce prélat en eut beau* roup de soin, le fit instruire dans les scîences, lui ayant donné pour cet effet iTrxceU lents maîtres, sans parler du soin qu'il voulait bien prendre lui-même de lui donner quelquefois des leçons. Etienne fit .de si grands progrès dans la verto, dans Tintelli-* gcnce des saintes Ecritures et dans (ont ce qui regarde la vie spirituelle, que ce saint prélat, qui s'appliquait à le former particulièrement pour le ministère de l'Eglise, le iuceant digue de recevoir les ordres sacrés» lui donna It* sous-diacunat et enfin le diaconat, le faisant en même temps, selon quclqucs-nns, son oificialet arcludiacre.
Allies la luurt du bicnbcurcUiX 'MîWp^
DICTIONNAIUE DES ORDRES RELICIEUX.
Etienne, étnnl âgé de \ingt-qualre ans, alla à Romp, où il s*arré(a chei un cardinal pen* dan( quatre ans, s'instruîsanl fort soigneusement de la conduite de divers religieux et do gouvernement de toute TBglise. Mais, ncnlant augmenter en lui de plus en plus le désir qu'il avait eu à Bénéveut de se retirer tout à fait du monde, il prit la résolution d'imiter certains moines de Calabre qui vivaient d9ns une très-grande observance t dont il avait ouï souvent parler avec grande estime à l'archevêque Milon , et qu'il avait fréquentés lui-même. Il s'adressa pour cet effet aa pape Grégoire VII, qui le connaissait dans le temps qu'il était archidiacre de l'Eglise romaine, et lui demanda la permission de vivre quelque part dans la pénitence, conformément aux coutumes do cette communauté de moines de Calabre. Le pape différa quelque temps do lai accorder ce qu'il désirait, se défiant de la délicatesse de son tempérament ; mais enfin, pressé par ses continuelles instances, il loi permit de se joindre avec (quelques autres saints personnages qui auraient le même dessein de vivre selon les observances de ces moines ca- Iabrai8,dérendant à toutes personnes laïques DU ecclésiastiques de le troubler, lui et ses eompagnons, dans le lieu qu'il choisirait pour faire pénitence, comme étant sons la protection du saint-siége: ce que Sa Sainteté lui accorda par une bulle qui fut donnée, i Itome, en présence de l'impératrice Agnès et de sii cardinaux, le 1*' mai de l'année 1073, et la première de son pontificat.
Rtienne, bien content de ce que le pape lui avait accordé sa demande, revint en France cl demeura quelque temps i Tbiers proche de ses parents, qui n'oublièrent rien pour le retenir dans le monde. Mais, dans le temps qu'ils se flattaient le plus de réussir dans celte entreprise, Etienne disparut et, se laissant conduire par l'Esprit de Dieu, il alla d*abord à Aureil ou Soviat, à quelques lieues de Limoges, où il demeura quelque temps sous la conduite de saint Gaucher, qui y avait bflti an monastère, occupé présentement par des chanoines réguliers, et que l'on appelle i$aint-Jean- d'Aureille. Mais saint Gaucher ayant fait bâtir aussi aux environs un autre monastère pour des femmes qui avaient été loocbées par ses instructions, et auxquelles il prescrivit one règle et one discipline pour mener nue vie spirituelle et retirée du monde, Etienne appréhendant que le voisinage de ce monastère ne lui fût nuisible, quitta saint Gaucher et se retira à Muret l'an 1076, C'était une montagne assez près de Limoges, où, dans le milieu de quelques rochers qui étaient couverts de grands bois, il se fit une petite loge avec des branches d'arbres entrelacées les unes dans les autres. Ce fut là que notresaint, âgéd'environ trente ans,commença une nouvelle vie par un sacrifice de soiuiêmc, en se vouant i Jésus-Christ d'une manière toute particulière, et en lui consacrant la nareté de son corps et de son âme , qu'il lui avait cardée inviulablemout jusqu'alors ? ce Qu'il fit en Dronant un anueau
3 ni était la seule chose qu'il s*étaH réservée e tout le bien de son père, et en proaiMirafti ces mots : Moi Eiienne^ je renonce au diaS^t et à toutfs ses pompes^ et je nCofPrt et ne donne à Dieu le Pire, le Fils et leSaimi-F»^ prit^ seul Dieu vrai et tivant en trois persan* nés. Puis, mettant cet écrit sor sa léte. il ajouta : 0 Dieu tout^puissimt^ qui vive: éirr* nellement et régnez seul en trois pers^mnes^ y promets de vous servir en cet ermitage em tn foi catholique ; en signe de quoi je pose cette écfilure sur ma tite^ et mets cet anneau à tm^% doigt, afin qu*à rheure de ma mort cette pr^ messe me servi de défense contre mes ennemit. Ensuite de cela il s'adressa à la sainte Vierge par ces paroles : Sainte Marie, Mère de iHe%^ je recommande à votre Fils et à «oti«-m/mr . mon âme, mon corps et mes sens.
Ce vœu étant fait, il résolut de ne pivs retourner au monde pour quelque néressiié que ce fût; et, s'eniermani dans sa rHIatr, il y supportait également les chaleurs de réte et les rigueurs de l'hi ver, n'élanl pas plos vé^a en une saison qu'en une autre, et ae serrant en tout temps d'une cotte de mailles pour chf*mise (1). Sa i'* nourriture lut d*li> rbn et de racines teVes qu'il les trouvait dans son désert ; mais quelques bergers l*ajafl< découvert au bout d'un temps, et s*étanl ac* coutume â lui apporter du pain, depuis ra temps-là sa nourriture ordinaire fut de pats et d'eau, y joignant quelquefois un booilloa de farine très-insipide. Son lit ressembUtt
Elutât au sépulcre d'un mort qu*an lit d*sa omme vivant, ne consistant qu'eu deux aïs enfoncés dans la terre, sans matelas si paillasse, ni même de couverture. Outre le ^and office de l'Eglise, il récitail cliaqoc jour celui de la Vierge et celui des Morts, aussi bien que celui de la Trinité, i neuf leçons ; et si, pour entretenir ceux qui le venaient Toir, il avait manqué â qaelqucs-uus de ces offices, il le disait ensuite avant que d« manger : ce qui était cause qu'il passait quelquefois les journées entières sans oiaag(*r, n'y ayant rien qui le pût détourner dVntretenir ceux qui venaient à lui pourentendrs la paroi? de Dieu. Sa ferveur était si grandr, qu|il priait toujours â genoux et ta tète nni»; et il se prosternait si souvent le visage contre terre, qu'il en était devenu tout livide, et que les calus paraissaient â ses genoux, â ses coudes, et même â son front et à so'.i nez.
Il demeura seul dans celle solitude pesdanl la première année, après laquelle il eut deux disciples : mais ils ne furent de longtemps suivis de personne â cause de ses austérités, qui épouvantaient tout le monde. Cependant l'odeur de ses vertus y attira enfin un grand nombre de personnes qui se soumirent â sa conduite, persuadées qu'il les mettrait dans le chemin assuré du saint. Le saint les reçut avec toute la tendresse et toute la charité d'un véritable père, mais a condition qu'elles ne lui donneraient jam.m l(* nom de maître ni d'fl66^, mais seulemeel |*liumblc tilre de correcteur. H adoucissait toujours en leur faveur ses austéi itési aâs
<i) Tetf., Il la On du vol., n* 09.