‹ Dictionnaire ... de la BibleChapitre 53 sur 118 · GR · texte numérisé non relu

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le ee les point obliger â passer par un chc* nia qo1l ne frajait que pour lui. 11 prenait ;arde sur (ouïes choses de ne leur point iin- N)ser nn joog trop pesant , qu'elles ne pnseol point porter. 11 était avec elles comme e dernier de tous» s*exerçant aux offices les (lus Tils; et lorsqu'elles étaient assises pour danger, il se mettait à terre, au lieu de 'asseoir avec elles, et leur faisait une lecture piriiuetle pendant le repas.

Quoique ce saint fondateur voulût être cabeau hommes^ sa réputation ne laissa pas le le faire connaître fort loin; elle loi attira 1 visite de deax des premiers eardinaui de î cour de Rome, envoyés en France en quaité de légats, dont Ton était Grégoire de Palerescis, qui fol depuis pape sous le nom l'Innocent II, et Tautre Pierre de Léon, qui, iprès réiection de ce pontife» élu légitimenent, Gt schisme dans rfiglise. et se mit sur a cbairede saine Pierre, Tan 1130, en prenant e nom d*Anaclel 11. Ce furent ces deux carlioaoi qui lui demandèrent, comme nous farons dit ci-dessus, s'il était moine, cba- Roîne on ermite, le pressant de leur dire ce i|u*il était. Son humilité, qui Tempéchait de laitriboer aucane de ces qualités, cédant pour lors à Tobéissance qu il devait à ces princes ecclésiastiques, il leur fil la réponse ftuifante:« Un mouvement de la grâce nous a fait chercher dans ces déserts un asile r^tre les pièges et les périls de ce monde , ella profession de la pauvreté et de rabais* lement que noas avons embrassée nous a été im|>oséc par le souverain pontife romain en pénitence de nos péchés, selon la prière que sous lui en avons faite. Notre faiblesse ne nous permet pas d'atteindre à la perfection de ces saints ermites qui passaient autrefois lesiemaiues entières dans la contemplation sans manger; mais, en tâchant de suivre l'exemple de nos frères qui servent Dieu si poremeutdans la Calabre, nous attendons la miséricorde de Jésus-Christ au jour de son <lernier jujgement. Vous vojrci aussi que nous n*af oos ni Tbabit des chanoines ni ceini des moines. Nous n'avons pas la témérité de nous aiiribuer la puissance des chanoines, qui p«ir lenr institut ont le pouvoir de lier et de ilylier,! Texemple des apôtres, ni la sainteté des moines, dont la profession fait voir rncelleoce de lenr état. »

Huit jours après le départ oes cardinaux , ><itit Etienne connut par inspiration divise que sa fin était procue : c'est pourquoi il t'app iqoa tout entier à la prière et a lintiriictiondeses disciples, qui lui demandant, quelque temps avant qu'il mourût, de quelle iHaoière ils pourraient subsister après sa Diort, vo oa'ils n'avaient aucuns biens tem* P<>rels, Il leur répondit : « Je ne vous laisse que Dieu, à qui toutappartient, et poor lequel ^ous avez renoncé A tout et A vous-mêmes. S^ vous aimes la pauvreté et voos attachez a loi constamment, il voos donnera par sa providence tont ce 4|ui vous sera expéJien: .» Unq jours après il se trouva mal; ou la

Cria à la chapelle, où, après avoir entendu Msse , il reçut rextréme onction et le

saint viatique, et mourut on vendredi 8 de février de l'an 1124, étant Agé de près de quatre-vingts ans.

Sou corps fut enterré secrètement dans réalise de Muret, do peur que les peuples n'accourussent A son tombeau et ne troublassent le repos des religieux ; mais les mi-« racles que Dieu fit pour manifester la sainteté de son serviteur annoncèrent sa mort do tous côtés. On lui donna pour successeur Pierre de Limoges, qui était déjA prêtre avant que d'entrer dans Tordre; mais A peine quatre mois furent-ils écoulés, que les religieux d*Aaibazac (qui, selon quelques auteurs, étaient des chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Augustin, contre le sentiment de M. Tabbé Châtelain, qui, dans le premier tome de son Martyrologe, prétend

3ue c'étaient des Bénédictins qui dépendaient e l'abbaye de Saint-Augus:in de Limoges, et qui desservaient la prévôté d'Ambacac) inquiétèrent ceux de Muret sur la possession de ce lieu, quoiqu'il y eût près de cinquante ans qu'ils y fussent établis, prétendant sans fondement que Muret leur appartenait, les menaçant de les en chasser, s ils n'en sortaieut de bon gré. Les disciples de saint Etienne, voulant mettre en pratique les vertus que leur maître leur avait enseignées, résolurent d'abandonner cette montagne, et cherchèrent effectivement un antre lieu oà ils pussent servir Dieu en paix et sans trouble. Ils en visitèrent beaucoup ; mais, n'en trouvant pas de propre, ils jugèrent qu'ils le devaient demander A Dieu, qui avait désigné A Abraham celui où il voulait qu'il le servit. Le prieur fut chargé d'ofTrir pour cela le saint sacrifice de la messe, ei les prières des religieux furent si ferventes et si agréa* blés à Dieu, qu'immédiatement après qu'on eut entonné trois fois VAgnut Det^ une voix se fit entendre qui dit aussi par trois fois, A Grandmont. Plusieurs ayant entendu distinctement celte voix, l'assemblée se persuada aisément que c'était lA le lien que le ciel lenr indiquait. Les religieux y coururent sans perdre de temps; ils bâtirent à peu de frais une chapelle ei de petites cellules, après quoi ils retournèrent A Muret, od ils avaieni laissé quelques-uns des leurs pour garder le corps de lenr bienheureux père, dont s'élant chargés , ils revinrent dans le désert do Graudmont, et l'cfnterrèrcnt sous le marchepied de l'autel de leur nouvelle chnpelle. Cette translation du corps de saint Etienne et la transmigration de cette sainte famille se firent le 25 juin de la même année 113^.

Après la mort de Pierre de Limoges, qui arriva l'an 1139, on élut A sa place Pierre de Saint-Christophe , qui ne gouverna co monastère que jusqu'en l'an 1141, qu'il mourut. On lui donna pour successeur Etienne de Lisiac, qui réduisit par écrit la règle de l'ordre, sur ce que l'on avait entendu dire ou vu faire au saint fondateur. Jusque*l A on n'avait presque connu que par conjecture les austérités extraordinaires de la pénitenee et de la pauvreté de ces saints solitaires et de leur chef; mais , lorsque Ton vit cette

niCTIONNAmi; DES ORDRES RELIGIEUX.

règle écfite« oo eessa de s'étonner poorquoi le ■ombre de ce« religieux péniienls élait si petit. Sons le goa?ernerocnt de cet Etienne de Lisiat, Dieu répandit tant de bénédictions •or cel ordre* qa*en moins de trente ans l'on fonda pins de soixante maisons en dirers iieui, principalement dans l'Aquitaine, qui comprenait le Limousin ; dans FAnjou et dans la Normandie, qui appartenaient pour lors à l'Angleterre, dont les rois Grent de grands biens à cet ordre, qui prit le surnom de CJrraiidmonl, à cause qu'on soumettait à ce monastère, qui avait titre de prieuré, tous ceux que l'on bâtissait, auxquels on donnait le nom de CelUi; de même qu'on donnait celui de Bon$-Homme$ aux religieux de cet ordre, comme il parait par les actes des donations de ce temps-là • dans lesquels les béenfaileurs déclarent qu'ils donnmt à Dieu, k la sainte Vierge, au prieur et aux Trères ou Boaa-Hommes de Grandroonl.

Le premier monastère de cet ordre, qui fat hâti en France, fut celui de Vinoennes près Paris, fondé par le roi Louis Vil Fan 116». Il a toujours été l'une des principales maisons de Tordre, tant qu'il en a été en possession. Jean XXII l'éri^ea en prieuré. Le correcteur élail le premier risiteur de l'abbaye de 4iraadmont, cbef d'ordre, et confirmait aussi l'élection de l'abtté, arec les prieurs de Boisrayer, do Pui-Ché? rier et Deffends : et, lorsque le roi Louis XI eul institué 1 ordre de 8aiet-Micliel, il voulut que le prieur de ce monastère de Yincennes fût chancelier-né de cd ordre militaire; ce qui Ot qu'il fut bientôt en commeude. Le cardinal de Lorraine fut le premier commendataire ; Gabriel le Veneur, aussi cardinal, lui seccéda, et après lui Michel de Cfalvemi, chancelier de France, aui fut aussi le premier chancelier de l'ordre du Saial«-£iprit et en même temps chaneetter de celui de Saint4ilicbel. Enfin, l'an 1584, le roi Ueori m donna ce cou? eut à des religieux de l'ordre de Saint-Jérôme, qui le cédèrent l'année suivante aux Minimes, qoi eii sont eacere en possession ; et le roi, pour dédommager les religieux de Grandmont, leur donna ea échange le collège de Miffnon à Paris, qui porte présenCemeni te nom de collège de Grandmont,

Dans les commencements de cet ordre, le nombre des frères conrers était plus grand que celui des prêtres et des clercs, ce qui causa sourent de la dirision entre eux. Les convers ponssèreat même si avant leur insolence, qu'ils retinrent en prison Guill.iume de Treynac, sixième prieur de Grandmont, et f oulureni le déposer. Ce diflérend dura près de trois ans, et ne /ut terminé que par le pape Inaeceni III. Son prédécesseur, Lucios 111 , avait déjà coaunis cette affaire aux soins de l'évéque de Chartres et de l'abbé de Saint- Victor à Paris, qui rétablirent Guillaume de Treynac. Ce prieur moarut l'an 1188, et eut ponr successeur Gérard Ithier, qui poursuivi! la canonisation de saint fitleune, iéndaieur de cet ordre. Urbain lit en avait déjà itistf utt le procès, à la sollicitation du roi U'Aiigleicrre et de qQeh]4]cs seigneurs fran-

çais; mais ce fut Clément III qui paUiik bulle de sa canonisation. Tan 1189; et U cerémonies'en fit à Grandmont, la même sod^, par le cardinal deSaint-Uarc, légat do pape] accompagné de vingt-huit prélats du rojâ?! me. Le même pape confirma, en 1188, û xk^V de cet ordre, qui avait déjà été approoKi p»r ses prédécesseurs, Aérien IV en IIV. Alexandre:.lllen 117^,Lucios Illen1181ci Urbain 111 en 1186. Célestin 111 y fit qoel^i^ changement en 1191, aussi bien que ses lu;^ cesseurs, Innocent III en 12(^, Hononai lil en 1218, et Grégoire IX en 123^. MaUloD». cent IV, en 12U^, y fit plus de chaogeiDfa;i que les autres; car il eu retrancha plo^iesn chapitres. Clément V y fit encore qodqMi additions et des changements vers l'ao IXfj, aussi bien que Jean XXII.

Nous avons dit que sons GuillaDme U Treynac les frères couvers avaient coinuira. ce à mettre la division dans Tordre, i*. Usi soulevés contre les dereti, et ooe mène tls mirent en prison ce prieur, a cause qi'il prenait leur parti. Gasurem, qui foi élu n 1216, soufl/it aussi de leur pari one ^otrpersécution, parce cju'il prenait eoore k parti des clercs; mais il réduisit si bien \t> couvers, qui exerçaient l'office de correclf&r aussi bien que les clercs, qn*il leur «ioft» l'exclusion pour toutes les supériontè< d*} maisons de l'ordre. Ce prieur, après ifutf gouverné l'ordre pendant douze aos, renonça à son office, et Hélie Arnaudi fut di» en sa place en 1228. Sous son gouvernemei', le pape Grégoire IX ordonna que dcoi rfî/gicux de l'ordre des Chartreux, et aolanUe celui de CIteaux , se trouveraient pendant imd ans consécutifs aux chapitres géiiéraui qoi m tiendraient à Grandmont, et ao'ils ferausi dans cet ordre telle réforme qu ils juj^erjirot à propos, sans que Ton pût appeler de Icon ordonnances. Les religieux ayant déoonr; leur prieur au saint-siège comme coupable i* plusieurs crimes qu'on lui imputait, le («a < nomma rérêque de Poitiers, les abtxs it Savigni et un autre de Tordre de CheaQ\,'< les prieurs de Ligetz et de Glandière de i*^die des Chartreux, pour commissaires apostoliques. Ceux-ci, ayaut examiné celle affaire, prononcèrent contre lui une senleor« de déposition, sous peine d'excommonicatiot s'il s'ingérait dans le gouvernement de ïwdre;mais, le jour qu'on derait lai si):oitrr la sentence, il fit enfermer l'évêque »*( l^ autres coauuissaires, et alla à Roiue Iroui^r le pape, qui l'envoya à l'abbé de Saioi-Lai* rent extra muroi ponr être absuus de IVi* communication qu*il avait encourue p^^^f être venu à Rome sans sa permission ^ei. comme il poursuivait son rétablisseiueoi, (^ mourut dans la même Tille en 12tô,

Après sa déposition, Jean de Lsîgl^ ^^'' mis à sa place, ayant été élu dans un thh'^' tre général oui se tint à Vinceonei, àin* lequel on publia les statuts et les règlemen:! qui avaient été faits par les comoiii^airvi apostoliques pour la réforme de l'ordre. <'' prieur renonça aussi à son office pnor meti^' une vie privée, n'ayant gouverné lWd/t'i-<

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