‹ Dictionnaire ... de la BibleChapitre 56 sur 118 · IS · texte numérisé non relu

IS

DlCnomAlRE DES ORDRES RELIGIEUX.

Inm, duc du Maine et sou? erain de Dombcs, institua à Sceaux le k jain 1703. La marque de col ordre esl une médaille d*or qne donne celle princesse, ou d*un côté il j a s»n por- Iraily et de Taulre une mouche à miel avec celle derise : Je suis petite; mais mes piqûres S9nt profondes.

HALL Dins lb Tthol bt db CASTIfiLIONE BK STIVIERA dans lb Mintouir (sociàt&

DES VIKRQBS DK).

Trois princesses de la maison d'Anlriche, filles de Tempereur Ferdinand 1*', savoir Madeleine, Marguerite et Hélène, ne foulant point avoir d*aolre époux que Jésus^ Christ, prirent la rés4>lotion de vivre dans la retraite, éloignées du tumulte cl de rembarras de la cour; mais comme elles ne voulaient point quitter les Pores de la compagnie de Jésus, sous la direction desquels elles s'étaient mises, et qu'elles appréhendaient qu'elles n'eussent pas celte liberté en se renfermant dans un monastère, elles établirent une communauté de fllles dans Hall, ville du Tyrol, pour s*y retirer et y vivre sous la direction cl la disciplino de ces Père<i, auxquels elles fondèrent aussi un col- Iléffe dans la mi^tne ville. Elles écrivirent dTnspruck, où ellei demeuraient, à saiot François de Borgîa, pour lors général de la compagnie de Jésus, afin d'avoir son consens lemenl, qu*il accorda volontiers; et, l'ayant reçu, elles achetèrent à Hall deux maisons, l'une pour elles el l'autre pour les Jésuites. Mais, pendant que l'on disposait leur maison cl que Ton bâtissait les lienx réguliers, la princesse Marguerite mourut; ainsi il n'y eut que ses deux sœurs Madeleine et H^ lène qui, avec quelques autres demoiselles de qualité, entrèrent dans celle communauté, ie second dimanche de l'avent de l'an 1&G9, et quelques jours après les Pères de la Compagnie de Jésus prirent possession do collège que ces princesses leur avaient fondé.

Ces filles font un vœu solennel de chasteté perpé'.uelle, et promettent à leur supéiieure pauvreté cl obéissance, ne pouvant disposer d'aucune chose sans sa permission. £lles emploient la matinée à la prière el à l'o* raison, et l'après-dlnée elles s'occupent au travail et aux exercU*x*s corporels. Elles ne gardent point de cMiore, et sortent pour aller entendre la messe, se confesser et communier dans l'église des Jésuites ; quelquefois il leur est permis de sortir de la ville pour aller se promener, ou pour visiter les terres qui leur appartiennent : elles vont toujours deux à deux. Leur habillement (1) dans la maison consiste en une robe ou tunique de laine noire traînante par derrière : elles ont un petit collet; el, pour couvrir leur télé, elles mellent un petit voile blanc, avec un bonnet par-dessus en forme de toque. Lorsqu'elles sortent, elles Aient ce bonnet, et portent un chapeau pointu, A la manière do pays, avec un petit manteau qui ne vient que jusqu'à la ceinture, ou un peu plus bas.

Conrad Jannlng, apfsd Bollamâ. Àei. SS.

iom. IV^Juniî: et Philippe Bonannl, CoHilof • Ord, Religios. part, m, pag. 32.

Trente-cinq ans on environ après cet éu« blissemenl, trois autres serars prioccsset de la maison de Gonzague, soit A Textniple de ces princesses de la maison d'Aulricte, iw par quelque autre motif, établirent mie pë^ reille communauté de filles dans la ville de Ca^tigtione de Sliviera. Ces trois priMesMs forent Cynihie, Olympie et Gridooie, SUe» de Rodolphe, prince de Casiiglione, el Diècet du bienheureux Louis de Goniagoe , de la Compagnie de Jésus. Leur père élaol Bori, l'an 1592, sans laisser aucun enfant mâle, et le prince François de Goniague, SMI frère, lui ayant succédé dans la principauté de Casiiglione, elles furent envoyées i Mantooe pour y être élevées dans la maison da marquis Aliprandi. sous la conduite de la marqoise son épouse, leur aïeule maternelle, el elles y demeurèrent jusqu'i ce oue le prioce François, leur oncle, qui était i la eoor de l'empereur Rodolphe II lorsque soo frère mourut, étant retourné à Casttgliooe, prît leur tutelle, et les fit venir auprès de IuL Déjà Cynthie et Olympie, quoique enfants, avaient pris la résolution de vivre das» la retraite, et n'attendaient que l'Age nécessaire pour exécuter ce pieux dessein, lorsqu'elles apprirent avec beaucoup de chagrin la réso» Inlion que leur oncle (qui ne pensait qu'à les établir dans le monde) avait prise de les envoyer à la cour d*Espagne el à eeile de Savoie :* ce qu'elles résolurent d'eoi|>éGber autant qu'il leur serait possible, priocipalentenl par la prière et l'oraison, qui leur pa* rurent les moyens les plus puissants pôor détourner ce coup , qu'elles regardaiesi comme un obstacle que le démon metlail à rexccution de leur projet, qu'elles recommandèrent à la sainte Vierge en looiploraol sa protection.

La confiance que ces saintes princesses eurent dans le secours du ciel ne fut pas sans effit; car nonobstant toutes les mesures que le prince avait prises pour envoyer les deat aînées à la cour de Savoie, et de mener la plus jeune à Rome, où il était envoyé parle roi d'Espagne en qualité d'ambassad< «r auprès de Paul V, ponr ensuite la coodairt en Espagne, tous ces projets n'eurent aveon effet, par la sollicitation de Margoertle de Goniague, sœur de Vincent de Gonxafuc duc de Hantoue, et vonve du duc de Fer* rare, qui, ayant fondé à Manioue un mosa»* tère de religieuses de Sainte-Claire, où elle se retira, voulut avoir la princesse Olyaspic ponr être élevée auprès d'elle. Gridoaie fol mise dans le monastère de SaiotWean de la même ville, elCynlhie,qui élaiiralnée.sttivil le prince à Rome, où, d'abord qu'elle M mt^ rivée,elle fil vœu de virginité, et prit la rése* luttou de fonder un institut conforme i celut de la Compagnie de Jésus, el de vivre sons la direction de ces Fères. Cette sainte priacesse étant reloornée à Casiiglione an csn^

(I) Voy., il U Bn du vol., tt«* 106 et lOT.

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