‹ Dictionnaire ... de la BibleChapitre 57 sur 118 · RAL · texte numérisé non relu

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senccmcDt d« Tannée 1607, et y avAnt trouvé a sœur Oljmpie, âgée pour lors de seize m, elle loi découvril la résolulion qu'elle rait prise. Olymple, qui avait voulu einfasscr Tordre de Sainte«Claire dans le moisslère qui avait été fondé à Manloue par la ocbesse de Ferrare» mais que ses infirmités raient obllffée de quitter avanl quVIle y ût prononce ses vœux, approuva la résooUon de sa sœur, et voulut lui servir de oinpagne. Leur autre sœur Gridonie, qui lait la plus Jeune, voulut aussi les suivre, lonobstant le des ein qu'elle avait formé 'accompagner son oncle, qui était sur son épart pour aller A la cour d*Espagnc. Ainsi (I irots princesses, d'un commun consenemenf, cédèrent au prince de Castiglione r)us les biens qui leur pouvaient appartenir, aat du côté de leur père que de leur mère, â oodilion qu'il fonderait deux maisons. Tune loor elles, cl l'autre pour les Pères de la ompacnia de Jésus : ce qui ayant été aceple de part et d*autr(S elles sortirent le (remier juin de Tan 1607 du palais du prince, m elles avaient pris naissance^ et allèrent lemeorer dans celui du marauis et de la narqaise Aliprandi, leurs aïeuls maternels, |ui. après avoir marié leur fille au prince iodolphe, étaient venus demeurer A Castii:tioDe, où ils araient fait bâtir ce palais avec >eaQcoDp de magnificence. Ce fui là qu'elles rommoncèrent leur coromiinauté,qui'futd'ai>ord composée de treize filles. Elles y de- ^teurèrent pendant quatre mois sans changer leur habillement , s'occupant pendant ce >mps là à divers exercices de piélé pour se disposer à Tinstitut qu'elles voulaient cmtjrasser sous la direction du P. Cépaire de la Compagnie de Jésus, qui était venu pour cet ttitiét Rome à Castiglione. Elles quittèrent (Dsuite leurs babils mondains puur en prendre nn noir, tel qu'il est représenté dans laGgureqoe nous en donnons (1). Le P. Cépaire dressa leurs constitutions, qu'elles ob- >'Tvèreo( exactement ; et cet institut, qui prit ienoni de Vierges de Jésus^ fut approuvé de tite îoii par le pape Paul V. Cynthie fut la première supérieure de cette communauté, piqu'en Tan I62t>, que ses grandes infirmités l'obliKèrent à se déinetire de cette charge en faveur de ta sœur Olympir, qui néanmoins mourut devant elle l'an 16U. Cynthie vécut encore quatre ans, et mourut l'an 163^9. Elle futsuifie environ dix-buit mois après par sa 'a>urGridonie, qui qui i ta ce monde l'an 1G50. l^ieu, pour manifester la sainteté de ces trois ^ori, a voulu préserver leurs corps de cor« niplion : car ils furent trouvés environ trente ans après tout entiers, quoique leurs cerrueiis fusient pourris, et que les habits dans lesquels elles avaii-nt été ensevelies fussent mang^ des vers. Cette communauté a proiluiiiiussi plusieurs saintes filles d'une émi- ^nit vertu : comme Olympie Bcrtonacci de l^&ligtione, Hippolytc Giugiui de Milan« qui luretii les premières compaancs des fonda* ^riccs ; Isabelle Fracassant, N ictoire dcUuidi-

de-Bagno, et plusieurs autres. Marie de Goih zague, fille uu marquis Louis-François de Gonzague et de Catherine de Gonzagne, prit aui^si I habit de cet Institut l'an 1645.

Ces Vierges de Jésus ne gardent point dé clAtare. Elles font vœu de chasteté perpétuelle , et promettent par serment qu'ellef vivront et mourront dans cette société de Vierges. Elles promettent encore à l'abbesse» et à celles qui lui succéderont , obéissance perpétuelle : ce qu'elles fout pendant la messe qui se dit dans leur chapelle doraee* tique, en présence de toute la communauté; et elles renouvellent ce vœu et ces promesses deux fois Tannée ; la première le jour de la Circoncision, et la seconde le jour do la fête du bienheureux Louis de Gonzague , après avoir fait auparavant une retraite de trois jours. Elles se confessent et commu* nient trois fois la semaine , le dimanche, la mercredi et le vendredi. Elles jeûnent tous les samedis et la veille de la fête du bienheureux Louis de Gonzague. Le vendredi elles ne soupent point et prennent la discipline. Le mercredi elles ne mangent point de viande, et ne font le soir qu*un léger souper. L*élé elles se lèvent à quatre heures du matin, et l'hiver à cinq, et font dans leurs chambres une heure d'oraison mentale. Elles vont ensuite à leur chapelle pour dire l'office de la Vierge; et, après qu'un a la un chapitre de rimitation de Jésus-Chrisit, elles vont travailler en commun. Vers le midi elles font un quart d'hcujre d'examen de conscience, et vont ensuite au réfectoire ; et le diner étant

fini, elles ont une heure de récréation, après aquelle elles récitent les litanies de la sainte Vierge dans leur chapelle, d'où elles sortent pour aller chacune dans leur chambre, faire la méridienne pendant une heure: ensuite elles disent vêpres et compiles, et vont au travail comme le matin. Après le travail elles disent Matines et Laudes pour le Icudeuiaint en faisant, aussi bien qu'à vêpres, mémoire du bienheureux Louis de Gonzague. Après les matines, elles vont souper, cl ont ensuite encore une heure de récréation, laquelle étant finie, elles disent les litanies des saints et d'autres prières; et après un quart d'heure d'examen de conscience, elles se retirent dans leur chambre pour se reposer. Ces fil* les vont se confesser et communiera réglise des Jésuites, dans laquelle elles ont leur se*

Eulture qui est couverte d*une tombe de marre, où sont écrits ces mots: Ossa Yirginum Je.Hi. Celles qui veulent être reçues dans cette société doivent être nobles, ou au moins de famille honorable, et apporter une dot suffisante. La supérieure a le titre d'al^ besse ; celle qui gouverne sous elle, le nous de ministre, et a soin du temporel de la mai-* son. 11 y a une maîtresse des novices et queU ques autres ofGcières.

Pomp. Savazin, Vit. Olympia Gonzag.

Bolland. Art. 55. tom. IV,juaiî, pag. 1155^ et Philip. Bonanni. Calaloq. Ord. Religioe.p part. lu.

(i;Vo:f.,iblarinduvul.,u'IOS.

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DICTIONNAIRE DES ORDRES RELIGIEUI

HAUDRIRTTBS (Religibusbs)» préseniement appelées tes Filies de V Assomption de No~ ire^Dame,

Il j a eu à Paris des relîgieases hospitalières SOQS le Dooi d*llatidrieltes, qoi furent fiindées do temps du roi saint Louis par Etienne Haudry, l'un des secrétaires de ce

J rince. U le suivit dans la terre sainte ; et , son retour en France, il eut la dévotion de faire encore le voyage de Saint-Jacques en tiaifce. Sa femme, qui se nommait Jranoe la Datone, ayant été un temps consid^ahle sans recevoir de ses ntiuvellcs, se consacra au service de Dieu, 8*enfermant dans une maison qui Ini appartenait dans la rue de la Mortellerie, avec quelques autres femmes, et elle J vécut dans les exercices de piété, d*oraison et de moriineation. Elles ne laissaient entrer personne dans celte maison, qui était Mtie en forme de monastère, et cUes u*cn sorta'ent que les dimanches et les féies pour aller entendre la parole de Dieu et assister aux oiflces divins.

Ayant ainsi passé quelque temps dans cette maison, Rtiennc Haodry, étant de retour, voulut reprendre sa femme ; mais il y trouva de la diffii ulté de sa part, sur ce qu'elle avait fait vœu do chailelc, ce qui obligea Uaudry d'aller à Rome pour en obtenir dispense du pape, qui la lui accorda à condiiioa qu'en reprenant sa femme il laisserait un fonds à cette maison pour entretenir et nourrir douze pauvres femmes ; à quoi il satisfit ; et depuis ce lemps-lâ on appela ces femmes Haudrietti f , du nom de leur fondateur.

Leur nombre s'augmenta dans la suite; car les anciens statuts de ces religieuses, qui furent confirmés par le cardinal de Pise, légat du pape Jean XXIII, l'an Ulfc, sont adressée, aux bonnes femmes veuves étant au nombre de Irenie^deux^ de ta Maison^Dieu ou kôpilat et ehapette fondée par feu Etienne Haudry ou ses successeurs empris Grive à Paris. Ces statuts commencent ainsi : Au nom du Pire, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ci^apris s^ensuivent tes ordonnances et constitutions de t'hôpitat des bonnes femmes de ta chapelle fondée par feu Etienne Haudry^ jadis bourgeois de Paris^ et Jranne sa femme; tesguettes ordonnances feumaLre d'Ailty, en son vivant docteur en théttogie et aumônier du rot notre sire^ a voulu et mandé être gardées par lesdites bonnes femmes^ et écrites en un tableau du dortoir d'icelles^ afin que nulle ne s*en puisse excuser par ignorance.

Cet établissement fut contirmé par plusieurs souverains pontifes, et ces bo.nies femmes pendant plusieurs années vécurent avec beaucoup d'édification ; mais dans la sui;e du temps leur ferveur se ralentit, et peu à peu elles abandonnèrent leurs observances; en sorte que le cardinal du Perron étant mort, et le cardinal de la Rochcfonrault lui ayant succédé dans la cbarge de grand aumùnler, qui est supérieur-né de cette maison, Tun des premiers soins de ce prélaty qui était si zélé pour la réforme des

monastères, fut de faire revivre Tobservasce régulière chez les Haudriettes, où il InMva un assez bon nombre de femmes et de filles, dont il en fit élire ooe pour supèrîeofB.

L'on vît en peu de temps an nota Me gement dans cette maison, et TobservaBcc régulière y fut parfaitement rétablie par les soins de ce caroinal et de Tabbé de la Pose , son grand vicaire, qui fut dans la suite évéque de Lodève. Cette éminence obtint de pape Grégoire XV le pouvoir d'agréger cclic communauté à l'ordre de Saint-Aogustin, n de confirmer les nouveaux statuts qui aTatcAt élédrcisés, et qu'on avait ajoutés aux anciem Les religieuses commencèrent à chanser l*oA ce delà Vierge. Elles joignirent le vœa de pa» vreté à ceux de chasteté et d'obéîssaoce ^«'elles faisaient déjà, et pratiquèrent les autres exercices des monastères réglés. Lear cooh mnnaulé s'augmeuta de telle sorte, qae, se trouvant trop étroitement logées et ea uo Iteu malsain à cause du voisinage delà rivièrv. elles obtinrent les permissions néceasaire» pour changer de demeure. Elles furent Irao*férées dans la rue Saint-Honoré et prirt». possession de leur nouvelle maisoo te 7 septembre 1G22, y ayant été eoadoitrf par plui^ieurs dames de qualité. Elles oal depuis bâti un très-beau monastère avecaac belle é;:^lise sous le titre de l'Assomplioa é^ Notre-Dame, dont elles ont retesu le non, ayant quitté celui d'HaudrieltiS • qo*ell« avaient conserve jusqu*alors. Elles sont pre» sentement au nombre dequatre-vingU fille»- Elles sont habillées de noir avec de grandes manches et une c iuture de laine, eC porleat un crucifix sur le ctBur (1).

Quant à leurs observances, par la bulle di j

tape Grégoire W, octrojée pour leur appro- 1 ation et confirmation, il leur était orionM j de dire Toffice de la sainte Vierge toat entier les jours de fêtes seulement, et elles n'èUiirat tenues, les jours ouvrables, qu'à dire prime. tierce, vêpres et compiles. Mais le cardiiul de la Rochefoucault, par les coustitutH^si qu'il leur donna, les obligea à dire loas if « j jours cet office tout entier, et le graDJi office de l'Eglise selon le bréviaire mm 'ta pendant les trois derniers jours de la semaine sainte. Elles doivent dire outre cela t>».;f les jours vingt-quatre Pater et autant u'ir pour leurs bienfaiteurs, et par une louaMc coutume elles en disent trente-lrols r<«ur parfaire la couronne de Notre-Seigneor. K')r« ont une demi-heure dor.iison mcn aie le mjtin , et autant après vêpres , rexamen de conscience avant le dincr, et celui da s-i * après avoir dit eu commun les Ltanies diS saints.

Outre fes jeûnes ordonnés par TEglise ei les abstinences, elles font encore absltaenre de viande pendant tout TA vent, tous le* niercredis de Tannée, les veilles des fêtes de U sainte Vierge, le lundi et le mardi de la Quiiiquagésime ; et le vendredi saint ell«-s s* mangent rien de cuit avec apprêt. Voici li formule de leurs tœux : Au nom de Notro-Seï

(1) Vojf., Il la fin du vol., n?* 109 et 110.

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