‹ Dictionnaire ... de la BibleChapitre 59 sur 118 · HOT · texte numérisé non relu

HOT

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foulenîr coalre le comfe Adelbert, qui en eiail avoué» et qui, au lira d'en élre le pro- (ecieur, s'érigea en Ijran et voulut loi 6ter tous les privilèges et immanités dont il jouis- Mii, Il usa de violence envers les religieux en plusieurs rencontres ; et, comme il tenait le parti de Philippe de Sooabe» qui avait été élu pour emperear par qneiques*nns de son parti, et que les religieux ne voulaient point reconDalIre à cause des censnres que le pape loDocent m avaient fulminées contre lui^ il les chassa tous du monastère, et les réduisit djns une si grande nécessité, qu'ils avaient i peine du pain et de l'eaa.

Il V eut dans la suite quelques abbés qui lâchèrent d'apporter quelque réforme dans ce monastère; mais ce fut inatilemenl. 11 y eut d'autres abbés et en plus grand nombre, qui, par le mauvais eiemplc qu'ils donnaient eux-mêmes aux religieux, les entretenaient dans le relâchement : en sorte que les Coutumes de saint Guillaume, si connues sous leoomdeCott/umesd'/ftyfauii/e, et qui avaient teni de règle à tant d'autres monastères, y étaient entièrement abolies et même inconouei, lorsque Wolfram^ trente-hiiilèmc abbé, introduisit dans ce monastère d*Hirsauge la réforme, qui avait commencé dans cdui de Mûlk au temps du concile; et, Tan 1457, ce même abbé voyant que celte congrégation (!(« Molk ne pourrait pas subsister, il y Ot rrcevoir la réforme de Bursfeld, doul nous parlerons dans la suite.

Joau Trith., Chronie. Hinr.wj. /oaon. Mabillon, Acla. SS. ord. S. Dened. $ rcul. \ f , tom. Il, et Annal, ejusd. ord. tam. 111 rt IV. Burelin, Menotog. Bened. et Aquil. Benedict.

HOMBODRtt. Voy. Cologne.

HONORAT (SAnT-), Voy. Tahascoîi.

HOPITAL DELA SAINTK-TRINITÉ (Pbê.

Ties-otvRisBs DB l'). Voy. Clou (SACRé-).

HOSPITALIERS DE CLEUMOiNT. Voy.

Ht^SPITALIÈRES, etc. Voy. leur désignaiiou particulières comme le nom de lioa, de corporiifioii, etc.

HOSFITAUTÉ. Voy. Jkan de Dibu.

UOTt-L-DIED DE PARIS (Religirusbs hosriTAL!ÉBF.s DB L*), et outres du même iiis^ tiut.

Nous avons vu ailleurs» en parlant de quelques hôpitaux, qu'ils étaient desservis r"iijoiiitemeiit par des religieux et des relipf'uses qui avaient leurs habitations sépaf'^s.C était la pratique dans tout rOcciJeut, du teoip.% du cardinal Jacques dt* Vitry, qui uMurul vers le m.lii'u du xiii* hièclc, et qui, (Mrlant des ordres hospitaliers, dit qu'il y *>«ait un grand nombre de congrégations ^'))omni(*s et de femmes qui, renonçant au jiècte, demeuraient dans lis Icproseiies et les hôpitaux pour scnir les malades et lefp«iQvies, vivant soui la règle de saint Au!;Qi(in, saus propre ot en commun , <»i*(^inant à on supérieur, ot promettant •I Dieu une continence perpciuelio. Les homlue* demeuraient sépares des femmes , ne rangeant pas nidme ensemble, et vivant

dans one grande relenne et une grande pureté. Les uns et les autres assistaient aux heures canoniales , tant de nuit qne de jour y autant que l'hospitalité et le soin des pauvres le pouvaient permettre. Dans les grandes maisons, où le nombre des frères et des sœors était plus grand, ils s'assemblaient fréquemment en chapitre pour reconnaître publiquement leurs fautea et en recevoir la correction. Ils se faisaient faire la lecture pendant qu'Us mangeaient, gar* datent le silence dans le réfectoire, et dans d'autres lieux à des heures prescrites» et avaient plusieurs autres observances.

Tels étaient autrefois une infinité d'hôpitaux qui étalent desservis par des religieux et des religieuses, et le cardinal de Vitry a voulu sans doute parler des religieuses de THAtel-DieudeT'aris, lorsqu'il a dit qu'il y en avait qui» se faisant violence, souffraient avec joie et sans répugnance les puanteurs, les ordures et les Inrections des malades, si insupportables, qu'il loi semblait qu'aucun genre de pénitence ne pouvait être comparé à celte espèce de martyre. Car il n'y a personne qui, en voyant les religieuses de l'Hâtol-Dieii non-seulement panser, nettoyer les malades, faire leurs lits, mais encore au plus fort de l'hiver, casser la glace de la rivière qui passe au milieu de cet hôpital, et y entrer jusqu*à la moitié du corps pour laver leurs linges pleins d'ordures et de vilenie, ne les regarde coofune autant de saintes victimes, qui, par un excès d'amour et de charité pour secourir leur prochain» courent volontiers à la mort qu'elles affrontent, pour ainsi dire, au milieu de tant de puanteurs et dinfcctions causées par le grand nombre des malades qui sont qnelquefoi& au nombre de plus de six mille dans cet hôpital, OÙ Ton reçoit indifféremment tous les pauvres de quelque pays qu'ils soient et quelques maladies qu ils aient, pourvu qu'elles ne soient pas contagieuses.

Saint Landry, vingt-huitième évoque de Paris fil bâtir cet hôpiUl joignant l'église Saint-Christophe, et il appartint toujours aux évéquis de Paris jusqu'au temps de Haynaud, qui était évoque sous le roi Robert. Ce prélat donna la moitié de cet hôpital aux. chanoines de sa cathédrale ; mais l'évéque Guillaume le donna entièrement à ces chanoines avec l'église de Saint-Christophe, l'an 1097,

Christophe furent gouvernés par le chapitre de Notre-Dame. 11 y envoyait deux prêtres qui avaient soin de l'hôpital, et prêtaient serment de fidélité au chapitre. Ils desservaient aussi alleruativement pendant une semaine l'église de Saint-Christophe; et lorsque cette église fut érigée en paroisse , , riiôpilal fut transféré apparemment au lii u ' où il est présentement situé ; ce que te P. ' du Bois, dans son Histoire do l'Eglise dj Paris croit être arrivé sous le règne de Philippe-Auguste, lorsque Tou augmenta la ville do Paris.

DICTIONNAIRE D£S ORDRES RFXICIEUX.

Cnte fille s'élanl agrandie dans la toile ri étant de? rnue plus peuplée^ le nombre des paa?roa roa'ad«6 étant pnr ce moyen aog* menié» i*on ^igrandit l'hApital, et lu nombre de eeux qui étaient destinés pour leur service fot aassi augmenté. Ëtienns doyen de la calbédrale* qui posséda cette dignité depuis Tan 1217 jusqu'en Tan 1223, dressa des statuts pour cet hôpital qui contiennent soixanle-dooie artirle5« et il para t par le premier qu'il y a?<iit doux chanoines sous le litre de proviseurs, préposés par le chapitre pour y maintenir le bon ordre. Il y avait des nligioux et des religieuses, savoir : trente* huit relig;leux et vingt-cinq religieuses. Parmi les religieux, il n*y avait que quatre prêtres, «loatre clercs qui pouvaient être promus aux ordres sacrés, et trente laïques ; et entre ces religieux on en élisait un pour avoir soin de l'hApilal comme supérieur soui le nom de maître, qui avec les proviseurs nommait une maîtresse pour les sœurs. Il prêtait serment au chapitre de Notre-Dame, qui pouvait le révoquer quand bon lui scmbiait. Les frères et les sœurs devaient Taire vœu de chasteté, de pauvreté et d*obéissance, tant au chapitre de Notre-Dame qu'aux proviseurs et au mafire.

Ils devaient assistera la n.csse, à vêpres et A matines, h moins qu'ils ne Tussent occupés au service des malades. Ils disaient pour matines sept Paler^ pour vêpres cinq, et pnnr les autres heures trois ; et, lorsqu'ils étaient absents pour quelques affaires qui ne regardaient pas le service de l'hôpital, ils disaient pour matines vingt-cinq Pater^ neuf

riuur vêpres el ^ept pour les autres heures. Is pouvaient manger de la viande le dimanche, le mardi et le jeudi ; mais ils étaient obligés de faire abstinence les autres jours , à moins qu'il n'arrivât quelque fétc solennelle dans ces jours-! jl. Il no leur était pas permis de sortir seuls pour aller à la ville, et sans avoir pris la bcnédictlou du maitte. \U n'y pouvaient pas manger, cl on leur accordait seulement la permission de boirede l'eau. On les envoyait demeurer dans les fermes qui dépendaient de l'hôpital quand on le jugeait nécessaire. Une fois la semaine, pour le moins, ils se trouvaient ensemble au chapitre pour y recoooatlre leurs fautes, et si quelqu'un ou quelqu'une avait fait une faute con« sidérable oui méritât la discipline, le maître la faisait donner séparément aux frères en présence des antres frères, et séparément aux sœurs en présence des autres sœurs. Quant h leur habillement, les uns et les autres avaient des robes noires et do bas blancs. I.cs frères étant an chœur portaient pardessus leurs robes des chapes noires^des »ur* plis ( t des peaux d'agnean (1).

Le nti saint Louis, qui allait souvent visiter les malades de cet bôpit«il, le prit sous 9a protection et il est appelé dans >es lettres patente^*, l'hôpital de Notre-Dame de Paris. Autrefois les frères et les scours étaient oblig«;s de porteries reliques de la chapelle du

roi aox quatre fêtes annuellta, josqv*] trente-quatre lieues de Paris (T^m. V|| SpkiUfj.^ p. 241), où le roi pouvait étrp. eomme il parait par un accord passé I an 1322entre Charles IV, roi de France, dW part, et le maître, les frères et les sœun t'e l'Hôtel-Dieu de Paris de l'autre, par lequei ce prince leur donna à cause de cela crni charretées de bois de moulage k preode tous les ans dans ses bois.

Le roi saint Louis augmenta les bltimenu de cet hôpital V^n liS6. Antoine du Frat, chancelier et depuis cardinal et lé^^at en France, Gt bâtir, l'anlSlS, la salle ou'onappelle encore aujourd'hui la salle ou légat. et y donna de gros revenus ; et le roi B*.'nn IV fit faire la grande et la petite salle àg Saint- Thomas, qui furent comaencées Iji 1602 et ne furent flnies que Tan lOGG, sm les trois gros piliers qui sont dans la rivi- rr. La chapelle de cet hôpital fut fondée par oa nommé Oudart de Mocreux, maître chan*

1;eur et bourgeois de Paris, l'an 13?S, qai aissa une rente de quarante-quaire litres pour te vêtement de ceux qui y feraient l'office , comme il parait par une ancienne t\'h taphe en vieille rime, attachée contre le mur de celte chapelle, où il est parlé de cf'i. fondation, laquelle épitaphe est rapporta par du Breuit dans les Anti luités de P.r.*. et que nous joindrons aussi ici pour la turiosité du lecteur.

Oudart de Mocreux en surnom.

Changeur^ homme de bon rmom^

Et bourgeoin de Paris jadis^

Que Dieu mette dans son parud s^

À fait faire cette chapelle^

En cette Hôtel^Dieu bonne et belle.

Bien Qorni de verrières.

Et est aomé de chyaires.

Et plusieurs autres biens notables.

Lesquels Dieu ait pour agréables :

El avec ce quarante quatre

Livres, treize soulis, et quatre

Deniers parisis de anni$eHe

Rente à toujours perpétuelle^

A lessië en Paris assise

A emploter par bonne guise.

Par le cheiecier de ce teu

Pour vestirpour ramour de Dira

Près très et clercs faisant V office

En Vhùtel et divin service.

Lechevecier recevra

La rente, et en achepiera

Draps pour eux fnire vcstemeut

Et éire plus hon* étemeiH^

Chacun an au jour de Touss :in(*.

Or doint Dieux qn ils soient tou* ^mhU

Car ils sont as raints et tenus.

Tant les grands comme 1rs meifus^

De chanter, célébrer et dire^

Au vendredi, sans escon luire

Messe des deffunfs trépassez^

Avec ce ne soient lassez

Chacun jeudi de rendre grâces.

Et vijiles et commcndnces^

Chacun en c'utcunc scènninCf

(Il Vv«., à la fin du vu)., n"*' 115, ItGct 117.

IIOT

IlOT

Par voix de dévotion plaine ^

Humblement et solemneliement

A toujoui $ perpétuellement

Pour Famé de deffunt Oudart^

Que Dieux te reçoive à tavart^

Et pour le$ amet de son père

Et de ia femme et de sa mère

ParenSf bienfnicteurs et amis.

Pour ce ledit Oudart a mis

Ses deniers à cette œuvre faire

Qui est à tous bon exemptait e . De faire prier pour les morts,

Que Dieux leur soit misericors

Ceux de C hôtel y sont liez

Et par lettres bien obligiez^

Du consentement^ et au tiltre

Des seigneurs Vian et chapitre

De V église de Notre-Dame

De Paris. Priez pour son ame

En l'an de rincarnation

Mil trois cent quatre-vingt-cinquième

De decemb e le vingt'Se,.tiéène^

Lors sVn alla de ce monde

En Dieu^ à qui tout bien hdbonde.

Il csl parlé dans cette épi(a,he du chapitre (Ir Noire-Dame, à cause qu'il en est seigneur, roinn.e nous afonsdil ci-dcvanty et qu'il y a toute juridiction tempo* elle et spirituelle ; rt, lorsqu'un chanoine meurt, toute la garnitorede son lit appartient à cet hÂpital» à moins que le«i héritiers n'aiment mieux donner nne certaine somme d'argent qui a été fixée par le chapitre.

Il ^ a longtemps qu'il n'y a plus que des rrligieusesdans cet nApital. Elles suivent la règle de saint Aa?Q$Un,et elles ne pouvaient éire autrefois admises à faire profession qu'après on novicicit de douze années; mais ce terme a été réduit à sept ans depuis en- V ron l'an 1636. Cent ans auparavant, l'an 1535, en venu d'un arrêt du parlement du iOseptembrede la même année, cette maison Tut réformée par des commissaires députés lar le chapitre de Notre-Dame, qui Axèrent le nombre des religieuses pour servir les paavret à quarante sœurs professes, et quarante SGBors blanches, qui étaient les novices, avant é^ard apparemment au nombre des ("alades qui y étaient en ce temps-là ; mais, comme les malades ont toujours été depuis en pins grand nombre, et que l'on a bAli plusieurs salles nouvelles le nombre des leligieuses a été aussi augmenté, et l'on y voit quelquefois jusqu'à cinquante novices. Elles eurent encore besoin de réforme au comniencement du iTir siècle; mais la Mère (ieneviève Bouquet, dite du Saint-Nom de Jetas, sut »i bien par ses bons exemples et ses exhortations les ramènera la pratique (les observances régulières, qu'elle peut être r<*Karilée comme leur réformatrice. Elle était fille d'un orfèvre de Paris, qui ta mit dès son lai âge rhex la reine Marguerite. Mais la* mour qu'elle avait dès lors pour Dieu ne lui Permettant pas de demi urer longtemps dans le grand monde, elle retourna peu de temps jiprés chez ses parents, où elle prit la résolution de se faire religieuse. Son premier (dessein était d'entrer chez les rclisteuses de

Sainte-Claire do Y Ave Maria; mais l'e^timo et l'affection quVIle conçut pour THAtel-Dieu et pour les pauvres malades l'y attira à Tâge de vingt-deux ans, ayant prii l'habit à cet âge; mais elle ne flt profession que treize ans après, la coutume étant pour lors, comme nous avons dit, que tes religieuses de rHAtel-Dieu flsscBt douze ans de noviciat, ou au moins dix. La mère Bouquet voulut néantnoins encore prolonger ce temps-Ii»

ne croyant pas Qo*une novice d&t jamais se presser à l'Hâtel-Dieu de faire profession. Elle se faisait d'ailleurs un scrupule de pro* noncer ses yœtix, à c.iuse qu'il n'y avait point alors de noviciat établi; c'est pourquoi elle consulta quelques docteurs de Sorbonne, si elle pouvait faire ses vœux en cet c^ai, et elle ne voulut point s'engager que les supérieurs ne lui eussent donne espérance qu'on établirait le noviciat et la vie commune entre les sœu s,

Enfln étant proresse, et voyant ce défaut de noviciat, chaque Alèrc ancienne éicvant alors un certain nombe de filles qui vivaient avec elle, elle prit la résolution, après avoir passé par quelques oftices de la maison, de composer ello-méme une espèce de noviciat, et de mettre ensemble les filles qu'on voudrait lui donner pour les instruire, qu'elle gouverna dès lors et encore depuis, ayant été deux fois maîtresse des novices. Son application était de faire prendre à ses novices de bonnes résolutions, pour bien panser et servir les pauvres. Elle ne jouvait souf^ frir qu'une sœur dit, je suis losse^ alléguant aux sœurs que le travail qu'elles faisaient pour les pauvres et l'assistance qu'elles leur donnaient, étaient toute leur austérité; et ({u'au contraire elles devaient être bien joyeuses le soir de s'être lassées pendant le jour pour Dieu: ainsi elle appelait un jour bien rempli un jour où Ton avait bien tra« vaille.

La neste étant survenue à Paris, elle fut tirée ue son office de maltre>se des novices pour aller à ^h<^pilal de Saint-Louis, où elle pan^a les pestirérés avec une telle charité, qu'on Ta quelquefois trouvée baisant leur.H

f claies. Elle procura qu'il y eut un antri dans es salles des malades de cet hôpital, elle procura aussi un réservoir d'eau et une étuve pour sécher les linges. La peste étant finie, et étant de retour à l'Hôlel-Dien, elle fut mise à l'apothicairerie, où elle commença de faire faire les compositions qui ne s y faisaient point auparavant. Elle eut soin ensuite des femmes en couche, et quelque temps aprèi elle fut élue prieure. Elle refusa cette charge avec beaucoup d'instance, et ne l'accepta que par obéissance, y ayant été Contrainte par ses supérieurs. Elle Tcxerça piMidant neuf ans, ayant un soin tout particulier des malades, et faisant auprès d'eux les actions les plus viles < t les plus bosses. Ce fut elle qui procura les tours de lits qui sont présentement au noviciat et en la salle du Légat, ou auparavant il n'y avait que des courbettes à bis piliers. Elle fit donner des sandales de buis aux maladcsi qui aupara-

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Yant étaient contraints de se lever et de marcher nu-pîeds, et elle préposa une sœar ^our en avoir soin, ce qui s'observe encore a présent. Elle fit établir par les supérieurs la rénovation des vœux en commun. Elle abolit les plissurcs des robes et ce qui pouvait ressenllr la vanité ; elle prenait pour el!e les plus usées et les plus mécbantes. lille établit la communauté du noviciat* et le vivre en commun des dom«'Stiqiies. Ce fut aussi à sa sollicitation que les religieuses quittèrent leur nom do famille pour en pren* dre un de quelque saint. Elle fll elle-même, ou fit faire par les supérieurs^ plusieurs autres règlements , tant pour tes religieuses que pour les malades, qui la peuvent faire regarder avec justice comme réformatrice de relie maison. Enfin elle mourut subitement la veilie de Saint-Jeaa de Tan 1665, allant à l'oraison avec la communauté, étant Agée de soixante-quatorze ans.

Onlre THôtel-Dieu, h s religieuses ont encore soin des malades qui sont à l'hôpital de Saint-Louis, fondé par le roi Henri IV pour ceux qui sont attaqués de la peste. Cet hôpital est très- beau; il est composé de quatre grands pavillons aux quatre coins, avec autant de portes pour y entrer. Ces pavillons sont accompagnés d'offices, et dans leur séparation i! y a quatre salles et d'autres lieux pour la commodité des malades. Dans la seconde cour est une fontaine avec un grand bassin de pierre, d'où l'eau roule dans la cour de derrière et va se rendre dans deux lavoirs faits de pierres fort larges pour y laver la lessive. Du côté do la ville sont les offices, les cuisines, les appartements des otficiers de la maison, et les logements des leligi uses. Du côiédu septentrion, hors de l'hôpital, est un cimetière fermé de murailles, où l'on enterre h s corps de ceux qui y uieu' rent. La première pierre fut posée à Tégliso le 13 juillet 1607, et lédifice fut cotitinué jusqu'eu Tan 1610. On envoie aujourd'hui les convalescents de i'Hôlri-Dieu dans cet hôpital, pour y prendre l'air pendant quel* i|ue temps, ou bien ceux qui sont attaquée (lu scorbut, lors(|U*iI y en a un grand nombre. Pour ce qui est des bâtiments de l'IJÔicl-Dieu, ils sont très spacieux ; on les a étendus sur la rivière de Seine sur une voûte fort longue, sous laque le coule l'eau ; il y a aussi d'autics salles do l'autre côté de l'eau, auxquelles on va par un pont de pierre, en sorto que l'un des bras delà rivière passe au milieu de cet hôpital.

Le temporel est goaverné par des administrateurs, et les dépenses se montent tous les ans à plus de six cent mille livres. Les religieuses pr<;fesscs sont au nombre de cent, et il y a ordinairement près de cinquante novices. Outre les religieuses, il y a cncoie des filles et des femmes au nombre de :c:nquante ou soixante, qui se donnent à jrhopital pour servir les malades, outre un grand nombre de servantes et plus de cent serviteurs. L'habillement des religieuses consiste en une lobe noiie, sur laquelle elles mettent, lorsqu'elles terveut les malades,

un sarrau de toile blanche fait en forme d*aube descendant jusqu'aux talons :datt les cérémonies, et lorsqu'elles vont en procession à certains jours dans les salles, cil* s n'ont que des robes noires avec un graod manteau : leur guimpe est carrée ei fv>r: grande, descendant jusque sur restumar, rt leur voile est fort ample, étant soutena par un carton. Les sœurs données sont habiUées de gris, avec un mouchoir en pointe sorte cou, aussi bien que les servantes , cl les données ne sont distinguées que par ooe coiffe noire. Les religieuses de THôtel-Dieu ont fait d autres établissements en FrSDte comme à Moulins en Bourbonnais, et es d'autres lieux. L'on voit souvent dans l'Ho* teUDien de Paris des princesses et des personnes de qualité exercer leur charité envers les malades, en s'abaissant jusqu'aux emplois les plus yils; et ce fut dans ce même hôpital que la baronne d'Allemagne Martbo d'Oraison , fille du marquis d'Oraisoo, des plus illustres maisons de Provence, moorut Tan 1627, s'étant donnée au service des ra.'ilades. Voici la formule des lœux de ces religieuses.

Jt $œur N. voue ei prometê à Dieu^ à h benoiste Vierge Marie , au glorieux saint Jean^ Bapiisle 9 à notre bienheureux Im iaint Augustin^ nos pairons^ et généraUn>t9t à tous let saints et saintes de paradis^ tià vous mes très^rivérends Pères ^ pauvnu, chasteté^ obédience^ et servir aux pauwt malades tous les jours de ma vie en l'Hôtel- Dieu de Paris ou ailleurs^ si par vous il mei enjoint, gardant la règle de saint Augustin, accommodée à notre saint état par les statuts et constitutions faites de l'autorité de roui messieurs les révérends doîen et chapitre de rEgHt^e de Paris^ supérieurs de cette motifs. Témoin mon seing manuel^ etc.

Comme il n'y a point de bornes â la cii> rite qu'on exerce dans cet hôiital, tou'ei sortes de personnes y étant reçues sans distinction d'âge, de sexe, do nation et d* religion, et que le nombre des malades, qui htil monté quelquefois jusqu'à plus de six luil'^ obligeait de temps en temps de les mcilrf jusqu'à six ou huit dans un même lit; c'est ce qui a porté les administrateurs àaagu)^?* ter les bâtiments auxquels on Iravaillep^^ senlemenL Les bourgeois de Paris et plusieurs personnes de considération y ont cod* tribué par leurs aumônes, v ayant été eicilés tant par leur piété et leur compassioo civers les pauvres que par un mardcmei't que Mgr le cardinal Louis-Antone i-^ Noaille-, archevêque de Paris, a donné à cet elTet le 20 mars de la préscn'e année HiS.

Gérard du Bois, Hist. eecles. Paris Jom. H. lib. XVI, cap. 1. Du Breuil et Malingre. J«^Jqui tés de Paris ^ et -rlrti aux retigitutts at VHôtel'Dicu.

En annonçant qu'il va traiter des rtUqx^^ ses hospitalières de VBôtel^Dxeu de Panh »« P. Hélyot promettait d'en mentionner afl"tres du même institut; néanmoins il ^^^ parle point et se borne à dire que Cfs ftH* gieuses ont fait d'autres établiêsemenU ^^

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