‹ Dictionnaire ... de la BibleChapitre 61 sur 118 · HUM · texte numérisé non relu

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f!e cet attentat, elles forent inutiles; aiai^ le pape» pen satisfait qu*un crime de cette ini^ portaoce restât imponi, crat ne devoir pis » CD rapporter entièrement aux poursuites que la justice en avait faitesi et qu'il était lie son devoir d'employer toute l'autorilé que Dien loi avait conuce pour venger l'injure faite au sacerdoce et à la dignité do cardinalat. C'est pourquoi il envoya exprès à Milan un délégué apostolique pour en informer. Ce fut Antoine Scarampa, évéquc de Lodi, qui fut chargé de celte commission. Sitôt qu*ily fut arrivé, il fit publier une ordonnance portant de très-grandes censures contre ceux qui , ayant eu connaissance de l'attentat commis contre la personne de saint Charles, ne viepdraiont pas le révéler. Deax prévôts des Humiliési dont l'un était coupiice de l'assassinat et l'autre en avait été seulement averti, autant p:ir la crainte des censures que par les remords de leur conscience criminelle, qui leur rcprucliait réttormité d'un attentat si sacrilège, vinrent trouver le délégué apostolique, et lui en découvrin-nt quelque chose. Il les fil arrêter , ft dans leurs interrogatoires ils ne porent ^empêcher d'avooor le crime détestable qu'ils avaient voulu commettre. Les autres complices furent aussi arrêtés, et Farina, auteur de l'assassinat, fut pris dans les troupes do docde Savoie, où il s'était fait soldat, le pape ayant écrit à ce prince pour le faire saiftir sur ses terres. Les plus coupnbles furent exécutés i mort le 28 juillet 1570. Il s'en trouva parmi eux qui étaient gentils- (iiimaics, parmi lesquels étaient les prévôts lie Virceil et de Caravago, qui eurent la KvU^ tranchée, et les autres furent pendus «;rec Farinst.

Lepape voyant la difficulté qu'il y avait de réformer Tordre des Humiliés, prit la résolution de le suppriner. Celte nouvelle ayant eié portée à Milan, ce fut une affliction trèsgrande non-seulement pour les religieux de cet ordre, mais encore pour les habitants de «et e ville. Ils s'adressèrent à saint Charles |N>or prendre sou conseil, et savoir de lui tiar quelle voie on pouvait empêcher ce coup, il fui d*avis que le général allât A Rome se i«ner aux pieds du pape ; qu'il promit i Sa bainteté de recevoir telle réforme qu'elle tondrait lui prescrire ; que la ville de Milan écrivit au pape en faveur de cet ordre, et qu'il écrirait aussi de son côté, pour porter le pape à accorder la grâce qu'on lui demandait, ei l'assurer qu'il avait conçu de grandes espérances que ces religieux accepte nient sans aucune difficulté la réforme, pouriivre A l'avenir avec plus de régolarilé. Le général, selon l'avis do saint cardinal, r<lla à Rome se jeter aux pieds du pape, et le supplia les larmes aux }eux de conserver son ordre ; naais ni ses prièies ni les so.licilations de saint Charles et de la ville de Milan ne purent Oéclûr l'esprit de Pie V, tant il avait oorreur du crime qu'on avait convmis; en sorte que par une bulle du 8 févriar 1571 il supprima cet ordre, qui était corn* |H)sé pour lors de quatre-vingt-quatorze mo-

nastères, dans lesquels il n^y avait en tout que cent soixante et dix religieux.

Le même jour, le pape par une autre bulle réunit ensemble plusieurs prévôtés, et en donna quelques-unes à saint Charles, pour les appliquer â tels usages pieux qu'il jugerait a propos. H en donna d'autres â diiTé* rents ordres, comme aux Chartreux, aux religieux de Saint-François et de Saiut-Dominique, et â d'autres communautés. Quant aut religieux Humiliés, il voulut qu'il restât vins>l-huit prêtres et sept frères convers dans la prévôté de Brera â Milan, seize prêtres et quatre convers à Sainte-Aboude do Crémone ; huit prêtres et quatre convers dans la prévôté de Sainte-Catherine de l;i même ville ; dans la prévôté de Vérone, huit prêtres et deux convers, et ainsi de quelques autres prévôtés, où il les distribua pour célébrer roffico divin, voulant qu'ils vécussent encommun dans les prévôtés, où ilsdemeureraient plusieurs ensemble, leur avant assigné pour cet effet des revenus sufbsants, qui devaient diminueràmesure que quelqucs-uus d'eux décéderaient.

Le P. Torecchio dit que ces religieux étaient les receveurs des entrées et des péages, qu'ils éiai«'nl commissaires du peuple, qu'ils exer<;aient quelques ofQces dans la justice, et qu'à cause du grand crédit qu'ils avaient, ils exerçaient encore l'office de la catiei^arîa dans toute la Lombatdie, et que chaque supérieur des monastères de cet ordre, dans les villes où il y avait on magasin de munitions, en avait une clef. Peut-être leur avait-on ^iccordé quelques droif s sur les marchandises, à cause que c'étaient eux qui, comme nous avons dit, avaient non-seulement introduit dans la Louibardie les manufactures de laine , mais aussi les fabriques d'étoffes d'or et d'areent, lorsqu'ils n'avaient encore que le nom de Berretins.

Nous avons dit ci-devant quels étaient leurs habillements, tant dans le premier et le second ordre que dans le troisième. Celui du premier, dont nous avons douné ci-dessus la représenta tion,8e trouveencorc représenté dans un ancien tableau qui se conserve chez les religieuses do même ordre de Sainte- Catherine de Brera à Milan, où l'on voit quelles étaient aussi les armes de cet ordre , savoir : un agneoii couché sur une terrasse avec un rouleau de papier sortant do sa gueule, sur lequel sont écrits ces mots: Oinnia vincil humilUas. Silvestre Blaurolic a pris apparemment cet agneau pour uu chien , el il donne pour devise à cet ordre, Tuta fidei ; mait» nous aimons mieux nous en rapporter à cet snrien tableau.

L'habit du secund ordre n'étant différent de celui do premier que dans la couleur, nous W^w donnons point d'estampe; mais bien de celui du troisième , que nous avons représenté conlorménienl à des mémoires qui nous sont venus d'Italio.

Nous ne pouvons rien dire de la vie du bienheureux Gui , que le P. Torecchio reconnaît pour fondateur de cet ordre, et après loi saint Anlouiu i Silvestre Maurolic, Ar-

nould *Wion ol qoelqacs autres; nous arons reçu à )a vérité de Milan un extrait d*uii At>rôgé des Vies des saints de Tordre des Humiliés , que Puricelli a composé, et qui se trouve dans la bibliothèque Ambrosietine parmi les manuscrits dont nous avons parlé. Cet exlraii contient le troisième chapitre de cet Abrégé des Vies des saints de Tordre, lequel chapitre ne regarde que le bienheureux Gui» et a pour titre Capiiulo 3* del B. Guidoda Milauo^ fondaiore detrordine delli UumiliaU ; mais on ne trouve rien dans ce chapitre ni de sa naissance^ ni de ses actions, ni de sa mori : tout ce qui y est contenu ne tend qu*à faire connaître qu'il a été reconnu pour fondateur de cet ordre, et cela fondé sur un vieux missel du même ordre qui lui donne ce titre; parce que, selon Puricelli, Gui s'étant acquis beaucoup do crédit sur l*esprit de ces gentilshommes lombards que Vempereur Conrad 111 envoya prisonniers en Allemagne , il leur persuada de renoncer au moude et de mener une vie pénitente. A la marge de ce chapitre il y a une petite apostille par laquelle Tauleur dit qu'il s'est trompé, et que ce qui a fait donner le titra de fondateur an bienheureux Gui, c'est que, T<in 1134, il reçut de saint Bernard

auelques régies pour cet ordre, et qu'il les t conGrmcr par le pape Innocent III Tan 1199. Voici ses paroles :jn'tnyannaro,9ttes<o ff. Guido nelC anno 1134> rieevelte da S. Ber^ nardo Atcune liegole per D. Ordine le quali fece confrtmare da Innoeenso PP. 111 nell* anno lli;9, et percio fie fu uddimentato fondaiore»

Pour moi , je crois que Puricelli s'est trompé et dans le corps du chapitre et dans Taposiille ; car l'empereur Conrad dont il parle ne doit pas être le trois:éme du nom, qui ne parvint à l'empire que Tan 1139, quatre ou cinq ans après que saint Bernard fut retourné en France, et qui d'ailleuis n'eut point de guerres é soutenir en Loiiibardie pendant son règne. Il est plus probable qu'il veut parler de Conrad II, puisque ce prince fut en Italie en 1027 pour réduire les Lombards , qui s'étaient révoltés contre lui; mais il n'y a pas moins de dilQ.ultéà accorder cela avec Tarrivéo de saint Bernard eu Italie. Car, si Conrad III ne régna qu'après que saint Bernard fut retourné en France, et qu'il eut par consé(|uent don^é ces règlements à Gui, qui était déjà revenu d'Allemagne en Lombardie, Conrad 11 ré-

Sna si longtemps avant Tarrivée de samt ernard i Milan, qu'il serait impossible que Gui eût reçu de lui ces mêmes règlements en 1134 , et qu*il les eût fait approuver par Innocent 111 en 1199 , comme le dit cet au* tf ur, a moins qu'il ne doune 172 ans de vie à ce fondateur : aiusi il est plus probable, comme nous l'avons déjà dit ci-dessus , que cel établissement est arrivé sous Tempen ur Henri V, puisque pour 1 ts, s'il est diiGcile d*accorder que Gui ait fait approuver ces règlements en 1199, au moius cela n'est pas impossible. Outre qu'il sera très-f icile ue concevoir que saint Beinard lui a pu douaiT

ces mêmes règlements en liSi, d'anlaol plus que cet empereur vivait en ce terops-la et avait eu guene avec les Lombards.

S. Antonin. pari, ii HifLt iil. 15, eap. 23. Sihesire Maurolic, Jlfar. Océan, di tmt. U Relig. Philippe Bonanni, Caialog Ord. relig.^ p. I. Uerman, Uisl. dei Ord. relit/,, iom. H. Gio Bapt. Jussiano, Vit. di. 5. Carolo Bot" romeo^ 155, lib> ii, cap. ik; et Mémoira entoyéi de M dan en 1709 et 1710.

§ II. Des religiemei de Vordre dei lia-

tniliés.

Les religieuses de Tordre des Humiliés ne furent point comprises dans la suppression des religieux de cet ordre , et il en reste encore à présent tretie ou quatorie monastères en Italie. Nous avons dit dans le paragraphe précédent que ces gentilshommes de Lombardie qui aiaient été menés prisonniers en Allemagne, étant do retour en leur paji, s'étaient occupés à drvers exercices de p.é* té, vi?ant du travail de leurs mains; qo'iU avaient formé entre eux une société sons le nom des Berretins de la Pénitence^ que leurs femmes avaient embrassé le même geme de vie; et enfin que saint Bernard , étant à Milan Tan 1134- , leur avait prescrit des règlements, et leur avait conseillé de se séparer de leurs femmes et de vivre dans la continence. Il y en eut plusieurs qui consenti* rent à cette séparation avec l'agrément de leurs femmes, qui se retirèrent à Milan dans une maison appelée les PrtseKf,aa quartier de Brera , et y jetèrent les fondements de monastère qui subsiste aujourd'hui sons le titre de Sainte-Catherine de Brera; et, comme les premières fondatrices de ce monastère étaient de la famille des Biassooi , oo appela d'abord ces religieuses les religieusa de Blassoni.

Couune la plupart de ces nouvelles servantes de Jésus-Christ étaient des plus d.»tinguées de la ville, il y eut un grand nombre de demoiselles qui, renonçant à la vaoiié et aui faux plaisirs du monde , soivireot leur eiemple; mais cette maison ne se troovant pas asbez graude p^our y recevoir toth les celles qui se présentaient pour embrasser ce nouvel institut, elles achetèrent une suite maison dans le quartier appelé BorgoNoto, et donnèrent encore te nom de Sainte^atherine à ce nouveau monastère. Elles quittèrent néanmoins quelque temps aprèsce nom, parce qu'ayant fondé à cdté de ce c:»uvent uu hôpital pour les pauvres teigneux, afin d'avoir lieu d'exercer la cliarile et de pratiquer Thumili é« on les appela tes religieuses de l'Hôpital de rObsertcnce. Msit présentement ce monastère n'est connu que sous le nom de Saint*£ra8uie, qui en est titulaire; it il n'y a que la rue qui est â côie du monastère qui a retenu le nom de Tegno^ siy à cause de cet ancien hôpital*

Plusieurs villes d'Italie leur offrirent des établiiisements, qu'elles acce|»tèreut : ce 4|ui Qt que le nombre de leurs monastères devint irès^-considérable; mais présentement il uVo rcfele plus que treize ou quatorxc, qu^ %^^^

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f eut de Satnle-Catherine de Brera, de Sainte- Erasme de Boriço Novo et de Sain te* Madeleine al GcrcMo, à Mitan; de Saint-Benoit à Ludi , de Satnle-Ureiile à GAme, de Sainle- Agathe à NoTarre, de Saînle*Marlhe de Mon*le Ugo à Florence , de Sainle-Agalhe à Ver* cfilt de Saînle-Marguente, et de Sainte-Madeleine à Monza, diocèse de Milan; de Saint- Martin à Varèiie» an même diocèse; de Sainte* Calherine à Granedoaa t an diocèse de Corne; de Sainte-Marie-Madeleine à Lugano, Tille appartenant aux Suisses e( aussi du diocèse de Côme; et de Sainle-Cécile à Rome. Mais quoique les religieuses de ce dernier monastère soient de Tordre des Humiliées » comme elles le reconnaissent par les mémoires qu'elles m'ont euToy es, elles n*ont pas néanmoins toutes les observances des antres Humiliées. Ce monastère appartenait autrefois aux religieux de cet oiîire , qui l'abandonnèrent , et le pape Clément VU y mit, Tan 1527, quelones filles dévolos, auxquelles il donna la règle de saint Benoit et rhabit des Humiliés. Maure Magalotli , qui était religieuse de l'ordre de Saint-Benoit an couvent de Campo^Mario , en fut tirée pour gouverner cette communauté et former ces fiiles à la vie religieuse: et il parait par l'inscription qui est au-dessus de leur porte 9 et que nous rapporterons ici, qu'elles éiaient véritablement de l'ordre des Humiliés» comme elles le prétendent encore. Afoura Magalotta abbaiisia a Clémente sep" timo et Franeioita cardinali Ursino prœposi'îo hue aeciiaf œdem hane , divœ Cœciliœ sacrosi, fuoin momiehi Humiliatorum Sancii Bemdieli antea obtinebant , tu prœeentis mo^ RoiUrft ejuêdem ordinii moniaUum formam ffdegitf eamque pêne eollabentem restUuit , wljeetie jnniper Aoriû, quorum eiiam ut homftior uiut eeeet^ dauttrali to$ muro cinxit^ oano a porta Yirg. ItIDXXIX.

Il semble cependant que celles de Milan U6 veulent pas les reconnaître pour leurs tours : car, par les mémoires que j*ai reçus de l'abbesse de Saint-Brasme de la même ville, et qui sont écrits de sa main, elle avoue que le monastère de Sainte-Cécile do Rome était aussi de religieuses de son ordrp, nais que depuis quelques années, â la sollicitation de quelques personnes, elles ont abandonné Tordre des Humiliés pour se faire Bénédictines. Il est pourtant certain que les religieuses de Sainte-Cécile de H* me portent encore Tbabit des Humiliées, et qu'elles se reconnaissent toujours pour religieuses de cet ordre. Une différence qu'il y a entre les observances de celles de Rome et celles des autres Humiliées, c'est que celles de Itomc ne mangent de la viande que trois fois la semaine, et que les autres en mangent quatre fois, en quoi celles de Rome paraissent plus austères, fous les monastères de cet ordre, à la réserve de celui de Rome, étaient sountis à la juridiction des religieux Humiliés, ^ni avaient soin aussi de leurs affaires temporelles : ce qui cauf a la ruine de quelquesuns de ces monastères, qui, dans la suppression qui fut faite de Tordre des Humiliés

DlCTI0^?lAinB DBS OrDRBS RBLIMRUX. II

(ayant perdu tons leurs titres, qui étaient entre les mains de ces religieux), furent réduits dans une si grande pauvreté, que, se trouvant hors d'état de fournir à la subsistance des religieuses, elles se trouvèrent obligées de se procurer des pensions , dont elles ont toujours joui en particulier jusqu'à présent, et sur lesquelles elles donnent une certaine somme à leur monastère. Mais d'ailleurs, quoique la vie commune n'y soit pas observée, les religieuses ne laissent pas d'y vivre avec beaucoup d'édiOcation*

Elles se lèvenl la noit pour dire matines. Laudes et primes, qu'elles disent le matin « sont suivies d'une demi-beure d'oraison mentale; elles en font encore une autre demi-heure après compiles. Quatre fois la semaine, il leur est permis de manger de la viande; mais Tabslinence du mercredi est inviolable. Elles jeûnent tous les vendredi;» de l'année, toutes les veilles des fêtes de la Vierge,de plusieurs saints,et encore Taveoi, outre les jeûnes ordonnés par TEglise, auxquels elles ne mangent aucun laitage. Elles prennent la discipline trois fois la semai no 60 carême. Elles ont beaucoup de dévotion à la sainte Vierge, leur protectrice, et il y c-i quelques monastères ou les religieuses disent tous les jours son office, le chapelet et ses litanies. Quelques-unes ont retenu l'ancien bréviaire de Tordre, comme dans les deux monastères de Saintc-Catberiue de Rrera et de Sainte-Madeleine al Cerchio à Milan; les antres l'ont quitté pour prendre le bréviaire romain, mais apparemment avec répugnance, car il y a eu plusieurs écrits qui ont été faits à ce sujet ; et de ces recueils de manuscrits concernant TorJro des Humiliés, qui se trouvent dans la bibliothèque Ambrosienne, dont nous avons parlé dans le paragraphe précédent, il y eu a deux qui no regardent presque que ce bréviaire, dont Tun a pour litre : Joonnis Pétri PuricelU MedMani toUegiatœ S. Thomœ theotogi doctorii, reeponiio ad Italicum guoddam icriplum $ub hoc titulOf nuper editum^ Ragioni per le quati le monache deW Ordine de gli Humiliati Itueiaio l'antico breviario dvU* onno 1548, devono pigtiore tl Romono; et au commencement de l'autre Ton trouve écrit de la main de feu M. Bosca, bibliothécaire : In hoc libro eontinentur : Joannù Pétri Ptirtce//i Laurentianœ Mediolani basilicm archi • preibiteri argumenta quœ cogunt moniales ordinis tlumiliatorum pealUre moreRomano.

It y a encore dans un autre recueil une consultation du même Poricelli au sujet de i o bréviaire, qui est sous ce litre : Consulta del PuricelU ptr le monache intomo uir uf/i" cio , avec un Iraiié particulier de Toftiie divin.

L'habillement de ces religieuses consiste en une robe et un scapulaire de drap blanc ; et, pour conserver quelque chose de l'ancien liabillement, elles portent par-dessous une petite tunique de couleur de cendre. Il y a même un des trois monastères de Milan uû elles mettent, Thiver, par-dessus Tliabit blanc une tunique de couleur cendrée. Leurs vol-

dictioiNNàire des ordres religieux.

les sont blancs dans la plupart des monastères» et Us doivent rèlre» selon Tespril do l'ordre ; mais dans quelques monaslèrcs , comme dans ceux de Rome el de Verceil, ils sont noirs. On Icor en donne pour la profes* sion un de soie, qu'elles portent aussi à la communion et dans les grandes cérémonies. Leurs pantoufles sont blanches aussi, et elles ne portent f oint de manteau; il n*y a que le seul monastère de Sainte-Marthe» à Florence» où les religieuses en portent. Les sœurs converses ont retenu le nom de Berretiiies, et elles sont encore habillées de couleur cendrée, ayant, comme les religieuses, une tunique, un scapulaire et un voile de toile blanche (1). Elles disent pour leur office certain nombre de Paier et 6' Ave,

Il y a encore dans le Milanais d'autres religieuses du même ordre qui obser?ent la même règle; mats leur habillement, leurs constilqtions et leurs pratiques sont diiïérentS| principalement dans le bourg de Va-

rèse, situé sur les cooflns do TBlal de lliUn, où il se trouve un monastère fort ancien appelé Saint-Martin, parce que apparcroment l'église est consacrée i l'honneur de ce saint. Leur habillement consiste eu une robe, une ceinture et un scapulaire fort lar« ge» qui tombe depuis les épaules presque jusqu*au bord de la robe. Elles ont deoi voiles pour couvrir leur tête. Tout cet habiU lement est blanc, aussi bien que le< itux voiles. Nous en donnons ici un dessin (2) tri

5[ue nous l'avons trouvé dauf le P. Bon.'inni, ésuiie. Ce monastère de Saiot«Martin a éiè soumis au général de Tordre ; mais dans la suite les religieuses en furent soustraîles, et se gouvernèrent par elles-mêmes.

Mémoires envoyés de 4f ifeii par fM^** du monastire de SainhErasme en 1709, ri par d^auires personnes en 1710, ian^t de Rume que de Milan. Pbil. BQii|A|ii » CaM* 4e 8^ Ordini religiosi^ parte ii.

INDIENS. Yojf. CiauEs db l'Ethoits Ob-

SFRVANCB

INFIRMIERS MINIMES. Foy. Obregors.

IKLANDE (Anciens obdrbs d*) unis à celui des Chanoines Réguliers.

La vie monastique est aussi ancienne en Irlande que la religion chrélienne» puisque ceux qui ont travaillé à y plantes la foi étaient engagés dans la vie monastique, et qu'ils bâtirent un grand nombre de menas* 1ères qui furent remplis d'un ai grand nombre de religieux qui se sont rendus recommand^blos par la sainteté de leur vie, que Ton a donné par excellence i l'Irlande lo nom d'Ile des Saints. Les Chanoines Réguliers préiendent avoir fourni les premiers Pères de la vie monastique; mais c'est sans aucun fondement qu'ils ont mis au nombre des saints de leur ordre saint Palrice, patron et apôtre de l'Irlande, puisque ce saint avait appris les observances régulières dans Us mon;)6tèrcs do Marnoutier el de Lérins «avant que de passer en Irlande, et que ces monastères n'ont jamais appartenu aux Chanoines Réguliers , qu'on ne connaissait pas même du l( mps de saint Patrice. Il en est de mén;e des autres fondateurs de la vie monastique en celte Ile, dont il y a quelques* uns que les Bénédictins réclament; mais ils n'ont jamaia été ni Bénédictins ni Chanoines l^cguiiers; et, si nous en parlons ici, ce n'cht qu'à cause que ces ordres diCTérents (l'Irlande, au moins la plus grande partie^ ont été confondus dans la SMite dans celui des Chanoines Réguliers» et que oes ancieus iiioiiastères»au temps du malheureui schisme dont nous avons parlé à l'article Anglb- 1 KRBB t étaient poisédéa par des Chanoines Ticgulieri.

tJss^rlus, archevêque d'Armacti, dans soa Bistoire de TAnliquité des Eglises de Is Grande-Bretagne, fait mention d*un ancien manuscrit où l'oo voit que les anciens sainfs dMrlande étaient partagés dès le commencement en trois ordres réguliers; que le pn* mier élait appelé très-saint et était du temps de saint Patrice, qui en élait reconnu comn:f chef; que cet ordre élait composé de trots cent cloquante évéaues de différentes n.tiens, tous saints, qui n'avaient tous qu'une même tonsure et une même liturgie; qu'ils convenaient dans le temps de la célébration delà pâque; qu'ils parlaient aux femmes, et que cet ordre dqra sous le règne de quatte rois d'Irlande,

-'Le.aecond ordre n'était pas si saint que le premier^ Les moines qui en dépendaient étaient presque tous prêtres, au i: ombre d'environ trois cents. Il y avait peu d'évéques dans cet ordre, où il y a\ ail différenlcs liturgies; ainsi ils célébraient l.i messe et l'ufGce divin différemment les uns des autres; ç'esl-à-dire (selon le sentiment de M. Alleman] quils suivaient différente» règles ou qu'ils formaient plusieurs congrégations. Il les compare aux différentes congrégations de l'orare de Saint-Augu»tîn eu de Saint-Benott, qui, par la diversité ce leurs habits et la différence de leurs manières de viyrei semblent être des ordres ^épa• rés, quoiqu'il soit vrai de dire qu'ils sont de Tordre de Saint-Benoît on de Saint-Au* gustin.

Ce second ordre avait cela de commua qu'il célébrait la pâque comme le preoiier. Il y avait une même tonsure, on n'y parlait jamais aux femmes, et il dura encore peu* daot quatre règnes.

Ëntiu le troisième ordre était safnt ao5si,

(I) Voy., à la. fin du vol., u* 121.

(i) Voy., à la (in du vol., Il* 122.

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nuis il réiaU moins que les deux autres. Il comprenait encore pifisieurs saints moines, au nombre de cent» qui étaient presque lous préires» dont ii y en avait aussi quelques-uns d'èvéques. Leurs couvents étaient bâtis dans des bois et dans des déserts. Ils ne bo? aient que de l'eau et ne mangaicnl que des berba* gcs qu'ils cultivaient eui-niémes. Ils sui« valent encore des règles difTércntes qui afaiept chacune lenr liturgie et leur tonsure; car les oas araieot des couronnes, et les autres laissaient croître leurs cheveux. Ils différaient encore dans la péqne; car les uns la célébraient le quatorxieme jour de la luoe» les autres le treixième, et les autres le seixième* Les uns la célébraient en tristesse et les autres en joie. Cet ordre dura eticore sous le règne de quatre rois.

La différence qu'il y avait donc entre ces trois ordres est ainsi rapportée par Ussériai : Primui ordo trai ianclii$mui , êeeundus ianctior^ ter tins $atéctu$ : primas uiem sol orienêt $e€undu$ tUui luna^ Uriius ilcui sitllm; et le temps de ces dooxe règnes a été denuis M3 jusqu*ea 66^.

Les saints dont nous allons parler sont recoiinns pour les fondateurs de ces ordres pariicaliers, qui avaient des règles, et nous suivrons le rang que M. All'^inan leur a donné, à roxcepliou de saint Patrice, qui doit passer le piem er pour avoir é>é t'apô*tre d Irlande, n*é(ant pas certain que saint Ailbe, saint Moclée, saint Rteraa et quelques autres y aient préL-hA'Ëvaagiie avant lui, comme ont prétendu quelques histo*riens irland ils.

Tons les auleurs ne reconnaissent pas saint Patrice pour être le fon Jateur d'un ordre particulier, quoiqu'il le soit de plusieurs monastères; mais ce qui a fait peut-être que quelques-uns lui ont donné cette qualité, c'est i caose de ce manuscrit rapporté par U»sérius, ou il est qualiBé chef de cet ordre très-saint dont nous avons parlé. M. Ailenian prétend qu'il es! rînstilotesir d*un ordre particulier dont la principale abbaye était à SabaL H. Bulleau semble être aussi de cet avis, lorsqu'il dit qu'outre Sabal, il fonda plusieurs autres monastères el y établit une sainte observance; que les novices taisaient leurs vœux A l'Age de vingt ans; qtt*il introduisit parmi eux la tonsure romaine en forme de cercle; qu'il portait un scapalaire blanc, et qu'à son imitation les autres religieux irlandais se revêtaient de robe de laine de couleur naturelle et sans teinture, et qu'enOn il monrut dans son monastère de Sabal vers Pan 460.

L'ordre de Saint^Colomb, qne Bède appelle aussi Colomban, était on des plus étendus, car il avait plus de cent abbayes ou monastères qui en dépendaient dans tiMiles les Iles Britanniques. La principale maison ou chef de Tordre était, selon quelques-uns, A Dairmag; selon d'autres, A Derry» aujourd'hui Londondéry; et^ selon la plus commune opiaion, dans l'Ile de Hu, Hi, ou de Jona. qui depuis a été appelée du nom de ce saint YcolmMI, et c^t située au \.otù de l'irlaa'lo.

et peu distante d'Ecosse. Ce saint, ayant été pr^^hcr la foi aux Pietés, en convertit un granit nombre et bâtit des églises. Il fut en si grande vénération comme apôtre de ce pays, que, du temps de Bède, c*0Nt-A-dire vers l'an 731, par une discipline tout extraordinaire, tous les évêques de la province des Pietés étaient sous la joridicliun et la dépendance du prêtre qui était abbé du monastère d'YcoImkii, à cause que saint Colomb, apôtre de la nation, avait été seulement prêtre et religieux. Sa mort arriva vers l'an 598. Il se trouve une règle en vers hibernois qu'il avait dictée, rt qui fut on usage non-seulement dans l'Île de Hi, mais dans les autres monastères d*Erosso qu'il fonda ou qui furent bâtis par ses disciples. Saint Colomb portait une tunique blanche et une tonsure faite en demi-cercle. Cet ordre était compris dans celui qu'on appelait Sanc-iior^ dont nous avons parlé ci-dessus; mais le nombre des moines de Saint-Colomb devait excéder celui do second ordre en général, puisqu'il est marqué dans ce manuscrit 3 ne le nombre des moines de ce second or« re n'était que de trois cents, presque tons prêtres. Il y avait plus de cent monislères do celui de Saint-Colomb, et nous verrons dans la suite plus de trois mille moines sous la conduite de sain' Congall. C'est une difficulté qu'Ussérius, Colgan et les autres historiens d'Irlande n'ont point expliquée lorsqu'ils en ont parlé. L'^n pourrait dire que ce manuscrit n'a seulement entendu parler, par ce nombre de trois cents, que des abbés ou supérieurs des monastères qui composaient ce second ordre, qu'il appelle 5anctior.

Après Tordre particulier de Saint-Colomb soit celui de Saint-Albée ou Ailbe, au moins selon le rang que lui donnent Ussérius et M. AUeman, lorsqu'ils ont parlé de ces or« dres, quoique saint Albée soit compris dans le premier rang des saints d'Irlande, c'esté-dire dans le premier ordre appelé SanctiS" simui; aussi bien que saint Declan, saint Hoctée et saint Kieran, dont nous parlerons ci-après. Quoi qu'il en soit, l'ordre de Saint* Albée, quoique des plus anciens, était le moins étendu. Sa principale abbaye était celle d'Ëmely dans le comté de Tiperari en Momon e, et cette abbaye a été depuis érigée en évéché qui est uni à t'archevécbô de Casshel. Ussérius fait mention d'une règle en vers irlandais qu'il composa pour ses disciples.

Saint Declan , selon Golgan , avait aussi fondé un ordre particulier dont la principale abbaye était à Ardimore, sur les côtes de^ Homonie, et if était peu étendu. i

L'ordre de Saint-Congall était plus consi-. dérable. Ce saïqt menait une vie si austère avec ses disciples, qu'il y en eut sept qui moururent de faim et de iroiJ. On lui conseilla de modérer cette austérité; il suivit cet avis, permettant à ses disciples de vivre comme le commun des religicn X ; mais pour lui

il ne diminua rion de sa pénitence. Il bâtit le célèbre monastère de Bencfaor dans le

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DICTIONNAIRE DES ORDAES RELIGieinL

romté de Donne, et on dit qu'il eot sons sa condaite josqa*à trois mille religieux^ Il mourut dans cette abbayo Tan 601. Il composa aussi une règle pour ses disciples, qui se trou? e en Ters bil>ernois.

Saiol Mochude» qaî a été appelé CartagOt excella en sainteté et bâtit le monastère de Rathen dans la Médie occidentale on Westmeaih, où il eut plus de huit cents religieux qui ?ivaient fort austèrement. Il fonda aussi i église de Lismor en Momonie, dont il fut le premier é?éque. Sa règle se trouye encore écrite en très-ancien langage hibcmois.

Une des pratiques de ses religieux était que ceux qui avaient été enyojés hors le munasière allaient à leur retour se meltre à genoux derant Tabbé, et lui marquaient qu'ils avalent lâcbé d'exécuter ses ordres.

Saint Luan, ou« comme quelques antres rappellent, saint tlolua, avait été disciple de saint Congall. Il éiait si exact à observer les devoirs de l'obéissaoce, qu'elle fut souvent honorée de plusieurs miracles pour relever le mérite de ce saint religieux; car pour exécuter plus promptement les ordres de saint Congall» il mania un fer ardent sans se brûler* et s*étant prosterné le long de la mer, parce qu'on Tavait repris d'une fautoi Teaut montant dans le temps du reflux» n'inonda point la place où il était. Il fonda un grand nombre de monastères» et môme jusqu'à cent, selon le témoignage des Irlanlais rapporté par saint Bernard(Ft/. 5. Malach. cap. 6). Le principal fut celui de Glaainfert dans la Lagcnie» ou, selon d'autres, Clonfeit dans le comté de Galway en Connacie, qui est aujourd'hui un évécbé. On dit que l'abbé Dagan, allant i Rome» présenta à saint Grégoire la règle qu'il avait donnée à ses disciples, et que ce saint pape» l'ayantlue^diteuprésencedetoutlemondeque lesaint abbéqni l'avait composéeavait environné sa communauté d'une baie qui s'éle* vait jusqu'au ciel. 11 ne laissait point entrer de femmes dans son monastère ; et» se voyant près ce mourir» il exhorta ses disciples à la persévérance dans le service de Dieu, leur recommandant entre autres choses la stabilité et le silence; et, après avoir reçu la sainte communion des mains de saint Cro* nan» qui l'était venu voir, il mourut proche de la cellule de saint Stellan» son d.sciple, l'an 622.

L'ordredeSainl-Moctéen'était pas des moins considérables, au rapport deColgan.Ce saint fonda plusieurs abbayes, dont la principale était celle de Férues, où il résidait, et dont il fut ensuile évéque, lorsque Férues fut érigée en évécbé.

Saint Finian ou Finnen naquit dans la Lagénie et fut baptisé par saint Alban. Etant en Age d'étudier, il se retira auprès de saint Forctièoe» abbé de Roscur, qui lui apprit les devoirs de Tétat religieux. A l'Age de trente ans, il passa en France et alla A Tours pour y continuer ses éludes. Etant de retour en Irlande» il enseigna les lettres saintes

dans une des maisons dont il fat le ftwdaleur, et ensuite dans l'abbaye de Ckmard» qui est reconnue pour avoir été le ebef de cet ordre. Il eut plusieurs disciples qui furent depuis illustres par leurs vertus et par leurs emplois. Sa noarritare ordinaire n'é* tait ^ue du pain, des légumes et de Teao. Anx jours de fêtes, il mangeait un peu de

Elsson et buvait du petit lait oo de la bière, terre lui servait de lit» et une pierre de chevet. Bofln une maladie contagieuse qui alDigea le pays l'an 548 l'emporta avec pin * sieurs autres, et le fit passer dans la gloire des bienheureux.

Saint Kiaran on Keran avait eu pour maître dans l'élude des lettres saint Finian Ussérius dit que son ordre reçut rapprobalion des papes. Les deux principales matsons de cet ordre étaient Seir-Keiran en Bst* mi*atb on Médie orientale, elClnan-Micoois» GInnes ou Kiloom en Westmeath ou Aiédie occidentale» qui a été érigé en évéché el est présentemeai nui i celni de Hédle. Colgan dit que cette abbaye fut comblée de bienfaits par les princes d'Irlande, et qu'elle eut

auantité d'autres églises ou prieurés soos sa épendance. Ce saint mourut l'an 549, étant âgé seulement de trente-trois ans. Il est différent d'un autre saint Keiran, évéqœ de Sagir» qui mourut vers l'an 520.

Enfin Tordre de Saint-Brendan avait pour sa principale maison Tabbaye de Port-Pur dans la ville de Clonferl» au comté de Gai* vra V en Connaci^ qui depuis a été érigée en cathédrale. On dit qu'un ange lui dicia la règle qu'il prescrivit A ses disciples el qn*il en eut deux ou trois mille sous sa conduite. Il mourut fort Agé, selon quelques-uns vers Tan 577 ; d'autres mettent sa mort dix ans après.

Les historiens irlandais mettent encore l'ordre de Saint-Colomban et celui de Saintc- Birgitte; mais» comme le premier regarde l'ordre de Saint-Benoit, dans lequel il a été incorporé, nous n'en dirons rien ici» en ayant parlé A l'article CoLOMBàiiy outre qu'il n'a point fondé de maisou^i en Irlande. L'« rdra de Sainte-Birgitte a eu aussi son article spécial.

Voyez Ussérius, de Antiquii, Eceles. Brir Saniear. Colgan, VU. 55. Uiberniœ. Bultcau, Uiii. de Vordre de Saint-BenotL AllemaOt Biêi. monaeiique d'Irlande; et Joau. Alabîll. Annal. Ord. 5. Bentd. iotn. 1.

ISAIB (Des RkoLBS pb saikt}» ob sai?it Ha- CAiRB et de quelquce autree Piree de la vii monastique en Orient.

Après avoir parlé dos ordres de Saint-Antoine et de Saint-Basile, el avant que de décrire l'origine et le progrès de celui de Saiot- Pachome» nous dirons an mot de quelques autres Pères de la vie monastique d'Ortent, dont quelques-uns ont été disciples de saint Antoine et de saint Pacbome» et doni les règles ont été recueil les par saint Benoll d*Aniane (i). 11 s'en trouve une sous le nom de

(1) Cod. ReguL; el Bulicau, Uitl. MonaU. d'Orient.

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