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Are appelé disciple dte Sévère» palriarclio d'Anlioche, qui cerlaioement vivait à la fin du V* siècle^ mais seulemenl en ce sensi, qa*il était on des plus télés défeiisetirs des dogmes soQienna par ce patriarche» et qu'il ne s'ensuit nullement de là qu'ils aient été contem* poraioSà
Comme il y en a qui prétendent encore qae Sévère et Jacques Zanzale coknmencèrent à brouiller en Orient sous l'empire d'Anastase^etqoe ce setitiment est appuyé sar l'aotorilé d'Anastase le Sinàïte, qui, dans le livre intitulé £e Gtiîcte ou Le Conducteur^ en spécifiant les divers sectateurs d'Euiychès et de Dioscore / n'oublie pas Jacquet et ses Jsoobites 4 le P. Du Sdiier répond que c'est à tort qa'on a fixé l'époque de ce livrt à Tannée 560, avqoel temps vivait à fa vérllé on Anastase, palrlarehe d'Antioèhe ; mais qu'il y à en trois Analiase qu'on a cohfbndos ensemble pour n'en faire qu'bn sedl ; qu'il y en a eu deux pdtriarcbcs d^Antiochi', tt que le dernier el le plus jeune dè^ trois était moine dû mont SirtaY èl autëtaf do co lifre« où il Iraconte des faits arrivas dëpU's l'an 60& et vers l'an 630, après les cohnmch* céments du mahomélisme ; d'où le P. Du Salier conclut 00e ce moine, n'ayant parlé de Jacques et des Jacobites que dans on livre écrit vrrs le milieu do vu* siècle^ on ne peut pas tirer de là un avantage ponr proiiver que les Jacobites aient été avant le vu* siècle.
Quoique le P. Du Bollei* prétende que Jacques Zaniale ait rassetnblé les restes di^prr- $é$ des sectateurs d'Eotycbès et de Dioscore, divisés eu plusieurs brapcbcs connues sous les noms de Sévériens, de Tbéodosiens , de Gaïnaitea et de Julianistes, ce sentiment n'e^t l'dsapproové par M. l'abbé Rcnaudot.piiiaque, iclon cet illustre éeriiaîn, les Jacobites di« sc<nt anaibème à Eutychés ; qu'ils rcfardent cumme hérétiques les disciples de Julien d*Ualicarnasse, qui disait que le cor|)S dans lequel Jésus*Gbri!»t avait pris cbair était in« «urrnplible} et que dans leurs prièrrs, ils louent Sévère d*Ant:ocbe d'avoir détruit les imaginations de Julien.
La principale erreur des Jacobites est donc de n'admettre qu'une nature en Jésus- Christ. On leur en a imputé d'autres dont ils resonl nullement roupabl«*8» comme de nier la Trinité, et, par cette raison, de ne faire le signe de la croii qu'avec un doigt. Le peu d'erreurs où ils sont présenicmeni engagés a /beaucoup contribué i la réunion de plusicnrs personnes decetle secte àrCglise romaine (1). l'an 1662, Andié, arcbcvéque d'Alep, qui elail déjà catholique, et avait elivoyé sa l^rofession de fui au pape Alexandre Vil, après avoir abjuré ses erreurs^ fui élevé au palriarcat d*Antioche pour la nation jacohi(e. 11 n'accepta cette dignité que pour tra* vailler plus cCBcacenient à réunir les Jacobiies i l'Eglise romaine, et y réussit en parlie, malgré les persécutions que lui suscité» rent les hérétiques. Mais, après la moi t de
ce patriarcfte , qui arriva le S8 juillet 1677, un nommé Abd-Blmésicb fee mil en possession du patriarcat à force d'argent, et persécuta fort les catboliaoos ; ce qui flt t^ue les nlus fervents et losplusiélésOrentsi biéil parleur adresse, qu'ils trouvèrent moyen de le faire dé{ oser et de mettre en sa place Tévôquc de Jérusalem,lgnace-Pierre, zélé calholiquc. On employa le crédit de l'ambassadeur de France à la Porte pour avoir un cummandenient du tirand-Seigneur, q(ii conOrmn son éirction, avec ordre à tous ceux de sa nation de lui obéir. Il fut installé dans son Mége patriar* cal par huit archevêques et évéques.savo r: Urt Maronite, trois Jacobites catholiipios, deuk Grecs et deux Arméniens. Il envoya ensuite sa profesMon de foi au pape Innocent XI, qui lui envoya le paUium. Ccpcndatlt léà hérétiques jacobites ayant crrlployé beaucoup do fourberies pour faire coriGruicr p;ir le i^rnhd visir et le mufti d'Alcp l'clccliOn qu'ils tirent en 1687 d'un patriarche de leur cabile, leur faisant accroire que le pa« tHarcho Ignace-Pierre ét;ilt mort, ils réussirent datis leur entreprise. Mais, on 1693, le pdlridrche catholique fut rétabli dans sou siège à la sollicitation du toi de France, et lo patriarche Ignacc-Pierrc choisît pouf condjutcur urt archevéquejacobite catholique, qui
M reconnu en cette qualité par les caiho:i« qnes de celte nation.
Ccpendabl une furieuse persécution s'éleva en 1701 contre le patflarcho Ignace-Picl-rt^ (31). Le Grand-Seigneur Mustapha II, pressé par lë mUfli, grand ennemi des catholiques, qui eh était soHit:ité par les hérétiaoes, envoya un éommandement pour obliger les Jacobites, qui faisaient profession de li reliftion catholique, de retourner à l'hérésie de leurs ancêtres. Le patriarche, rarche\éque d'Alep et les principaux du clergé de la na-< tion surienne 00 jacobile, n'avant pas obéi â cet ordre, après avoir reçu plusieurs mauvais li'aiiemcnts et une rude bas(onna<ie, furent condamhés à éttc renfermés, le rcsio de IdUt-s jours, dans le château de la ville d'Adahé. Le patriarche et l'arcbevéquc d'Alcp eurent le bonheur d'y monrir pour la défense de la foi. Mais les révolutions'nrrivécs dans l'empire ottoman, en 1703, le Gfaud-Scigncur Mustapha ayant été déposé, et le muHti a}ant subi une mort hontctlse, ramenèrent pour un temps la paix dans tes Eglises jacobites catholiques, ou piulét dans les Eglises suriennés, car les Jacobites , après avoir abjuré leurs erreurs, prennent le notu de Suricns, et quittent celui de Jacobites comme un nom Infâme. Celui qui Succcd.i au mufti se monita plus fav<»rable à leur égard; mais le:^ persécutions ont été renouvelées quelque temps après, ce qui est cause que la religion catho-lique ne fait pas parmi les Jacobites schismatiqUès iout le progrès qu'on pourrait attendre du zèle des prélats qui sont toujours demeurés fermes dans la foi catholique malgré les persécutions.
(Ut^isire du P. Vcrzran au P. Ftcurimi, dans le Comp. de Jésu<, ei Tépltre dcJir. du inè^ie Recueil, n« Kccueil des Lettres édifinn es des Missions de la (i) ibid. Lettre du P. Verzcau au P. de l«i Cliaise.
MCTIONNAIRE DES ORDRES RELIGIEUl.