‹ Dictionnaire ... de la BibleChapitre 65 sur 118 · JAR · texte numérisé non relu

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acorolesie, le roi» pour lémoi^ncr qu'il n'd^ ail point eii deiii<iuvaîf dessein, dît, en langage de ce leoips-là» llonny êoit qui mal y ieMf, le mot bonny tî|;nifianl maudit ; et Bi m lermenl que tel qui s'était moqué de cette .irretière s'estimerait heureux d*en porter me semblable. Cet ordre fut institué dans le ihâieau de Windsor et fut mis sous la pro* ection de saint Georges. Mais ces historiens te s*accordent point sur le temps do celte o$(itulioii. Les uns prétendent que ce fut «n 134i»'Ct les autres Tan 1350.

Froissard donne à connaître qu'il fut intiiiiél'an 1347, en disant qu'après qu'Blouard m cul choisi quarante chevaliers de A ordrct dont la fête se devait célébrer tous es ans, et auquel il donna le nom du bleu arretière, et qu'ils se furent engagés par scrneot d'observer les statuts qui en avalent ^té drisses, ce prince envoya publier une fête par ses hérauts, en France, en Ecosse, ?n Bourgogne, en Uaioaut, en Flandre, en Brabant et eu Allemagne^ pour le jour de Saint* Georges suivant de l'an 13{^8. Mais, quoique cet auteur parle do l'amour qu'il avait pour la comtesse de Salisbury etqu*il fasse la descripiiuo d'un tournois qu'il Qt faire à Lon«« lires à sa considération et où elle se trouva, il ne (lii poiul qu'elle laissa tomber sa jar« rtûère ni que ce fut le motif qui porta ce prince à instituer cet ordre.

Buker, dans sa description du royaume j'Aûgleterre, d'Bcosse et d'Irlande, attribue l'institution de ci i ordre an rétablîssemenl de Pierre le Cruel sur le trône de Castille par les troupes austliairos d'Angleterre, com^ mandées par le prince de Galles; mais il s'est Kompè, puisaue cela n'arriva que Tan 18G6, seize ans aprea l'instiiution de l'ordre. Cet auteur ne laisse pas de dire que la marque de cet ordre fut une jarretière bleue, à cause ^e celle que la reine avait perdue; sur quoi leroirajanirailléeei lui ayant dit qu'il l'avait (ioiioée aux chevaliers, elle lui répondit, Uonny soU qui mal y pênn^ ce que ce prince fil ajouter eu lettres d'or sur la jarretière.

Le peu d'intelligence que Joseph Michleli avait apparemment de la langue latine lui a (ail croire que quelques auteurs avaient iroufé un autre motif de l'institution de l'ardre de la jarretière, car il dit que quelqufs-uos prétendent qu'Edouard institua cet »rdreen considération de Périssélide , reine d: la Jarretière : JUçwmm dizen haf>ir inslîfuido iiia 9rden a eonttmplaeionde Ptri$elid$ ^ftfnaiela Guariiera^ ayant pris le mot penicWis^qui signifie jarretière pour le nom il une reine, et la jarreiiêre pour le nom d'un rojaame. ËnBn il y en a qui ont fait romon- 1er Torigine de cet ordre jusqu'au temps de Hichardr',roid'Angleterre,ct qui prétendent qu'Edouard n'en a éié que lerestaurateur.Tels «ni été les différents sentiments des écrivains ^ur Torigitte et l'iustitution de l'ordiC de la ^airelière.

M. Aibmole, héraut de cet ordre, qui en a <l«»nnéane ample histoire, en attribue Tinsti* luiioo àEdouard 111 ; mais, regardant comme l<^ble riiîKoire de la iarrettùre de la com-

tesse de Salisbury, relevée par ce prince, il prétend qu'il l'hisiitna par un nutre motif, et que ce fut la vingt-*trolsième aimée de son règne : ce qui revient à Tdn 13^9, puisqu'Bdouard monta sur le trdne d'Angleterre l'a u 1320. En efret,au commencem'Mit des statuts de cet ordre , qui furent dressés par ce prince, et même dans cent qui furent réformés par ses successeurs, il est maroué qu'il avait institué un ordre militaire en l'nonncnr de Dieu, de la sainte Viorge et de saint Georges, martyr, la vingt*troisièine année de son règne :ild honoiem omnipotentis Dei^ sanctœ Mariœ Virginie gtoriosœ et foneti Georgii martyrit^Dominus noster êupremus Eduaruu$ tertiui rex Àngtiœ anno regni sui po$t eon^* quéêtum xilii, ordinavitt ilabilivii^ et fanda*^ vit quamdam iocietatem $iee ordinem mtVitarem^

Le roi , avant que d'instituer cet ordre, avait fait achever l'église de Windsor, commencée par ses prédécesseurs, comme il parait par ses lettres duO août de la vîngtdeutième année de son règne, c'est-à-dire de l'an 13M, par lesquelles il déclare que ses prédé'*esseurs ayant commencé à Windsor une égllsesous le titre de SaInt-BJouard, dans laquelle il avait été régénéré par les enux du baptême, et où ils avaient établi huit chanoines, il avait fait achever cette église en l'honneur de Dieu, de la sainte Vierge, do saint Georges, martyr, et de saint Rdouard, confes<ieur; et que, voulant augmenter le nombre des chanoines et des antres ministres de cette église, il ordonnait qu'on <ijouterait encore aux huit chanoines qui y étaient déjà, un custode pour être leur chef, quinze autres chanoines et vingt-quatre pauvres chevaliers qui n'avaient pas de quoi vivre, avec des chapelains qui obéiraient au custode et qui seraient entretenus sur les revenus qu'il assigna à cette église.

Le pape Clément VI, par une bulle du 30 novembre de la même année, donna pouvoir aui évêqiies de Salisbury et de Winchester d'ériger l'église de Windsor en une coliégiate de chanoines, do prêtres, de clercs, de pauvres chevaliers du royaume, et d'autres ministres qui devaient y faire le service divin, et d*en fiter le nombre conformément aux revenus qui leur avaient été assignés; et, par une autre bulle du It février de l'année suivante, il exempta cette collégiato de toute juridiction de l'ordinaire, la mettant sous la protection du saint-siêgi«, voulant que le custode eût tout juridiction sur les chanoines, les prêtres, les clercs, les pauvres chevaliers, et les autres ministres de l'église; et que, pour ce qui regardait lacondui edcs âmes. Il reconnût l'autorifêde l'évéque de S flisbury, dont il recevrait le pouvoir. Ce cust.Mleet celle colléf^iatc étaient obligés, en venu de cette même bulle, à payer tous les ans au sainusiége un marc de sterling, lo jour de la fête de saint Georges, en l'honneur duquel cette église avait été fondée.

Il parait par le quatrième article des statuts de cet ordre qu'il ne devait y avoir quo treize chanoines dans cette église, et autant

DICTIONNAIRE DES ORDRES RELIGIEUX

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«le YÎeaireSf faisanl en font le nombre de vingt-six, auquel fut aussi Gx6 le nombre des chevaliers de la Jarreiière, et non pas à celui de quarante, comme Froisiard a avaneé; lesquels vingt-six chcraliers , y compris le roi, qui était cbef et souverain de l'ordre^ devaient présenter chacun, pourla première fois seulement, un do ces Inize chanoines et un de ces treize vicaire», dont la nomination devait appartenir dans la suite an chef de Tordre, aussi bien que celle des pauvres chevaliers, qui, par les mêmes statuts, ayant été augmentés jusqu'au nombre de vingt-six, dcfaient aussi être présentés par chaque chevalier de Tordre, pour la première fuis seulement. L'S triie chanoines devaient porter un manteaude pourpre, ;ivec un rond sur le côté gauche, dans lequel étaient les «'irmes de saint Georges, savoir, une croix de gueules en champ d'argent; et les vingt-six I auvrcs chevaliers devaient aussi porter un manteau rouge, et sur le côté gauche un écusson aux armes de saint Georges, sans

t'arretière autour. Chaque cheralier de la arretière, à >a réception dans Tordre, devait donner en aumône pour l'entretien des chanoines et des pauvres chevaliers, savoir : le roi, quarante marcs d'argent, un roi étranger vingt livres, le priuce de Galles vingt marcs, (haqoe duc dix livres, chaque cum'e dix marcs, chaque banncret cent sous, et chaque bachelier cinq marcs.

Quant i Thabillement des chevaliers de Tordre, il consistriil en un manteau bleu, sur lequel il y avait du côté gauche une croix rouge entourée d'une jarretière : ils devaient aussi porter toujours à la jambe gauche une jarretière bleue, où ces mots étaient en broderie d'or : Honwy êoil gui mal y peme^ et ceux qui étaient trouvés sans cette jarretière devaient payer un demi-marc. Il y a des statuts en français qui portent qu'un chevalier était disprnsé de la porter, quand il êiloit housé pour cbetauchier^ et que pour lors il élait obligé de porter sous son houztau tn signifiance du jarrelier^ un fil bleu de soye. Les chevaliers devaient avoir ce manteau bleu depuis les premières vêpres de la fête de saint Georges jusqu'après le souper; le jour de la fêle en entrant dans la chapelle jusqu'au dîner, et depuis les secondes vêpres jusqu'au souper, et cela en quelque lieu qu'ils fussent, comme s'ils avaient été présents à la fêle. Ils n'avaient point pour lors de colliers, n'ajrant commencé à en porter que sous le règne d'Henri VIII, n*y ayant que les statuts, qui furent réformés par ce prince en 1522, qui en fassent mention ; et cela dans le troisième article, où il est marqué que depuis les premières vêpres de la tête de saint Georees jusqu'après les secondes, et même jusqo au souper, tous les chevaliers porteront le manteau, la robe, Thuméral et le collier; cl dans le trente-huit et dernier article de ces stalub, ce prince déclare que du consentement des chevaliers il a ordonné qu'à l'avenir tous les chevaliers porteront un collier d'or du poids de trente onces, qui sua composé de jarretières, dans Icsouelles il y aura

deux roses ; que dans une jarretière la rose de dessus sera blanche, et telle de deasons rouge, et quo dans une autre jarretière la rose de dessus sera rouge, et celle de dessooi blanche ; qu'au bas do collier il y aura nnr image de saint Georges; que ce collier sera porté dans les grandes solennités; mau qu'aux autres jours on portera seolemn i Timaffo de saint Georges attachée à une pc^ tite cnalne d'or, à moins qu'on ne soit oblt|;è d'aller à la guerre, qoe Ton soit malade, oa que Ton entreprenne un pand royagr, auxquels cas il sufflra de porter Ttmage de saint Georges attachée à ua petit cordon de soir. Par les mêmes statuts, le rui- Henri VIII réduisit à treize le nombre des pauvres che«a* tiers de Téglise da Windsor, dont il ao$mr«. ta le nombre des ecclésiastiques, ordonaaRl qiril y aurait à perpétuité-ua doyen et douze chanoines. Croise antres piètres, dont une pariio serait appelée petits chanoines^ et Tao> tre 9tcatrss,etqne s'ils n'étaient pas prêtn^ en entrant, ils fussent au moins en âge de Tetra dans Tannée ; qu'il y aurait outre cela Ireixe clercs et autant de cborisles, qui, at rc les petits chanoines et las ricaires, chanteraient au chœur et feraient Toffiee d vin. Le nombre des pauvres chevaliers a été augmenté dans la suite jusqu'à dix-baii.

Ce prince par ses statuts n'avait ries changé touchant les prières auxquelles 1rs chevaliers de Tordre étaient obligés anver» ceux qui étalent décédés. Il y est encore marqué, aussi bien que dans les andeos, qne le roi d'Angleterre devait faire dire poor chaque chevalier défaut mille messes, un rot étranger boit cents, le prince de Galles sept cents, unducsixcenfSiOn marquis quatre cm! cinquante, an comte trois cents, an vicomte deux cent cinquante, un baroa deux cents, al un écuyer cent Mais , après que ce prinee eut introduit Thérisie daus son royaume, il changea cet article des statuts, et ordooa4 que lorsqu'un chevalier décéderait, tons les autres donneraient de l'argent pour être employé en œuvres pieuses : savoir, le ror d'Angleterre 8 liv. 6 sous 8 den., on roi étranger 6 liv. 13 s. k d., un prince 5 1. 1(» s. 8 d., un dnc 5 I., un marquis 3 I. 15 s., os comte 2 1. 10 s.', un vicomte 2 I. t s. 8 d.. un baron 1 1. 13 s. k d., et un écuyer 16 s. 8d.

11 y a eu dans la suite du changement à l'habit et au collier. Présenlement, le matteau, qui d'abord n'était que de drap bleo, est de velours; Ton a changé la robe en on justaucorps de velours cram«tisi ; et les chevaliers portent un bonnet de velours noir autour duquel il v a un cercle d'or garni de pierreries, avec des plumes blanches et «se aigrette noire. Sur le côté gauebe da maoteau, il y a une croix rouge entourée d*eo.* jarretière au milieu d'une étoile, dont les rayons sortent tout autour de la jarretière. L'abbé Giustiniani dit que les chevaliers n« portent cette étoile que depuis l'an 1626, par une ordonnance de Charles 1" } mais il j s bien de Tapparence qu'ils la portaient di^/i auparavant, comme il parait par le tombejn de Guillaume UattoUf chancelier û*Ang\t-

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