‹ Dictionnaire ... de la BibleChapitre 66 sur 118 · JAR · texte numérisé non relu

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terre et cbevatier de cet ordre» décédé Tan 1591, qoi est dans Tégliso de Sainl-Paal de Londres^ où il est représenté arec le roan* leau de cérémoniet ayant snr le côté gaucho h croix entoorée delà jarretière au milieu de crue étoile : ce que Ton peut voir dans la discriplioD de cette église que Dugdale a doDDée eo 1658.

Les chevaliers portent encore sur Tépaule droite un chaperon d'écarlale comme les présidents et les conseillers de nos parleneuls de France. Le collier est présentement composé de jarretières au milieu desquelles H 7 i une rose, et ces jarretières sont entrelacées de Dceuds faits de cordons d'or avec des boappes,quequeIques-un$ prennent pour des cbaraons» et an bas du collier il y a Ti-mage de saint Georges, armé de toutes pièces, sor un cheval émaillé de blanc. Cette imagées! ordinairement garnie de diamants. La jarretière est de velours bleu garnie de perles qui forment les paroles qui sont des-- &o$. La boucle et le fermai! sont garnis de diamants (1). Tel est Thabit de cérémonie ifoili portent dans les solennités ; mais, aux aotrrs jours, outre la jarretière, ils portent un cordon blea en forme d'écharpe, depuis l'épaole gauche juscju'à la hanche droite, et as bai lie ce ruban il 7 a une médaille d'or oiid*OD cité est Timage de saint Georges dans un cercle d'or garni de diamants, et do Tauire quelques ornements au milieu d'un cercle d*or garni aussi de diamants : c'est ce i|u*oa appelle le Gtorget. Cette médaille est Béaomoini comme une petite botte qui s'outre et oà quelques chevaliers conservent le Dorirail de leurs maîtresses, selon la repré- (rnlation de celle médaille aue nous a don- >éf M. Ashmole, el qu'il a fait graver avec et habits et les ornements de cet ordre. Lorsque les roi^ d'Angleterre donnent cet ^rdreé quelque prince étranger, ils lui en- 'oieut tous ces ornements, selon qu*il est ordonné par tes statuts et qu'il parait par etle lettre du roi Charles 11 à FridériC'Guilaoine, marqoia de Brandebourg, lorsqu'il ni envoya Tordre de la Jarretière Tan \&k : IfoK Furt^ taisurance que foi de votre amtié par pluêitun témoignagei jfue voue m*an donnes^ m^ oblige à rechercher tous let loieiM qui seront capables de Ventretenir et e la conserver. Pour ce sujet fay trouvé à ropot comme souverain du très ancien et du ^^t noble ordre de la Jarretière^ de vous élire ^ des chevaliers^ pairs et compagnons dudit ^drty estimant par iâ de faire une plus étroite mité avec vou<f et d'augmenter le bien et la roipmté de cette tris noble société^ laquelle cr plusieurs sié* les a en non seulement les >)< d* Angleterre nos prédécesseurs pour sou» frainSf mois osMsi Vhonneur d'avoir plu-éurs empereurs, rois et princes étrangers our compagnons ; comme emssi de vous don" fr par la une marque évidente de mon affee^ f^n et de ta haute estime que fay de vos me- Us et de votre personne ; et, pour confirmaionde ladite élection, je vous envoyé par le

sieur chevalier de Walker jarretière roi d*ar^ mef, la médaille dite le Georgrs^ la jarretière et Vétoile^ pour les porter à la manière accoutumée^ à sçavoir la médaille autour du corps^ la jarretière à la jambe gauche, et V étoile sur le côté gauche de la casaque ou du manteau. Ledit sieur de Walker vous assurera de ma part que je désire avec passion de vous témoin gner que je suis, mon frère, votre bien a/fcC' tionne frère et cousin C, /t. Cette lettre fut écrite de Paris l'an 165&. Mais les habits de l'ordre ne furent envoyés au marquis de Brandebourg que l'an 1663, comme il parait par la lettre suivante du chevalier Walker, écriie de Londres au prince d'O.ange : Jlfonseigneur, fay reçu avec tes lettr^'s de Sa Ma - ;>jr^ le roi mon maître, tout Vhabit du très noble ordre de la Jarretière pour Son Altesse le prince électeur de Brandebourg^ avec ordre de les envoler à Votre Altesse, que par vos moiens aotVnf adrésxex à Son Altesse Etectoraie. Cela contient un juste^u-corps de vflours cramoi>i, un manteau de vetows bleu, le grand collier du tris noble ordre, d'or, arec Vimage de saint Georges émaillé poisant 30 onces, et un bonnet de velours noir. Co nme on se doit porter, te papier donra plui de satisfaction à Son Altesse Electorale, quoique l'habit n'est jamais porté sinon qu'à la fête de saint Georges: mais le grand collier est porté par te souverain et compagnons pendant les prières du matin, sur tous tes jours mmtionex dans le papier. Pour le livre des statuts de l*ordre, quand ils seront reformez, je tâcherai avec tout soin de les envoter, en attendant fai envoie tout Vhabit à mon cher ami le chevalier Guillaume Davison , de tes envoter à Votre Altesse, de qui vous recevrez cela et la lettre de Sa Majesté; et je n'en doubte point bien'tôt tout le reste, et puis je prié humble^ ment Votre Altesse de les adrtsser à Son Altesse électorale avec les tris humbles et obéiS" sans services de celui qui sera toute sa vie de Sa Strenissime Altesse électorale, et de votre. Monseigneur, le tris humble et obéissant set'* viteur Ed. Walker. Garter, Chaque prince étranger, après avoir reçu ces marques et ornements de l'ordre, est obligé d'envoyer un procureur au château de Windsor pour être reça et installé à sa place avec les solennités requises, et doit donner on manteau de l'ordre, son heaume, timbre etépée, pour demeurer toujours dans Téglisede Windsor. Lorsque ce procureur est installé, le souverain de l'orare ou celui à qui il en a donné commission, lui attache le manteau sur le bras droit, et après cette installation il ne le doit plus porter en aucun temps pour celui qui l'a envoyé. Henri IV, roi de France, ayant reçu l'ordre de la Jarretière de la reine Elisabeth, l'an t596,envoya,ranie00,àWind.

sor le sieur de Chasires, chevalier de Tordre de Saint-Jean de Jérusalem, gonrerneor de Dieppe et l'un de ses lieutenants généraux en Normandie, comme son procureur pour être installé à sa place, ce qui fut fait après que le dit sieur de Chastres eut promis au

(1)Voy.,àUlladovoL»nM28.

DICTIONNAIRE DESORDRES RELIGiEliX.

nom (iu roi de France d^observer les slaints de l'ordre, >elon la forme el teneur que Sa Majesté l'avait déjà juré Tan 159G, lorsau'il reçut l'ordre* et dont voici la teneur : lious Ilcnri^ par la grâce de Dieu roi de France et le Navarre^ jurom^ vouons eî promettons solennellemcni sur notre honneur en parole de roi\ que nous observerons et miiintirndrons les statuts et ordonnances^ du tris-noble ordre de Monsieur saint Georges^ nommé la Jarretiiro^ en ce qiCils ne se trouveront contraires à notre religion catholique , grandeur et majesté rolaUf ni aux statuts et ordonnances de nos df'ux ordres du benoît Saint-Esprit et Monsieur saint Michel. En témoin de quoi nous avons signé la présente de notre main et icelle fait sceller de notre scel secret. A Rouen^ le 2 octobre 1596. François 1"» Henri 11, Cliarh s IX ei Henri III, aussi rois de France, ont rrçu pareillement cet ordre, qui a clé encore donné à cinq empereurs, à plusieurs rois d'Espagne, de Portugal, de Pologne, de Naples, de Danemark, el de Suède, i des ducs de Bourgogne de Savoie, de Milan, de Ferrare, d'Drbin et i plusieurs princes souve«raina d*Allemagne, doni il j en a cinq ou six de la maison Palatine.

Le nombre des chetaliers n*a point été augmenté depuis rinslitolion de l'ordre, ayant toujours été flxé A vingt-six, y compris le souverain et cherde l'ordre. La reine Elisabeth fil sous son règne yingt-trois chevaliers, parmi lesquels ils y eut trois rois de France, deux empereurs et an roi de Danemark. M. Ashoiole a fait graver Tordre de la marche d'une procession de ces chevaliers qui se fit à une fête de saint Georges, sous le règne de celte princesse, an coiumencemeul du dernier siècle, où elle est représentée avec l'habit et le grand collier de l'ordre. Ji y a cinq officiers ae cet ordre , savoir : le prélat, le ih^tncelier, le greffier, le héraut appelé Jarretière roi d'armes d'Angleterre, vi l'huissier appelé de la Verge noire, â cause qu'il en lient toujours une à la main* L'évéqoe de Wincester est prélat-né de l'ordre. L'office de chancelier fut créé par le roi Udonard IV en favenr de Richard de Beancbamp, évéqne da Salisbury, et ce prince ordonna que les snccesseura de ce prélat exerceraient toujours cet office. Cependant il n'y en eut que six de suite qui l'exercèrent, ayant été donné après cela à d'autres. Les évéqnes de Salisbury firent de temps en temps di:s tentatives pour rentrer dans la possession de cet offict; , mais ce fut inutilement : cependant Setbward , évéque de Salisbury, fit de nouvellei poursuites auprès du roi Charles U et obtint sa demande. Ces denx officiers, c'est-à-dire le prélat et le chancelier, ont un manteau de satin bleu doublé de talTetas blanc,sar le côté droit duquel il y a la croix de l'ordre entourée d'une jarretière; et le chancelier porte outre cela sur l'estomac une méJailIc d'or rnlourée d'une jarretière au milieu de laquelle il y a une rose. Le greffier, le héraut et l'huissier Ont aussi chacun un manteau de même que ceux du prélat et du chancelier, à la difié-

renée qu'iU portent sur le côté gaahe IV cusson de l'ordre sans jarretière. Le héra^i porte sur Vestomac une médaille e nlourt d'une jarretière, sur laquelle médaille ttic. écusson parti aux armes de l'ordre et sqi armes d'Angleterre, surmonté d'une cooruD* royale d'or, et il tient un bâton d'argent dorr aux extrémités et ao haut duquel il j i h armes de l'ordre et d'Angleterre. L'hoisiiff à la verge noire a une médaille aussi eniourtt d'une jarretière au milieu de laquelle iljma nœud pareil à ceux du collier de l'ordre, k tient à la main une verge noire garnie d'hu.re, an milieu et aux extrémités de laqueli^ il y a un lion. L'office de greffier est anneu depuis longtemps à la dignité dcdo^enu Windsor, et Marc* Antoine de Dominis, archevêque de Sjpalatro,si connu par son apstasie, ses écrits et sa fin tragique, a r: greffier de cet ordre, en cette quatiu de doyen de Windsor,

Elias Asbmole, The Institution Lnci ; cérémonies of The Most noble Order sftw Garter. Bolland , Acl. SS. tom. III Apnui pag. 158. Mondon Bel valet, Ca/ecAîim. Or Periscelidis. Froissard , Chtoniquede fm ce, d'Angleterre et d*Ecosse. Bernard Giu^u niani, llist. di tutt. gli. Ord. mi7il. Juc|i Mîchieli, Tesoro milit. di Cacaleria.

JEAN -BAPTISTE nn Fraïicb (Bruites m

Sai:«T-) DR LA PORTB A^IGÉLIQCE A Bot..,

BT DB Mûiir«Lu(:o.

La congrégation des Ermites de Saici- Jean-Bap isle eu France reconnaît poutUt dateur le frérc Michel de Sainle-Sabifi \

8 ni en jeta les rondements vers l'an 163 ^ 'était un prêtre d'une grande piété et d'ot^ vie tort austère, à qui Bien avait dooiéia zèle tout particulier pour la vie soliUin. Il s'y consacra tout entier dès son bat ii% et s y rendit si parfait, qae, voyaoi l^

Srands abus qui s y étaient glissés etieper e rapport qui était entre les Ermites it premiers siècles et ceux de ton temps, entreprit de les réformer. U fit pour ce^l pendant quinze ou seize ans plusieurs foj»^ ges, cousulta les plus habiles maîtres es 'a vie érémitique, et, après avoir surmoité i^ sa patience tons les obstacles qoi s oppoK* reiit à l'exécution de son dnscia , il droi^ des statuts pour cette réforme à laqaeOivt donna le nom de Saint-Jean-Baptisie. ù)i statuts contiennent vingt-deux articles, asi' quels il ajouta des annotations éfàïtanti doctes et judicieuses, qu'il avait tirées «ri conciles, des Pères et des plus savants JOieur^i et ils furent approuvés du vivant de ce réformateur par révéque de Madaurc, UsH»

Mûrisse, sufTragant d'Henri de BourtKir^ évéque de Metz, l'an 1633, et par l'arcbriêque de Cambrai, François de WanderbarU« l'an 1634, qui en ordonnèrent la praiiqoc * tous tes Krui.tcs des d.occaes de Cambrai 'i de Metz; et après sa mort ils furent « oc «^ approuvéi par l'évoque do Puy en ^(i-J Henri de Maupeas du Tour, Tan i6j3,eir-' plusieurs docteurs.

Ce réformateur les obligea entre à^^'^*

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