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j<*ur delà cliapelle des anciens rois. Ccsi ce Pierre-Ferdinand Pecba qui esl reconnu l>: ur le fondateur des Ermites de Sdinl-Jérùme, tant poar arotr obtenu la confirmation de cet ordre et j ayoir prescrit des règlements, que pour avoir fait le premier les vœux solennels entre les mjiins du pape. Il était fils de Ferdinand Rodrifuez Pécha , chambellan du roi Alphonse XI, el d*Blvire ftinrtinez. il succéda à son père dans la charge* de chambellan du roi, et, après la ittort de ce prince, il eut le même emploi auprès du roi dum Pierre, qui, à cause de son esprit rarpnche, qui n*aimaît que le sang ci le oésordre, fui surnommé le Cruel. Les iTuantés que ce prince exerçait tous les jours sur les personnes mêmes qni le louciiaient de plus près, obligèrent Pierre-Ferdinand à quitter la cour et à renoncer à toutes les vanités du monde, pour se retirer d<ins iermilage de Notre-D.imc d/ Viilaescua.
Ferdinand Y'anez, qui n*cut pas moins d'horreur que lui des cruautés du roi, dont son propre frère ie prince Frédéric et deax infants d'Arag'tn n'avaient pu être à Tabri, suÎMt bientôt Ferdinand Pccha dans sa solitude ; el, pea de temps après, le frère de Ferdinand Pecba, djui Alphonse Pécha, évêque de Jaen, s*étant dcm.s de son évêché, se vint îoludre à eux.
il j avait proche de cet ermitage une église sous le nom de Saint-Bar Jiclemjr, qui avait été bâtie depuis environ quarante ans par dom f>îdace Aiaitinez, qui était aussi chambelldn du roi Alpho >se XI et oncle des lieax Pecba. Us y allaient souvent faire leurs prieurés, et même i nlendre la messe, à cause c|u*i1s n'avaient pas de chapelle à Vîllaescua. La situation de cette église, qui était dans un lieu retiré, et où Ton pouvait bâtir des ermltagi's aux environs, leur fit concevoir le dessein d'y demeurer. Comme c'était un de leurs oncles qui en avait été le fondateur, ils crurent qu'ils pourraient en obtenir facilement la permission. En effet, les consuls et le conseil de Lupiana, à qui le fondateur avait donné le droit do nommer aux chapcllenies, y consentirent, aussi bien que l'archevêque de Tolède, qui était pour lors dom Gomez Meoriqoe. Noa-seulement ils leur donnèrent cette église, mais encore les chapellenif s et les revenus qui en dépendaient, et ils en prirent possession Tan 1^0. lis bâtirent plusieurs cellules aui environs de cette égltoe, on ils dem uraient séparés les uns des antres ; et ce fut pour lors qu'ils tâchèrent d*imiter la vie solitaire et retirée que naint Jérôme, qu'ils prirent pour modèle , avait pratquéedans la Palestine. Mais quel-
aoes personnes malintentionnées» jalouses e ce que les saints Fniiitei commençaient à Atre eu réputation, et que le peuple des environs avait de Testime pour eux» les décrièrent, en publiant qu'ils étaient infectés des erreurs des Bégbards, et que leur manière <le vie n'était pas approuvée par le saintsiége. C'est p<iurquoi ces Ermites convinrent entre eux que, pour se mettre à couvert de CCS calooiPics, il fallait aller trouver le pape
et obtenir la confirmation de leur nouvel ordre, en approuvant aussi le résolution qu'ils prirent pour lors de changer la >ie solitaire et érémitique en cénobitiqoe, comme étant la plus assurée ri celle où on est moins exposé aux périls et aux tentations, se re* mettant à la volonté do pape pour leur pre^ scrire telle règle qu'il voudrait leur donner. Ils jetèrent pour ce sujet les yeux sur Pierre- Ferdinand Pccha, à qui ils donnèrent pour compagnon Pierre de Rome, qui était un des premiers Ermites qui avaient passé d'Italie en Espagne. Us allèrent à Avignon, où le pape faisait pour lors sa résidence. C'était Grégoire XI , qui leur accorda ce qu'ils sou-^ fa.iitâient par une balle du 18 octobre 1373, ayant confirmé leur ordre sous le titre de Saint-Jérôme, et, outre la règle de saint Augustin, qu'il leur prescrivit, il leur donna encore les constitutions que l'on ol)ser««iit dnns le monastère de Sainte-Marie du Sépulcre, hors des murs de Florence, qui était de Tordre de Saint-Augustin.
Le P. Hermenrgilde de Saint- Paul, religieux de l'ordre de Saint-Jér6me, fâché de ce que Siguença n'avait pas sagement donné dans les opinions pi a raisonnables de ceux qui préicndent que tous les ordres de S itnt- Basile, de Saiot-licnolt et de Saint-Augustin, ne sont que des branches de celui de S«'iint- Jérôme, a fait un volume entier pour prouver que l'ordre de Saint-Jcrôme, fondé, à ce qu'il prétend, par ce Père de TEglise à Bethléem , a toujours subsisté jusqu'à P'ésent. Ainsi, parlant de ce monastère de Sainte-Marie du Sépulcre, pri^s de Florence, dont les religieux de Saint-Jérôme* prirent les constitutions par les ordres do pape Grégoire XJ, il avance hardiment qu*il appartenait à des religieux de l'ordre de Saint- Jérôme, et que, coiumu le B.Thomas de Sienne, dont nous avons déjà parlé, avait beaueoup de disciples, c'était sans doute l'un des couvents où ils demeuraient. Pour prouver ce qu'il avance, il dit que c'est à tort que l'on prétend que ce bienheureux Thomas a été du Tiers Ordre de Saint-François, et que si Jacobilli en a p^irlé, ce n'a été qu'à cause qu'il a dédié la vie de ce 11. à l'évéquo de Foltgny, qui était religieux de l'ordre de Saint-François, et que, du temps du bienheureux Thomas , les religieux du Tiers Ordre de Saint-François ne pouvaient pas avoir des couvents , puisqu'ils n'ont couimcncéà en avoir que l'an 1421. Ceci se détruit par ce que nous avons dit en parlant de Tordre des Hospitaliers de la Charité de Notre-Dame, où nous avons rapporté une bulle de Clémenl VI de l'an 1346, qui, en leur permettant de quitter la règle du Tiers Ordre de Saint-François, qu'ils avaient suivie jusqu'alors, pour prendre celle de saint Augustin, fait mention de plusieurs de leurs monastères et hôpitaux, et entre autres de ceux de la Charité sur la rivière de Koignou, des Billettes à Paris, et do Saint-Louis à Sentis. Avant l'an 1323, il y avait des religieux du Tiers Ordre dans le diocèse de Liège, puisque l'on trouve des lettres do
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DICTIONNÂUlt: DLS OKDRbS RELIGIEUX.
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sée» paîsqae, comme noos avons dit ri-devaiil, il ne pouvail obliger \e$ Ermites d*K.^- |t,ff n« à la recevoir, et qu'nu contraire ils ii*y oppo èrent fortement. Enfin nous donne* nns des preuves convaincantes dans la suite, comme il y a eo rlusieors congrégations de Tordre de Saint-Jérôme qui n'ont eu aucune relation les unes avec les autres, et qui ont ttiujourt été différentes, et nous allons corn* niencer par ia congrégation des Jéronymites d'Espagne.
Le troisième ordre de Saint-Franrois se fslorifie avec raison d'avoir donné naissance à celui des Ermites de Saint-Jérôme en R^* pajzne^ puisque ce furent quelques disciples du bionbeureuic Thomas de Sienne ou Tbo* niasuciîo, profès du Tiers Ordre de Saint- François, ôni passèrent en Espagne et s'y retirèrent d abord dans divers ermitages qui furent en peu de temps peuplés d'un grand nombre de personnes qui les voulurent imi* ter, et qui tous ensemble formèrent quelque lomps après un ordre religieux qui fut ap* prouvé par le pape Grégoire XI sous le nom de saint Jérôme, qu'ils avaient choisi pour leur protecteur et leur modèle, ayant voulu îiiiitcr la vie pénitente et retirée que ce sa i4 docteur pratiqua dans le monastère de liuthiéem.
On ne peut pas disconvenir que ces premiers ermites qui passèrent en Espagne ne fussent du troisième ordre deSaint-François, puisque le bienheureux Thomas de Sienne, leur maître, en était, selon ce que disent non- ^eulement tous le^ historiens de l'ordre de Saint-François, mais encore saint Antonin, nrchevéque de Floreuce, Jacobilli, et plu- ^ieurs autres. Jos ph Siguença, qui a lait rhistoire de l'ordre de Saint-Jérôme, eu demeure même d'ac ord, s'en rapportant an Icrao gtuige de »ainl Antonio, lorsqu'il dit: Aquien luitna S. Antonio de Florencia en *u IJisioria Thomas Sitccio^ y dixe que cra de la icrccra refjla de S. FranciicOf y que tenian tipirilu prophetUo. Biais Crescenze, qui, comme nous avons dit dans Li préface, se q;ialifie de patricien de Plaisance, et se fait néanmoins a>srz connaître pour religieux de l'ordre de Saint-Jcrômey n'est pas de ce srntiment. Il prétend au contraire que ce bienheureui Thomas et ses disciples étaient de Tordre même de i^a nt-Jérôme, qui, selon lui, a pris son origine au temps des pronhèles, a été établi par saint Antoine, dilate par saint Jérôme, étendu par tout l'univers, tantôt se maintenant de lui-même, tantôt changeant de nom, et s'unissant à d'autres sans cesser d'être* toujours l'ordre de Saint-Jérôme. Ecco rordine Gieronimiano^ dit-il dans un endroit (Présid. romano^ part, i, pag, 303), originato da prophétie riiiorato daS. Antonio, dilatato da S. Gironamo^ diffuso neil unirenOf hor de te $ie$$o maiienti^ kor muta nome et ad altri si uniice senza mtitarsi tTenere. On peut bien s'imaginer qu'il dispute aui Carmes Tantinuité et la préséance: en ctlet, il met non-seulement au nombre des religieui de Tordre de Saint-Jérôme le bienheureux Albert, législateur des Carmes, et
tout eeux qui ont habité le mont CantH*!; mats il y met aussi saint Paul premier ermite, saint Antoine, saint Pacôme, les prrmirr* Pères de la vie solitaire, et les auttes f 'ndv tears des ordres religieux qui les ont sui«i», comme saint Basile, safiiil Augustin, sa m l^enolt, et par conséquent leurs disciples. CH auteur, ne croyant pas que le grand oowbrf de religieux qui sont sortis de ces ordres fût suflisaul pour former Tordre de Saint- Jérôme, y a encore fait entrer une infinité dr saints qui n'ont jamais été disciples de ces saints foodateors â*ordres. et qoi la plopatt même n'ont jamais été religieux. Il en a et? chercher dans tous les pays, et il a cru trouver en France (sans parler des autres ru^aames) saint Martin, évêque de Toors; saint Rémi, archevêque de Reims; s^int tlu«.
évêque de Noyon; saint Loup, évêqu** de Troyes; saint Fiacre et plusieurs autrrs. Ainsi il ne faut pas s'étonner s'il dit que If bienheureux Thomas de Sienne élait de Tordre do Saint-Jérôme, avant même qall fût éiabti.
Siguença se trompe lorsqu'il donne à ce saint le surnom de Socho on Succo, et qu'il dit que saint Antonîn lui a donné celui d* Succio. Ce saint archevêque i la vérité /j iippelé Thomasoccins, comme tou^. les hi5t'^ riens qui en « nt parlé; mais ce n'est qu'us seul mot, qui veut dire en italien Thom:>occio ou le petit Thomas, parce qa'il voulc prendre ce nom par humilité, lient un gmrj nombre de discipi s, qui demeuraient en divers ermitages sur un*' montagne des A!pes; et, »! on en veut croire les bisioriefis delorJie de Saint-Jérôme, ce bienheureui Thomas, qui avait le don de prophétie, dis* courant plusieurs fois avec ses disciples di> choiîes qui devaient arriver, leur disait toujours qu'il voyait descendre le Sainl-K»pr:i sur Tlsspagne ; c'est ce qui donna lien a quelques-uns d'entre eux do quitter riialic pour passer en E** pagne. Siguença dit qu*:.« étaient sept ou huit, et n'en nomme qn'tn, qui était un frère Vasco de Poriogal, qui avait demeuré près de trente ans «iiee le birnhcureux Thomas. Ils arrivèrent i n Espagne sous le règne d'Alphonse XI, père d«- Pierre dit I * Cruel. Us se retirèrent d*abi)r.i en deui difTércnls ermitages, les uns à Notre- Dame de Villatscoa, proche d'un lien appete Orusco. sur la rivière de Taianna, et ki autres à Notre-Dame de Castinnal, dans In montagnes de Tolède. Leor nombre asgnif otant, ils mulliplièrent leurs ermitages : (t 5 en eut qui allèrent dans le royaume dt- Va lence, proche de la ville de GanJia, et d'astres passèrent en Poriogal, n'ayant tuu»
qu'un même dessein, d'imiter saint Jérêmc, qu'ils prirent dès lor? pour Iror protectror
Entre les personn:5S qui se joigahrot^ eux, il y en eut quelques-unes de distindioo dont les principaîes furent Pierrc«Fcrdinaoi Pécha, chambellan do roi dom Pierre; sou frère Alphonse Pécha, évêque de Jaen, fm renoi ça à cette digniié pour le suivre dam la solitude, et dom Ferdinand Yàoez de Fi guera, chanoine de Tolède et chapelain iu^«