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LOMBARDIE (Donixiciixs db la congrÊga- TI0.1 DR ) ei de ptusieun réformes faites dans V ordre des Frères Prêcheurs^ sous le
t) Yoy., ^ la lin du vol., n«" 195 et iOi. i) Voir., ibid., u* IUj.
nom de congrégations y gouvernées par des vicaires généraux.
L*ordre de Saint-Dominique, non plus que la plupart des autres ordres, n*a pas pu se garantir du relâchement. Quelques couvents s'étatit éloignés dei'obser^ancc régulière^les généraux ont emprové leur autorité pour la rétablir et la Caire observer. Mais le premier de ces généraux à qui l'on peut donner le titre do réformateur de cet ordre est le bienheureux Conrad de Prusse, qui vers l'an 1389 fut le réparateur de l'observance régulière dans tous les couvents d'Allemagne, d'où ello avait été bannie dès l'an 13V9, lorsque la peste Gt de si grands ravages dans la plupart des provinces, que presque toutes les villes étaient désertes et inhabitées. A son imitation, le bienheureux Barthélémy de Saint-Dominique de Sienne, qui fut dans la suite évêque deCortonne, fut le réformateur des couvents d'Italie vers l'an 1402. Le P. Barthélémy Te xicr, Français, général de cet ordre» animé du même zèle, employa son autorité pour maintenir l'observance régulière dans tous les couvents, et y portait les religieux par son exemple; ce fut lui qui institua la congrégation d'Aragon, qui a subsisté pendant 91 ans.
Une des plus considérables réformes fut celle de la congrégation de Lombardie, qui fut commencée vers l'an 1U8 par le P. Matthieu Boniparti de Navare, qui pour la sainteté de sa vie fut choisi par le pape pour remplir le siège épiscopal de Hantoue. Lo P. Joachim Turriani, trente-cinquième général, lui accorda beaucoup de privilèges; ello fut néanmoins démembrée sous son gouvernement, et on lui Ata les couvents de Rome, de Pise, de Saint-Gémiiiicn, de Viterbe, do Sienne et Saint-Marc de Florence, pour les unir à une nouvelle réforme sous le nom de congrégation de Toscane, commencée Tan H93 par les soins de Jérôme Savunarolle, dont la flu a été si malheureuse. Il naquit à Ferrare sur la fin do xv« siècle ; il avait beiu* coup d'éloquence et de piété, et fut Tun des plus habiles prédicateurs de son temps. 11 prêcha avec trop de véhémence contre la conduite du pape Alexandre Vl, la chaire lui fut interdite, mais il ne laissa pas de parler avec la même liberté; de sorte qu'ayant été pris à l'âge de quaraote-six ans, il fui pendu et brûlé avec deux de ses compagnons à Florence, dans une sédition suscitée par ses ennemis le 23 mai U98. Celte congrégation ne dura que cinq ans séparée de celle de Lombardie ; car après la mort de Savonarolle elle se réunit à celle de Lombardie, qui subsista jus qu'en l'an 1531 , que , sous le généralat de Paul Bottigella de Pavie, qui en avait été deux fois vicaire général, elle fut éteinte et érigée en province par autorité du pape Clément VU, qui abolit aussi ta congrégatiou de Calabre et rérigea pareillement eu pro^ vince.
Uuc autre réforme avait commencé en
0) Voy.,ibid.,n« iOG.
DICTIONNAIRE DES ORDRES REUGIEUX
Hollande sous la premier généralat de Martial Aoribelle de Protence, et comprenait Tinfft-halt maisons, dont qoelques-anes avaieut été soustraites de la congrégation de Lonibardie, qni avaient formé une congréga* lion qu'on appelait de Hollande, i qoi les papcs avaient accordé beaucoup de privilèges. Mais, l'aa 15U, le pape Léon X, sur les inslances do roi de France Louis XII, ordonna au général Thomas Caietan de séparer les couvents réformés en Franco de la congrégation de Hollande* de laquelle Ils dépendaient! et d'en faire une congrégation nouvelle qui s'appellerait la congrégation Gallirane« voulant qu'elle jouit dos mêmes privilèges, grâces et exemptions que celle de Hollande ; et, par un autre bref de l'an 1518, en renouvelant et en augroent.iot les mêmes pri« viléges à la congrégation de Hollande, il déclare qu'il les octroie de nouveau à la con- Srégation Gallicane, et approuve l'autorité 0 vicaire général. Les religieux de France avaient néanmoins des statuts plus austères que ceux de Hollando.
Vers la On du même siècle, le P. Paulin Bernardini de Lucques commença une autre réforme dans le royaume de Naples, sons le litre de congrégation de l'Abruzze de Sainle- Gatberine de Sienne, qui a produit plusieurs religieui( d'une éminente vertu, et qui soqt morts en odeur de sainteté, conime le P. Pan» lin Bernardini, auteur de celte réforme, dont la vie a été écrite par un religieux de cet ordre. 11 mourut en 1585, après avoir beaucoup étendu sa congréjgation. Le P.Nicolas Hasiode Pérousc lui aida beaucoup dans rétablissement de cette réforme, et, lui ayant survécu de plusieurs années, il travailla aussi beaucoup à l'étendre et à la maintenir dans l'observance régulière. H mourut vers l'au lGll,en réputation de sainteté, dans le couvent de Saint-Dominique de Cbiési, et fut vicaire général de cette congrégation.
Le P. Sébastien Michaélis introduisit prèsnue dans le même temps une seconde réforme en France sons le nom de congrégation Occitaine, dont il fut le premier vicaire Sénéral. H avait pris l'babit de l'ordre de ainl-Domlai^ue'au couvent de Marseille, où, après avoir mené une vie exemplaire, il 8t un tel progrès dans l'étude de la théologie, qu'il reçut avec beaucoup de réputation et d'applaudissement le degré de docteur. Il commença sa réforme à Toulouse l'an 159G, qui fut approuvée par le pape Paul V, l'an 1608 ; de la il vint à Paris, où, sous raotorité do roi Henri IV, il bâtit le couvent de TAnnonciation de la sainte Vierge dans la rue Saînt-Honoré, où il mourut le 5 mai 1618, Agé de 74 ans. Ccite congrégation ne subsiste plus, ayant été érigée en province l'an 16G9 par le pope Clément IX, sous le titre de Saint-Louis, qui est la quarante-cinquième et dernière de l'ordre. Les congrégations de Raguze, de l'Abruzze et quelques autres, ont aussi été érigées en provinces; il ne reste plus que les suivantes qui subsistent, et qui ont des vicaires généraux, savoir:
La congrégAiioa de Saint- Vincent Ferrier
ou de Bretagne, dans la province 4e Faris,
3ui a quatorze couvents; la eongrégatioa es Anges en Provence, qui a six coQvcats; la conffrégalioa d'Alsace, qui a quatre co«* vents d'hoBinses et huit monastères de filles; la congrégation du Saint-Nom de Jésus aux lies Antilles de rAmériqne, qoi a «• eoo» vent et vingt cures ; la congrégation de Saint- Dominique dans l'Ile de Saint*0«ni«gae, qni a denx couvents et dix caret ; la coifréga* tloo do Sainte-Sabine à Rome , qui a bait coavents ; la congrégation de SaîAl-Jlarc de Florence, qui a six couvents; la coogrécation de Saint-Jacques de Salomon i Venise, qui a sept couvents ; la congrégation de N<^ Ire-Dame de la santé A Naples, qai a Ireias couvents; la congrégation de Saint-Doorâi* que de Soriano en Sardatgne, qui a dix couvents et un monastère de filles , et la congre* giition de Saint-Uarc de Gavoti ao rojanoM de Nciples, qui a treize couvents.
Dans les congrégations de France, de Bre* tagne, des Anges et de Sainl-Marc de Gavoii, les prieurs des coavents qoi en dépendent ont voix aux chapitres provinciaux des provinces dont ils portent le nom, et, apeès qu'ils ont donné leurs suffrages poar l'élection d'un provincial , ils s'assemblent le lendemain et élisent entre eox lenr vicaire général. La congrégation de Sainte-Sabine ne va point au chapitre de la province de Lom* hardie, dont elle dépendait aotrefois, et le
Srovincial de cette province n*a ancnn droit c visite dans cette congrégation. Le vicaire général d'Alsace ne dépend d'aucane province, non plus que celui de Sardiiigne ; ils sont institués tous deux par le général, qni nomme aussi ceux de l'Amérique. La congrégation de Venise no va point au chapitre provincial, mais le provincial delà province de Venise a droit de visite honoraire dans cette congrégation. Tous ces vicaires généraux n'ont aucune autorité qu'après qn'ila ont été confirmés par le général de tout l'ordre. Les réformes de ces congrégations ne oon* sistent guère que dans rabstinence de la viande, qu'ils observent fort régalièrement dans leurs couvents, mais elles n'ont point renoncé aux rentes et aux possessions.
LOMBARDIB (TenTiiiaBS db SAi9TFBâ>çois,
DITS DE La GOZIGBBGATIOH DU]
1 1". Origine de la congrégation.
Si le tiers ordre de Saint-François» institué d'abord pour des séculiers, fit tant de progrès, qu'il n'y eut presque point de provinces ou il ne s'étendit et ou on ne vit de» personnes engagées dans le mariage se so«mettre aux lois que le saint insUtuteor at ait
[prescrites à ceux qui voudraient pratiquer a pénitence, il nefit pas moinsde progrès Ion* qu'il se trouva de ces pénitents qui, aspirasi à une plus haute perfection, s'rngagèrent a cet état par des vœux solennels. Les iliOerrotes coogrégations religieuses qu'il j a en de cet ordre, en France, en Allemagne, en Espagne, en Flandre, en Italie el datis lei au très provinces, et qui avaient chacune htf