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féoénil , en sont one preiif e iocontestable ; tiilj à lien de s'étonner qH';iprès les pert séeolions qui lai ont été suscitées» tant de la pari #€ quelques catboHqaes jaloux de son progrèsi qae par tes hérétiques, qui ont reu?ersé et rainé enlièreraent un grand nombre de se» monastères, il soit encore aussi florissant qB*ii Test. L*on ne voit plus à la vérité Contes ces congrégations qui étaient gouvernées cbacnne par un général, dont qaelqttes-ooes ont été enUèretnent éteintes daas le sang de leurs religieux, que la fureur des hérétiques sacriQail à l'erreur et au tueosonge ; d'autres réunies à celle de Lombardie, qui a consert é le droit d*a?oir un général, et les autres enfin soumises au général de tout Tordre de Saint-François ; mais cela n'empêche pas qu'il ne soit encore fort étendu et fort recommandable par la Kience et par la piélé de ses sectateurs.
La province de Lombardle, dont nous traitons dans cet article préférablement à tontes les antres, tant à raison de son antiquité que rie généraial qu'elle a conservé jusqu'à présent, commença de la manière suivante. Les premiers religieux d'Italie demeurant dans ie désert , avaient uinsienrs maisons éloignées do commerce ou monde, oui, bien que régoHères, ne formaient point de congrégation et n'étaient point unies ensemble ; elles .iraient seulement i|uelquefois des visileorst selon le conseil de Nicolas IV, et elles avaient chacnoe un supérieur local. Ce manquement de chef pour les unir venait de leurs adversaires, qui, ti'ajant pu empêcher la profitssiuD solennelle de cet ordre, s'efTorçaient d'en arrêter le progrès par la désunion des memtires. Mats le pape Nicolas V, par une bulle de l'an IU7, le voulant affermir et amplifier, accorda à ces religieux d'Italie la permis* stoQ de conserver les couvents q^ui étaient déjà bAtis, d'en fonder de nouveaux, d'y adroioislrer les sacrements^ de célébrer des chapitres généraux, et d'j étire de leur corps on vicaire général et quatre définiteurs pour dresser des sta:ats, avec pouvoir de changer leur habit érèmitiqne et d'en prendre un autre tel qn'ila jugeraient à propos, afin qu'ils pussent être distingués des Ermites ; et Sa Sainteté nomma, pour faire exécuter cette balle, les évêqoes d'Engubio et de Crémone, a?ec l'abbé de Saint*Paul hors des murs de Rome. L'évéqned'Bogubio, en conséquence de sa commission, fit assembler le premier chapitre général à Montefalco Tan liV8 , où le l\ Barthélémy de Bonamaiis fut élu pour premier vicaire général. Cette conerégation n'avait pas eu encore le pouvoir d'élire on général, ce qui ne se Ot que dans le chapitre qui se tint à Calisbolano, au diocèse de Crémone, l'an 1458, ou on élut pour premier générai le P. Dgolin de Plaisance : ce qui continua jusqu'en l'an 1568, que le pape Pie V, sous prêtes le de réformer le tiers ordre de Saint-François, soumit tous les religieux et religieuses de cet ordre à la juridiction du ministre général des Frères Mineurs de TOb- ^crfance et de ses commissaires générant, ^u 1585| le cardinal Ferdinand de Médicis,
qui était protecteur du troisième oirdrv, ayant assemblé un chapitre général à Home dans le couvent de Baint-Côme et de Salat-Damien, afln que les religieux tertiaires procédassent à l'élection d'un supérieur général tiréde 1er r corps, suivant la permission qu'il en avait obtenue du pape, ils ne purent s'accorder entre eu\, ce qui 6t que Gréj^oire XUl leur donna pour commissaire ou visiteur apostolique un religieux du même ordre. Enfin, l'an 1586, Sixte V les rétablit dans le même élat qu'ils étaient avant la suppression dé leur général, faite par autorité de Pie V, et leur
f permit d'en élire un ; ce qu'ils ont toujours ait jasq^u'à présent. D^abord ce général n'exerçait son office que pendant trois ans; mais dans le chapitre général qui se tint à Bologne l'an 1647, Il fut ordonné qu'à l'avenir les généraux exerceraient leur ofBco pendant six ans : ce qui fut approuvé par lo pape Innocent X.
Les religieux de cette congrégation suivaient d'abord la règle que Nicolas IV avait confirmée, y ajoutant les statuts et règlements
Sue Jean KXll avait accordés aux religieux u même ordre en Flandre, et qui furent confirmés dans la suite par Martin V. Ils en firent ensuite de particuliers pour leur congrégation, qui furent dressés dans le chapitre générai qui se tint à Florence l'an i469, et ils les confirmèrent dans celui qui se tint l'an iVn dans le couvent de la Forêt du Matin, au diocèse de Spolette; mais l'an 15tô, le P. Bonaventure de Vicenze étant général, en dressa de nouveaux, qui contiennent eu substance la règle confirmée par Nicolas IV^ dont il retrancha ce qui ne convenait uu'aux séculiers et aux personnes engagées uans le monde. Ces statuts furent d'abord approuvés par le cardinal det Carpio, protecteur de l'ordre; et le pape Pie V ordonna ensuite, l'an 1568, que cette règle ou statuts ainsi appreu*vés par ce cardinal seraient observés dans l'ordre : ce qui a toujours été exécuté par cette congrégation, qui dans la suite y a fait
Juelques additions, qui n'ont pas été moins dèlement observées ; et c'est conformément à ces statuts et à la règle de Nicolas IV, qui V est insérée en substance, qu'ils prononcent leurs vœux en cette manière :
Moi iV. voue et promeu à Dieu toui^puis^ eantf à la bienheureuse Vierge Marie, à êaint Françov, à tou$ le$ iainls^ et à vous , mon R. P. iV., de garder tout le temps de ma vie tes commandements de Dieu et de satisfaite selon ta volonté de mes supérieurs, comme il convient, aux transgressions et aux fautes
Î^ue je commettrai contre les constitutions et es statuts du troisième ordre de Saint^François dit de la Pénitence et de la Régulière Observance, et contre la règle de Nicolas IV, de la manière quelle se trouve insérée dans ces statuts et constitutions f vivant en obédience, sans propre et en chasteté conformément aux privilèges apostoliques de cet ordre.
Cette congrégation était autrefois divisée m vingt provinces, mais les guerres survenues en Italie ayant ruiné entièrement plusieurs monastères, et quelques-nus où il t
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a?alt peu de religieux ayant été supprimé», elle n'a plo» présentement que quatorie pro- Tinces» j compris celle de Flandre, qui for* mail autrefois la congrégation de Zepperen, dont nous parlerons dans la snilc» et qui j fut unie par autorité du pape Innocent X. Ces religieux ont deux maisons à Rome* Tune de la province de Rome sous le titre de Saint- Côme et de Saint-Damien, et l'autre de la prorince de Sicile sous le litre de Saint Paul nu quartier de la Regola. L'Ejçlise de Saint- Cdmo et de Saint-Damien était autrefois un temple dédié à Rémus et à Romulus, d'autres disent à Castor et à Poilu x. Le pape Félix II consacra ce temple en l'honneur des saints tnarljrs CAme et Damien. Saint Grégoire le Grand, voyant qu'il tombait eu ruine, le Gt réparer. Le pape Adrien I" y fit apporter* do Pérouse les portes d'airain qu'on y voil. II y a deux églises, l'une est souterraine el Irésancienne; celle qui est supérieure a été mise, l'an 1633, en l'état où on la voit, nar la magnificence du pape Urbain VUI. Elle est titre de cardinal ei une des plus grandes dévotions de Rome, à cause du grand nombre de corps saints qui s'y trouvent. Les religieux de ce couvent portent par privilège le dais sur la crèche de Notre-Seigneur Jésus- Christ, lorsque les chanoines de Sainte-Marie-ll,ajeure la transfèrent tous les ans la nuit de Noël, de la sacristie où elle est gardée, sur le maître autel de cette même ég îse, où elle reste exposée à la dévotion des fidèles ce jour-là et' les deux fêles qui le suivent.
Cette congrégation a produit plusieurs personnes recommiindables par la sainteté de leur vie» Aoni quelques-uns ont mérité le titre de bienheureux, comme le bienheureux ]érémie do Cerme, dont le corps s'est con- •ené jusou'à présent sans aucune corruption dans le CQuvent de Forli , et le bienheureux Mire de Canzo. Il en est sorti aussi de célèbres écrivains, dunl les principaux sont, le P. Antoine Cotton de Nicosia en Sicile, professeur dans l'université de Padooe ; le P. François Durdon de Parme, qui a donné «u public plus de vingt volumes, la plupart de droit canon, et une chronologie du tiers ordre de Saint-François ; Jean Alberghin de Palcrmo ; Jean Antoine Brandi de Salemi en Sicile, et plusieurs autres.
L'habillement de ces religieux consiste en une robe du serge grise serrée d'une corde Idanclic, avec un capuce attaché à une grande mozc'te ou camail, se terminant en pointe par devant et par derrière (1;. Lorsqu'ils sortent du monastère par un mauvais temps, ou qu'ils vont en campagne, ils ont nu manteau de même couleur, a la manière i!es ecclésiastiques y avec un chapeau noir. l:s portent pour armes fascé de trois pièces, 1.1 première aux armes de l'ordre de Saint- François, qui est d*azurà une crois do bois et deux brùs croisant sur la croix, l'un nu, Tautro velu d'une manche grise ; la secomte d'or à une couronne d'épines ; la troisième
d'argent à ees trois lettres d'azur O. P. C qui veu!ent dire Opui Pauioniê Ckrùii^ h les trois clous de la passion eu poinle , lécu timbré d'une couronne ducale* eBlf^cé« d'une couronne d'épines, avec reite devise:
POBKlTBIlTIi COROIIAT.
Anton, de Sillis, Studia origin. prercclia et compUmenL (ert. ord. S. Frandêci eeneemtntia. Francise. Bordon,CArofi0/ey. Frmt et Soror. tert. ord. S. Franeiee. Joan. Marû Vernon» ilnna/. ejuid. ordinit ; ei EIzeartde Dombes, Acadétnie de perfection.
S II. Des religieux pénitente du tien ordre de Saint'Françoie de la Régulière Observance des congrégations de Sicile, de Del* matie et dflstrie^ présentement uniet à cette de Lombardie.
Les monastères des Religieux Pénllenls ào tiers ordre de Saint-François en Sicile, qoi présentement ne forment qu'une proviooe unie à la congrégation de Lombardie « ont formé aussi une congrégation séparée avani cette union. Dès l'an 1520, ces religieux, qui lui donnèrent commencetnenl, eoreal dea% couvents en Sicile, l'un au bourg de Sîdo, l'autre dans la ville de Salémi. Ils eo obiin» rent encore un à Gergenti, l'au 1523« où, sa contentant de pratiquer exactement la tègU de Nicolas IV sans y ajouter d'autres austérités, ils demeurèrent dans cet état sans s'agrandir davantage, jusc^u'à ce que , quelques années après, ces trois couvents s*aairenl à ceux qui furent fondés par le P. Jacques d'Ëugubio, religieux du premier ordre* qui établit en ce royaume une réforoie très* austère du tiers ordre de Saint-François. Ce P. Jacques d*Eugubio avait fait profession parmi les Pères de l'Observance; mais, dans le désir d'une plus grande perfection et d'une plus exacte pratique de la règle de saint François, il se joignit aux premten fondateurs de la congrégation des Capocias. Les persécutions qui furent suscitées à ors derniers parle provincial des Frères Mineurs de la province de la Marche d'AncAne, poor empêcher le progrès de cette réforme, obligé» rent plusieurs religieux de lObservanee qoi 5 étaient entrés de l'abandonner, du oombre desquels fut le P. Jacques d'Eugubio, qui rentra parmi les Pères de l'Observance. Leur vie ne lui paraissant pas assez austère, et pea conforme au grand désir qu'il avait de U pénitence et des uiortiGcatiQns, il obtint pet de tentps après du pape Paul III el du cardinal François Qu'gnonez, poor lors prolec* teor de l'ordre de Saint-François el qui ea avait été général, la permission d'aller pré» cher parmi les infidèles, ou il espérait remporter la couronne du martyre ; mais Di«a en ayant dispt^sé autrement, il s'arrêta tu Sicile , où il prêcha dans la ville de Trepau avec tant de ferveur et de zèle, que pln»ieon
[personnes * touchées de ses discours» tosanl renoncer aux vanités du siècle, fa prièrent de leur marquer l'institut qo'il> devaient embrasser, pour y servir Dieu ïoim
(l)F0jf.,àIaûudu>ol., ii'tli7.
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de loot commerce avec le monde. Ce zélé prédicaleur de la pénitence leur proposa celui du tiers ordre de Saînt*François, dont il D*y arait qae tioia couvents en siciie, et , pour leur servir d'exemple, il Ot lui-même profession de cet ordre , auquel il ajouta plusieurs ausiérilés, après en avoir obtenu la permission de ses supérieurs.
Après cette profession, que ce nouveau propagateur du troisième ordre no voulut pas faire sans l'agrément de ses supérieurs » il jeta les fondements de sa réforme dans une solitude appelée fa Trope^ sur une mon* Uflïïe escarpée proche de l'ancienne ville d'Eyrix, dans la vallée de Mazara, où entre autres il fit prendre à ses disciples un habit rude et grossier, dont il se revétii aussi, et et les ni aller nu-pieds, ce qui fui cause au'on les appela gli Scatzi ou les Déchaussés du tiers ordre de Saint-François. Après que cetie réforme eût été approuvée par le pape Paul III, Tan 1540, ils demeurèrent encore cinq ou six ans dans ce lieu champêtre; mais ayant été obligés de l'abandonner, tant à cause du mauvais air qu'à cause que le cou- YCDt était trop petit pour recevoir tous ceux i|ui se présentaient pour embrasser ce genre (le rie et faire des fruits d j pénitence dans la compagnie de ces saints religieux , qui étaient la bonne odeur de Jésus-Christ , ils obtinrent la permission du même pontife, en 15M, de te retirer au pied du mont Saint- Julien, proche la ville de Trapani, dans un lieu appelé Martogoa, où le chevalier André dcFradelle, de la même ville, leur fit bâtir un couvent dont les bâtiments ont été depuis augmentés avec beaucoup de magnificence.
La beauté de ses jardins, sa vne, qui s'étend sur !a mer, le voisinage d*une foréi et l'éloi- ^ncment de la ville, rendent cette solitude si ngréable et hï commode pour ceux qui veuli*nt s'adonner à la contemplation, que lo pape Clément Vlll ordonna, Tau 1600| que l'on y établirait le noviciat.
Le P. Jacques d'Engubin, aprèi avoir soli* dément fondé ce monastère, alla continuer ses prédications dans la ville do Trapani , où, avec les aumônes qui lui furent données par les bourgeois de cette ville, il fonda, sons le nom de la Sainte-Trini.é, un monastère de religieuses du même ordre. Co même monastère est devenu si considérable, qu'on l'appelle présentement la Grande- Abbaye. Quoiqu*il ii'j eût rien que de très* kaint dans la conduite de ce zélé fondateur, et que le seul motif de la gloire de Dieu l'eAt porté à fonder ce monastère et à entreprendre la direction des filles qui s'y étaient consacrées au service do Dieu, cependant il ne fut pas à l'abri de la calomnie et des persécuiiona que les cnnetnls de la réforme lui suscitèrent; mais le cardinal del Curpio, protecteur do l'ordre, qui connaissait son mérite et la pureté de ses intentions , prit toujours sa défense. Co cardinal étant mort Tan 1501, le cardinal saint Charges Borromée lui ayant succédé dans cette protection , le P. Jacques d*Kugubio alla à Rome, où il obtint du pape Pic IV que tous les mona-
stères de sa congrégation, tant d'homme»
que de filles, seraient toujours soumis au cardinal protecteur, et qii ils ne pourraient être visités que par le provincial des conventnels. Pie IV étant mort Tan 1565, et son successeur saint Pie V ayant ordonné que tous les religieux et religieuses du tiers ordre de Saint-François par tout le monde seraient soumis aux religieux de l'Observance, le provincial de Sicile voulut, en vertu de la bulle de ce pontife, réduire les religieux du tiers ordre de Saint-François de ce royaume sous son obéissance ; mais lo P. Jacques d*Eugubio s'y étant opposé, prétendant que cette bulle ne dérogeait point à celle que Pic IV lui avait accordée, par laquelle ce pontife les mettait immédiatement sous la juridiction du cardinal protecteur, ce provincial , irrité, fit mettre le ré-> formateur en prison et eicommunia les reli« gleux et les religieuses de cet ordre qui ne voudraient pas se soumettre à son obéis* sancc. Mais ceux-ci ayant eu recours au tribunal de la justice, retcommunicatian fut déclarée nulle : on leur envoya néanmoins pour visiteur un religieux de l'Observance, qui fut délégué comme commissaire apostolique, en vertu de la bulle de Pie V ; mais Ct^ visiteur, n'ayant rien trouvé de réprélicnsihle dans la conduite des religieux et des rclgieuses de cet ordre, fil délivrer do prison le P. Jacques d'Ëugubio. 11 fut seulement ordonné dans cette visite que , pour ôter tout sujet de soupçon, les religieux du trotsièu:e ordre qui demeuraient dans l'bos» pice pour administrer les "sacrements et rendre les services spirituels dont les religieuses avaient besoin, ne pourraient pas y coucher, quoiqu'il fût assex éloigné du monastère , et iraient coucher tous les jours dans leur couvent, qui était hors des murs de la ville. Jtfais Dieu, dont les jugements sont bien différents de ceux des hommes, confondit la malice de lenrs ennemis, se servant pour cet effet des bourgeois de cette ville, qui, convaincus de la sainteté de ces bons religieux, leur donnèrent, en IS'îi^, un couvent ilans cette même ville, où ils ne furent pas plulAt établis qu'ils v donnèrent une preuve si^^naléo de leur détachement pour les biens de la terre ; car, voulant imi* 1er la pauvreté de saint François en renonçant à toutes leurs possessions, ils firent à ces religieuses une donation de tous les biens et revenus qu'ils avaient. Mais saint Charles Borroméo , leur protecteur, cassa cette donation et modéra leur ièL\ les obligeant à reprendre leurs biens, dont ils pou* valent jouir en sûreté de conscience, puisquo le tiers ordre de Saint-François peut posséder eu coni iiuii.
Le cardinal de la Ron\ère, qui fut protecteur de l'ordre après saint Charles Borrumée, étant persuadé de la vie exemplaire que ces religieux menaient sous la conduite du P. Jacques d'Ëugubio, et voyant qu'il y eu avait plusieurs qui étaient venus a Ruuio pour fuir la persécution des religieux de robscrvancc et implorer la protection du
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8;ilB4*8ié;e contre cent qui les lo^alélaieni loucbani leur iasitliil, les renvoya en leur pays et leur accorda la permiisioa de lealr ua chapitre à Marlofrna r<*ui* T ^^^^^ ^^ provincial : ce qu*tls Grciit en élisanl pour premier provincial le P. Jérème Ricci, des premières vi des plus nobles famiUe:! de la ville de Trapani, et qui était no religieux d*une éroinente vertu.
Nonobstant toutes ces traverses» le troisième ordre no laissa pas de faire beaucoup de progrès dans ce royaume» tant par la via idiOanle de ses religieui, qui détruisait la nialice et Tenvie de ses adversaires, que par le sèle et la piété, du P. Jacques d'Eugubio, qui» après y avoir demeuré plus de trente* trois ans« pendant lesquels il travailla non- 8(*ulement à maiufenir l'observance régu* lière dans sa congrégation» mais encore à procurer aux habitants de Trapani et des l.cux cîrconvoisins toutes sortes de secours spirituels, reçut enGn ordre du pape Pie V de quitter Tbabit du tiers ordre de Saint- François pour reprendre celui des Capucins, dont il avait d'abord embrassé la réforme» et parmi lesquels il mourut à Rome.
Après que les religieux du tiers ordre eu* rent perdu leur saint fondateur, ils ne lais* sèrent pas de fonder de nouveaux monas* tères en plusieurs endroits» comme à Palerme» où ils en ont trois; à Catane, à Ter* m'ni» à Kaguse, à Marsala» à Calalagirone» àTrapanocfe/ monte et en d'autres lieux, dont il en reste encore à présent trente-cina, y compris celui de Kouic au quartier de la Rêgola^ qu'ils obtinrent Tau 1619, où ils s'établirent avec la permission du pape Paul V. Quoique le pape Clément Viil eut réuni tous leurs monastères à la congrégation de Lombardie, ils retinrent néanmoins l'hahit de leur reforme après celte union ; mais le cardinal protecteur ordonna premièrement à ceux qui demeuraient à Rome au quartier de la kêgola^ de se conformer pour rhabillement aux religieux de la province de Rome» qui avaient aussi un couvent en cette ville» ce qu'ils flrent ; et lès autres couvents suivirent dans la suite leur exemple. Leur habit u*est pas néanmoins si ample que celui des religieux des autres provinces. La discipline régulière ne s'est point relâchée parmi eux» et ils sont en grande estime parmi le peuple.
Le pape Clément Vlll, qui avait uni les monastères de Sicile à la congrégation de Lombardie et les avait soumis «1 la juridiction du général de cet ordre en Italie, y unit aussi ceux de Dalmalie et d'istrie l'an 160â. Ces monastères étaient au nombre de quatorse, et dépendaient immédiatement du saint-siége. Wading, parlant de celui de Zara» qui fut donné aux religieux do tiers ordre l'an 1^54, lee appela les premiers Ermites de Tordre de Saint-François de la Pénitence.
Francise. Bordon. Chronoloq. FF. tt So^ ror. ter t. ard. S. Fretneise» Joann. Maria Vernonens.» Annal, ejued. ord: et Elzeart. de Dombes» Académie de perfection.
(I) Voy.» à la fin du vol.» u« 198.
S III. Congrégation des Beg'jkardi miià celle de Lombardie. Voy. Bbggbabd^.
LORBTTE (Cdevâliebs de Notbc«Daii
de). Voy* BBTnLÉBM.
LOUIS ( CoBViLiBRS DB l'obobb db Sftnr
en France,
Le roi de France Louis XJ V, qnï pir m actions glorieuses et éclatantes s*est aequii avec justice le surnom de Grand» ne rrojani pas que les récompenses ordinaires fusieii sunisantespour témoigner sa reconBsiissBcc envers les ofCciers de ses arniées qui s'è* talent signalés dans les victoires el les cosquétei, chercha de nouveaux movens poer récompenser leur xèle et leur fidélité; et, dans crtte vue, ce qui lui parut le pins cesvenable pour cela fut riaslilolion qu'il fil es 1693 d*un ordre militaire soas le nom 4e Saint-Louis ; auquel, outre les marqsH d*lionncur extérieures qii y sont attachéeii il assura en faveur de ceu^ qui y seraieai admis des revenus et des pensions qei as;* menteraient à proportion qu'ils s'en res^ draient dignes par leur condnile» vooLnt qu'on ne reçût dans cet ordre que des liciers de ses troupes» et que la vertu, le mérite et les services rendus avc*c distiDdiM dans ses armées, fussent les senis titres poor y entrer.
Par l'édit de rinstitution de cet ordres roi s'en déclara chef, souverain et grasd maître, voulant que la grande maîtrise (st pour toujours unie et incorporée i la coaronne. Il doit élre composé de la persoooe de Sa Majesté et de ses successeurs ea qsi* litéde grands maltres»du dauphin deFrasce. ou da prince héritier présomptif de la cosronne ; de huit grands croix» do vingt-qoatrr commandeurs, du nombre de chevaliers qo*! plaira au roi et à ses saccessevrs d'y aimettre» et de trois officiers qui sont le tr^ sorior» le grefUer et l'huissier. Tons ceex qui composent cet ordre portent nne rroix d'or snr laquelle il y a Timage ér. saisi Louis ; les grands croix la portent altscke à un ruban large de quatre doigts, de cosleur de feu» qn^ils mettent en écharpe, et ont encore une croix en broderie d'or sar U justaucorps et sur le manteau f 1). Les cesmandeurs portent seulement le mbaa a écbarpe avec la croix qui y est attachée, ri les simples chevaliers ne peuTent portrr k ruban eu écharpe, mais seulekent la cmt d'or attachée surrestomacaveenn petit raban couleur de feu.
Le roi» voulant honorer cet ordre le t^^ qu'il lui serait possible » déclara que lsii M. le dauphin, les rois 8essucoesseurs,tcs(lss> phins ou héritiers présomptifs de la cooronne, porteraient la croix de cet ordre avt< celle de Tordre do Saint-Esprit; et qall estendait aussi décorer de I ordre de Sais'* Louis les marécliaox de France» tonm prineipanx ottciers de ses années detcrfVt ^amiral de France» comme principal éSa^ de la marine ; le général des galèseib
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